‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 282 sur 1294 · MONTGERON , PARIS · texte numérisé non relu

MONTGERON , PARIS

MEDDIN, ville de la tribu de Juda. Voy. Josué, xv, 61.

MEDE (Joseph), anglican, né à Berden, dans le comté d'Essex, l'an 1186, mort à Cambridge en 1638, était très-versé dans les langues grecque et orientales. Il professa la première de ces langues au collège du Christ, a Cambridge. Il a

laissé : 1° Clavis apocatyptica , ex innatis et xnriti* visionum cluiracterious eruta et demonstrata; Cambridge, 1627, in-4°; trad. en anglais; Londres, 1730, in-4»; 1833, in-8»; — 2° About ihe naine Thusiastérion , unciently qiven to the ho/y table; Londres, 1037, in-4°; — 3» About churches m the Apostles' time; ibid., 1638, in-4*; — 4» des Serment, des Discours et des Dissertations. Pluiieurs des écrits de Mede sont remplis de liel ît d'une haine de l'Eglise catholique qui va jusqu'au fanatisme le plus consommé. La meilleure ;dition de ses Œuvres est celle qui a été donnée >ar le D' Worthington ; Londres , 1672 , in-fol. Voy. Moréri, édit. de 1750. Feller. Chauffepié, S'our. Dict. histor. La Nouv. Biogr. génér. iMEDÊA. Voy. MÉDIA.

MÉDECIN (Medicus),* toujours été honoré hez tous les peuples. Les Hébreux attribuent

Dieu même l'invention de la médecine, et le âge dit qu'il faut honorer les médecins à cause e la nécessité et parce que Dieu est auteur de ; médecine aussi bien que de la vertu des méicaments. On trouve dans l'Écriture plusieurs îssages qui semblent montrer qu'autrefois, icz les Hébreux comme chex les Grecs, la méîcine était exercée par des personnes d'un rang evé; un prince même devait être instruit des crets de cet art. Les médecins sont obligés, us peine de péché mortel, d'avertir les malles qu'ils sont en danger, afin qu'ils aient le mps de recourir aux sacrements, et le quaème concile de Latran défend aux médecins, us peine d'infamie et de privation de leurs ades, de visiter les malades qui n'auront pas tisfaità leur devoir trois jours après qu'on les

aura avertis. Voy. l'Ecclésiastique, xxxvm, ;t suiv. Isaïe, m, 6. Osée, xv, 13. Ruxtorf, ns son grand Lexicon, art. Rapha, Mederi,

l'on voit combien les médecins sont maltrai-

dans le Talmud. D. Calmet, Dissertation sur médecine des Hébreux, laquelle est en téte de i Comment, littér. sur tEcclésiast., et Diction, (a Bible, qui rapporte les paroles du Talmud itre les médecins. Pontas, au mot Médecin. let, Moral., tom. V. L. Ferraris, Prompta Bith. Richard et Giraud, qui consacrent un agraphe au Devoir de* médecins , rapportent si les paroles du Talmud contre les médeet citent un certain nombre d'ouvrages à sulter sur les différents devoirs des médei. Le Diction, ecciés. et canon, portât., où l'on ive les anciennes ordonnances et les anciens ts civils concernant les médecins. L'abbé ré, Cours alphabét. de droit canon.

ÉDÊMÉNA, qu'on lit dans la Vulgate (Josué, il), était une ville située dans la partie méinale de la tribu de Juda; l'hébreu porte manna. Dans Isaïe (x, 31), la Vulgate lit de ie Médéniéna : mais le texte original, Madi, ville de la tribu de Renjamin, non loin érusalem. Voy. Reland, Paicestina Ulustr.,

2DÉNA. On lit dans le I" livre d'Esdras >, selon la Vulgate : In Medena provincia. tedena nous parait être un adjectif formé '■il ta, et signifiant qui est de Médie ; d'aumieux que le texte chaldéen, qui est ici inal, porte à la lettre : oui est en Médie. IDÉRIC ou MERRI, MÉRY (Saint), en latin riens, abbé de Saint -Martin d'Autun, né cette ville, vivait du vir au vm* siècle, térité de sa vie et l'éclat de ses vertus le nommer abbé du monastère de Saintn, et il acquit une telle réputation de sainu on venait le consulter de toutes parts, le se soustraire à cette aflluence de visi-

teurs, il se réfugia dans un désert situé à cinq quarts de lieue de la ville, et que l'on appela la Celle de Saint-Merri ; mais ses religieux rayant découvert, s'adressèrent à l'évèque, qui obligea le saint abbé de retourner dans son monastère. Plus tard il vint à Paris avec un de ses religieux, et ils se logèrent dans une petite cellule jointe à la chapelle de Saint-Pierre ; c'est là que saint Merri mourut et fut enterré, et à la place de l'ancienne chapelle on bâtit une église qui

Sorte son nom. On honore la mémoire de saint lerri le 29 août. Voy. D. Mabillon , Actn Sanctor. Ordin. Benedict. Richard et Giraud.

MÈ.DES, MÉDIE, peuples de Médie. La Médie, qui est un ancien royaume d'Asie, a pour limites : l'Hyrcanie et "le royaume des Parthes au levant, la Perse propre et laSusiane au sud, l'Assyrie et l'Arménie au couchant, et la mer Caspienne au nord. La plupart des interprètes croient que la Médie a été peuplée par les descendants de Madaï, fils de Japhet; mais les Grecs disent qu'elle tire son nom de Medus, fils de Médie. Isaïe nous décrit les Mèdes comme exécuteurs des décrets de Dieu contre Babylone, et Jérérnie parle des malheurs qui devaient leur arriver à leur tour. Voy. Isaïe, xiu, 17. Jérérnie, xxv, 26. Ilollin, llist. des Mettes. L'abbé Guyon, Hist. des Emptres et des Républiques, tom*. II. D. Calmet, Diction, de la Btble, qui donne la liste chronologique des rois des Mèdes. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol., et compnr. l'art. MadaÏ.

MÉDIA ou MEDÉA, ville épisc. de la province d'Europe sous la métropole d'Héraclée. Cantacuzenus la place près de la mer Noire, au delà de Constantiuople. Elle a eu cinq évéques, dont le premier, Euthymius, assista en 1351 au concile du patriarche Calliste, avec le titre de métropolitain. Médéa est aujourd'hui un simple évèché in partibus, toujours sous la métropole d'Héraclée, siège également in partibus. Voy. Cantacuzenus , Hist., 1. IV, c. x. Lequien, Oriens Christ., tom. 1, p. 1144. De Commanville, /" Table alphabét., n. 153. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLlV. p. 83.

MÉDIATEUR (Mediator, reconciliator). C'est celui qui s'entremet entre deux contractants pour porter les paroles de l'un à l'autre et les faire agréer, ou entre deux personnes ennemies, pour les réconcilier. Dans les alliances que font les hommes, où le saint nom de Dieu intervient, Dieu est le témoin et le médiateur des promesses et des engagements réciproques. Lorsque Dieu donna sa loi aux Hébreux, et qu'il fit alliance avec eux à Sinaï, Moïse en fut le médiateur, et porta aux Hébreux les paroles de Dieu, et à Dieu les réponses des Hébreux. Dans la nouvelle alliance que Dieu a faite avec l'Église chrétienne, Jésus-Christ a été le Médiateur de rédemption entre Dieu et les hommes ; ce qui ne nous empêche pas de reconnaître, comme médiateurs d'intercession, les saints, vivants ou morts, qui prient pour nous; les auges, qui portent nos prières devant le tribunal du Seigneur; les prêtres et les autres ministres de Dieu qui offrent les sacrifices ou les prières publiques pour le peuple. Voy. Deutéron., v,5. Juges, xi, 10. 1 Timoth., il, 5, etc. Bergier, Diction, de théol. Richard et Giraud. Compar. l'art, suiv. et Saints.

MÉDIATION DE JÉSUS -CHRIST, fonction divine que Jésus-Christ exerce entre Dieu et les hommes, en les réconciliant avec Dieu, son Père, par le prix de son sang, et en leur obtenant par ses prières et ses instances les grâces dont ils ont besoin. Jésus-Christ est notre mé-

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diateur, parce qu'il est Dieu et homme tout ensemble. En effet, il fallait le mérite d'un Dieu pour satisfaire à la justice divine; il fallait que ce Dieu fût uni substantiellement à la nature humaine pour qu'il souffrit. Voy. le Diction, eccHs. et canon, portatif, et compar. Médiateur, Béhkmpteur.

M EDICIS (Sébastien), jurisc. et protonotaire apostolique, né à Florence, vivait au xvie siècle. Outre quelques ouvrages de droit, on a de lui : 4* Traitt1 des œuvres merveilleuse* de Dieu; Macéra ta, 4590; *— 2* Relations des décrets du concile. de Trente; ibid., 4575; — 3° un Traité des sépultures, et sept Opuscules; Florence, 1580; — 4* Somme des péchés capitaux, selon la commune opinion des docteurs ; ibid.; — 5° De la Promotion rf/»s»Vf,7Mfï;ibid.,1592.Richardet Giraud.

I. MEDINA (Barthélémy de), dominicain, né ;> Medina-de-RioScco, en Espagne, mort vers l'an 1580, professa la théologie scolastique à l'université de Salamanque. Il nasse pour avoir introduit l'opinion du probabuisme ; mais ses confrères ont toujours soutenu le contraire. On a de lui : 1° des Commentaires latins sur la Somme de saint Thomas; Salamanque, 1582- 1584, 2vol. in-fol.; ouvrage souvent réimprimé; — 2» instruction sur le sacrement de Pénitence, en espagnol. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord.Prœdic, tom. Il , p. 25G.

II. MEDINA (Jean), théologien, né à Alcala de Rentre* , mort en 4516, professa pendant vingt ans la théologie à l'université de çette ville. Il a laissé : 4» /Je PcenitenHa ; Salamanque, 4550, in-fol.; — 2° De Restitutione et contractiez »; ibid.. 1550, in-fol. Voy. Nicolas-Antonio, B't-tioth. Htspan.

III. MEDINA (Miguel), franciscain, né à Belalcazar, dans le diocèse de Cordoue, mort à Tolède vers l'an 1580, était très-versé dans les langues orientales et l'histoire. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Christiana Parctnesis, sive de recta in Deum fide; Venise, 1564, in-fol.; — 2° De lndulgentiis; ibid., 1565, in-4»; — 3» De Sacrorum huminum Continentia; ibid., 1568, in-fol.; — \* De ta Verdadera y christiana humitdad ; Tolède, 1570. in-8»; — 5* Apologia Joannis Péri, m yua LXVII loca Commentanorvm in Joannem, qum Dominicus Soto Lutherana traduxerat , ex Sacra Scriptura sanctorutnque doctrina restituuutur; ce dernier ouvrage est dans l'index de Clément VIII. Voy. Wading, ilnna/. Ordin. Pratdic., et Biblioth. Scriptor. Ord. Prœdic. Nicolas- Antonio, Bibhoth. Scriptor. Hisp.

IV. MEDINA-DEL-CAMPO (Methymna Campestris ou Çampensis), ville d'Espagne dans la Vieille-Castille, située à huit lieues de Vallado- 1kl. On y tint un concile en 1380, au sujet du schisme qui divisait l'Eglise entre les papes Urbain VI et Clément VIL Voy. le card. d*Aguirre, Collection des Conciles (TEsiuigne, t. III, Gact. Moroni, vol. XLIV, p. 143, 144.

MEDIOBURGUM. Voy. Middelbourg.

MÉDISANCE ou DETR ACTION, diffamation injuste du prochain, faite en son absence, soit par des paroles, soit par des signes, et qui ruine ou altère sa réputation. On divise la médisance en formelle et en matérielle : la première consiste à découvrir les vices ou les défauts du prochain, dans le but de lui nuire; et la seconde est de mal parler du prochain sans aucune nécessité, par légèreté ou envie de parler, mais sait» intention de lui nuire et de le diffamer. La médisance, soit matérielle, soit formelle, est un péché mortel de sa nature, parce qu'elle est contraire à la justice et à la charité, et qu'elle

porte atteinte a la réputation du prochain. Cependant elle peut n'être qu'un péché véniel, soit par le défaut do l'advertanceet de la liberté nécessaire pour le péché mortel, soit par la légèreté de la matière, comme lorsqu'on ne rapporte du prochain qu'un petit mal qui ne diminue pas notablement Sa réputation. Il y a encore une autre sorte de médisance appelée susurration (susurratio), et par laquelle on fait des rapport* dont le but est de ruiner ou d'altérer l'amitié entre les parents ou les amis, et la subordination entre les supérieurs et les inférieurs; ces sortes de médisance, extrêmement répréhensibles, sont autant de péchés mortels. La médisance étant un ravissement injuste de la réputation du prochain , le plus précieux de tous ses biens, exige une réparation prompte et efficace, aux dépens même de la réputation et de la vie du médisant, lorsque, par exemple, il ne peut autrement sauver la vie à un innocent que sa médisance a fait condamner à mort. Voy. Lévit., xix, 16. Psaume c. 5. Proverb., iv, 24; xxii, 1 ; xxiv, 9.21. Ecclésiaste. x, 41. Ecclésiastique, xviii, 45. Rom., i, 30, 32. I Corinth.. vi, 40; 11 Corinth., xu, 20. Jacques, iv, 11. I Pierre, H, 1. Cyprian., Epist. LU ad Antonianum. Hieronym., ni Psatm.C. Bernard, de Intcrion Domo, c. XLIl, et Serra, de triplici custodia. S. Thomas, 2. 2., q. 72 et seq. Pontas, au mot Médisance. Collet, Moral., tom. I. Les Conférences d'Angers sur les Commandements de Dieu, t. II. Girard de Ville-Thierri , Traité de la Médisance. Bergier, Diction, de théol. Richard et Giraud, qui traitent en huit paragraphes : De ta nature et des différentes espèces de ta médisance: Des différentes manières de médire; De l'énormité de ta médisance; De la nécessité et de ta manière de réparer la médisance ; Des personnes obligées à la réparation de ta médisance , et des causes ou raisons qui exemptent de la réparation de la médisance. Le Traité du Décalogue, dans les théologiens.

MÉDITATION, considération pieuse de quelque mystère ou de quelque autre vérité chrétienne pour s'exciter a la ferveur de la dévotion. Compar. Contemplation , Prière.

MEDIUS MONS. Voy. Mégemont.

MÉDRASCHIM ou MIDRASCHIM , qui signifie proprement, en hébreu, recherches, expositions, explications, nom donné par les Juifs aux commentaires allégoriques sur l'Écriture sainte, et principalement sur le Pentateuque, le Cantique des cantiques, Ruth, les Lamentations, l'Lcclésiaste et Esther. Voy. J. Buxtorf, Lexieon chaldaicum, talmudkum et rabbinicum, sub voc. Darascji.

I. MEELFUHRER (Jean), né à Culmbach, en Allemagne, Tan 1570, mort en 1640, fit des cours de théologie et d'hébreu a Wittemberg, puis devint abbé du couvent luthérien de Heilsbronn. et plus tard exerça le ministère évangélique à Anspach. On a de lui : 1» Grammatica hebra-a'; Onoldsbach, 1607; Iena. 1623; Nuremberg, 1626, in -8»; — 2* Manuate lexici hebraici; Leipzig, 1617, in-8»; — 3° Synopsis institutionum heoraicarum; Leyde , 1623, in-8»; — 4» Clavis hngua hebrvœ; Nuremberg, 1628, in-8»;— &• des Dissertations théol., des Sermons, etc. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

IL MBELFÛHRER (Jean-Christophe), luthérien, né à Onoldsbach en 1644, mort en 1708. se fit recevoir licencié en 4672, et soutint a cette occasion des thèses De Procession? Spiritus sancti. L'année suivante, il fut ministre, puis doyen du chapitre de Schwabach, et, l'an 4675, on lui donna la qualité de membre du consis-

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