‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 276 sur 1294 · XI. MAXIME, vulgairement MASSE ou M0SSE · texte numérisé non relu

XI. MAXIME, vulgairement MASSE ou M0SSE

(Saint), évéque de Riez, en Provence, né à Decomer, sur le territoire de Digne, mort le 27 novembre, vers l'an 460,entra dans le monastère de Lérins, où il fit admirer son humilité, sa mortification et son application à la prière. Saint Honorât, fondateur de ce monastère, ayant été nommé évéque d'Arles en 420. Maxime fut ap-

tielé à lui succéder; mais l'éclat de ses vertus, e succès de ses prédications et la force de ses miracles attirèrent auprès de lui un si grand nombre de personnes, qu'il alla se cacher dans la forêt de l'Isle. Oblige de revenir à Lérins, il fut élu peu après évéque de Riez, et il prit une seconde fois la fuite. On le sacra malgré sa résistance, et il montra dans cette nouvelle dignité les mêmes vertus qu'il avait fait admirer dans le cloitre. Il assista à plusieurs conciles assemblés tant dans sa province que dans les provinces voisines, bâtit une église en l'honneur de saint Albin , fut un des prélats des Gaules

3ui reçurent la lettre de saint Léon à Flavien e Constantinople, contre les erreurs d'Eutychès, et participa à la lettre synodique qu'ils lui écrivirent pour l'en remercier. L'Église honore sa mémoire le 27 novembre. Voy. saint Grég. de Tours, Traité de la gloire des confesseurs , chap. lxxxjii. Surins. Richard et Giraud.

XII. MAXIME (Saint), évéque de Turin, né, comme on croit, a Verceil, mort vers l'an 423,

ouverna son église avec une grande réputation e doctrine et de piété sous les empereurs Honorius et Théodose le Jeune, comme le pensent Gennade, Possevin, Cave, etc.; ce qui s'oppose à l'opinion de ceux qui prétendent qu'il assista au concile de Milan, en 451, et à celui de Rome en 465. Sa féte est placée au 25 juin. 11 a laissé soixante-treize Homélies, dont plusieurs se trouvent parmi les Sermons de saint Augustin et de

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saint Ambroise. Elles ont été imprimées séparément à Anvers, 1518; Cologne, 1535; Rome, 1504 et 1572; Paris, 1614 et 1623; on les trouve aussi a la suite des Œuvres de saint Léon et dans les Rililiothioues des Pères; dans le P. Mabillon, Musttum ltalicum, II» part., tom. I, et dans D. Martenne, Amplissima Collectio, tom. IX. Voy. Gennadius, Catalog., c. XL. Possevin, Apparatus sacer. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génër.

XIII. MAXIME (Saint), abbé de Chrysopolis, né à Constantinople vers l'an 580, mort en 662, fut premier secrétaire d'Heraclius; mais il quitta bientôt celte position pour embrasser la vie monastique. 11 se distingua par l'austérité de sa vie, fut nommé abbé du couvent de Chrysopolis, se rendit en Afrique, Tan 645, pour combattre l'hérésie des monothélites, et alla à Rome, où il obtint de Martin Ier la convocation d'un concile pour anathématiser l'hérésie et ses partisans. Constantin II, irrité de cette démarche, exila Maxime et plusieurs autres personnages qui avaient pris part a ce concile, et il leur lit subir les plus cruels traitements. Maxime mourut dans le Caucase. L'F-glise grecque célèbre sa féte le 21 janvier, et l'Église latine le 13 août. Ses Œuvres, publiées par Combeiis , ont paru sous ce litre : S. Maximi confessons , Gracomm theologi cmmiqve philosophi , Opéra : Paris, 1675, 2 vol. in-fol. Son Explication sommaire de la Pdque, qui ne se trouve pas dans ce recueil, a été donnée par le P. Petau dans son Uranoto~ gion; Paris, 1&10, in-fol. Voy. Photius, Cod. CXCII-CXC V. Théophane. Baronius. Bellarmin. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., t. XVII, p. 681) et suiv. Richard et Giraud , qui donnent des détails sur l'histoire de saint Maxime et sur plusieurs de ses écrits, citent 64 de ses Sentences spirituelles et morales, et portent un Jugement de ses écrits.

MAXIMES BE PERFECTION. Voy. Conseils

ÉVANGÊLIQl'E.S.

MAXIMIANISTES (Maximionista!), branche de donatistes ainsi nommés de Moximien, diacre de Carlhage. Ils se séparèrent des autres l'an 373. Us condamnèrent à Carlhage Primien, un de leurs évèques, et mirent Maximien à sa place; mais celui-ci ne fut pas reconnu par le parti des donatistes. Saint Augustin a parlé plus d'une fois de ce schisme; il fait remarquer que tous ces sectaires se poursuivaient les uns les autres avec plus de violence que les catholiques n'en exercèrent jamais contre eux. Ils se réconcilièrent cependant et se pardonnèrent mutuellement les mêmes griefs pour lesquels ils s'obstinaient à demeurer séparés des catholiques. Voy. Augusl., Lift, de (lestis cum Emerito donatisla, n. 9. Tillemont, Mémoires, tom. XIII, p. ilJÎ. Bergier, Diction, de thcol.

I. MAXIMIANOPOLIS, ville épisc. de la deuxième Pamphylie, sous la métropole de Perges , au diocèse 'd'Asie. On en connaît deux évoques, dont le premier, Patrice, assista au concile de Nicée, et le second, Théorèbe, souscrivit la lettre des évèques de Pamphylie a l'empereur Léon. Voy. Lequieu, Oriens Ctunl., tom. I, p. 1021.

II. MAXIMIANOPOLIS, ville épisc. de la province de Rhodopc, sous la métropole de Trajanopolis, au diocèse de Thrace. bille fut élevée vers le vi« siècle à la dignité métropolitaine, suivant Richard et Giraud, et, selon de Commanville, suivi par Moroni, elle devint archevêché honoraire au IXe siècle. Voy. On en connaît trois évèques, dont le premier, Ennepius, assista au premier concile d'Éphcsc. Voy. Lc-

quien, Oriens Christ., tom. I, p. 1200. Richard et Giraud. De Commanville, ln Table alphabet., p. 152. Gaet. Moroni , vol. XLII1, p. 240-241.

III. MAXIMIANOPOLIS, ville épisc. de la deuxième Thébaïde au patriarcat d'Alexandrie, sous la métropole de Ptolémaïs Hermii, érigée en évèché au iv« siècle. Il y a eu un évèquc mélétien nommé Pachyme. Voy. Lequieu, Oncm Christ., tom. Il, p. 610.

IV. MAXIMIANOPOLIS , ville épisc. de la province d'Arabie sous la métropole de Bostra, au diocèse d'Antiocho , et située au delà du Jourdain. On n'en connaît qu'un évéque , Sévère , pour lequel Constantin, son métropolitain, souscnvit au concile de Chalcédoine. fr'oy.Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 867.

V. MAXIMIANOPOLIS ou MÀXIMINIANO- POLIS, autrefois Hndadrimmon ou Adadremmon , ville épisc. de la deuxième Palestine sous la métropole de Scylhopolis, au diocèse de Jérusalem, et située près de Jezraèl. Saint Jérôme en a parlé dans son Commentaire sur Zachario et Osée. On en connait quatre évèques, dont lo premier est Maxime. Aujourd'hui Maximia.nopo/#*estnn simple évèché in parti' - «,sous l'archevêché également inpartibus de Usarée. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. 111, p. "03. Richard et Giraud. De Commanville./" Table olphabét., p. 281. Gaet. Moroni, vol. XLIII, p. 211. Corn-

par. ADADnEMMON.

MAXIMIEN ou MAXIEN , MESSIEN (Saint), martyr et compagnon de saint Lucien de Beauvais. Voy. Lucien , n° V.

I. MAXIM1L1EN (Saint), uu des martyrs d'Êphèsc nommés les sept Dormants. Voy. Dormants, n» I.

II. MAXIMILIEN (Saint), martyr en Afrique, né à Tébeste, en Numidie, vers l'an 275, mort le 12 mars 295, était fils d'un chrétien nommé Fabius Victor. Appelé par le proconsul Dion pour être enrôlé au service des empereurs, il refusa constamment de servir, et protesta qu'il était chrétien; le proconsul lui fit trancher la tète. L'Eglise honore sa mémoire le 12 mars. Voy. D. Mabillon, Analcctes, tom. IV. D. Thierry Ruinart.

1IL MAXIMILIEN (Saint), mai tyr d'Antioche, mort en 362, était compagnon de saint Bonose. Koy. Bonose. n» 11.

I. MAXIMIN (Saint), premier évéque dAix en Provence. On ne connait ni le lieu de sa naissance, ni l'époque à laquelle il a vécu, ni ce qu'il a fait ou souffert pour faire fleurir la foi dans cette province. Son nom ne se trouve dans aucun des Martyrologes qui ont procédé le xu« siècle. Ce qu'il y a de certain, cest qu'en 1103 on dédia, dans l'église de Saint-Sauveur d'Aix , un autel sous le nom de Saint -Maximm et de Sainte -Marie -Madeleine. Les continuateurs de Bollandus croient qu'il pourrait bien être le même que Maxime d'Air qui assista au concile d'Orléans l'an 541. On célèbre sa féte principale le 8 juin. Koy. Richard et Giraud.

II. MAXIMIN (Saint), évéque de Trêves, né sur le territoire de Poitiers, mort en 340, quitta son pays pour vivre sous la discipline de saint Agrëcc, évéque de Trêves, auquel il succéda vers l'an 332. Il donna l'hospitalité à saint Athanase et à saint Paul, évéque de Constantinople, qui avait été chassé de son siège par l'empereur Constance. Maximin ayant prémuni l'empereur Constant contre les artifices des ariens, ceux-ci le mirent au ran« de leurs plus terribles adversaires. L'an 344, il assista au premier concile do Milan, où, de concert avec saint Athannse, il proposa la convocation d'un concile général ,

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aùn de procurer à l'Église une paix durable. Lui-même assembla un concile particulier à Cologne, en 346, et, l'année suivante, il se trouva à celui de Sardique,où saint Atbanase Tut rétabli. On lui attribue quelques écrits contre les ariens. Sa féte principale a lieu le 29 mai. Voy. les Bollandistes , dans lesquels on trouve une Vie bien écrite de ce saint, composée vers 960 par Sigehard, moine de Saint -Maximin. Hermant, Vie de saint Athtmcse. VHist. littér. de la France, tom. I, part. Il, jp. 112. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLH, p. 242-243.

III. MAXIMIN, évéque d'Anazarbe et métropolitain de la deuxième Cilicie, vivait au v» siècle. Il a laissé quelques Lettres synodiques, que l'on trouve dans la collection de Lupus pour et contre Nestorius.

MAXIMINIANOPOLIS. Voy. Màxiwanopolis. na V.

MAXIMINUS. Vou. Mesmin.

MAXIM US. Voy. Mesme.

MAY (Saint). Voy. Mari.

MAYENCE ( Maguniia, Moguntia ou Moguntiacum), ville épisc. et capitale de l'ancien électoral du même nom, située dans les limites de l'ancienne Gaule, à la gauche du Rhin, vis-à-vis l'endroit où le Mein s'unit à ce fleuve. D'après le sentiment commun, cette ville reçut la foi au i ii' siècle ; mais quelques auteurs prétendent que les apôtres y envoyèrent quelques-uns de leurs disciples. Dès le iv» siècle, ses évèques furent métropolitains de la première Germanique; mais Mayence ayant été ruinée par les Huns en 454, ce fût seulement au vin» siècle que le pape Zacharie y rétablit la dignité métropolitaine en faveur de saint Boniface, apôtre de la Frise ; il lui accorda , avec plusieurs autres privilèges, la prima tic sur tout ce pays. Le premier évéque de Mayence est saint Crescent, disciple de l'apôtre saint Paul; envoyé dans les Gaules vers l'an 58, il y fonda les évéchés de Mayence et de Vienne en Dauphiné. De l'an 813 à l'an 1549, il y a eu à Mayence trente-cinq assemblées ecclésiastiques, parmi lesquelles on compte des synodes provinciaux et même plusieurs conciliabules, tels que celui des partisans de l'empereur Henri IV contre le pape Grégoire VII, l'an 1080, et celui qui fut tenu en 1085 contre le même pape Grégoire VII , en faveur de l'antipape Guibert; sans compter celui que le P. Mansi dit avoir été tenu la même année. Le diocèse actuel de Mayence appartient à la province ecclésiastique du Haut- Rhin, et est suffi agant de l'archevêché de Fribourg. Voy. la Gattia Christ., tom. III, p. 637, 690. Labbe, tom. VII, IX. X, XI, XII, flll, XIV. Hardouin IV, VI, VII, IX. La Regia, tom. III, XIV, XX, XXI, XXV, XXVI. Le P. Mansi, Supplem. collectionis Concil., tom. 1, col. 923, 1057, 1225, 1241 ; tom. II, col. 69; tom. V, col. 281. Serranus ou Serarius, ResMoguntice.De Commanville, Table alphabet., p. 161. Richard et Giraud. Le Diction, de la théoi. cathol., qui continue jusqu'à nos jours VHist. ecclés. de Mayence, qui, dans Richard et Giraud, s'arrête à l'an 1769.

I. MATER (Christophe), jésuite, né à Augsbourg en 1568. mort en 1626, a laissé huit controverses de théologie , savoir : 1« Nécessité des bonnes œuvres; — 2° De ta Communion sous une espèce; — 3° De la Présence réelle; — 4° Du Puryatoire; — 5» Du Cuite et de t Invocation des saints ; — 6° Du Culte des reliques ; — 7« Du Culte des tmages et des traditions; ces écrits ont paru a Cologne en 1626.

II. MAYER (Henri), jésuite, né à Dillingen, mort en 1675. On lui doit : 1» Méditations sur

W ^ mjStf res t """'Christ; Cologne.

163o; -* QUI est niable à Dieu, on TfSSh des attnbuts; Ingolstadt; 1645; - 3- Manuel "de 5 *JF » 00 Aca>rd de* contradictions apparentes de l Écriture sainte; Fribourg, 1654; - £ £, tpouscilles et des mariages; ibid 1657 • ^LH™l!*"reuse<î>wie sainte roorf ;'ibid., 1659

'iMA?ER (^Frédéric), en latin Mnve-

t£iti* venîniané a,UipziG en *650, mort a Stettin 1 an 1712, professa la théologie à Wittemberg et a Greifswald, et devint surintendant gênerai des églises de Poméranie. Il était trèsverse dans les langues latine, grecque et hébnuque On a de lui un grand nombre d'ouvrages, dont plusieurs renferment des choses triviales et indignes d'un homme de lettres .Nous citerons seulement : 1«> Historia versinnù yermamcœ Bibliorum Lutheri; Hambourg, 1693 1702 in-4»; 1732-1733 , 2 vol. in-8»; - 2- Btl

^iï*A%£nptVtm 'S9!»/? moralls; Greifsvvald, 1705, m-8"; — 3» Bibliotheca biblica,seu Utssertattones de notifia Auctorum qui in Scrinturam commentant scripserunt; Leipzig 1711 in-4»; Eh. Arnd y a ajouté un volume supplémentaire ; ibid 1713, in-4«; - 4« Bibliotheca theolon,ca: Berlin , 1716, 2 vol. in-8». Son écrit intitulé : De Pontif. Bom.electione liber Comtnentarius cwn duarum Dissertât, append., a été mis a Index par un décret du 22 décembre 1709. V?y'Je£: Le Biblioth. Sacr., p. 854. Ri-

chard et Giraud, qui indiquent beaucoup d'autres écrits de Mayer.

MAYEUL ou MAY0L (Saint), quatrième abbé de Cluny, né en Provence vers Tan 906, mort le 11 mai 994, se montra dès l'enfance non moins porté aux sciences qu'à la vertu. Les incursions des Sarrasins l'ayant obligé de se retirer a Maçon , il fut présenté à Bernon, évéque de cette ville, qui le lit chanoine, puis archidiacre de sa cathédrale. Plein de charité et de compassion pour les pauvres , Mayeul leur distribuait tous ses revenus, ne se réservant que ce qui lui était absolument nécessaire pour vivre .Vers l'an 940 il enseigna la théologie et la phi osophie aux clercs de l'église de Maçon; mais les tentatives que l'on lit pour lui faire accepter l'archevêché de Besançon le déterminèrent, en 943, à embrasser la vie monastique dans 1 abbaye de Cluny. Ses hautes vertus et la solidité de son esprit et de sa doctrine le désignèrent à l'abbé Aymard pour remplir les fonctions de secrétaire de l'Ordre, de procureur et de trésorier de la maison. Mayeul lui succéda peu après, et gouverna sa communauté avec une sagesse qui lui valut la réputation du plus saint homme de son siècle. Il réforma un grand nombre de monastères d'Allemagne, de France, de Lombardie et de Suisse, fit plusieurs pèlerinages a Rome au tombeau des apôtres. Ayant été fait prisonnier par une troupe de Sarrasins, il eut le bonheur d'en convertir plusieurs , et de procurer la liberté à ses compagnons de captivité. Il mourut dans le voyage qu'il avait entrepris, à la demande de Hugues Capet, pour venir mettre la réforme dans Tabbaye de Saint- Denis. On célèbre sa *éle le 11 mai. Voy. Bollandus, au 11 mai. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. VIL D. Mabillon, Acta Sanctor. Ord. b. Bencflicti, tom. VII , où on trouve la vie de Mayeul écrite par Syrus, moine de Clunv, et contemporain du saint. Richard et Giraud. relier.

MAYFART (Jean -Matthieu), luthérien, né 1 an 1590, mort en 1642, professa la théologie à

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