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lin et du soir, la manière d'entendre saintement la inesse, des instructions pour faire une bonne confession générale, etc. ; Paris, 1759, in-12.
1. MESTRJE2AT (Jean), protestant, né à Genève en i&g. mort à Paris Fan 1657, fut ministre de Charenton, et assista aux synodes qui y furent assemblés en 16*23 et 1631. Ses coreligionnaires l'employèrent dans plusieurs affaires importantes. 11 a laissé un asses grand nombre d'ouvrage», parmi lesquels nous citerons : !• De la Csmàamnion à Jésus -Christ au sacrement de CExhmstie. contre les cardinaux Beilarmin et do Perron ; Sedan , 1624, in-8» ; — 2° Traité de l'Écriture sainte, contre le P. Regourd, jésuite, et Je cardinal du Perron; Genève, 16i2, in-8»; - > Traité de tEglise; ibid., 1649, in-4»; — ♦* Sermamt sur Ui venue et la naissance de Jésa-Ckntt; ibid., 1649, in-8»; — 5» Sermons sur kt chapitre* xn et xin de tEpitrc aux Hébreux; a*L, 1655, in-8»: — 6» Vingt Sermons sur ditcts textes; Sedan, 1625, in-lî; Genève, 165*, ia-8». Voy. Senebier, Hist. littér. de Genève. Vichaad, Bioqr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
11. MESTREZAT (Philippe), protestant, né a Genève, mort en 1690, était neveu du précédent; il exerça les fonctions de pasteur, professa la théologie, et acquit la réputation d'un bon prédicateur parmi ses coreligionnaires. On a de Ini un grand nombre de Dissertations, entre autres : 1° De Union e personarum in Chrit*o : Genève, 16*2, in - 4» ; — 2» De Communi- <:ahone idiomatum toti Christo facta; ibid., Ibi.x, in -4*; — *• De Tolerantia fratrum dissidratiurn in pneterfundameninlibus ; ibid., 1663, m 4» ; — - 4^ Queestionum pitilosopliico-theologiearum de Utero a» ht trio Decas; ibid., 1655, in-12. Voy. Joly, Remarques sur te Dicticjnnaire critique
de faute. Senebier, Hist. littir. de Genève. Michaud, ftroyr. univers.
MESURE DES HÉBREUX. Les anciens Hébreux avaient des mesures de plusieurs sortes. Mous parlerons de chacune de ces mesures à •on nom propre.
METABÉEL, père de Dalaïa. Voy. II Esdras . vi , 10-
HXTAMORPHISTES ou TRANSFORMA- TEURS {Metatnorphistee), hérétiques du XII* sièrfta qui prétendaient que le corps de Jésus- Christ s'était métamorphosé en Dieu dans le caeJ au moment de son ascension. On dit que quelques luthériens ubiquitaires ont renouvelé •■eue erreur au xvi» siècle. Voy. Pratéole, Vataltq Hêtres.
MÉTANGISMONITES (Mctangismonit*), dér ive de deux mots grecs, dont l'un sipnifie avec, dans, cl l'autre vaisseau , vase. On a donné ce nom à des hérétiques qui prétendaient que, dans la très-sainte Trinité, le Fils était dans le Père comme un vase est dans un autre vase. Cette secte a pu être une branche des ariens. Vo*y. saint Augustin, lf«re».,LVn ou lvhi. Phila s tre. De Havres. Pratéole, Cutalog. Heeres. berzier, Diriion.de tkétt.
ME7AN0ÉA ou MÈTANOÏA , qui signifie, à la lettre, changement d'esprit, a âme, de fiensée, se prend cbex les Grecs : !■ pour résipiscence, repentir, et, par extension , pour le sacrement de pénitence. En vain Luther s'est-il fondé sur ce mot peur prétendre que pour faire pénitence il suffisait de changer de vie, sans qu'on fut obJig» de haïr et de détester ses péchés passés ; outre que le concile de Trente a détint le centrajre, n 'est-il pas évident qu'on ne peut pas revenir a Dieu sincèrement si on n'a pas une profonde de l'avoir offensé ? 2* Méta- ' principalement cher les Grecs
pour une cérémonie ou pratique de pénitence, qui consiste à se pencher fort bas, et à mettre une main contre terre avant de se relever. Les confesseurs en prescrivent ordinairemont un certain nombre en donnant l'absolution. Tout en regardant ces grandes inclinations du corps comme une pratique très-agréable à Dieu, les Grecs condamnent les génuflexions, et prétendent qu'on ne doi'. adorer Dieu que debout, comme si les gestes du corps n'étaient pas très- indifférents par eux-mêmes, et avaient d'autre signification que celle qui lenr est donnée par 1 usage. Dans l'Occident, se découvrir la téte est une marque de respect ; dans l'Orient, c'en est une de se déchausser et d'avoir les pieds nus. Lorsque Moïse voulut s'approcher du buisson ardent, Dieu lui cria : Ofe ta chaussure de tes pieds; car le lieu dans lequel tu es est une terre minte. 11 exigea de lui la marque de respect qui était alors en usage. 11 est évident que se mettre à genoux ou se prosterner est un signe d'humiliation , par conséquent d'adoration. Lorsque Aaron raconta aux Israélites ce que Dieu avait ordonné à Moïse, ils se prosternèrent pour adorer Dieu. Voy. Exode, m, 3-5; iv, 28-31. Concil. Trident., sess. XIV, can. v. Bergier, Diction, la théol., art. Métanoéa. L'Enryclon. cathnl., au mot CONTRITION (thèof.).
METAPHORISTES , nom donné a des hérétiques qui avaient adopté les erreurs de Daniel Charnier, ministre de Montauban, lequel prétendait, entre autres choses, que Jésus-Christ n'est pas proprement le Verbe et l'image de Dieu le Pere. Voy. Chamier.
MÉTAPHRASTE (SIMÉON LE) Voy. SiMÊON ! LE Mktaphkaste.
MÉTAPHYSIQUE. Les incrédules et les hérétiques ont souvent reproché aux théologiens de mêler les discussions métaphysiques à la théologie, qui doit être entièrement fondée sur la révélation ; mais ce reproche n'a lui-même aucun fondement. Dès l'origine do christianisme, les philosophes auteurs des hérésies se sont sei-vi de la métaphysique pour attaquer les dogmes révélés. Les Pères de l'Église et les théologiens ont donc été forcés de montrer que la métaphysique de ces philosophes était fausse, d'employer toute la précision du langage d'une saine métapiiysique pour exposer et développer les dogmes de la foi, et pour les mettre A couvert des sophismes qu'on y opposait. D'ailleurs nos adversaires peuvent-ils eux-mêmes attaquer on établir on système quelconque autrement que par des arguments empruntés à la métaphysique? Remarquons encore l'inconséquence des hérétiques aneiens et modernes, ariens, protestants , sociniens et autres. D'un côté , ils voudraient que les dogmes de la foi fussent énoncés dans le langage simple et populaire, comme ils t'ont été par les écrivains de l'Ancien et du Nouveau Testament; de l'autre, ils s'efforcent de prouver que ce langage ne s'accorde pas avee la vraie métaphysique, et qu'il n'est pas possible de le prendre à la lettre. Ils ont attaqué le dogme du péché originel par de prétendus principes de justice et d'équité ; le mystère de l'Incarnation, par de fausses notions de ce que nous appelons nature et personne ; celui de l'Eucharistie, par une explication captieuse des mots substance, accidents, étendue, mfttière, corps, etc. Où en seraient les théologiens catholiques, s'ils n'étaient pas meilleurs métaphysiciens que leurs adversaires ? Ainsi ce n'est ni par goût, ni par habitude, ni par un reste d'attachement a l'ancien usage , comme le prétendent nos adversaires , que les théologiens cultivent la métaphysique ;
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elle leur sera absolument nécessaire tant que la religion aura des ennemis. Voy. Bergier, Diction, de théol. VEncyclop. cathol.
METAYER (Martin LE), curé de Saint-Thomas d'Évreux, né dans cette ville, mort en 170i, était licencié en théologie. On lui attribue : Dissertation touchant les pensions sur les bénéfices; Rouen, 1671, in-12; elle se trouve parmi les ouvrages de François Pétard Castel. avocat au parlement. Voy. Vigneul de Marvilie, Mélanges d'hist. et de littèiat., édit. de 1725, t. II, p. 334. Le Brasseur, Hist. civile et ecclés. du comV d'Évreux, p. 411 et 412.
MÉTEL. Voy. Metellus.
ME TEL IN ou MITYLËNE, autrefois LESBOS. Ue de la mer Egée et siège de la ville épisc. de la province des lies Cyclades, au diocèse d'Asie, sous la métropole de Rhodes ; ce siège fut élevé dans la suite à la dignité de métropole. Son premier évéque grec, Évagrius, embrassa l'arianisme ; il se joignit à Georges d'Alexandrie et a Acace de Césarée dans le concile de Séleucie, et souscrivit a leur formule de foi. Mételin a eu en outre des évèques latins, dont le premier parait être Ambroise de Abiatc, dominicain, nommé, eu 1402, par Boniface IX, quoiqu'il ligure dans quelques notices parmi les évéques grecs. Aujourd'hui Mételin a le titre d'archevêché; mais c'est un simple siège in partibus. Voi/. Lequien , Oriens Christ., tom I, p. U53; tom. III, p. 994. Albéric, In Chron. œdil. Upsiat, tom. II, p. 4*0, ad ann. 1206. De Commanville, /'« Table alphttbét., p. 160. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLIV.d. 306-367.
MÉTELIS, MELITES.MESSIL. FUAmiFDOA, ville épisc. de la première Ëgypte, au patriarcat d'Alexandrie, érigée en évéché au v» siècle, a eu neuf évéques, dont le premier, Cronius, fut ordonné par Mélèce de Lycopolis. Voy. VHist. Patr. Alex., p. 176. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1518. De Commanville, /" Table alphttbét h., p. 156-157. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLIV. p. 307.
MÉTELLOPOLIS, siège épisc. de la Phrygie Pacatienne, au diocèse d Asie, sous la métropole de Hiérapolis, a eu deux évéques : le premier, N..., fut représenté au sixième concile par un prêtre nommé Eudoxius, et le deuxième, Michel , assista au huitième concile , ainsi qu'à celui qu'on assembla, sous le pape Jean VIII, au sujet du rétablissement de Photius. Métellopolis est aujourd'hui un simple évéché in partibus. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. I, p. 825. De Commanville, /*• Table nlphabét.. p. 157.Gaet. Moroni, vol. XLIV, p. 307.
METELLUS ou METEL (Hugues), chanoine régulier de l'Ordre de Saint- Augustin, né à Tu n I. en Lorraine, vers l'an 1080, mort l'an 1157. était contemporain et ami de saint Bernard. Il a laissé : cinquante- trois Lettres sur des sujets de théologie, de morale et de discipline; elles ont été insérées, par l'abbé Hugo, dans ses Socrar antiquitatis Monumenta, tom. Il ; Saint-Dié, 1731, in-fol.. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine, et Hist. de Lorraine, tom. I, p. 121. VHist. littér. de la France, tom, XII, p. 495-510. Michaud, et la b'our. Bingr. génér., au mot MÉTEL.
METEMPSYCOSE (Metempsychosis), passage ou transmigration de l'Ame d un homme dans le corps d'un autre homme ou d'une béte lorsqu'il vient à mourir. Les pythagoriciens pensaient que les âmes des hommes qui mouraient passaient dans d'autres corps , et que , si elles avaient été vicieuses , elles étaient enfermées dans des corps de bétes immondes ou malheureuses pour y faire pénitence, et qu'après quel-
ques siècles elles venaient animer d'autres hommes. On prétend que cette opinion a été em-
Eiruntée par Pytha«ore aux anciens brahmanes. I est certain qu'elle forme encore aujourd'hui le principal fondement de la religion des Indiens et des Chinois, qui, non -seulement ne mangent aucun animal qui a eu vie, mais qui ne se défendent pas même contre les bêtes farouches. Suivant Hérodote, les Égyptiens furent les premiers qui enseignèrent que l'Ame est immortelle, et que, le corps une fois détruit, elle passe dans le corps d'une autre créature. Les juifs modernes veulent, contre toute vérité, que la métempsycose soit enseignée dans la Bible ; car on voit clairement, au contraire, par la Loi, par les prophètes et par les auteurs sacrés du Nouveau Testament, que les Ames humaines, après la mort, étaient dans un état fixe, et qu'elles n'avaient plus aucune relation à la vie présente. Il est vrai que Joseph et Phi- Ion parlent de la métempsycose comme d'un sentiment très-commun dans leur nation, mais cela ne prouve nullement que ce soit sur l'Écriture que ce sentiment ait son fondement ; les Juifs avaient pu le puiser dans la Chaldée, pendant leur longue captivité de Babylone, ou l'avoir emprunté des Grecs, avec lesquels ils eurent des relations de commerce. Voy. Psaume lvii, 39. Ecclésiaste , xu , 7. Joseph, Antunat., 1. XVIII. c. H, De Bello Jud., 1. 11, c. XII ; I. VII, c. xxv. Philo, De Somniis, p. 586, et De Gigantib.. p. 285. D. Calmet, Dktkm. de la bible. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol. Bergier, art. Transmigration des ames.
METÉMPSYQUE {Metempsychus), nom de secte. Les métempsyques étaient ceux qui, soit parmi les juifs, soit parmi les chrétiens, admettaient la métempsycose de Pythagore.
MÉTÊZEAU (Paul ), oratorien . né A Dreux vers l'an 1582, mort a Calais en 1632, seconda M. de Bérulle dans la fondation de l'Oratoire, fut licencié de la maison et société de Navarre, et acquit une grande réputation comme prédicateur. On lui doit : 1» Theotogia sacra juxta formam evangelicce prcedicationis distnbuta ; Paris, 1625 ; — 2» L'hxercice intérieur de V homme chrétien; ibid., 1627; — 3° Traité de la vie parfaite, par imitation et ressemblance de Jésus- Christ; ibid., 1627, in-8»; — 4» De Sancto Sacerdotio, ejus dtgnitate et functionifnts sacris, ad sacerdotum atque omnium qui orationi, mimsterio verbi, cura animarum wcumbunt ,piam institutionem; ibid., 1631. Voy. Richard et Giraud. Michaud, Riogr. univers.
METHAMAUCUM Voy. Malamocco.
METHCA, campement des Hébreux dans le désert, entre Taré et Hesmona. Voy. Nombr., xxx m, 28, 29.
METH0CHITE ou MÉT0CHITE (Théodore), grand logolhete de l'Eglise de ConstanUnople, mort en 1332, fut un des plus savants grecs de son époque. 11 a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° une Histoire s ne rte; — 2* des Mémoires et des Pensées, publiés par Janus Bloch, sous ce titre : Specimma operum Theod. Metochitce; Copenhague, 17U0, in-8«. Voy. Jean Cantacuiène, Hist., 1 1, c ux, et I. II, c. I. Meursius, In Sot. ad Metoch. Richard et Giraud. Michaud. Biogr. univers. La Nouv. Hiogr génér,
I. MÉTHODE ou MÉTHODIUS , EUBULBS , EUB0L1DS (Saint), martyr et docteur de l éghse, vivait du tu* au iv« siècle. 11 fut successivement évéque d'Olympe et de Patara en Lycie, et de Tyr en Phéuicie; on croit qu'il souffrit le martyre sous Dioclétien et Gaierius. Le»
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Grecs l'honorent le 20 juin, et les Latins le 18 septembre. 11 a laissé en grec : i* De la Résurrei-tton, contre Origène ; on en trouve des fragments dans saint Êpiphane, Panarium; dans Photius, BMtothéque, et dans saint Jean Damas* cène ; — 3* Sur les Choses créées , dans Photius :
— 3» Sw le libre Arbitre et torigine du mat, publié par Combefis, en grec et en latin, avec des notes; Puis, 1614, in -loi., et par Léo Allatius;
— 4» De r Angélique Virginité et de la cluistelé, imprimé, par Léo Allatius , sous ce titre : & Metkodùy episcopi et 'martyrù, Convivium deçà rtrçwmn, etc.; Rome, 1656, in-8°; par le P. Poessmes ; Paris,1657, in-8»,et par le P. Gornbea\ dans son Auctuarium Bibiioth. PP. Gra> corn ; 1672. Les ouvrages de saint Méthode ont été réimprimés dans la Bibliotheca maxima Patnm de Lyon, tom. III. Vou. saint Jérôme, Dr Vir. iihutr., c. LXXXIII, et Epist., LXXXlv. Photius. Cad., ccxxxiv, cci x xvu. Henschenius, dans les Aeta Sanctorum , tom. VI, junii, p. 5. Tillemont. Mémoires, tom. V, p. 467. O. Ceillier, Hist. des A ut. sacr. et ecclés., tom. IV, p. 26 etsuir. Kichard et Giraud. Michaud, Biogr. mtrrrs. La Nouv. Btoçr^génér.
11. METHODE ou METHODIDS (Saint), confesseur et patriarche de Constant! nople. né à Syracuse, mort le 14 juin, vers 1 an 846, distriboa ses biens aux pauvres, entra dans les orires, et se retira dans le monastère de Chenobc ou du lac des Oyes, bâti par saint Etienne le jeune. Saint Nicephore , patriarche de Constantinople , l'incorpora dans le clergé de son église, et le chargea d'une mission auprès du Pascal. Méthode rapporta de Rome une dans laquelle le souverain pontife demandait à l'empereur Michel de faire cesser les persécutions auxquelles les orthodoxes étaient en batte; mais l'empereur, irrité, lit jeter Méthode en prison, et il n'en sortit que sous Théophile, its et successeur de Michel. Cependant ce prince, le trouvant inébranlable dans son orthodoxie, le condamna encore à la prison, et ce fut seulement sous Théodora, régente de l'empire, que Méthode devint patriarche de Constantinople, à la place de Jean, qui avait pactisé avec les iconoclastes. Il assembla immédiatement un concile d'évéques catholiques, travailla avec ardeur à détruire les vices et l'hérésie, et triompha des Lâches calomnies de son prédécesseur. L'Eglise honore sa mémoire le 14 juin. Nous avons de saint Méthode : 1° Encomium S. Dio- «ym Areopagitœ . publié en grec; Florence, lyhi, in-»»; Paris, 1562, in-8»; en grec et en latin dans les (JEuvres de saint Denys I Aréopagite. tom. II ; Anvers, 1634, in -fol.; — 2° Oratio m eot qui dictait : Quid profuit Fitius Dei cruafixus ? publié, en grec et en latin, dans Gretier, De Cruce, tom. 11 ; — 3» De Occurtu SimeoniseiAmsurntemplo, et /« Hamos palmorum : ces deux sermons ont été insérés par Combefis parmi les Œuvres de Méthode Eubulus ; — 4* Ençomium S. Agathœ, virgmis et martyris, imprimé, en grec et en latin, dans Léo Allatius, Diatnba de Methodiis ; — 5> Constitutio de us qui dicerso modo et di versa attate post abnegationem couctam ce/ voiuntariam ad fidem christianam retertuntur, imprimé, en grec et en latin, dans Goar, Euchoiogia Grœcorum. Voy. Cédrène, Zona re et les autres écrivains de l'Hist. Byzantine. Léo Allatius, Diatriba de Methodiis. Bolland., Acta Sanctorum, tom. II. Baronius, An- W. . ad ann. 842. Richard et Giraud.
L METHODISTES, nom que les protestants oat donné aux controversistes fiançais, parce qu'ils ont suivi différentes méthodes pour- atta-
quer le protestantisme. Mosheim, savant luthérien, dit qu'on peut réduire ces méthodistes 4 deux classes. Ceux de la première imposaient aux protestants, dans la dispute, des lois injustes et déraisonnables ; car ils exigeaient de leurs adversaires qu'ils prouvassent tous les articles de leur croyance par des passages clairs et formels de l'Ecriture sainte, et qu'ils leur interdisaient tout raisonnement, toute conséquence, toute espèce d'argumentation. Enfin ils laissaient à leurs adversaires toute la charge de prouver, afin de se réserver seulement le soin de répondre et de repousser les preuves. Ceux de la deuxième classe pensaient que pour abréger la contestation, il fallait opposer aux protestants des raisons générales, nommées préjugés, et que cela suffisait pour détruire toutes leurs prétentions. Ces accusations de Mosheim sont dirigées particulièrement contre l'ex -jésuite François Véron , curé de Charenton , les frères de Wallembourg , et le cardinal de Richelieu. Il est facile de répondre à ces allégations de Mosheim : 1° Dès que les protestants ont posé pour principe et pour fondement de leur réforme que l'Ecriture sainte est la seule règle de foi, que c'est par elle seule qu'il faut décider toutes les questions et les terminer, quelle injustice y a-l-il de la part des théologiens catholiques de les prendre au mot, et d'exiger qu'ils prouvent tous les articles de leur doctrine par des passages clairs et formels de l'Écriture? Prétendent-ils enseigner sans règle et dogmatiser sans principes? lis ont eux-mêmes imposé cette loi aux catholiques, qui l'ont subie, et ils trouvent ensuite qu'elle est trop dure, et ils voudraient s'en exempter. Ce sont eux qui sont venus attaquer l'Église catholique, et lui disputer une possession de Quinze siècles : c'est donc à eux de prouver par 1 Ecriture que cette possession est illégitime. 2° Il n'est pas vrai que les controversistes catholiques aient interdit aux protestants tout raisonnement et toute conséquence; ils ont exigé seulement que les conséquences fussent tirées directement de l'Ecriture, claires et formelles. Il n'est pas vrai non plus que nos controversistes se soient bornés à répondra aux preuves des protestants. Véron, dans sa Profession de foi catholique, prouve chacun de nos dogmes de foi par des textes formels de l'Ecriture. Les frères de Wallembourg n'ont pas fait autrement : seulement , ils sont allés plus loin : ils ont démontré que la méthode de l'Eglise catholique a été la même dans tous les siècles, et que les Pères de l'Église l'ont employée pour prouver les dogmes de foi et réfuter toutes les erreurs ; que celle des protestants, au contraire, est fautive, et justifie toutes les hérésies sans exception: que leur distinction entre les articles fondamentaux et les non-fondamentaux est nulle et abusive; qu'ils ont falsifié l'Ecriture sainte, soit dans leurs explications arbitraires, soit dans leurs versions, et ils le prouvent en comparant leurs différentes traductions de la Bible; que, non contents de cette témérité, ils rejettent encore tout livre de l'Écriture qui contrarie leurs vues. Ces mêmes controversistes font voir clairement que c'est par témoins ou par la tradition que le sens des Livres saints doit être fixé, et que les articles de foi doivent être décidés, et non pas autrement. Or c'est après tous ces préliminaires qu'ils opposent aux protestants la voie de prescription et des préjugés très- légitimes ; savoir : le défaut de mission dans les réformateurs, le schisme dont ils se sont rendus coupables, la nouveauté de leur doctrine, e\. Ils ont donc prouvé d'une
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manière Invincible, non- seulement la pcssession de l'Église catholique, mais la justice et la légitimité de celle possession. 3° Puisque les protestants ont allégué, pour motif de leur schisme, mie l'Église catholique n'était plus la véritable Eglise de Jésus-Christ, le cardinal de Richelieu n'a pas eu tort de prétendre qu'en prouvant le contraire on sapait la réforme par le fondement. Sur ce point, comme sur tous les autres, nos adversaires se sont très-mal défendus; ils ont varié dans leur svstème; ils ont admis tantôt une Église invisible , tantôt une Église composée de toutes les sectes chrétiennes, quoiqu'elles s'excommunient réciproquement, f t ne veuillent avoir ensemble aucune société. Bossuet a démontré l'absurdité de l'nn et de l'autre de ces systèmes, et les protestants n'ont rien répliqué. L'on sait de quelle manière ils ont répondu a. YHistoirc des Variation* ; forcés d'avouer le fait, ils ont dit que l'Église catholique avait varié aussi bien qu'eux et avant eux. Mais ont-ils fourni des preuves aussi positives et aussi incontestables que celles de Bossuet contre eux? Leurs plus célèbres écrivains n'ont
Su alléguer que des arguments négatifs. Ils ont it : c Nous ne voyons pas, dans les trois premiers siècles, des monuments de tels et de tels dogmes que l'Église romaine professe aujourd'hui : donc on ne les croyait pas alors ; donc elle a varié dans sa foi. » On leur a démontré la nullité de ce raisonnement en leur prouvant que, l'Église du iv« siècle ayant fait profession de ne croire que ce qui était déjà cru et professé au ui*, les monuments du iv» siècle sont une preuve incontestable que tel dogme était déjà cru et enseigné auparavant. Voy. Bergier, qui, dans son Diction, ae tliéologie, rapporte et réfute victorieusement quelques autres objections de Mosheim contre les prétendus méthodistes français.
H. MÉTHODISTES, secte d'Angleterre qui a pris naissance dans l'université d'Oxford ; elle est composée d'hommes et de femmes qui se réunissent deux fois par semaine pour prier, chanter des psaumes, et se confesser les uns aux autres. On les appelle méthodistes parce qu'ils prétendent avoir trouvé une méthode ou une voie particulière pour arriver au salut. Ils se disent inspirés, mènent une vie fort austère, et poussent le calvinisme, sur les matières de la prédestination et de la grâce, jusqu'à l'excès. Les méthntUstes se sont répandus aux Etats- Unis, en Écosse, en Allemagne, en se divisant en diverses branches, qui ont pris les noms de leurs chefs respectifs, comme Wessèiens, Withefields , Kilamitcs, et qui diffèrent d'opinions sur plusieurs points. Les méthodiste» rencontrèrent dans ces divers États de nombreux et de vigoureux adversaires. On les attaqua à la fois par le dédain et par les persécutions, par une polémique acérée, passionnée et infatigable, et par une arme bien plus meurtrière encore, celle du ridicule. Voy. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théot. L'Encyclopéd. cathol. Le Diction, de ta théot. cathoi.; dans ces deux derniers ouvrages, la matière est traitée avec plus d'étendue.
MÉTHONE, aujourd'hui MODON. ville épisc.
de la province d llellade. sous la métropole de Patras, au diocèse de 11 Ih ne orientale. Elle a eu neuf évêques grecs, dont le premier, Tychicus, souscrivit la lettre du concile de Sardique, et dix-huit évoques latins, dont le premier, Jean ou Joseph, siégeait, au xm* siècle, sous Innocent III. Méthone est aujourd'hui un sim- 1 pie évôehé m partttms, toujours sous la métro- 1
pôle de Patras, siège également in part&tts. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. Il, p. 231, et tom. III, p. 1031. De Commanville, F* fable alplmbét., p. 157. Richard et Giraod. Gaet. Moroni.vol. XLIV. p. 310-312.
I. METHYMNA ou HÉTIMNA. ville épisc. de l'Ile de Lesbos, nne des Cyclades, située au diocèse d'Asie, sous la métropole de Rhodes, érigée au vi« siècle. Il parait, d'après les actes des conciles, qu'elle fut érigée en archevêché avant l'an 809, et qu'elle obtint plus tard la dignité métropolitaine. Elle a eu dix-sept évéqoes, dont le premier, Chrislodore , souscrivit la relation du concile de Constantinople au pape Hormisdas au sujet de l'ordination du patriarche Épiphane. Voy. Lequien. Oriens Chrut., t. L p. 961. De Commanville. f^Tablealphabét.. p. 157.
IL METHYMNA CAMPENSIS ou CAMPES- TRIS, foi/. Medisa , n* IV.
M ET I MM A. Voy. METHYMNA, 11° IL
METIS, METTIS. Voy. METZ.
L MÉTOCHITE (Georges), archidiacre de l'Église de Constantinople , vivait dans la seconde moitié dn xm» siècle. Ami intime et adhérent de l'empereur Andronic l'ancien, il se prononça pour la réunion des Eglises latine et grecque. Il fut exilé, sous Andronic le jeune, à cause de ses opinions, et il mourut dans l'exil. On a de lui : 1° Réfutation de trois chapitres de Planude; — 2* Réponse à Manuel Sépos de Crète; ces deux ouvrages ont été publiés par Léo Allatios dans la Gracia orthodosn , tom. II ; — 3» Discours sur la réunion des Eglises, dont AIlatius a donné un fragment; — 4° un Traité sur la procession du Saint" Esprit , dont on trouve un fragment dans la Diutrxba contra Hotttnoerum. Vo»/. La Nouv. Biogr. génér.
IL MÉTOCHITE (Théodore). Voy. MÊTHO-
CHITE.
MÊT0P0SC0PIE {Metoposcopia) , mot grec qui signifie divination par le visage. C'est l'art d'après lequel on prétend connaître le tempérament et les mœurs d'une personne par I inspection des traits du visage. Cet art est fort incertain, et de La Chambre, dans son Traité de f art de connaître, a raison de l'appeler Yart de faire des jugements téméraires , parce que , en effet, les traits du visage trompent souvent.
MÉTRA ou MÉTRI, ville épisc. de la province d'Europe, sous la métropole d'Héraclée, située aux environs de Constantinople. Elle fut érigée en évèché au ix* siècle. On en connaît trois évêques, dont le premier, Constantin, assista au septième concile général: le dernier, Procope, gouvernait aussi l'Église a'Athyre en 1564. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. L p. 1149. De Commanville , Table alphabét., p. 157. Richard et Giraud. Gael. Moroni, vol. XLIV, p. 312.
MÉTRACHA, ville de la province de Zichie,
ÎaJ fut érigée en métropole et unie i celle de ichie, capitale de la province du même nom. l'oy. Zichik. Cnmpar. Matricha.
METRE (Saint), martyr et compagnon de.
sainte Anollonie ou Apolline. Voy. Apolline.
METRETA, mot par lequel la Vulgate a rendu l'hébreu bath, mesure qui servait pour les liquides.Voy. II Paralip., il, 10; iv, 5, et Bath,ii*I.
I. MÉTRI. un des ancêtres de Saûl. Voy. 1 Rois, x, 21. * IL MÉTRI, ville épisc. Voy. Metra.
MÉTROCOMIE (Afrrraomia). terme composé des deux mots grecs mère et btntrg, village, et
3 ni est souvent employé dans l'histoire eedéastique pour désigner un bourg qui en a d'autres sous sa juridiction. Ce que les métropoles étaient parmi les villes, les métrocoraies l'é-
MÉTR