MAUD
romain au l*r novembre. Voy. Richard et Gi- | raud.
II. MATURIN (Clément ou Courtois), de l'Ordre des Carmes, né à Bourges, fut reçu doctour en théologie à Paris l'an 1520. Il devint provincial de son Ordre, et fut le premier professeur de théologie à Bourges. Il a laissé : 1° des Commentaires sur l'Écriture ; — 2° des Traités de théologie. Voy. Posscvin, in Appar. suer., tom. II.
MATY (Paul) , protestant , né en 1G8I a Beaufort en Provence , mort en Angleterre, était fils d'un ministre protestant. Il suivit son père en Hollande. On a de lui : 1° Lettre sur le mystère de la Trinité; 17 29; — 2° Doctrine de la Trinité écloircic; 1730, S vol. in-12 , et 1730-1731, 2 vol. in -8". Sa Lettre donna lieu à une vive polémique ; il y affirmait que le Père est le seul Être infini et absolu ; mais que le Fils ayant en lui une triple nature divine, angélique et humaine, est aussi Dieu, à cause de l'union mystérieuse de la divinité avec sa nature angélique, plus parfaite que 1 ame humaine. D'abord condamné par le synode de Campen, il fut cité devant celui de La Haye, et, comme il refusa de comparaître, on le déclara hérétique, excommunié, et on le déposa en 1730. Voy. la Souv. Hioqr. qénér.
MAOBEUGE, ville autrefois des Pays-Bas, dans le llainaut, était devenue célèbre par son chapitre noble de chanoinesses séculières. C'était d'abord une abbaye, fondée dans le si* siècle, sous la règle de Saint-Benoit ; elle fut sécularisée dans le xn*. Ces chanoinesses reconnais» saient pour leur fondatrice sainte Aldegonde, qui mourut en 683. Elles avaient le gouvernement de la ville et de son territoire, et la juridiction, soit au civil, soit au criminel. Pour être reçue chanoinesse à Maubeuge , il fallait que la noblesse fût si ancienne qu'on n'en connût point l'origine. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.
MAUBURNE ou M0MB0IR (Jean), abbé de Livry, né à Bruxelles vers l'an 14110, mort;à Paris en 1503, entra chez les chanoines réguliers du Mont-Sainte- Agnès, monastère situé prés de Zwolf, et occupa divers emplois dans la congrégation de Windesheim. L'an 1407, il fut appelé en France pour réformer les chanoines réguliers du royaume, et il parvint à rétablir la discipline dans plusieurs monastères, prin- \ cipalcinent dans celui de Livry, dont il fut prieur, j puis abbé. Il travailla aussi avec zèle à réformer l'Ordre de Saint-Benoit, et la régularité qu'il établit dans la congrégation de Chézal servit de modèle aux maisons de Saint -Vannes et de Saint-Maur. Il a laissé : 1° Bosetum esercitiorum spirilunlium et sacrarum meditationum ; Bàle, 1491, 1494, 1504, Milan, 1G03; Douai, 1020; — 2° Venatorium investigntarium sanctorum canonici Ordims ; chronique qui est restée manuscrite à Saint -Martin de Lu vain, et qui parait être un abrégé de celle de Buschius. Voy. bweert, Atheiue IMaicce. La Galliu Christiana , ' tom. VII. Moréri, Diction. Histor. Paquot, Mè- 1 moires pour servir à t histoire littéraire des Pays- Bas, tom. III. Michaud, Biogr. univers. La Souv. liiogr. génér.
MAUCLERC (Michel), docteur de Sorbonne, a publié : De la Monarchie divine, ecclésiastique et séculière chrétienne, et de l'union de l'une et de l'autre; Paris, 1622.
MAUCONDUIT est auteur d'un livre intitulé : Dissertation sur la défense des deux saintes Marie - Magdcleine et Marie de Béthanie, sœur de Lazare; in-12. Voy. le Joum. des Savants, 1085.
MADCORPS (Pierre), né à Rouen, a publié :
Paraphrases sur Job , Isaîe , Jérémie et les douze }ietits prophètes; Paris, 1645.
MAUCROIX (François de), chanoine de Reims , né à Noyon en'1619, mort à Reims l'an 1708, a laissé, outre des poésies : 1° une traduction du traité de Lactance : De Morte persecutnntm; Paris, 1680; Lyon. 1609; — 2e une traduction des Vie» d"s cardinaux Poius et Campigge; Paris, 1675 et 1677 , 2 vol. in-12; — 3° une traduction des Homélies de saint Jean Chrusostome au peuple d'Antioche; Paris, 1671 et 1689, in-4°; — 4° L'Histoire du schisme d'Angleterre, trad. du latin de Sanderus; ibid., 1675, et en Hollande, 1683; — 5° une traduction des Homélies d'Astérius, évèque d'Amasée; Paris, 1605; — 6° Abrégé chronologique de t histoire universelle: Paris , 1683; Bruxelles, 1690 ; avec une continuation jusqu'en 1730, par Cl. Delisle ; Paris , 1730, 3 vol. in-12. Cet ouvrage est tiré en grande partie du Hationarium temporum du savant P. Petau , jésuite. Voy. le Joum. des Savants , 1677, 1680, 1683, 1685. 1689, 1695, 1707, 1710, 1726, 1727 et 1732. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. génér.
MAUDE. Voy. Mathilde. n° II.
MAODEN (David), théologien, né à Anvers en 1575, mort à Bruxelles l'an 1641 , fut prévôt de Notre-Dame-de-la-Chapelle à Bruxelles, et doyen de Saint -Pierre de Breda. On a de lui en latin : 1° une Vie de Tobie, intitulée : Le Miroir de la vie morale; Anvers, 1631, in -fol.; — 2° Discours moraux sur le Déca/ogue; Louvain, 1625, in-fol.; — 3° Apologie des Monts-de- Piété; Louvain, 1627, in-48; L'Aléthologie, on Explication de la vérité; Bruxelles, 1635, in-4°. Voit. Feller, Biogr. univers.
M AU DRU (Jean -Antoine), évèque constitutionnel des Vosges, né à Adompt, dans les Vosges, en 1748, mort à Belleville, près de Paris, l'an 1820. Apres avoir été successivement vicaire et curé dans la paroisse d'Aydoiles, il fut élu évèque de Saint -Dié par ses compatriotes, et sacré à Paris le 20 mars 1791 En 1794 il fut arrêté, et mis en prison à Paris. A eine revenu à Saint-Dié, il fut traduit devant e tribunal d'Épinal sous l'accusation d'avoir occasionné des troubles par ses discours et ses lettres pastorales, et d'avoir fait publiquement l'office dans une église sans la soumission préalable à la loi du serment. Mais, les poursuites ayant été arrêtées, il reprit ses fonctions, et se
rendit au second concile national, tenu à Paris en 1801. Lors de la conclusion du concordat il donna sa démission , et accepta la cure de Stenay. S'étant attaché au parti de Napoléon pendant les Cent Jours, il fut exilé à Tours lors de la seconde restauration. L'ordonnance du 5 septembre lui ayant permis de quitter le lieu de son exil, il se retira à Belleville, où il finit le reste de ses jours. L'abbé Grégoire, ancien évèque constitutionnel, prononça un discours sur sa tombe. Outre plusieurs Mandements, Lettres et Instructions pastorales, Maudru publia : 1° Les Brefs attribués à Pie VI convaincus de supposition , ou Lettre à Thumery, prêtre à. Saint-Dié: 1795, in -8»; — 2» Sur les Rétractations; 1797, in-8°; — 3« Statuts du Synode de M i recourt ; 1800, in -8° ; — 4° Précis historique? des persécutions dirigées^ par l'esprit de parti, dans i'ktat et dans f Eglise, contre M. Maudru, etc.; Paris, 1818, in-4°. Vou. Mahul , Annuaire nécrologique ; 1820. Feller. Michaud, Suppléai., tom. LXXlll. La Souv. Biogr. génér.
MAUDUIT (Michel), oratorien, né a Vire, en Normandie, l'an 1644, mort à Paris en