‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 315 sur 1294 · METZ · texte numérisé non relu

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taient parmi les bourgs à la campagne ; ces métrocomies avaient un chorévéque qui y résidait. Voy. D. Macri tiierotexicon.

M ÉTRODO RE (Saint) , martyr et compagnon de saint Pione. Voy. Richard et Oiraud, et l'art. Pione.

I. MÉTROPH ANE (Saint), évéque de Bvzance ou Constantinople, vivait au iv« siècle ; fl gouverna eon église de l'an 313 à l'an 323; on n'a, du reste, aucun détail sur sa vie. Le martyrologe romain le qualifie de confessetir insigne, et les ménées des Grecs marquent sa féte au* juin. Voy. Bollandns , au 4 juin.

H. MÉTROPH ANE, évéque de Smyrne, vi* vait au IXe siècle. Il se fit remarquer par son opposition à Photius, qu'il combattit dans le concile assemblé à Constantinople en 869; aussi, lorsqu'en 879 Photius redevint patriarche, Métrophane dut quitter son siège , et terminer sa vie dans une retraite obscure, il a laissé : une Lettré au patrice Manuel sur les faits survenus dans ùt cause de Photius de l'an 858 à Fan 870 ; ce document a été inséré, en grec et en latin, dans Labbe, Concilia, tom. Vlfi, et dans Baderus. Acta concilii C. P. quart i ; Ingolstadt, 1001, in-4°. On lui attribue encore une Lettre au patrice Manuel touchant le manichéisme et le mvstère du Saint-Esprit ; mais elle parait appartenir plutôt à Photius. Voy. Baronius, Annal, ad ann. H70.

III. METROPH ANE (Christopoulo), théologien grec, né à Berrhœa vers l'an 1569, mort en 1058, prit l'habit religieux et devint protosyncelle de l'église de Constantinople. Il fut char-

fé par le patriarche Cyrille Lucas d'examiner état des Eglises protestantes de l'Europe, et, à son retour en Orient, on le nomma patriarche d'Alexandrie. Il a laissé : 1° Confessia tnlkuticet et apostnlicœ in Oriente Ecclesite, en grec et en latin j Helmstxdt, 1661, in-4#; cette confession favorise en quelques endroits la doctrine des

Jirotestants contre les sentiments les plus maniestes des Grecs; mais elle est conforme, en d'autres endroits, aux dogmes de l'Eglise catholique j — 2» Oratio panegyrica et dogmatica in Sutivitatem Jesu Cnristt ; Altdorf, in- 4»; — 3° Epistola de vocihus in musica lilurgica Gratcorum usitatis; Wittemberg, 1710; réimprimée dans Gerbert, Scriptores ecclesiastici de musica sacra, tom. III. Voy. Moréri, Diction, histor. Feller. Michaud. Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

MÉTROPOLE (MétronolùY terme qui chez les Grecs signifiait une ville mère, c'est-a-dire celle d'où sortaient les colonies qui allaient habiter d'autres terres. Les villes de ces colonies étaient comme les filles de la ville mère. Plus tard , les Romains appelèrent métropole la ville capitale ou principale d'une province. Le gouvernement ecclésiastique ayant été constitué d'après le gouvernement civil, on appela métropoles les églises de ces villes capitales, et métropolitains les sièges épiscopaux établis dans ces métropoles. Voy. Gaet. Moroni, vol. XLIV, p. 312-314.

I. METROPOLIS, ville épisc. de la province et du diocèse d'Asie, sous la métropole d Ephése. On en connait deux évéques, dont le premier, Marccilin, assista et souscrivit au concile de Chalcédoine, et le deuxième, Jean, se trouva au concile de Photius. Voy. Lequien, Orietu Christ., lom. I , .p. 708.

II. MÉTROPOLIS, ville épisc. de la province de Pisidie, au diocèse d'Asie, sous la métropole d'Antioche. On en connait cinq évéques, dont le premier, Polycafpe, assista au premier con-

cile de Nicée. Voy. Lequien, OHene Christ., tom. I, p. 1056. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol, XLIV, p. 314.

III. METROPOLIS, ville épisc. de la province de Thessalie, sous la métropole de Larisse, au diocèse de l'IIlyrie orientale. On n'en connait qu'un évéque, M. ire. qui assista au premier concile de Nicée. Voy. Lequien, Oriens Christ., t* II, p. 122.

METROPOLITAIN (Metropoli tonus), terme qui se dit de l'archevêque et de son église cathédrale. L'Église ayant adopté la division établie dans l'empire romain, érigea dans les villes capitales des évéques qui prirent le nom de métropolitains, et cette érection, qui date de la lin du m' siècle, fut confirmée par le concile de Nicée. Les distinctions de métropolitain et de primat ne commencèrent qu'au V* siècle dans les Gautes ; à cette époque , les évéques de Vienne et d'Arles se disputèrent le droit d'ordination des évéques de la province, qui appartenait aux métropolitains, ainsi que le droit de préséance sur tous les autres évéques de la province, celui de convoquer le concile provincial, etc. Voy. Thomassin, Discipline ecctés. Le Joum. des Savants, 1736, janvier, p. 49-50. Richard et Giraud. L. Ferraris, Prompta Bihliath. Gaet. Moroni, vol. XLlV, p. 314-320. L'abbé André, Cour* alphnhét. de droit canon.

METROPOLITAINE (ÉGLISE). On appelle ainsi l'église cathédrale d'une métropole.

METS (Laurent del, prélat flamand, fié à Grammont vers l'an 1520, mort à Nannir en 1580, fut curé de Dtense, chanoine de Sainte- Gudule à Bruxelles, vicaire du cardinal de Gran* velle, archevêque de Malines,et son officiai pour Bruxelles. L'an 1569, l'université de Louvam le nomma conservateur de ses privilèges, et il fut élevé, la même année, au siège épisconal de Bois-le-Duc. L'an 1570, il assista au concile provincial de Matines; l'année suivante il convoqua un synode, et plus tard il fonda un séminaire. En 1577, 1 insurrection des calvinistes l'obligea de se réfugier à Cologne, puis à Namur. dont Grégoire XIII le nomma évéque en 1578. II a laissé : 1» Statuta synodi diCecesanœ Buscoducensis, etc. ; Bois-le-Duc, 1571, in-8»j —2* Manuale pastorum dicecesis Sylvceducensts ibid., 1572, in-4°. Voy. André-Valere, Biblioth.Belg.j p. 622, et Fasti academici studii Lovaniensis, p. 70. Foppens, Biblioth. Belg.. p. 810, et t hronohgia Episcopor. Belgii. p. 110. Paquot, Mémoires pour servir à thief. llttér. des Pays-Bas, tom. XII. La Souv. Biogr. génér.

t. METZ (Mette, Métis, Mcttis), ville épisc. de France autrefois sous la métropole de Trêves, et aujourd'hui sous celle de Bezançon. Elle s'ap-» pelait d'abord Divodurum Mediomatncorum , comme capitale des peuples nommés Medioma* trici; c'est au commencement du V» siècle qu'elle prit le nom de Meta*. Elle fut érigée en évêchê dans le ni* siècle. Le diocèse de Metz s'étendait au nord, le long de la Moselle, et comprenait, entre autres, la Lorraine allemande et le pays de la Sarre; il se compose aujourd'hui du seul département de la Moselle. Suivant la tradition de l'Eglise de Metz , ce fut saint Clément , disciple de saint Pierre et oncle de saint Clément pape, qui le premier gouverna cette église; mais cette tradition parait d'autant moins fondée,

3ue Clément, premier évéque de Metz, ne vint ans les Gaules que vers le milieu du ni* siècle.

premier .la

LaBbe', tom. V, IX. Hardouih, tom. II, III, VI.

aans les liâmes que vers le milieu nu ni'sieci Il v a eu à Metz onze conciles, dont le premi se tint l'an 550, et le dernier en 1552. Voy. Regia , tom. XI . XIV, XVII , XXI , XXII, XXI

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