‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 306 sur 1294 · II. MÉRODACH-BALADAN. Voy. BÉRODACH- Baladan · texte numérisé non relu

II. MÉRODACH-BALADAN. Voy. BÉRODACH- Baladan

MÉROÉ , lie ou plutôt presqu'ile dans la haute Egypte, entre deux bras du Nil. Son ancien nom était Saba, et on croit, dit D. Calmet, que c'est de la qu'était la reine de Saba qui vint écouter la sagesse de Salomon. Joseph dit que Camby>e changea son nom de Saba en celui de Mei-oe en l'honneur de sa sœur. Ce pays était ordinairement gouverné par des reines. Mais ces raisons ajoute D. Calmet, n'ont pas empêché que d'autres n'aient fait venir la reine de Saba de l'Arabie Heureuse. Voy. 111 Rois, x, 1. Joseph, Antiqu., 1. II, c. v: 1. VIII, c. it. Origen., ttomil. Il in Cant. Strabo, 1. XVI, XVII. Plin., 1. VI, c. xxvi. D. Calmet , Diction, de la Bible.

MÉROM, appelé aujourd'hui Bahhrat el Hhouteh, c'est-à-dire lac de la vallée. Josué fait mention des eaux de Mérom, que l'on croit être le lac Séméchon, puisque la ville d'Asor, où régnait Jabin, était sur ce lac, comme le dit Joseph, et que Josué dit que Jabin et les rois ses alliés se rassemblèrent pour combattre Josué sur les eaux de Mérom. D'où il semble que Mérom et Séméchon sont la même chose; mais D. Calmet, qu'on n'a pas réfuté , combat par plusieurs raisons la justesse de cette conséquence, raisons qui lui font croire que Mérom, comme Méromé; étaient aux environs de Cison, du Carmel, de Thanar. et de Mcg^ido ou Magcddo. Voy. Josué, xi, 5. Joseph, Antiq., 1. V, c. vi. Rosenmùller, llondbuch der bihl. Alterthumskunde, tom. II, part. I, p. 175. D. Calmet, Diction, de la Bible.

MÉROMÉ, dont la Vulgate a fait un nom propre de pavs (in regione Merome\ présente dans le texte hébreu la forme d'un pluriel masculin construit avec un nom Suivant; car on y

MERZ

lit Meràmé tçadé, c'est-à-dire hauteur,', de champ. Les interprètes qui, comme D.Calmet, adoptent la leçon de la Vulgate, ne font de Mérmé et de Mérom de l'art, précédent qu'un seul et même lieu.

HÉRON (Paul-Joseph), né à Milan, vivait au xvii» siècle. 11 a laissé : 1° Commentaire sur le psaume cxlv; Lyon, 1615; — 2° Exercitutions civiles sur thpitre d'Assuérus; ibid.; — 3° Commentaires sur le psaume XI de la victoire et du règne de Jésus-Christ , et sur le psaume C ; — 4° Dialogue de la vraie patrie ; — 5* Observations sur le Pentateuque; — 6° Notes sur les livres de Tertuliien; — 7» Traité sur les péchés contre le Saint-Esprit; — 8° Traité sur la femme de Lot h, changée en statue de sel; — 9° un Traité des songes divins.

II. MERON (Philippe VAN), de l'Ordre des Frères de la Conférence, né a Goude en 1435, mort en 1506, était docteur en théologie. 11 se distingua par son éloquence , et fut envoyé en Suède en qualité de missionnaire. Il a laissé dans sa langue maternelle plusieurs ouvrages mystiques, parmi lesquels on cite : Histoire du samt patriatxhe Joseph, époux de la Vierge Marie et nourricier de N.-S. Jésus-Christ; Goude, 1496, in-8". Vou. La Nouv. Biogr. génér.

MEROZ , lieu situé non loin du torrent de Cison. Vou. Juges, v, 23.

I. M ERRE ou MITRE, MITRY (Saint), en latin Metrias, Metrius, martyr d'Aix, en Provence, vivait du m* au i v siècle, et était d'une condition servile. Saint Grégoire de Tours nous atteste qu'il était parvenu à un degré éminent de sainteté. Il combattit longtemps pour la foi, survécut aux tourments qu on lui fit soufTrir, et mourut en paix; mais l'Eglise n'a pas laissé de lui décerner les honneurs du martyre, comme à beaucoup d'autres qui ne sont pas morts de leurs souffrances. Dieu rendit son tombeau glorieux par un grand nombre de miracles. On honore sa mémoire le 13 novembre. Voy. saint Grég. de Tours, De la Gloire des confesseurs , ch. LXXI.

II. MERRE (Nicolas LE), avocat au parlement de Paris, mort en 1604, était très-versé dans les matières bénéficiâtes. Il fut choisi par le clergé pour rédiger ses Mémoires, dont il a publié plusieurs volumes; son fils, Pierre Le Merre, les continua. Vou. Moréri, édit. de 1759.

III. MERRE (Pierre LE). Voy. Lemère, n» H. MERRHA (Marchands de), dont parle Baruch,

sont joints par lui aux Agaréniens et aux habitants de Théman. Voy. Baruch, m.

MERRI (Saint). Voy. MéoÉric.

MER RICK (James), anglican, né en 1720, mort à Reading l'an u69, possédait les langues anciennes et la littérature sacrée. Lowth,éveque d'Oxford, l'estimait beaucoup. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons: 1» Dissertation on Proverbs; 1744, in -4°; — 2» Prières pour les temps de tremblements de terre et d'inondations: Londres, 1756; — 3° Annotation* on the Psalms; Reading, 1768, in-4»; — 4° Annotations critical and grammatical on ch. I, v. 1-14, ofthe Gospel accoraing to S. John ; ibid., 1764, in-8»; il a publié, en 1767, un travail semblable sur une partie du ch. m du même Évangile; — 5° A Manuul of prayers for common occasions; ibid., 1768, in-12. Voy. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

MERSBOURG ou MERSEBORG. MERSPURG (MersoOurgum), ville épisc. sous la métropole de Magdebourg, située sur la gauche de la rivière de Sala , dans la partie occidentale de la 1 Ce siège fut établi en 040 ou 968; mais,

en 1567, l'évéque de Mersbourg avant embrassé le protestantisme, les électeurs do Saxe profitèrent de cette circonstance pour se faire nommer évéques ou administrateurs de l'évéché. Voy. YHist. ecclés. d'Allemagne, tom. II. De Commanville, Table alphabet., p. 155. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLIV, p. 247-248. Lo Diction, de la théol.cathol.

MERSENNE (Mann), de l'Ordre des Minimes, né au bourg d Ovsé dans le Maine, l'an 1588, mort à Paris en 1648, était très -versé dans la langue hébraïque et dans les sciences. Il professa la philosophie et U théologie dans le couvent de Nevers, dont il devint supérieur. Il a laissé, outre plusieurs écrits purement scientifiques : 1° Quastiones celeberrimce in Genesim ; Paris, 1623, in-fol. ; — 2° Analyse de la vie spirituelle; — 3° Vsage de la raison ; ces deux ouvrages ont paru en même temps, en 1G23 ; — 4° L'Impiété des déistes, athées et libertins combattue et renversée; ibid., 1624, in-8°; — 5* Questions théologiques, physiques, morales et mathématiques ; 1634, in-8». Voy. le P. Hilarion de Coste, Pie du P. Mersenne. Xicéron, mémoires, tom. XXXIII. B. ilauréau, Hist. littèr. du Maine, tom. I, p. 321. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. aénér.

MERS0BURGUM Voy. Mersbourg.

MERSPURG. Voy. Mersbourg.

MERTBAF (Lenolde), chanoine de Liège, vivait au xiv» siècle. Il a donné un Catalogue des archevêques de Cologne jusqu'en 1362 ; il a été inséré, par H. Meibomius, dans le Rerum germanicarum.

MERTENS. Voit. Martels.

MERT0N ou MERTUNE , lieu d'Angleterre où l'on a tenu deux conciles , l'un en 1258 pour révoquer les dîmes accordées au Pape, et l'autre en 1300 ou en 1305. Voy. Labb., tom. II. Hard., tom. VIL Angl., tom. L Mansi, Supnlem. Conc., tom. III, p. 266. Henri Spelman , Concilia Maonte Britannice et Hibemiœ, et l'édition de Dav. Willkins, tom. I.

MERULA ou VAN MERLE (Paul), protestant, né i Dordrecht en 1558, mort à Roslock l'an 1(507, professa l'histoire à Lcyde, et devint bibliothécaire de l'université, et historiographe des États-Généraux. On a de lui plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Willerami aboatis in Canticumcanticorum Paraplirasis gemina; Leyde, 1598, in-8°; — 2* Trésor des temps , ou histoii-e abrégée de Tétat des Eglises et des gouvernements civils depuis Jésus- Christ jusqu'en 1290, continué par son fils, G. Merul a, jusqu'en 1614, en hollandais; ibid., 1614, in-fol; amtinuèjusqu'en 1627, et augmenté dune table; ibid., 1627, in-fol. La continuation est remplie de traits injurieux contre l'Église catholique. Voy. Paquot, Mémoires pour servir à l'histoire liltùr. des Pays-Bas. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.

MERUM. Vou. Mère, n° I.

MERVILLE( Pierre BIARN0Y DE), est auteur

de : Examen judicum in jure canonico, seu methodica manuductio ad jus pontificium ; Paris , 1684, in-12. Voy. le Journ. des Savants, lt>85.

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