III. MERCATOR (Marius). Voy. Marils, n° V
MERC ATUS (Jacques), de la congrégation de Saint -Silvestre, au xvu* siècle, a laissé : 1° Phraséologie de la langue hébraïque ; 2° Notes sur le Cantique des cantiques ; — 3° Vu de saint Bonifacius , évt'que de Fn/igno, et de saint disciple de saint Sylvestre; Camerino, 1613.
MERCERUS. Voy. Mercier (le).
MERCHIER(LE). Voy. Mercier, u« III.
MERCI, nom qui vient du latin merces, c'està-dire rançon, a été donné à un Ordre religieux institué pour racheter les chrétiens réduits à l'esclavage chez les infidèles. Cet Ordre prit naissance a Barcelone, en Espagne, l'an 1223, à l'imitation de l'Ordre des Trinitaires , fondé en France par saint Jean de Matha. Ce n'était, au commencement, qu'une congrégation de gentilshommes qui ; excités par le zèle et îa charité de saint Pierre de Nolasque, gentilhomme français, consacrèrent une partie de leur fortune a la rédemption des captifs de l'Orient. Les succès rapides de cet Ordre naissant engagèrent Grégoire IX à l'approuver, et il le mit sous la règle* de Saint-Augustin l'an 1235. Clément V ordonna, eu 1308, que cet Ordre fût régi par un religieux pi ètre. Ce changement causa la séparation des clercs et des laïques. Les chevaliers furent incorporés à d'autres Ordres militaires, et la congrégation de la Merci ne fut plus composée que d'ecclésiastiques ; c'est sous cette dernière forme qu'elle existe encore aujourd'hui. Outre les provinces dans lesquelles cet Ordre est divisé, tant en Espagne qu'en Amérique , il y en a eu une dans les parties méridionales de la Fi ance. Le P. Jean-Baptiste Gonzalès du Saint -Sacrement y introduisit une réforme qui fut approuvée par le pape Clément VIII ; ceux qui la suivent vont nu-pieds, pratiquent exactement la retraite, le recueillement, la pauvreté et l'abslinence. Ils ont deux provinces en Espagne , une en Sicile et une en France. Voy. Bcrgier, Diction, de théolog. VEncyclop. cathol. Gaet. Moroni , qui, vol. XLIV, p. 215-233, fait l'histoire de l'Ordre de la Merci dans ses différentes branches.
MERCIE, partie de l'Angleterre qui fut au trefois lo principal des royaumes que les Anglo-
MERC
MERC
Saxons avaient fondés dans la Grande-Bretagne. Vers l'an 706, on y tînt un concile, dont le vénérable Béde a fait mention ; Adhelrne s'y trouva, et rot ordre d écrire, pour la célébration de la fête de Pâques, contre l'erreur des Bretons. L'an 811 , on en assembla un autre pour la consécration d'une église. Voy. Bèdc, Hutoru ecctestastica gentil Anglorum, 1. V, c. xu.Henr.SpoIrnan, Concilia Magtur Britanniœ et Hi^ir, vol. I.
!. MERCIER ( Barthélemi), connu aussi sous le noa 6' abbé de Saint - Léger, né à Lyon en 1734, mort a Paris l'an 1799, entra, à l'âge de qaiiae ans, dans la congrégation des chanoines réguliers de Sainte-Geneviève. Envoyé à l'abbje de Chaînées , en Champagne , il y fit un cours de rhétorique et de philosophie ; puis il fut nommé successivement bibliothécaire de >aint*-Geneviéve, abbé de Saint-Léger, prieur 4e Saint-Pierre de Montlucon, et aumônier de h Grande -Fauconnerie. Il était profondément m-se dans la bibliographie. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : 1° Consultation nir Ut question de savoir si les religieux de Sainte -Genêt iève sont ou ne sont pas chanoines radiers; Pans, 1772, in-4», nouv. édit.; — 2» Lettre sur le véritable auteur du Testament pjbttque du cardinal de Richelieu; Paris, 1765, m-*p. U a édité, en outre, un assez grand nombre d'ouvrages, entre autres : 1° Dissertation w T auteur de T Imitation de Jésus -Christ, par faHjr G/tesquière; 1775, in-12. Voy. Barbier, Diction, des Anonymes. Quérard, La France litpraire. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. gènér.
n. MERCIER (Christophe), de l'Ordre des Carmes déchausses, né à Dole, mort vers l'an 16K>, prit, à son entrée en religion, le nom d' Albert de Saint- Jacques. Il se lit connaître comme prédicateur, et fut nommé plusieurs fois provincial du comté de Bourgogne. Il a publié : 1° La Sainte Solitude, ou le tjonheur de la t*e solitaire; Bruxelles, 16li, in-8»; — 2° Vie de la Mère Thérèse de Jésus (Jeanne Bereur), f'mdalrtcf des Carmélites de la Franche-Comté; Lyon, 1673, in -8° , — 3° La Lumière aux vivants pas t expérience des morts , trad. de l'espagnol de l'évéque Jean de Palafox; ibid., 1675, in-8". Un lui attribue encore : Commentaria htteraria et moral ut m Begutam Carmetitarum ; ibid., 1678, in-4«. Voy. Michaud, Biogr. univers. La \W'. Hioçr. gènér.
III MERCIER ou MERCHIER (Guillaume LE), eu latii* .Vercerus, doyen de Saint- Pierre de Louvaitj, né à Ath, dans le Hainaut, l'an 1572, mort en 1639, professa, pendant près de trente ans, la philosophie et la théologie à Louvain. Il a laissé des Commentaires sur la troisième partie ie la Somme de S. Thomas, depuis la neuvième question. Voy. Valère- André, Bibhoth. belg. Le Mire, De Scriptor. scec. decimi- *epf tmi.
IV. MERCIER ou LEMERCIER (Jean), en latin, Hercrvt, hébraîsant, né à Uzès, mort en 1570, étudia d'abord le droit, puis les langues orientales, et, l'an 1516, il succéda à Vatable comm* professeur d'hébreu au collège de France. Avant embrassé le protestantisme, et forcé de quitter la France, il se retira à Venise. U est a ï Index de Clément VIII, où son édition du Urtten. hébr. de Santés Pagnin est nommément signalée. Il a laissé : lu Commentaires otrla G*tese. Job, les Prover /tes, l'Ecclésiastique, l'CiHtt-,»' des cantiques* et les cinq petits prophètes, imprimés â Genève après sa mort ; — 1" oo* Induction , d'après le texte hébreu , de lÊmyi/e de ratnt Matthieu, Pans, 155o; —
3° une traduction de la Paraphrase chaldaique d'Abdias et de Jonas , avec des notes; Paris, 1550; — V» Notes et version du livre de Ruth; ibid., 1550; — 5° Version de la paraphrase d'Onkelos et du Commentaire d'Aben- Exra sur de Dècalogue; ibid., 1568; ces ouvrages, écrits en latin, ont été mis à contribution dans la Synopsis criticorum d'Utrecht , 1634. Mercier a laissé en outre un certain nombre d'ouvrages de grammaire et lexicographie hébraïques, dont la S'ouv. Biogr. gènér. donne les titres. Voy. Richard et Giraud. Feller. Michaud.
MERCORI (Jules), dominicain, né à Crémone, mort à Milan en 1669, était bon philosophe et excellent théologien. Il fut successivement premier professeur et recteur du collège de Xaples, inquisiteur général à Mantoue et à Milan, et il s'acquitta avec succès des missions dont il fut chargé par son pays auprès de Philippe IV. On a de lui : Basis totius theologiar moralis; Mantoue, 1658; cet ouvrage, où il traite de la probabilité des opinions, en prenant le milieu entre le relâchement et le rigorisme. Avant été attaqué par Nicole, caché sous le nom de IVetidrock, et par Jean Caramuel, Mercori répondit par deux livres, qui parurent à Pavie en 1653 et en 1661. Voy. le P. Échard , Scriptor Ord. Pr&dir., tom. IL p. 029.
MERCREDI < />,'••* Mercurii, feria quarto), jour que le Bréviaire romain appelle la quatrième férié. Autrefois les mercredis et les vendredis étaient consacrés aux exercices des fidèles appelés stations, et qui consistaient dans des jeûnes et des prières qui se faisaient dans les lieux d'oraison, ou aux tombeaux des martyrs. On s'y rendait de grand matin, et on n'en sortait qu'à l'heure de none, c'est-à-dire à trois heures après midi ; on l'appelait petit jeûne, parce qu il était moins long de trois heures que le jeûne du carême, des Quatre - Temps , des veilles de grandes fêtes, et qu'il n'était pas, en Occident, d une obligation aussi étroite ; on l'appelait aussi jeûne île station et jeûne de noue. L'Église choisissait le mercredi et le vendredi pour des jeûnes de station, parce que c'était le mercredi que les Juifs avaient résolu de faire mourir Notre-Seigneur. et que le vendredi il» avaient mis leur projet à exécution. On remarque que depuis saint Grégoire le Grand, le> mercredis, vendredis et samedis ont eu, pendant presque toute l'année, des offices propre» et particuliers. Voy. Macri Hierolexicon, ad voc.
FEHIA: LEGITIMEE.
I. MERCURE, divinité païenne oui présidait à l'éloquence, au commerce et à la doctrine ; les Grecs rappelaient Hermès, c'est-à-dire interprète, parce qu'ils le regardaient comme l'interprète de la volonté des dieux. C'est pour cela que les habitants de Lystres, ayant entendu
firêcher saint Paul, et l'ayant vu guérir un maade, le prirent pour Mercure, et voulurent lui offrir des sacrifices (Actes, xtv, 11). On lit dans les Proverbes «le Salomon , selon la Vulgatc (xxvi, 8), que celui qui accorde quelque honneur à un insensé, est comme celui qui jette une pierre dans le monceau de Mercure : c'està-dire qu'il fait une chose aussi inutile et aussi peu raisonnable que celle d'un passant qui jette une pierre au pied de la statue de Mercure , qu'on plaçait autrefois sur les chemins fourchus. Mercure était le dieu des voyageurs. Or ceux-ci mettaient en passant une pierre au pied de cette statue pour laisser une marque sensible de leur respect. Les rabbins ont connu cette ancienne pratique, et ils enseignent que le culte superstitieux des statues de Mercure