‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 275 sur 1294 · MAI7Z · texte numérisé non relu

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de Paris , «et auteur d'un écrit intitulé : Choix du droit canonique ; Paris , 1658.

MAURITANIE, grande répion d'Afrique qui est aujourd'hui la partie occidentale de la Barbarie. L'an 646 on y tint un concile contre les monoth élites. Voy. la Reg., tom. XIV. Labbe, tom. V. Hardooin, tom. III. Gaet. Moroni, volume XMII. p. 314-315.

MAURITIUM Voy Maures.

MAURMUNSTER. Voy. Marmoutihi, ir» n.

M AUROLYCO ( Silvestre), né a Messine, vivait encore en 1613. Étant passé fort jeune en Espagne, il fut attaché «n 1583 à la bibliothèque de l'Escurial, et chargé par le roi Philippe II 1 de parcourir l'Europe pour recueillir des ma- | nuscrits. En récompense de ses services il obtint une abbaye, et fut nommé en 1588 un des aumôniers du roi. Revenu peu de temps après en Suède, il fut pourvu de l'abbaye de Sftnta Maria de Roccamatore. On a de lui : Istoria sagra intitulata mare Oceano di ttdle le religioni del I monda: Messine, 1613, in-fol. C'est une histoire I des Ordres monastiques. Voy. MongHore , Biblioth. Siculn, tom. Il, p. 226. Michaud, Biogr unirent.

MAURONT (Saint), abbé de Bruel et patron de la ville de Douai . né vers l'an 634 , mort le 5 mai 702, était fils du B. Adalbaud et de sainte Ri et rude. Il occupa divers emplois à la cour de Clovis II : étant revenu dans son pays pour se disposer i un mariage dont il avait déjà fait les fiançailles, après avoir entendu saint Bernard, il résolut de garder le célibat, et se retira d'abord à Marchiennes, puis à Hamay ou Hamaige. L'an 684 il fonda le monastère de Bruel ou BrueiL dans le diocèse de Térouanne , et, à la demande de Thierry 111, il y reçut saint Araé , évéque de Sens, nui avait été chassé de I son siège. Il établit ce saint prélat supérieur de son monastère, et il n'en reprit la direction qu'en 6'JO, à la mort de saint Amé. On honore la mémoire de saint Manront le 5 mai. Voy. Bollandus. Richard et Giraud.

MAURUM ou MDRANUM, ville épisc. d'Italie, située dans la Lucanie, entre le golfe de Tarente et la mer de Toscane ; elle est aujourd'hui détruite. Un de ses évèques , Lucien , assista l'an 34*2 au concile tenu à Rome sous le Pane Jules 1". Voy. Ughelli, Italia Sacra, t. X, col. 131.

I. MAURT (Jean), théologien et poète latin, né à Toulouse vers l'an 1625, mort à Villefranche de Rouerpue en 1697, reçut les ordres sacrés, et se livra à la culture des lettres. Parmi ses écrits nous citerons : 1° Sueculum patientite, sive metrica paraphrasu in librum Job; eique mtextus commentanus cum moralit, tum htteralis, ex mente sanctorum Patrum; Toulouse, 1679, in-8°; — 2* Le Tliédtre de la variété universelle, ou Paraphrase sur /" Ecclesiaste ; Paris, 166Î, 1668 , in -12; — 3° Philosophia practica in Proverhia Satomonis ; 1072 , in-12 ; — 4° Theologicunt Studium sapientia in Sapientiam Satomonis; Paris, 1674, in-12. Voy. le Journ. des Savants. 167«, p. 252, 1" édit., et p. 140, * édit. Le Long, Biblioth. Sacra, p. 853.

II. MAURT (Jean-Siffrein), prélat et cardinal, né à Valréas, dans le comtat Venaissin, en 1746, mort à Rome Pan 1817, reçut les ordres à Sens, et fut désigné en 1772 par l'Académie pour prononcer devant elle le panégyrique de saint Louis. Le roi le nomma la même année abbé commendataire de la Frenade, au diocèse de Saintes ; il devint en peu de temps vicaire général, chanoine, officiai du diocèse de Lorabez Sa réputation d'orateur grandit ra- |

pidement ; elle fut encore augmentée par le Panégyrique de saint Vincent Je Paul , qu'il prononça en 1785 devant le roi, et qui lui valut une place à l'Académie française. L'an 1792, le Pape le nomma archevêque de Nicee iw partibus, puis cardinal et évéque de Montefiascone et de Corneto. Eu 1799 it assista au conclave assemblé à Venise pour donner un successeur à Pie VI, et il rentra à Rome avec Pie VII, auprès de qui Louis XVIII l'avait accrédite en qu.ilité d'ambassadeur. Cependant Maury ne put résister aux avances du gouvernement français ; il vint à Paris, où il reçut en 18061e traitement de cardinal , et il devint en peu de temps premier aumônier de Jérôme Napoléon , membre de la Légion d'honneur et archevêque de Paris ; i) ne reçut pourtant pas les bulles pour ce sié„re métropolitain , qu'il administra malgré les ordres de Pie VU. Appelé plus tard à Rome pour rendre compte de sa conduite . il se vit suspendu de ses fonctions épiscopales dans le diocèse de Montefiascone, et l'entrée du conclave lui fut interdite. Enlin en 1816 il fut exclu de l'Académie française. Parmi ses ouvrages nous citerons : l8 Hé flexions sur les sermons de Bossuet ; Paris, 1772, in-12; — 2° Discours choisis sur divers sujets de religion et de littérature; 1777 , in-12 : — 3° Pn'wine» d'éloquence pour la chaire et le barreftu: 1782, in-12; réimprimé sous cp titre : Essai sur t éloquence de la chaire. Panégyriques. Discours: 1804, in -8»; 1810, 2 vol. in-8°; — 4e Epistnla pastoralis ad clerum et f»t~ pulum utriusque diœcesis sua- (Montefiascone et Corneto); Rome, 1704, in-18. Ses Œuvres choisies ont été imprimées à Paris en 5 vol. in-8°. On a donné aussi : Esprit, Pensées et Maximes de M rabbé Maury; Paris, 1791, in-8». Voy. l'Ami de la Religion et du Roi, tom. XII, p. 321. Le Spectateur finançais depuis la Restauration , tom.II.Feller. Michaud. Poujoulat, Le Cardinal Mou» y, sa vie et ses oeuvres. La Souv. Iliagr. nr'n

MAUSU. Voy. Mansuy, n" 1.

MAUT0UR (Philibert-Bernard M0REAU DE), littérateur et antiquaire, né à Beau ne en 16T.'», mort à Paris l'an 1 j37, après avoir fait ses études à Toulouse, devint auditeur à la cour d» s comptes, conseiller du roi et membre de l'Académie des inscriptions. Parmi les soixante-six articles que contient la liste de ses ouvrages nous citerons : lu Abrégé chronologique de ftn.stmre untrers., trad. du Rationarmm temporum du P. Petau; Paris, in-8», 1708-1715; — 2» Observations sur les monuments trouvés dans l'église cathédrale de Paris; ibid., 1711 ; — 3» Dissertation sur les principaux monuments de raibaye de Liteaux , dans les Mém de i'Acad. dr* inscriptions. Voy. Papillon, qui, dans sa Bibti>,fh. des aut. de Bourgogne, tom. Il, donne la liste complète des écrits de Mautour. Le Long, Htblioth. histor. de la France , n« 24 , 300. Le Mercure , mars 1722 ; août et sept. 1723: fév. 17*23 . oct. 1737, p. 21106. Les Mémoires de Trévw.r , juillet 1704, p. 1131; juillet 1705, p. 1239; avril 1715; févr. 1715, p. 1367; décembre 1721. Michaud , Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.. qui cite plusieurs autres auteurs à consulter sur les écrits de Mautour.

MAUVIEU. Voy. MEVvLÊ.

MAUZAC ( Mouziacum), abbaye de l'Ordre de Saint -Benoit, située dans l'Auvergne, au diocèse de Clermont, près de la ville de Riom. Elle fut fondée vers l'an 680 par saint Calmin ou Calmioa, réparée par Pépin, roi d'Aquitaine, et terminée par les Clunistes réformés. Voy. l'Hist. du Languedoc, tom. l.p. 564. La Gai ha Chritt., tom. II.

MAXI

MÀXI

MAVIAEL , fils d'Irad et père de Mathusaël.

Voy. Genèse, iv, 18.

I. MAXENCE (Jean), morne de Scythie. ftorissait sous le pape Hormisdas vers l'an 523. 11 fut un des plus zélés défenseurs de la doctrine de saint Augustin. Il soutint à Constantinople, devant les légats d'Hormisdas, cette proposition: f 'n de la Trinité a souffert dent sa chair. On a de lui : 1° une Reyjéte aux légats du pape Hormisdns; — 2° une Profession de foi; — 3° douze Anathématismes; — 4U une autre Profetston de foi, avec une Explication; — 5° une Réponse à la lettre d'Hormisdas à Possessor; — 6° un livre contre les Acéphales; — 7° deux livres contre les Nestoriens ; ces ouvrages ont été insérés dans les Bibliothèques des Pères. Yoy. le cardinal Noris , Disnert. de uno ex Trinit. f>asso. Feller , Hiogr. univers.

II. MAXENCE, patriarche I Aquilée, lit une Réponse à la lettre de Charlemagne touchant le baptême. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et écriés., tom. XVIII, p. 418.

III. MAXENCE ou MAIXENCE, vulgairement MESSENCE (Sainte), vierge et martyre en Beauvoisis, est regardée comme l'élève de saint Patrice, apôtre d'Irlande, ou comme la fille de parents convertis par ce saint évéque. Sa vie est complètement inconnue; il est cependant certain que, dès le vu* siècle, elle était honorée dans le diocèse de Béarnais, en un lieu qui portait son nom, et où s'est formée une petite ville appelée Pont-Sainte- Mai xence. Quoique le Martyrologe de France marque sa féte au 21 novembre, on la célèbre le 20 du même mois dans le diocèse de Beauvais. Voy. Richard et Giraud.

MAXIEN (Saint), martyr. Voy. Maximien.

I. MAXIME (Saint), martyr et compagnon de saint Tibnree et de saint Valérien, souffrit au II' ou au ni» siècle. Voy. Tiburce, n° II.

II. MAXIME (Saint), martyr, qui fut lapidé le 14 mai 250, sous I empire de Dèce, par les ordres du proconsul Optime, était marchand en Asie. La plupart des Martyrolopes latins ont

f)lacé sa fête au 30 avril. I oy. Baronius. Bolandus.

III. MAXIME (Saint), martvr d'Auvergne au in* siècle, fut un des compagnons de saint Cassi. Voy. Casm.

IV. MAXIME (Saint), prêtre et martyr de Rome, fut compagnon de saint Moyse. Voy. Moyse, n° II.

V. MAXIME (Saint), martyr et compagnon de saint Maurice, est honoré à Milan le 14 avril, jour qui passe pour èlre celui de son invention. Saint Charles Borromée ayant fait bâtir une chapelle souterraine dans son église métropolitaine, y transporta les reliques de plusieurs saints, entre autres le corps du martyr saint Maxime, qu'il mit à part dans une place de distinction. Ailleurs on célèbre sa féte le 22 septembre.

VI. MAXIME (Saint), greffier, martyr et compagnon des saints Hippoïyte, Eusèbe, etc., mar-

S, rs de Rome, fut jeté dans le Tibre par Tordre e l'empereur Valérien. Voy. Hippolyte, n° II.

VII. MAXIME (Saint), évéque d'Alexandrie, mort vers l'an 281, signala son zèle et sa charité pour les chrétiens de cette ville pendant la persécution de Dèce: et, lorsque la paix eut été rendue à l'Église, il déploya la plus grande charité pendant la peste qui ravagea la ville en ^53. L'an 257, il fut exilé à Kephra, dans la Libye, avec saint Denvs, évéque d Alexandrie, qu'il avait accompagné dans la glorieuse confession de foi qu'il fit devant le gouverneur Êmilien ; il le suivit encore dans son second exil au quar-

tier de la Maréotte, d'où ils ne revinrent qu'en 260. Saint Denys mourut en 264, et Maxime lui succéda. On célèbre sa féte le 27 décembre. Voy. Eusèbe, Hist. ecclés.. 1. VI. Tillemont, Mémoires, tom. IV. Richard et Giraud.

VIII. MAXIME (Sainte), vierge et martvre de Tuburbe, en Afrique. Elle souffrit avec Donatille et Seconde, deux autres vierges, dans le ni» ou rv« siècle; car l<>s uns rapportent leur martyre au règne de Valérien, et les autres à celui "de Dioctétien. L'Église célèbre leur féte le 30 juillet, jour auquel leur féte est marquée dans les Martvroioges.

IX. MAXIME, II* du nom (Saint), évéque de Jérusalem, mort, selon les apparences, l'an 350, souffrit avec beaucoup de constance pendant la

Eersécution de Galère Maximien et de Maximin •aia, et il fut au nombre de ceux que l'on condamna aux mines après leur avoir fait crever l'œil et brûler le jarret gauche. Saint Macaire, évéque de Jérusalem , le sacra évéque de Diospolis,en Palestine; mais, le peuple n'ayant pas voulu le laisser partir, Maxime resta auprès de Macaire en qualité de coadjuteur. On pense qu'il l'accompagna au concile de Nicée l'an 325. Lorsqu'il eut succédé à saint Macaire , il assista au concile de Tyr assemblé par les ariens contre saint Athanase, en 347. Il se trouva au concile de Sardique, et, l'an 350, il en assembla un à Jérusalem en faveur de saint Athanase. Son nom se trouve avec éloge dans le Martyrologe romain moderne, au 5 mai. Voy. Sozomène. Théodoret. Socrate. Rufin. Richard et Giraud,

X. MAXIME (Saint), martvr d'Afrique sous les Vandales , vivait au v* siècle. Il fut le com-

Eagnon de saint Libérât , abbé et martyr. Voy. ibérat, n° I.

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