MÉL
cat, ayant six évéchés suffragants. Le premier évéque de Mélitène est saint Cupsichius, martyr, qui est mentionné, dans les Ménologes des Grecs, le 28 mai. Du temps de saint Basile, on célébrait sa féte avec beaucoup de solennité à Césarée. Vers l'an 360, on tint à Mélitène un concile auquel assista saint Cyrille de Jérusalen. T élitène est aujourd'hui un archevêché in 'artibus, qui a pour suffragants deux évéchés également in partibus. Voy. Sozomène, Hist. ecclés., 1. IV. c. xxiv, et xxv. Lequien, Oriens Christ., tom. I,p. 440, et tom. H, p. 1452. De Commanville, /" Table alphabét., p. 154. Richard et Giraud. Gael. Moroni , vol. XLIV, p. 170-172.
MELITENIOT (Constantin). Voy. Constantin, n» XI.
M ÉLITES. Voy. Métélis.
MELITHON. Voy. Méuton, n* II.
MEL1TIUS. For/. MÉLfccE,n« II.
I. MELITON (Saint), évéque de Sardes, en Lydie, était originaire d'Asie. Vers l'an 170, il présenta à Marc-Aurèlo une Apologie pour les chrétiens, dont Eusèbe et plusieurs autres écrivains ecclésiastiques parlent avec éloge. Il se rendit non moins recommandable par sa doctrine que par sa vertu. Tertullien nous apprend qu'il était publiquement reconnu pour un prophète, et que tous les fidèles le consultaient et le regardaient comme une lumière de l'Église. On Vmore sa mémoire le 1" avril. Meliton avait écrit un grand nombre d'ouvrages qui sont aujourd'hui perdus; mais Eusèbe nous a conservé des fragments importants de son Traité sur la Pdque, de son Apologie, et un passage des Extraits des livres de P Ancien Testament. D. Pitra a publié, de nos jours, des fragments do Méliton dans le Spicilegium Solesmente. Le meilleur recueil des Fragments de Méliljn se trouve dans Routh, Reliquiœ Sacra; Oxford, 18i4. in-8°, tom. I, p. 109. Quant à l'ouvrage français intitulé : Y Apocalypse de Mèliton, ou Révélation des mystères cénobitiques , il a pour auteur un protestant, qui a voulu faire une satire des Ordres religieux: il a été mis à V index par un décret daté du 31 mars 1681. Tillemont , Mémoires, tom. II, p. 407 et suiv., 663 et suiv. D. Ceillier, Hist. des auteurs sacr. et écriés., tom. Il, p. 75 et suiv. Ch. Chr. Voog, De Melitone Sardium in Asia episcopo ; Leipzig, 1744, in-4*. Galland, Bib/ioth. Patrum, tom. Il, Prolea. Richard et Giraud. Michaud, Biogr. univers, la Nouv. Biogr. génér.Le Diction, de ta théol. cathol. VEncyclôp. catkol., au Suppl.
II. MÉUTON ou MÉL1TH0N, nom du plus jeune des quarante martyrs de Sébaste, qui souffrirent la mort sous l'empereur Licinius. Comme il vivait encore lorsque les païens emmenèrent les corps de ses généreux compa-
Jnons, sa mère suivit le convoi en portant son 1s mourant , reçut ses derniers soupirs , et le déposa sur le bûcher, oui consuma toutes ces victimes. Voy. Feller, biogr. univers.
III. MELITON (François), capucin, né à Perpignan, en 1681 , mort l'an 1753, professa la théolugie a Toulouse, et fut membre de l'Académie de cette ville, et membre correspondant de l'Académie des sciences de Paris. Il était très-versé dans les mathématiques et l'astronomie. On a de lui, outre quelques opuscules, Gregoriana Correctw illustrata, amphata et a conviciis vindicuta : 1743, in-4°.
IV. MÊLITON, MELTON ou MILTON (Guillaume de), franciscain, né en Angleterre, eut la réputation d'un savant docteur et d'un habile théologien. L'an 1248, le cardinal de Château-
Raoul le chargea d'examiner le Talmud, et le pape le choisit pour continuer la Somme de théologie qu'Alexandre de Halès avait 1
imparfaite; ce supplément de Mélilon a paru, avec les Commentaires d'Alexandre de Haiès, à Lyon, en 1515 et 1516. Méliton avait en outre composé , sur les Livres saints , des Commentaires, qui n'ont pas été imprimés. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Prardic, tom. I, p. 488. Le P. Jean de Saint -Antoine, Bibtioth. urur Francis., tom. II, p. 42.
MELIDS (Jean-Pierre), théologien hongrois, né a Horki, en 1536, mort l'an 1572, embrassa le calvinisme, et devint successivement professeur a l'école de Debreczin , puis surintendant du cercle au delà de la Theiss. Il a donné un ouvrage de botanique, et a traduit en hongrois le Nouveau Testament et plusieurs parties 9e l'Ancien. Voy. la Noui>. Bioar. génér.
MELE , célèbre abbaye de Bénédictins dans la basse Autriche. Lorsque Léopold de Bamberg eut enlevé, en 981, la forteresse de Melk (Médilik) aux Magyares, il y établit sa résidence, et y fonda un chapitre de chanoines séculiers, qui furent remplacés, en 1089, le jour de Saint-Benoit, par douze bénédictins tirés du couvent de Lambach. Plus tard, Léo-
Çold IV se fit recevoir chevalier dans l'église de lelk. en 1101, s'y maria en 1106, et y vint souvent prier avec les religieux. Ce saint roi obtint du Pape, pour le couvent, l'exemption do la juridiction épiscopale. L'abbave de Mulk continue à marquer dans les annales de l'Empire et de l'Église d'Autriche. Voy. Schrœdl, qui, dans le Diction, de la theot. cathol., fait connaître l'importance de cette abbaye sous plus d'un rapport.
MELL. Voy. Mel.
MELLERAI ou MEILLERAIE, abbaye de l'Ordre de Citeaux , située au diocèse et a sept lieues de Nantes, sur les confins de l'Anjou. Elle fut fondée, l'an 1145, par Foulques, abbé de Pontron , en Anjou , qui avait envoyé en Bretagne deux de ses religieux pour y chercher un endroit propre à fonder une nouvelle colonie de son Ordre. Ces religieux s'arrêtèrent dans un lieu appelé le Vieux -ïtellerai, et le seigneur de ce pays, Alain de Maidon, leur permit de s'y établir. Voy. Y Hist. de Bretagne, tom. II. Richard
M ELLES (Étienne de), docteur et antécesseur en droit à Paris, mort en 1683, a laissé : 1* De l'Origine et de la division des paroisses ; Paris, 16*78; - 2» De V Autorité constante et perpétuetle des traditions: 1680.
I. MELLINI (Dominico di Guido), littérateur, né à Florence , vers l'an 1540 , mort vers 1610 , fut secrétaire de Jean Strozzi, qu'il accompagna, en 1562, au concile de Trente, et devint gouverneur de Pierre de Médicis, fils de Cosme 1". On a de lui quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1* Visione di" mostratrice délia malvagità del carnale amore ; Florence, 1566, in-4°; 2° In Veteres quosdam Scriplores malevolos christiani nommis oôtrectatores, lib. IV; ibid., 1577, in -fol.; c'est un recueil de tous les écrits anciens publiés contre le christianisme, lorsqu'il commença à se répandre. Voy. Michaud , Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
II. MELLINI (Giuseppe-Zama). chanoine métropolitain, né à Bologne, en 1788, mort l'an 1838, professa la théologie. Il a publié : 1* Lexicon peripateticum , quo veterum tkeologorum locutumes explicantur: Bologne, 1816, flt-8* , et 1834 ; Bruxelles , 1837 ; - *