MÉRI
sur les grands chemins, ou des Mereoiù, comme ils les appellent, était de jeter une pierre sur le monceau au pied de la statue. De là plusieurs d'entre eux expliquent ce passage dans le même sens que saint Jérome; qui avait apparemment pris d'eux cette explication , d'ailleurs asseï suivie. Cependant, il faut bien le remarquer, le texte hébreu ne dit rien du dieu Mercure; il n'y a, de plus, aucune certitude que son culte, et surtout celui de faire des monceaux de pierres au pied de sa statue, fût établi dans la Judée du temps de Salomon. Ajoutons que ni les Septante, ni les autres interprètes grecs, ni les versions chaldaïque , syriaque et arabe, n'ont donné le sens ae la Vulgate, et qu'enfin les Pères suivent plutôt l'interprétation dos Septante. Voy. Corneille de Lapierre, D. Cal* met et les autres commentateurs sur ce passage. J. Buxtorf, Lexicon rhald. talmud. rabbin, r». 1262. D. Macri Ifierolexicon, ad voc. Acervis Merci Rit.
II. MERCURE (Saint), martyr de Césarée en Cappadoce, mort vers l'an 250, était (Us d'un oriicier de l'armée de Scythie ; il embrassa luimême la profession des armes, et obtint un grade élevé; mais, accusé de christianisme, il scella sa foi par le martyre. Les Grecs honorent sa mémoire le 25 novembre.
MERCI! RIE (Sainte), femme d'Alexandrie, qui souffrit le martyre l'an 250, sous l'empereur Dèce, avec saint Êpimaque, saint Alexandre, sainte Ammonaire et sainte Denyse. On célèbre sa féte le 42 décembre.
MERCT-DIEU (Misertcordia Dei), ancienne abbaye de l'Ordre de Citeaux , située dans le diut ese de Poitiers, à trois lieues et demie de Chàtelleranlt. Elle fut fondée, en 4t54, par Eschivart ou Esquivart, sire de Preuilly, en Touraine. On l'appela d'abord tâcheron, d'un fonds de terre où elle était située , et elle ^arda ce nomiusqu'en4475. L'église fut dédiée, l'an 4224, par Guillaume Prévost, évéquede Poitiers. Voy. fa C.a/lm Christ., tom. Il, col. 4336.
I. MÈRE (Merum ou Myrum), siège épisc. de la première Phrygie Salutaire, sous la métropole de Synnade. au diocèse d'Asie. Elle a eu quatre évêques , dont le premier, Théodose , assista au concile de Constantinople sous le patriarche Mennas. Vou. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 840. De Commanville, /" Table «7phnèdt., p 456. Richard et Giraud.
IL MÈRE (Pierre LE). Voy. Lemere, n« IL
III. MÈRE DE DIEU, nom que I Eglise catholique donne à la sainte Vierge. L'usage de la qualilier ainsi est venu des Grecs, qui l'appelaient Théotoko* , que les Latins ont rendu par Dei para et Det gettilrix. En 434 , le concile d'Éphèse confirma cette dénomination, et le concile de Constantinople, en 553, ordonna qu'à l'avenir on nommerait toujours ainsi la sainte Vierge. Nestorius a prétendu qu'on ne devait pas appeler Marie mere de Die», mais mère du Chritl. Pour soutenir une pareille doctrine, il faut soutenir aussi, comme les gnostiques, que le Fils de Dieu n'a pas pris une chair réelle dans le sein de Marie, et qu'il est né seulement en apparence; ou enseigner, avec les ariens, que Jésus-Christ n'est pas Dieu; ou prétendre qu'il y a en lui deux personnes, savoir : la personne divine et la personne humaine ; qu'ainsi la divinité et l'humanité ne sont pas unies en lui substantiellement, mais moralement; que c'est une union d'adoption, de volonté, d'action, de cohabitation, mais non une incarnation; ce que Nestorius fut obligé de dire pour se défendre, et ce qui fut légitimement condamné.
Ainsi la qualification de Mère de Dieu est seulement une conséquence évidente du dogme de l'Incarnation, mais il ne fait que rendre exactement les expressions de l'Ecriture sainte. Saint Jean dit que le Verbe s'est /hit chair : or il a pris celte chair dans le sein de Marie; donc, ou le Verbe n'est pas Dieu, ou Dieu n'est pas né de Marie selon la chair. Saint Paul nous l'apprend, lorsqu'il dit que le Fils de Dieu est né, selon la chair, du sang de David (Rom. i, 3); qu'il est né d'une femme (Galat. rv, 4). Saint Ignace , disciple immédiat des apôtres, dit en propres termes que Notre-Seigneur Jésus-Christ est Dieu existant dans l'homme, né de Dieu ei de Marie (Epi*t. ml Ephes , n. 7). Ce passage est cité par Théodoret, qui n'était rien moins qu'ennemi de Nestorius. Il ne s'ensuit pas de la que Marie ait engendré la Divinité, ni qu'elle soit mère de la nature divine, comme le concluaient les nestoriens : une nature éternelle ne peut être engendrée d'une créature. Aussi les Pères ne disent pas simplement que Marie est Mère du Verbe, mais Mere du Verbe incarné. On a prétendu que saint Léon était le premier des Pères latins qui ait nommé Mine Mère de Dieu; mais cette prétention est tout à fait fausse , comme l'a prouvé Bergier jusqu'à l'évidence. Vou. Tl éodoret, Hist. écrit*., I. l,c vt. Vincent de Lerins, Commonitorium, c. Xll, XV. Le P. Petau , De incarnat., 1. V, c. xiv, n. 9 et seq. ; c. xv, n. et seq.; c. xvn. Bergier, Mctton. de
théut.
MEREADOCUS. Voy. Mériadec.
MÉRED , fils d'Ezra , un des descendants du patriarche Juda. Voy. I Paralip., iv, 47.
MÉRÉMOTH , fils d'Urie et prêtre , était un de ceux qui revinrent de la captivité de Babylone avec K -il ras. Vou. 1 Esdras, vui,33.
MERGENSTEIN ( Jean-Gaspard), capucin qui vivait sur la fin du XVII* siècle , fut gardien et définiteurde la province de Franconie. On a de de lui : 4° Supplices Ubelli fù/elium animarum in uurgatorio detentarum , traduit en allemand , Bamberg, 4677, in-42; — 2» Saltu* gigantis, sit<e meaitationes de Vita et Passione Christi; 4674; trad. en allemand; Bamberg, 4682; — 3» Seo-confessarim, seu instrwtio incipientum confessariorum ; 4683; — 4" Hebdomades , seu exercitia eucharistico-niariana ; ibid., 4686: — 5° Pratitbanda eucharistica ad majorent excitandam devotioneniy desiderium et amorem erga sanctissimam Ewharistiam, simul et octena manana , stve in octo enronas sydereas distincta encomia beatai Vtrginis; ibid.. 4606. Voy. Dion. Gen., Hiblioth. Cnpttc. retexta a itern.
MÉRI ou MÉRY (François), bénédictin, né à Vierzon en 4675, mort à l'abbaye de Saint- Martin de Maçai , dans le Berry, l'an 4723. 11 a laissé : 4» Discussii,n rritiqUÊ et theologique des Hnnarques de l'abbé Laurent-Josse Leclerc sur le Dictionnaire de Moréri, de 4748; 4720, in-42; — 2° des Traductions de plusieurs Traités des Pères grecs , mais qui sont restés en manuscrit. \<>y. l'Hist. littèr. de la congr. de itaint- Mnitr, p. 429. Michaud, Riogr. univers. La Sour. Biogi: génér.
MERI ADEC (Saint), en latin, Mereadocus , évéque de Vannes, né vers l'an 605. mort en 666, descendait des anciens rois de l'Armorique. Il fut élevé à la cour de Joël III, roi de Bretagne. Plus tard, il reçut les ordres sacrés», et se retira dans les landes de Stival, près de Pontivi. Hingueten, évéque de Vannes, étant mort, le clergé et le peuple choisirent Mériadec pour lui succéder. Saint Mériadec est mentionné dans les Bollmdistes au 7 juin. On ignore l'é-