‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 284 sur 1294 · II. MEERMAN (Jean), né en 1753 à La Haye · texte numérisé non relu

II. MEERMAN (Jean), né en 1753 à La Haye

où il est mort l'an 1815, était fils unique du précédent. Dès son bas âge, il annonça un goût remarquable pour les lettres. Il n'avait que dix ans lorsqu'il traduisit en hollandais le Mariage forcé, de Molière. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : 1° Supptementum tfovi Thesauri juris civi/is et canonia; La Haye, 1780, in-foL, formant le VIII* vol. de l'ouvrage de son père; — 2° Des Preuves de la sagesse divine que fournit fhistoire; mémoire lu a la Société littéraire Ditigentta, à La Haye, 1806, in-8* de 53 pag. en hollandais. Voy. Michaud, et la Nouv. Bingr. gén.. qui indiquent les autres écrits de Meerman.

MÊETABEL, femme d'Adar, roi d'Idumée.

Voy. Genèse, xxxvi , 39.

MEGALIOS (Marcel), chanoine régulier, né à Squillace dans le xvn* siècle, a laissé : 1° Instruction des confesseurs etdcspénitents:}Aodèj\et 1612 et 1618; — 2» Promptuaire théologique et moral; Naples, 1634 ; — df Considérations sur les Évangiles des dimanches et fîtes de Vannée; ibid., 1625; — 4» Résolution des cas de conscience; ibid., 1631,2' vol.

MEGAL0P0LIS, autrefois Arcadie, puis Christianopo/is, et aujourd'hui Léondari ou Léontari, ville épisc. d'Arcadie de la province d'Hellade, sous la métropole de Corinthe, au diocèse de l'Ulyrie orientale. Elle a eu onie évéques,dont le premier, Martyrius, souscrivit à la Lettre du concile de Sardique. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II. p. 187. Richard et Giraud. Gaet. Moroni.vol.XLIV, p. 145.

MEGANCK ( François - Dominique) , théoloîen appelant, né à Menin vers l'an 1683, mort Leyde en 1775, embrassa les opinions des jansénistes, et passa en Hollande l'an 1713, afin de défendre plus activement cette cause. Il exerça les fonctions pastorales sous l'autorité des archevêques dUtrccht , assista au concile assemblé dans cette ville en 1763. Il prenait le titre de doyen du chapitre d'Vtrecht, qui n'est pas reconnu par Rome, et qui n'est composé que de pasteurs des villes voisines; c'est en quelque sorte un chapitre in partibus. Parmi ses ouvrages nous citerons : !• Réfutation abrégée du Traité du schisme; 1718, in-12; Paris, 1791, in -8*; — 2° Lettre sur la primauté de saint Pierre et de ses successeurs; 1763 et 1772, avec des augmentations ; lettre dirigée contre Pierre Leclerc, autre écrivain appelant, et dans laquelle il admet théoriquement la suprématie du Pape comme étant d'institution divine, mais en rejetant les conséquences pratiques, c'est» à -dire en refusant de se soumettre de fait i cette juridiction suprême, qu'il reconnaissait en théorie. Voy. Michaud , Biogr. univers. La Nouv, Bioor. génér.

M ÉGARE, ville épisc. de la province d'Hellade, au diocèse de l'illyrie orientale, sous la métropole de l'Attique. Elle a eu quatre évè-

Eues, dont le premier, Alypius, souscrivit la ettre du concile de Sardique aux églises. Mé-

Kre a eu en outre sous le métropolitain d'Akènes douze évéques latins, dont le premier, Gratiadeus, siégeait en 1303. Mégare n'est plut aujourd'hni qu'un évôché in partibus sous l'archevêché de Corinthe, également in partibus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. il, p. 206; tom. III, p. 851. Richard et Giraud. Gaet. Mo» roni, vol. XLIV, n. 145.

MÉGASTHÈNE ou MEGASTHÊNES, historien et géographe grec qui vivait au commencement du m* siècle avant Jésus - Christ . était le secrétaire de Séleucus Nicator, roi de Syrie , qui l'envoya comme ambassadeur à San-

drocottus (Chandragupta), roi de l'Inde. Nous n'en parlons ici que parce qu'il se trouve assez souvent cité par 1 historien Joseph , par Eusèbe, et même par Strabon, Athénée, Pline, et par quelques autres anciens, comme ayant écrit les antiquités de l'Inde, et rapportant plusieurs choses qui concernent l'empire de Babylone et de Nabuchodonosor , et qui ont un très -grand rapport avec ce que nous en apprend l'Ecriture. L'ouvrage de Megasthène, intitulé en grec Ta îndica ou les Choses de tlnde, est perdu ; on ne le connaît aujourd'hui que par les fragments qu'on en trouve dans les anciens auteurs. Or ces anciens auteurs ne sont pas d'accord sur le degré de confiance que mérite notre historien

Îéographe. 11 faut remarquer que les prétenus Annales Persici et Indici METASTHENIS, publiés par An mus de Viterbe, ne sont nullement authentiques. Cet écrivain ignorait jusqu'au nom de Megasthène, qu'il écrit Metasthène, parce que , dit D. Cal met , il l'avait trouvé ainsi écrit dans la version latine de Joseph faite par Rufin. Les fragments de Mégasthène ont été recueillis avec soin par Schwanbeck sous le titre de : Megasthenis Indica. Fragmenta collegit, commenta tionem et indices addidtt E. A.Schicanbeck; Bonn, 1846, in-8». Voy. Joseph, Antiq., I. X, c. xi, et Contr. Apion., 1. 1. Euseb., Pnejtarat. Evang., 1. IX. Clem. Alex., Slrom., I. Arrian., Anal., 1. "V, c. vi. Strabon, 1. II et XV. Fifo., Hist. nat., I. VI, c. XVH. Solin., Polyhistor., c. lx. Schwanbeck, dans la préface de son édit. M.-C. Mûller, qiu a insère les fragments donnés par Schwanbeck, avec des additions, dans les Fragmenta historicorum grtecorum, tom. II, p. 397, édit. A.-F. Didot. Dom Calmet, Diction, de la Bible. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

MEGB1S, un des chefs des familles qui revinrent de la captivité avec Zorobabel. Voy. I Esdras.ii, 30.

MEGE (Antoine -Joseph), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né â Clermont en Auvergne l'an 1025, mort à Paris en 1691, fut d'abord chargé de l'enseignement des novices,

Cuis de la direction du monastère de Réthel. On li doit : 1° De l'Origine, de l'excellence et des avantages de la virginité, trad. de saint Ambroise; Paris, 1655, in -12; — 2» La Morale chrétienne fondée sur l'Écriture; trad. de Jonas d'Orléans, Paris, 1661, in-12; — 3» Sanctat Gertrudis iminuationum divinœ pietatis Exercitia; ibid., 1664, in-12 , — Le Psautier royal, trad. des Psaumes d'Antoine, roi de Portugal; ibid., 1671, in-8» : — 5» Vie et révélations de sainte Gertrude: Ma., 1671, in-8»; — 6» Explication ou paraphrase des Psaumes de David ; ibid., 1675, in-4°; — 7° Commentaire sur la Régie de Saint- Benott , ibid., 1687, in- 4°; ouvrage qui, selon Richard et Giraud, a été accusé de relâchement, et supprimé ; — 8° Dissertation où l'on explique Porigine, l'excellence et les avantages de l'état de virginité; ibid., 1689, in-12; — 9» Vie de saint Grégoire le Grand; ibid., 1690, in-4». Voy. D. Le Cerf, Bibhoth. hùtor. et crit. des Aut. de ta congrég. de Saint-Maur. D. Tassin, But. litter. de la congrégation de Saint-Maur. Michaud. La Nouv. Biogr, génér.

MÉGEMONT (Mediut Mous), abbaye de l'Ordre de Citeaux, située au diocèse de Clermont. Elle fut d'abord fondée pour des religieuses par les dauphins et les comtes d'Auvergne; mais les religieuses l'échangèrent, en 1612, avec les religieux du même Ordre de Citeaux contre l'abbaye de la Bénissons- Dieu , au diocèse de Lyon. Voy. la Gallia Christ., tom. II , col. 410.

MEGENFROI ou MEGINFROI, MEGINFRÈDE , MEGINFRIDE, moine de Fulde et prévôt de Ma^debourg, qui vivait au xi« siècle , a écrit : 1° I Histoire de son monastère, en XXIV livres; — 2° La Vie de saint Emmeran , évéque de Ratitbonne, insérée dans Canisius, Antiquités, t. II. Voq. Trithème , Chronic. Hirsaug.

MEGERLIN ( David - Frédéric ) , protestant , né à Stuttgart, mort à Francfort en 1778, professa au gymnase de Montbelliard, et fut pasteur à Laubach. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1e De Scriptis et coltegiis orientalibus ; item observationes critico-theologicœ ; Tubingue, 1729, in-4°; — 2° Témoignages secrets en faveur de la religion chivdenne, tirés de vingt -quatre rares amulettes jmves, en allemand ; Francfort et Leiprig, 1756. in -4» ; — 3» Recueil de témoignages mémorables des rabbins, en allemand ; Tubingue, 1754; — 4° La Bible des Turcs, ou Première traduction allemande du Coran; Francfort, 1772, in -8*. Voy. Meusel, Lexicon. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. gêner.

MEGHILLQTH Voy. MEGUILLOTH.

MEGINFRÈDE, MEGINFRIDE, MEGINFROI.

Voy. Mkngknfroi,

MEGISER (Jérôme), historien et philologue

Protestant, né à Stuttgart, mort à Linz vers an 1618. Son père, un des pasteurs de l'église de Wurtemberg , lui enseigna les éléments des langues anciennes, et l'envoya à l'université de Tubingue. Il devint recteur du gymnase de Klagenfurth, historiographe des électeurs de Saxe, puis des Etats d Autriche. Il a laissé, entre autres écrits : 1* Icônes et vitat Paparum ; Francfort, 1602, in-8ff; — 2» Spécimen quinquaginta linguarum et dialectorum ; ibid., 1603, in-8°; traduct. du Pater, de Y Ave Maria et de quelques passages de la Bible; — 3» Catechisnau polyglottus; c'est le Catéchisme de Luther en huit langues; Géra, 1607; — 4» Deticia Or d mu m equestrium, in specie de Ordine S. Joannis Atelitensis; Leipzig, 1612 et 1617, în-8". Voy. Michaud , Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génèr.

MEGPHIAS, un de ceux qui, sous Néhémie, renouvelèrent l'alliance avec le Seigneur. Voy. II Esdras,x,20.

MEGUILLOTH ou MEGUILLOTH. Ce mot, qui en hébreu est un pluriel féminin , et qui veut dire rouleaux, volumes, sert chez les rabbins à désigner le Cantique des cantiques, Ruth, les Lamentations, l'Ecclésiaste etEsther, qu'ils nomment en conséquence Hamesch "

«hilloth, c'est-à-dire les cinq volumes. Le sînguer Megttilla ou Meghilla s'emploie quelque fois avec l'article déterminatif, par synecdoche, pour exprimer le livre d'Esther, et quelquefois aussi pour désigner l'Écriture en général. Voy. J. Buxtorf , Lexicon chaldaicum, talmudicum et rabbinicum , sub voc. Ghelal, Volvere.

MEHUN. Voy. Meun.

MEHUSIM, père d'Abitob et d'Elphaat, et un

des descendants de Benjamin. V0y. I Paralip., vin, 11.

MEIB0M (Marc), en latin Meibomius, érudit, né à Tœnningen, dans le Holstein , en 1630, mort à Utrecht en 1711 , a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1* Specimina novarum in sancto Codice hebneo in terpretationum ; Amsterdam, 1678, in-fol.: — 2" l)avidis Psalmi decem item sex Veteris Testamenti capita, prisco hebrao métro restituta; ibid.. 1690, in-fol.; suivi d'un travail analogue, publié en 1698, sur douze psaumes et autant de chapitres de l'Ancien Testament ; — 3° Essai de critique où ton tâche de montrer en quoi consiste la poésie des Hébreux, inséré dans la Biblioth. unir.

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