MALT
17(19, possédait le latin, le grec et l'hébreu. Api es avoir professé les humanités il se livra ù l.i prédication. Il a laissé un assez grand nombre d'ouvrages , parmi lesquels nous citeions : 1° Traité de religion contre les athées, tes déistes et les nouveaux pyrrhoniens ; Paris. 1677, in-12; 1698, 2« édit.;.— 2« Analyse des Èpltres de saint Paul et des Épitres canoniques, avec des dissertations sur les endroits difficiles: ibid., 1691, 1702; — 3W Analyse de f Évangile selon l'ordre historique de la concorde; ibid., 1094; 1 1703; Rouen, 1710; Malines, 1821; 9 vol. in-12; Paris, 1813-1814, 4 vol. in-8»; — 4» Analyse des Actes des apôtres; Paris , 1097 ; — 5° Méditations pour une retraite ecclésiastique de dix jours; Lyon, 1723, in-12. Voy. le Mercure de France, mai 1709. Bougere), Btblioth. manuscr. des Écriv. de la congrég. de l'Oratoire. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. génér.
MAUGER Voy. Madelgahik.
I. M AU GRAS (François), neveu du suivant, professeur agrégé de philosophie et docteur en droit, se consacra plus particulièrement au barreau , et se fit inscrire au tableau des avocats à Pai 'is en 1817. Outre un Discours sur la légitimité, il a laissé : 1» Discours sur les vrais caractères de la philosophie; 1823; — 2° Discours sur l'influence morale et sociale du christianisme; 182o. Voy., pour les auteurs à consulter, l'art, suiv.
II. MAOGRAS (Jean -Baptiste), philosophe, lié en 1702 à Frosnes, près Bourbonne - les- Bains, mort à Paris l'an 1830, était oncle du précédent. Après avoir suppléé pendant deux ans l'abbé Royau au collège Louis-le-Grand, il devint professeur de philosophie au collège de Montaigu , et l'année suivante il fut charge d'un nouveau cours extraordinaire et public dont l'objet était d'exposer les éléments du droit naturel, et les principes de la morale sociale et de l'économie politique. Enfin il professa comme suppléant le cours d'histoire de la philosophie ancienne à la faculté des lettres. On lui doit, entre autres ouvrages : 18 Counr de philosophie ; 1822; — 2° Cours élémentaire de philosophie morale, qu'il venait de terminer au moment de sa mort, et qu'on a imprimé in -8°. Il a laissé à peu près complets les matériaux d'un livre intitule : Exercices de logique et de métaphysique. Voy. la liiogr. univers, et portative des Contemporains. Quérard, La France littéraire. Michaud, Supplém.. tom. LXXIII. La Souv. Biogr. génér.
UL MAUGRAS (Jean-François), de la congrégation de la Doctrine chrétienne, né à Paris, mort en 1726, fut un prédicateur zélé. On lui doit, oulre une Ode sur l'endurcissement des hommes : 1° Instructions chrétiennes pour faire un saint usage des afflictions; 1722; — 2» Instruction chrétienne sur les dangers du luxe; — 3° quatre Uttres, en forme de consultation, sur l'Aumône, en faveur des pauvres des paroisses; — 4* Les Vies des deux Tobies, de sainte Monique et de sainte Geneviève, avec des hi flexions à l'usage des familles et des écoles chrétiennes, et trois autres pièces différentes u l'occasion de la
Îrocession de sainte Geneviève, qui se fit en 725. Voy. le P. Baizé, de la doctrine chrét., bibliothécaire de la maison de Saint -Charles à a Paris, Mémoire manusait. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers., où il est dit avec raison que les ouvrages de Maugras sont pleins de l'esprit de la piété teudre et éclairée, de la douceur et de la modestie peu communes qui distinguaient leur auteur.
MAUGUILLE. Voy. Madelgisile.
MAUGDIN (Gilbert), président de la cour des
monnaies de Paris, mort en 1671, était très-versé dans l'antiquité ecclésiastique. On a de lui : Vwdicia: prtedestinationis et gratia-; Paris, 1650,
2 vol. in-4°. Voy. le Joum. des Savants , 1696. p. 137, 1" édit., et p. 112, 2« édit. Richard et Giraud. Feller. La Souv. Biogr. génér.
MAULÉ0N (Malus Léo), abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin située dans le Poitou, au diocèse de La Rochelle; elle subsistait dès l'an 1079. L'an 1660, Henri de Béthune, abbé de ce monastère , le céda en réforme aux chanoines réguliers de la congrégation de France, qui le restaurèrent et lui rendirent son ancienne splendeur. Voy. la Ga//ia Christ., tom. II, col. 1391. La Martinière, Diction, géogr. Richard et Gi-
' MÂULM0NT ou MALMONT (Jean de), érudit, né dans le Limousin, vivait au xvr» siècle; il fut principal du collège de Saint-Michel ou deChanac. Il a laissé . 1° Œuvres de saint Justin, philosophe et martyr; Paris, 1538, in-fol.; — 2° Les Histoires et chroniques du monde, tirées tant du gros vf>lumcdc Jean Zonare, auteur byzantin, que de plusieurs autres scripleurs hébreux et grecs, avec annotations; ibid., 1563, in-fol.; — 3° Les Graves et saintes Remontrances de l'empereur Ferdinand ou pape Pie IV sur le concile de Trente; ibid., 1563. in-8"; — 4° Remontrances chrétiennes, en forme d'épttre, à la reine d'Angleterre , trad. du latin de Hiérosme Oserias , évesque portugalois; ibid., 1563, in-8°. Voy. la Gallia Christ., tom. VI. La Croix du Maine et Du Verdier, Bibtioth. front aises. L'abbé Goujet, Bibtioth. française, tom. XII. La Souv. Biogr. génér.
M AU LT ROT (Gabriel-Nicolas), avocat au parlement de Paris, né dans cette ville en 1/14, mort l'an 1803, se livra principalement à l'étude du droit canonique , et se dévoua au parti des Appelants; et, pour prouver le zèle qu'il lui portait, il se créa le défenseur de tous ceux qui refusaient de se soumettre a la bulle L'nigenitus, et publia dans ce but de nombreux mémoires dans lesquels il cherchait à diminuer les prérogatives de l'épiscopat. En soutenant ainsi la désobéissance des inférieurs, il sapait l'autorité du Saint-Siège Cependant le spectacle de la révolution le ramena à d'autres sentiments. U devint tout à coup un ardent défenseurdes droits de l'épiscopat , et fut un de ceux de son parti qui se prononcèrent avec le plus de force contre la constitution civile du clergé ; il composa à ce sujet un grand nombre de brochures de 1790 à 1792. Parmi les nombreux écrits de Maultrot, dont Barbier a donné la liste complète dans son Diction, des Ouvrages anonymes, nous citerons seulement : 1° Apologie des jugements rendus en France contre le schisme; 1752,2 vol. in-12; 1753.
3 vol. in-12 ; ouvrage condamné par Benoit XIV dans un bref daté du 20 novembre 1752; — 2» Mémoire sur la nature et rautorité des assemblées du clergé de France; Paris, 1778, in-12; — 3° Institution divine des curés, et leur droit au gouvernement général de F Église; 1778, 2 vol. m-12; — 4° Les Droits du second ordre du clergé défendus contre les apologistes de la domination épiscopale ; 1772, in-12 ; — 5° Les Prêtres juges dans les conciles avec les évéques, ou Réfutation du Traité des conciles en général , de l'abbé Ladvocat; 1780, 3 vol. in-12; — 6» Examen des décrets du concile de Trente et de ta jurisprudence française sur le mariage; 1788, 2 vol. in-12; — 7° Dissertation sur les dispenses mafrimoniales; 1790, in-12; — 8° Discipline de f Eglise sur le mariage des prêtres; Pu is, 1790. in-8°; ouvrage dirigé contre le livre de l'abbé Gaudin intitulé :
| Inconvénients du cèhhat des piètres. \'oy. 0»«é-
MÀUP
rard , La France littéraire. Feller, qui cite un grand nombre des écrits de Maultrot, et Michaud, qui en indique soixante -un. La Souv. Biogr. gèmr.
M AU MAN , le premier des eunuques ou des officiers d'Assuérus. Voy. Esther, i,\0.
MAUNDRELL (Henry), voyageur anglais, vivait de ItâO à 1710. 11 était depuis un an chapelain delà factorerie anglaise d'Alep, lorsque, le 26 février 1697, il partit avec quatorze de ses compatriotes pour aller visiter la Terre-Sainte. La petite caravane explora successivement Tripoli, la il.. . Saint-Jean-d'Acre , Jérusalem et ses environs, les rivages de la. mer Morte, Bethléhom, et revint par Nazareth, Naplouse, le mont Thabor, Damas, Balbek et le mont Liban. Maundrell fit une autre excursion à Bir.sur les bonis de l'Euphrate, et en Mésopotamie. La relation de ses deux voyages parut en anglais à Oxford» en 1698, in-8*, avec figures, en français, sous le titre de Voyage d Alep à Jérusalem , à Pâques de l'année 1697, avec le Voyage à Bir, sur tes bords rie l'Euphrate et en Mésopotamie; Utrecht, 1705, et Paris, 1706, in-12, avec figures; en allemand, traduction de Louis-Franç.Vischer, Hambourg, 1737, in-8», avec fig. Le Voyage d'Alep à Jérusalem est plein d'observations curieuses et intéressantes; il n'en est pas de même du Voyage à Bir, qu'on croit d'ailleurs èlre apocryphe. Voy. Rose, New biographical Dictionary. Michaud. La.Vout. Bioqr. génér.
M AU NOIR (Julien), Jésuite, né à Saint-Georges de Kcinthembault ou Raintambaut, au diocèse de Rennes, l'an 1606, mort à Plevin, près de Guingamp, en 1683, se livra d'abord à renseignement. Plus tard il marcha sur les traces du P. Lenobletz, apprit le bas breton, et se mit à parcourir la Bretagne, afin d'évangéliser le l'i'uple. 11 coopéra à la création des collèges de Quimper et de Morlaix. On lui doit: 1» Canticon spirituel, etc.; Quimper, in-8°; ouvrage souvent réimprimé; — 2* Vita S. Corentmi , Aremorici ; ibid., 1685, in-12; 1821, in-12; ouvrage écrit en vers bretons; — 3° U Temple consacré à la Passion de Jésus-Chrùt , en breton, prose et vers; ibid., 1679, 16>6, in-8»; — 4° Le Sacré Collège de Jésus, divisé en cinq classe* , où l'on enseigne, en langue armorique , les leçons chrestiennes , avec trots clefs pour y entrer : un Dictionnaire, une ('•rammaire et une Syntaxe, en même langue; ibid., 1659, in -8°. Voy. Boschel, Le par/ait Missionnaire, ou la Vie du P. Julien Maunoir. Lobineau , Vus des Saints, etc., de Bretagne, tom. V. G. Leroux, Recueil des vertus et des miracles du P. Julien Maunoir. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.
MAUP A S DU TOUR (Henri CAUCHON DE), évèque d'Évrcux, né au château de Cosson, près de Reims, Tan 10U0, mort à Évreux en 1680, fut successivement abbé commendataire de Saint- Denis de Reims, où il introduisit la congrégation de Sainte -Geneviève, vicaire général du diocèse de Reims, premier aumônier de la reine Anne d'Autriche, évéque du Puy, et enfin d'Êvreux. L'an 1667. il fonda un séminaire dans cette dernière ville. Il a laissé : 1» Vie de M~* de Chantai; Paris, 1644, in-4»; plusieurs fois réimprimée; — 2» Vie de saint Français de Sales; ibid., 1657, in-4»; — 3° Oraison funèbre de saint Vincent de Paul; ibid., 1H6t, in-4»; — & Statuts synodaux ; Évreux, 1661-1665, in-8». Voy. la Gall. Christ., .tom. U et XI. Le Brasseur, Hist. du diocèse d Évreux. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. génét.
I. MAUPE0U (De), curé de Nonancourt et docteur en théologie, a donné la Vie de M. U
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Bouthilher de Rancé, abbé et réformateur du monastère de la Trappe; Paris. 1703, 2 vol. in-12. Voy. le Journ. des Savants, 1702, p. 645.
U. MAUPE0U (Marguerite de), prieure du couvent des Carmélites de Saint - Denis, en France, est auteur de Lettres de suinte Thérèse, trad. de Cespagnol, avec des remarques et des notes théologiques, historiques et critiques ; Paris, 1748, in-4».
MAUPERTUT (Jean-Baptiste DR0UET DE), ecclésiastique, né à Paris en 1650, mort à Saint- Germain-en-Laye l'an 1736, habita d'abord l'abbaye de Sept-Fonds, puis une solitude du Berry, d'où il fut appelé à Vienne par l'archevêque Armand de Montmorin. Outre quelques écrits purement littéraires, il a laissé : 1» Pensées chrétiennes et morales sur divers textes de FÉvan-
Ï'ile; Paris, 1703, in-12; — 2* une traduction du «r livre des Institutions divines de Lac tance et du traité de Salvien sur la Providence; — 3» Histoire de la réforme de l'abbaye de Sept-Fonds ; Paris, 1709, in-12; cet ouvrage a été réfuté par D. Eustache de Beaufort, abbé et réformateur de Sept-Fonds; — 4° Sentiments d'un chrétien touché d'un véritable amour de Dieu, etc.; 1702; cet ouvrage a eu dix éditions; — 5» Histoire de la sainte Église de Vienne; Lyon, 1708, in-4»; — 6° Prières pour les temps d'affliction et de calamités publiques: Vienne, 1709; — 7» Traite de la vénération rendue aux retiques des saints, selon t esprit de TÉghse, et purgée de toute superstition populaire; Avignon, 17 12, in-12 ; — 8» Traité des confréries érigées en l'honneur des saints; ibid.,
1714, in-12; — 9» Traité du choix dune religion ou des marques auxquelles on peut ronnattre la véritable, trad. du latin de Lessius, jésuite ; Lyon,
1715, in-12; - 10» TVoiM moral et historique du commerce dangereux entre les deux sexes; Bruxelles, 1715; — 11° La Femme faible, où fan représente aux femmes les dangers auxquels elles s'exposent par un commerce fréquent et assidu avec tes hommes; Nancy, 1714, in-12. Voy. les ilétn. du temtts. Le Journ. des Savants, 1702, 1703, 1708, 1709, Supptèm. Le Long, BihHoth. hhtor. de ta France, tom. I. Richard et Girand. Feller. Michaud, et la Souv. Biogr. génér., art. Drouet dk Maupertuy.
I. MAUR (Saint), abbé de Glanfeuil, en Anjou, vivait au vi» siècle. Disciple de saint Benoit, il fonda à Glanfeuil, connu aujourd'hui sous le nom de Saint-Maur-sur-Loire, le célèbre monastère dont il fut le premier abbé, et il donna son nom à la congrégation des bénédictins réformés de France. Au rapport de Saint- Grégoire le Grand, son principal historien, il lit des progrès si rapides dans la vertu, qu'il mérita de voir des yeux de l'âme les choses les plus cachées, et que Dieu le rendit puissant en œuvres miraculeuses. On célèbre sa féte le 15 janvier, que l'on croit être le jour de sa mort. Voy. S. Grég., Dialog., I. H , c. ni et iv. D. Manillon, Act. des saints bénéd. D. Ruinai t , Apotog. de la mission de S. Maur. Le P. Papebroch, Soles sur Saint-Maur. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclét., tom. VII, p. 459 et suiv. Richard et Giraud.
IL MAUR (SAIHT-), congrégation de l'Ordre de Saint-Benoit ; elle était Tille de la congrégation de Saint- Vannes, qui, vers la fin du xvi» siècle, avait commence sa réforme en Lorraine. L'an 1613, Jean Renaud, abbé de Saint-Augustin de Limoges, fonda, avec le concours des religieux de haint- Vannes, la congrégation de Saint-Maur. dans le but d'y suivre l'esprit de In règle primitive de Saint - Benoit et plusieurs
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sein. L'an 1621, Grégoire XV approuva cette nouvelle congrégation, à laquelle Urbain VIII accorda, l'an 1627. d> nouveaux privilèges. Plusieurs éféques, abbés et religieux, voulurent soumettre leurs monastères à la conduite des supérieurs de la congrégation de Saint- Maur, qui , outre la règle de Saint- Benoit, avait des statuts et des constitutions particulières. Voy. Moi éri, Diction, hisinr. Richard et Giraud.
III. M AU R- DES -FOSSÉS (SAINT-), en latin Soucttu Mourus Fossatensis, ancienne abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit située dans un bourg du même nom, sur la Marne, au diocèse de Paris. Elle fut fondée au HP siècle par Blidcgisile, archidiacre de Paris, sous l'invocationde la sainte Vierge et des apôtres saint Pierre et saint Paul. Elle prit le nom de Sotnt-Maur en 8(18, époque à laquelle les reliques de saint Maur, abbe de tilanfeuil, y furent apportées. L'an 1533, cette abbaye fut sécularisée et changée en collégiale, et on unit la mense abbatiale a l'archevêché de Paris. Voy. D. Vaissette, Gmyr. histor., totn. VI, p. 216. La Descripl. de la ville de Paris, loin. I, p. 114. Richard et Giraud.
IV. MAUR-SUR-LOIRE (SAINT-), en latin Sn/ictus Mourus super Ugerim, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans l'Anjou, sur la Loire, au diocèse d'Angers. On l'appelait autrefois Glunfeuil (Glana /o/ium); mais elle avait quitté ce nom pour prendre celui de son fondateur, qui était contemporain et disciple de saint Benoit, et qui a donne son nom à la congrégation des Bénédictins réformés de France. Voy. Richard et Giraud.
V. MAUR (François), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, mort en 1746, a publié : 1» la i" part, de Y Art de vérifier les dates; — 2» une Traduction des Psaume* d'après l'hébreu, avec des notes tirées de l'Écriture et des Pères; 1738. Il avait, en outre, travaillé aU grand ouvrage des Décrétâtes, à la nouvelle édition du Glfissaire de Ducange , et à la Collection des historiens de France; enfin il fit des recherches, et rassembla des matériaux pour l'histoire des croisades. Voy. le Journ. des Savants , 1750.
v*I. MAUR (RABAN). Voy. Raban Maur.
I. MAURE (Sainte), martyre en Thébaïde, femme de saint Timothée ou Timoléon. Voy. Timothêe, n' IV.
II. MAURE et BRI GIDE ou BRITTE (Saintes), vierges, nées probablement dans la Touraine, vivaient au temps de saint Martin, évêque de Tours, ou de saint Brice, son successeur. On pense qu'elles ont souffert le martvre vers l'an 400, à 1 époque où les barbares du Nord inondèrent les Gaules. On ne sait, du reste, aucune particularité sur leur vie et leur mort. S. Grégoire de Tours a rapporté seulement l'histoire de la découverte de leur tombeau et l'établissement de leur culte en Touraine par saint Euphrone, son prédécesseur. On célèbre leurfôtele 13 juillet dans le diocèse de Beauvais , et le 28 janvier dans celui de To urs. Voy. Gi egor.Turon., De Gloria Confcssor., c. xvni. Richard et Giraud.
III. MAURE (Sainte), vierge, née à Troyes en Champagne vers l'an 827, mort le 21 septembre, vers Fan 850, fut élevée dans toutes les délicatesses du luxe. Elle renonça cependant, dès son jeune âge, à tous les plaisirs du siècle pour s'attacher a Jésus-Christ, et elle convertit son père, qui mena une vie fort pénitente. Maure vécut auprès de sa mère, s'occupant constamment de la prière, des œuvres de charité ou du travail des mains pour le service des autels et des églises. Dieu 1 honora du don des miracles avant et après sa mort. Le Martyrologe romain
ne fait pas mention de la sainte, mais celui de France a placé sa fête au 21 septembre. La Vie de sainte Maure se trouve dans un Sermon de saint Prudence, évèque de Troyes, sous lequel elle avait vécu. Nous l'avons encore dans !e Protnptuarium de Nicolas Camusat, et dans les Vitœ Sanctorum de Surius. Elle a été aussi imprimée en 1725, à la suite de la Vie de saint Prudence, avec des Notes historiques. Voy. Richard et Giraud.
MAUREL ( Barthélemi \ , chanoine de Bordeaux, né en 1758, dans la paroisse de Sabas, diocèse d'AIbi, mort en 1820, professa la philosophie à Albi , et devint vicaire dans la même ville, où il établit des conférences sur la reli-
f;ion qui étaient très-suivies, mais que la révoution vint interrompre en le forçant lui-même de quitter la France. L'abbé Maurel passa en Italie trois ans, pendant lesquels il composa les Discours qui firent sa réputation. C'est aorès son retour d'Italie que M. d'Aviau. archevêque de Bordeaux, l'attira dans son diocèse et lui donna un canonicat. Il forma à Bordeaux une société de missionnaires avec lesquels il évangélisait les villes et les campagnes. En 1K22, il se consacra aux retraites ecclésiastiques. Les Œuvres de l'abbé Maurel se composent I d'une Hetraite ecclésiastique, dédiée au clergé, et que l'éditeur a fait précéder d'une Introduction sur les retraites ecclésiastiques et d'une Notice sur le pieux chanoine ; — 2» de divers écrits. Ses Œuvres, qui forment 2 vol., ont été publiées en 18t3. Voy. Feller, Biogr. univers.
MAURES (Mauritium), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située au diocèse de Saint-Flour, sur les limites de l'Auvergne et du Quercy. Elle fut d'abord placée sous l'invocation de saint Pierre, mais on ignore l'époque de sa fondation. Vou. la Gnlliâ Christ., lom. II.
MAURIANA, MAURIANNA. Foy. Maurif.*ne.
I. MAURICE (Saint), martyr, mort le 22 septembre 286, était chef de la légion appelée Théhéenne, probablement parce qu'elle avait été levée dans la Thébaide. L'an 286, il fut appelé d'Orient avec toute sa légion, composée de chrétiens, pour combattre les Bagaudes dans les Gaules. Afin de ne point obéir aux ordres de Maximien Hercule, qui prescrivaient des sacrifices et des serments contraires au christianisme, la lésion Thébéennc alla camper à Agaune, à vingt lieues environ de Genève, entre le Valais, la Savoie et le canton de Berne, tandis que le reste de l'année se trouvait à trois lieues de là. La légion Thébéènne ayant cependant reçu les ordres de l'empereur, refusa d'y obtempérer, et Maximien fit massacrer les officiers et les soldats jusqu'au dernier. L'Église honore leur mémoire le 22 septembre. Plus tard, on bâtit en l'honneur de ces saints martyrs une église, au lieu même où ils avaient souifert, et saint Sigismond, roi de Bourgogne, y établit le célèbre monastère d'Agaune, qui a porté depuis le nom de Saint-Maurice. Saint Encher, évêque de Lyon, a rédigé les Actes de saint Maurice; ils ont été publiés par le P. Chifflet; Dijon, 16G2; ils ont été insérés par le P. Le Cointe dans le tom. III de ses Annales; Paris, 1668. et par D. Thierry Ruinart, Actes sincères des martyrs-; 1689. Voy. Tillemont, Mémoires, tom. IV. D.Joseph de Lisler, bénédictin, Rist. de la légion T/iébéenne et de son martyre, contre la Dissertation critique du ministre Dubourdieo; Nancy, 1741,in-l2. Félix de Balthazar, Apologie.de ta légion Thébéènne, en allemand. De RivaXj Eclaircissement sur 1e martyre de la légion Thétjeenne et sur l'époque de la persécution des Gaules sut,