I. MERT (Saint). Vou. MÉDÉRIC
IL MÉRT (François). Voy. Méri.
1. MERZ ou MAÉRZ (Ange), bénédictin de l'abbaye de Scheyren ou Scheurn, né en 1731 à Schlechdorf. dans la Haute-Bavière, a publié : l»en 1760-1761, trois Dissertations latines, pour reproduire dans sa Dissertatio critica, Fnsengen, in-80 • le système qui attribue l'Imitation de Jésus-Christ a J. Gersen, et le défendre dans sa Crisis in Anticrisin ; Munich, in-8"; —2° une
MtëSE
lettre latine intitulée De Oraculis paganorum ; \
— 3* trois opuscules en allemand sur la magie, 1706-1767, à l'occasion des guérisons opérées 1 par Gassner à la même époque; — 4» Dissertation sur l'ancienne abbaye d'ÏÏinmunster,en allemand, insérée dans le tom. X des Mémoires de l'Académie de Bavière, ann. 1776. Voy. Michaud, Biogr. génér.
II. MERZ (Philippe- Paul), né a Augsbourg, mort en 1751, fut reçu candidat au ministère évangélique , mais il se convertit au catholicisme en 1724, reçut les ordres sacrés, et détint curé à Schwabsoyen. Il a laissé : i* Thesmirta bibticus, hoc est dicta, sententiœ et exempta ex tandis Bibliis collecta, et per locos communes distributa, ad usum coneionandi et disaittandi, etc. ; Augsbourg, 1633-1738, 4751, 1791, 2 vol. in-4°: Venise, 4758, in-4°; cet ouvrage indique, ù la suite de chaque mot, les passages de 1 Écriture qui y ont quelque rapport; — 2° Quotlibet catechetteum ; Augsbourg, 1752, 5 vol. in-4°; résumé complet et méthodique des meilleurs catéchismes. Voy. Meuse! , Lexicon. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
MÊS , quatrième lils d'Aram. Voy. Genèse , x, 23.
I. MES A, roi des Moabites, refusa de payer à Joram, roi d'Israël, le tribut qu'il payait à son père Acliab. Joram, irrité, lui déclara la guerre, et le battit avec le secours de Josaphat, roi de Juda, et du roi d'Êdom ou d'Humée. Voy. IV Rois, iii,4.
II. MÉSA, lils ainé de Caleb, fils d'Hesron, devint père de Ziph ou des Ziphéens, dans la tribu de Juda. Il ne faut pas confondre ce Caleb, père de Mésa, avec Caleb fils de Jéphoné. Voy. I Paralip., n, 42.
MÉSAN1GA Voy. MftSSÊNE.
MESCHEDE (Godesealque de), théologien et philosophe, né en Westphalie, vivait sur la fin xx* siècle. Il professa à Erfurth. On lui doit quelques ouvrages, entre autres : 1° Ouœstiones sentent 'iarum; — 2° Quastiones varia* ai sputata" ;
— 3° Scrmoncs et eolhUones. Voy. Tnthème, De Scriptor. eccles. Serrarius, Rer. Mogunt. 1. 1, c. XL.
MESCHET (Louis), procureur général de Cites ux et abbé de la Charité. Nous avons de lui : Privilèges de f Ordre de Ci t eaux, recueillis et compilés de F autorité du chapitre général et par *>m ordre exprès, contenant tes bu/les des Papes, fcs lettre» patentes des rois et leurs règlements; Taris, 171.1, in -4°. Voy. le Journ. des Savants, 1714, p. 696, première édit., et p. 608, deuxième édit.
MÉSÉLEMIA, fils de Coré et père de Zacharie, Jadichel, Zabadie , Jathanaël , iElam , Johanan et Elionai, qui exerçaient la charge de gardes ou noi tiers du temple. Voy. I Paralip., xxvi, 2, 9.
MESEMBER (Mesembria) , ville épisc. de la province d'Hëamimont, sous la métropole d'Adrianopolis; les anciennes notices lui donnent le titre A'archtepiatofHile , et les nouvelles celui de métropolitaine. On en connaît dix évéques, dont le premier, Pierre, assista et souscrivit au sixième concile général. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. 1, p. 1180. De Commanville, /" Table alptiaM. p. 156. Richard et Giraud. Gaet. Moroni,vol. XL1V, p. 257-258.
MÊSÈNE Voy. Drk/ipara.
MESENGUI ou MEZANGÏÏ1 ( François-Philippe), écrivain ecclésiastique, ne à Beauvais en 1t)v7. mort à Saint-Germain-en-Laye l'an 1763, fut chargé d'enseigner le catéchisme aux pensionnaires du collège dit de Beauvais, et fut atta-
ché ensuite à l'église Saint-Étienne-du-Mont. H se fit remarquer par son opposition à la bulle Vnigenitus , et fut singulièrement suspecté de jansénisme. Il a laissé : 1° Abrégé de /"histoire et de la morale de f Ancien Testament; Paris, 1728, in-12; souvent réimprimé; — 2» Le Nouveau Testament irad. en français, a'tec des notes littéraies; ibid., 1729, in -12, et 1752, 3 vol. in-12;
— 3» Vies des saints pour tous les jours de F année ; Méscngui s'est arrêté au 12 mars, et Goujet a donné la suite; ibid., 1730, 6 vol. in-12 ou 2 vol. in-4» ; 1734 ou 1740, 2 vol. in -4° ; édit. abrégée; Paris, 1737, in-12, souvent réimprimé; — 4° Abrégé de l'histoire de l'Ancien testament , avec des éclaircissements et des réflexions; ibid., 1735-1753, 10 vol. in-12; — 5» Abrégé de r Histoire de l'Ancien et du Souveau Testament; ibid., 1737-1738, 3 vol. in-12. — 6» Ê pitres et Evtingîtes avec des réflexions; ibid., 1737 , Lyon, 1810, in-12; — 7° txposition de la doctrine chrétienne, ou instruction sur les principales vérités de la religion; ibid., 1744, 6 vol. in-12; édit. augmentée et corrigée; ibid., 1754,1758,4 vol. in-12 ou 1 vol. in-4* ; ouvrage condamné par un bref particulier de Clément XIII, daté du 14 juin 1761 ; — 8° La Constitution Vnigenitus avec des remarques ; ibid., 1748, in-12: — 9* Enti etiens de Théophile et a Eugène sur la religion ; 1760, in-12. Voy. Feller. MichauxL La Rouv. Biogr. rjtnSr.
MÉSÉZÉBEL, père de Barachias et de Phathahia. Voy. II Esdras, Ul, 4; xi, 24.
MESHO? (Arnold), historien, né à Lippstadt en 1591, mort à Cologne l'an 1667, après avoir professé au gymnase de Saint-Laurent, à Cologne, fut curé de l'église de Saint-Pierre, puis de celle de Sainte-Cécile. 11 a publié : 1° lustoria anabaptistien ; Cologne , 1617 , in - 4° ; — 2° Historia defectionis et schismatis Hermanni, comitis de Weda ; ibid., 1620, in-8°; — & Histotia de vita et mon bus pra*dicantum lutheranorum, M. Luther i, Ph. itelanchthmtis, M. Fia cii, G. Maioris et A. Oziandri ; ibid., 1022, in-8%
— 4° De Discessione ab Ecclesia rotuana prafctpuarum in Imperio civitatum, oppidorum et academiarum; Vienne. 1638. Voy. Harreim, Biblioih. Coloniensis. Souv. Biogr. génér.
MÊSIE (Mœsia), contrée d'Europe, divisée en deux provinces : première et deuxième, ou supérieure et inférieure. La première, appelée aussi Dardante, avait pour métropole la ville de Sirmium, sous la dépendance de l'archevêque de Thessalonique, qui, dès le iv siècle, avait le titre de vicaire du siège de Rome dans l'IIlyrie orientale. Plus tard, Justinieu ayant élevé à la dignité de métropole la première Justinienne, soumit à cette nouvelle métropole la Mésie supérieure, les deux Daces, Prévalis ou Prévalitaine, la Dardanie et la Pannonie, sans enlever au siège de Rome les droits dont il jouissait dans toute l'IUyrie. Les Bulgares, s'étant convertis au ix* siècle, établirent un évêque, qui n'eut pas d'abord de siège fixe, et qui s'arrêta enfin à Achryda Plus tard, l'administration des églises de la Mésie supérieure ut des autres provinces qui ont composé le royaume de Servie ou de Rascie, a été confiée à l'archevêque de Pesch, métropolitain du pays. La Mésie inférieure a eu d'abord pour métropole Marcianopolis ou Preslaw (Preslnt*) ; mais, du temps des Bulgares, cette ville ayant perdu sa dignité métropolitaine, l'archevêque de la nation s'établit à Dehelti, puis à Ternobe ou Ternove ; cependant Marcianopolis fut encore érigée en métropole au xnt* siècle, mais elle fut placée sous la dépendance du primat de
MESN
MESP
Ternobe. Voy. Richard etGiraud. Gaet. Moroni. vol. XLIV, p. 258.
MÉSIZABEL , un des chefs de famille qui , sous Néhémi , renouvelèrent l'alliance avec le Seigneur. Voy. 11 Esd., x, 31.
M ES LIER (Jean)curéd'Estrepj{my,en Champagne, lté en 1G78 au village de Mazerni, dans le Rhételois, s'est rendu célèbre par un écrit impie qui a été publié après sa mort sous le titre de Testament de Jeun Meslier. Ce livre, qui est un extrait d'un gros manuscrit entièrement de la main de Mcslier, et intitulé : Mon Testament, est divisé en deux parties, dont la première tend à détruire toutes les religions révélées, et la seconde est un code de matérialisme et d'athéisme. Les preuves amassées pat- Meslier ont été souveut reprises depuis Voltaire, et elles ont, jusqu'au xix* siècle, servi de fondemenl à tous les écrits antireligieux.
MES ME ou MEXME (Saint), en latin Jfoximui, abbé et patron de la ville de Chinon, en Touraine, né dans cette ville, vivait du iv au v* siècle. Élevé à la cour, il renonça de bonne heure aux avantages du siècle, et se mit sous la discipline de saint Martin, évéque de Tours. Il fonda, à Chinon, un monastère qu'il dédia à la sainte Vierge, et dont il fut le premier abbé. Plus tard, cette communauté prit le nom de son fondateur. Elle fut sécularisée au Xll* siècle, puis elle eut le titre d'église insigne, royale et collégiale, et releva immédiatement du Saint- Siège. En 1696, elle fut réduite au droit commun. Le Martyrologe romain moderne a placé la féte de saint Mesme au 20 août. Voy. saint Grégoire de Tours, De Gtor. Confess., c. xxn. Le Laboureur, Uutt. de f abbaye de l'Ite-Barbe. Bulteau, Pivtitnin. de l'hist. de t'Ont, de Saintbem.it. Les Preuves de l'hist. de lorraine, t. IV, folio 339. Richard et Giraud.
MESMER (Frédéric -Antoine), médecin, né à Mersbuurg, en Souabe, l'an 1733 ou 1731, mort dans sa ville natale en 1815, est devenu célèbre par le magnétisme, dont il perfectionna la doctrine, Van lielmont en avant jeté les premiers fondements au xvi* siècle. Il a composé plusieurs ouvrages, qui sont indiqués dans les biographies, l oi/, notre art. Magnétisme.
MES M IN (Saint), en laliu Maxumnus, second abbé de Micy, près d'Orléans, mort le 15 décembre 5*20, était neveu de saint Euspice, prêtre de Verdun, qui fonda le monastère de Micy, dont il laissa la direction à saint Mesinin en 510. La prospérité dont jouissait alors celle communauté lui attira un grand nombre de disciples, qu'il sanctifia par ses exemples encore plus que par ses discours. L'abbaye de Micy prit dans la suite le nom de Suint-Mesmin. Ou célèbre, le 15 décembre, la fête de ce saint abbé. D. Mabillon, Acta Sa rte t or. Ordin S. Benedicti, addit. du tom. I. Richard et Giraud.
MESMER, prêtre, mort en 1761, a laissé : 1° Problème historique : Qui des jésuites, de Luther et de Calvin, a fait plus de mal à T Église? — 2° Y Addition a cet ouvrage ; Avignon, Paris, 1757, vol. in-12.où il s'élève contre 1 Inquisition, qui avait condamné son ouvrage fanatique et emporté, fruit de la haiueque les jansénistes ont toujours eue pour la Société de Jésus. Or le Pro* bleuie a été d'autant plus maladroitement imaginé, qu'il est prouvé que le jansénisme n'est qu'un rejeton du calviuisme. Voy. Feller, Btogr. univers.
MESN1L (Jean -Baptiste du), avocat du roi au parlement, né à Paris en 1517, mort l'au 1569, se distingua par ses lumières, sou intégrité et sa charité. Il a laissé, outre autres ouvrages : j
i* Avertissement sur (e fait du concile de Trente , 2° Plaidoyer en la cause de l'université de Parix et des jésuites ; Paris, 1594, in-8°. Voy. Antoine Loysef, Opuscules, édit. in -4°, p. 176-251.
H. MESNIL ( Louis du), jésuite, est auteur d'un ouvrage très-estimé intitulé : Doclrmn et disciplinu Ecclesuv, ipsis vertus veterum monu-
*^exposita: Cologne, 1730. 4 vol. in-fol.; c'est le tableau très-exact de la doctrine et de la discipline de l'Eglise durant les douze premiers siècles, l'auteur n'étant que le simple et fidèle rapporteur des passages, qui expriment la croyance et la pratique de 1 Église. Voy. Feller, Hwgr. univers.
MÉSONYCTIQUE (àtesonycticutn), hymne qui se chante, chez les Grecs, au milieu de la nuit, comme le mot même l'indique.
MESOPENTECOTE, qui signifie à la lettre mi-petitetiUe, est le nom donné par les Grecs à la quatrième semaine d'après Piques.
I. MESOPOTAMIE . province située entre l.'Euphrate et le Tigre; elle est célèbre dans l'Ecriture, parce qu'elle a été la première demeure des nommes avant et après le déluge; c'est la patrie de Phaleg, d'Héber, deTharé, d'Abraham, de Nachor, de Sara, de Hebecca, do Hachel et des (ils de Jacob. Les Hébreux appellent ce pays ArawNafuiraim ou Aram des deux fleuves, parce qu'apparemment Arum, père des Syriens, la peupla, et parce qu'elle est placée entre deux grands fleuves. Elle est aussi appelée, en hébreu, Padan Aram ou Campagne d' Aram, ce que la Vulgate traduit par Mésopotamie de Syrie. De l'an 198 à l'an 1612, trois conciles ont été tenus dans ce pays. Voi/. Genèse, xxiv, 10; xxviu, 5. Actes, il, 9; vu. D. Calmet, Dicium. de ta Bitte, où est discutée l'opinion de ceux qui admettent une seconde Mésopotamie. La Re^ia, Labbe et Hardouin, tom. 1. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLIV, p. 259. Le Diction, de ta théot cat/iol. ( 'ntnpar. Aram , n°» I et II.
II. MÉSOPOTAMIE , contrée d'Asie et dixième province ecclésiastique dans le patriarcat d'Anlioche. Elle eut pour métropole Amid , qui fut élevée à cette dignité sous l'empereur Constant. Celle province lut nommée ensuite Mésopotamie supérieure et quatrième Arménie. Comptir. Amid.