‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 28 sur 1294 · LA NT · texte numérisé non relu

LA NT

cienue* villes des Gaules. Levèché, qui est su lira gant de l'archevêché de Lyon, fut érigé au m* siècle selon les uns , et au iv* suivant les autres. 11 est certain qu'on ne peut absolument assurer qui en fut le premier évéque , ni le temps juste auquel il en a pris te gouvernement. On sait seulement par le catalogue de la bibliothèque Colbertinc (page 84 du volume intitulé Vont) qu'un évéque nommé Sénateur gouvernait cette église du temps de l'empereur Valentinien, vers Van 360. Il y a eu à Langres quatre conciles, dont le premier s'est tenu l'an 830. Foi/. Labbe, tom. VII. X. Hardouin,t. IV, V). Rainaldi, ad ami. 1404. Girard et Giraud , tom. XX VIII. p. 31*2 et suiv.

I. LANGTON (Etienne), archevêque de Cantorbéry et cardinal, né en Angleterre, mort à Slindon, dans la province de Susses, en 1228 , professa d'abord la philosophie et la théologie a Paris, devint chanoine de Notre-Dame et chancelier de l'université. Innocent III , qui avait été son condisciple à Paris , le promut au cardinalat, et le vit monter avec plaisir sur le siège de Cantorbéry. Ceux de ses ouvrages qui ont été imprimés sont intitulés : 1° Histoire de la translation du corps de saint Thomas de Cantorbéry, imprimée a la lin des lettres de ce saint;' Bruxelles, 1682; — 2» une Lettre au roi Jetm , qui se trouve dans le Spicilége de D. Luc d'Achéry, tom. III ; — 3» quarante-huit Statuts dans les conciles. Voy. Trithème, in Catal. Pitseus, De Scriptor. Angl. Fabricius, Hiblioth. IM. med. attnt. D. Rivet, Hist. littèr. de la France, tom. XVIII. La Souv. Biogr. tjènér.

II. LANGTON (Jean), carme anglais, mort à Bile pu 1 VMi, était docteur en théologie ; il parut avec distinction au concile de Bàle. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels on cite*: 1° Examen des erreurs de l hérétique Henri Crump; — 2° Histoire d'Angleterre. Voy. Pitseus, De Scriptor. Anal.

III. LANGTON (Simon), frère d'Êtienne Langton, mort en 1248, a laissé : 1° De Pœnitentia Magdalcnre; — 2e des Lettres. Voy. Pitseus, De Scriptor. Anal.

I. LANGUE, LANGAGE (Linguu), termes qui s'emploient ordinairement pour exprimer : 1° l'organe principal de la parole ; 2° l'idiome particulier d'une nation. Dans les articles suivants, nous ne les prendrons que dans la seconde acception.

II. LANGUE. Ce mot, qui signifie proprement l'idiome d'une nation, comme nous l'avons dit dans l'article précédent, se prend quelquefois dans l'Écriture , par métonymie, pour la nation elle-même : comme, par exemple, dans la Genèse (x, 5, 20, 35), et dans l'Ordre de Malte, qui était partagé en huit langues, c'est-à-dire en huit nations : la Provence,!' Auvergne, etc. Compar. Malte.

III. LANGUE BIBLIQUE On donne ce nom aux idiomes dans lesquels les livres de la Bible ont été originairement composés. Ainsi l'hébreu et le grec sont des langue* tnhliques, parce que l'Ancien et le Nouveau Testament ont été généralement écrits en ces deux idiomes. Voy. BmLE 2°.

IV. LANGUE DES ANGES. Cette expression, dont se sert saint Paul dans sa V* Epitre aux Corinthiens (xm,l), n'est, de l'aveu de tous les interprètes, qu'une hyperbole semblable à celle

?u'on emploie tous les jours quand on dit une eauté divine, une voix angéhquc. La Bible est remplie d'expressions de ce genre.

V. LANGUE ECCLÉSIASTIQUE ou LITUR- GIQUE. Quoique l'expression langue ecclésias-

tique ne soit pas absolument et par elle-même synonyme de langue liturgique, cette dernière étant a la première ce qu'est l'espèce par rapport au genre, on les confond cependant en certains cas particuliers. Ainsi on se sert indistinctement de l'une et de l'autre pour exprimer le langage consacré à l'office divin et aux diverses cérémonies pratiquées dans la célébration des saints mystères. De là vient qu'on dit, en parlant du grec et du latin , que l'un est la longue ecclésiastique ou liturgique de l'Église greeqttf , et l'autre la langue ecclè,siastiq\te ou liturgique de l'Eglise lutine. Quant à la nécessité de' conserver cette langue dans toutes les cérémonies du culte divin, rou. Lakgi'K, ii° VII.

VI. LANGUE PRIMITIVE. Au sujet de la langue primitive, plusieurs questions importantes ont été soulevées. N'y a-t-il eu qu une seule langue primitive? La langue primitive a-t-elle survécu à la construction de la tour de Babel ? Quelle a été la première langue ?

1* L'Écriture nous apprend qu'avant la construction de la tour de Babel il n'y avait sur la terre qu'une seule langue et qu'une seule manière de parler : Erat autem terra lohii nnius, et sermonum ntrumdem (Genèse, xi , 1 ). L'hébreu et les Septante sont aussi formels, aussi explicites que la Vulgate. 11 est vrai que plusieurs interprètes entendent ce texte d'un accord parfait, d'un sentiment unanime qui existait entre tous les hommes pour bâtir une ville et une tour qui s'élevât jusqu au ciel, et ils citent à l'appui de leur explication un passage de Josué (ix, 42), où il est oit que tous les rois de Chanaan s'assemblèrent pour combattre Josué d'une seule bouche, c'est-à-dire, selon les Septante, tous ensemble, ou, suivant la Vulgate, uno anima eademque sententia. Mais le commun des Pères et des interprètes, tant juifs que chrétiens, est opposé à cette explication, qui est, en effet, moins simple et moins naturelle; car Moïse voulant préparer son lecteur à ce qu'il va dire de la confusion des langues arrivée à Babel, remarque qu'avant cet événement les hommes parlaient tous le même langage; et comme s'il voulait encore prévenir l'équivoque de ces termes une même lèvre, qui pourraient ne marquer que leur accord, il ajoute et les mêmes paroles; genre d'explicatif qui est très- commun chez les auteurs sacrés, et qu'on ne trouve pas dans le passage allègue de Josué, où il n'est, en effet, nullement question de langage dans le contexte. L'Ecriture nous apprend encore qu'Adam donna des noms aux divers animaux qui avaient été créés; que Dieu se servit de la voix pour se faire entendre à nos premiers parents ; que c'est par un entretien que le démon , sous la forme du serpent, parvint à séduire Eve. Mais tout cela, joint à l'état de perfection dans lequel l'homme fut créé, suppose certainement que Dieu lui avait accorde le don de la parole et la connaissance d'une langue. Ainsi il est beaucoup plus vraisemblable de croire qu'Adam et Eve ont reçu le don de la parole , que de penser qu'ils ont été seulement créés avec des organes propres à produire des paroles, et qu'Os se sont formés avec le temps un langage d'eux-mêmes. Bemarquons bien que dans l'une et l'autre hypothèse rien n'indique qu'il v ait eu jamais plusieurs langues primitives. On objtcte, il est vrai, que le nombre prodigieux d'idiomes que l'on parle dans les différentes parties du globe ne saurait avoir une origine commune, surtout si l'on considère lesdifférencesprofondeset essentielles qui se trouvent entre plusieurs de ces langues. Mais d'abord, quand il s'agit de remonter à l'ori-

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