‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 320 sur 1294 · M1CH · texte numérisé non relu

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iïouv. Biogr. génér., qui donne aussi des détails intéressants sur les écrits du savant allemand. J.-B. Glaire, qui, dans son Introd. histor et crit., etc., signale tout ce qu'il y a de vrai dans les écrits de Michaelis relativement aux Livres saints, et fcit connaître en même temps les diverses erreurs commises par le docte écrivain de Halle.

IV. MICHAELIS (Jean Georges), protestant, né à Zerbst en 1600, mort à Halle l'an 1758,

firofessa la théologie dans cette dernière ville. 1 a laissé : 1° De Duabus Avibus, purgationi leprosi destinait* ; Halle, 1737, in-4«; - 2» De Tempestate maris a Christo miraculoso motto sedata; ibid., 1739, in-4»; — 3» Obsenwtiones sacra: Utrecht, 1738, in-88; Arnheim, 1752, in-8°;

— 4* Exercitatio thcotoyico- theologica de eo ; Num solemnis expiationum dies sut templo secundo fuerit célébra tus; Halle, 1751 , in-4»; — 5° Exercitationes theologico-philologicat ; Leyde, 1757, in-8». Voy. la Souv. Biogr. génér.

V. MICHAELIS (Jean-Henri), protestant, né à Klottemberg, en Saxe, l'an 1668, mort a Halle en 1738, se lit recevoir docteur, et professa successivement, dans cette dernière ville, la théologie , le grec et les langues orientales. Plus tard il devint supérieur du séminaire théologique de la même ville. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : 1° Dissertât iones de Angelo Deo ; 1701 ; — 2° Nova Versio latimt psalteni athiopici cum notis philologicis ; 1701 ; — 3" Disfcrtationes de textu Novi Testamenti graxo ; 1707, in -12; — 4° De Isaia propheta, ejusoue vaticinio; Halle, 1712; — 5° Dissertalio de rege Ezechia, Ecclesiœisraelilica s eu judaica? refortna' matore; 1717 ; — 6° Biblia hebraica; Halle, 1720, 2 vol. in-4° et in-fol . édition très-vantée, faite sur celte de Jablonski. que Michaelis compara avec dix-neuf autres éditions imprimées et cinq manuscrits d'Erfurt, dont trois contenaient lu M assort ' — 7° Vberiorum annotationum in Hagiographo» Volutnina tria; ibid., 1720, in-4°; — 8* Dissertatio de Christo petm ne fumtamento Entente, ex Mathœi xvi ; 1726; — 9» Dissertatio de nexu ofKciorum Itominis christiuni in vero Dei cultu; 1728; — 10* Dissertatio de cognoscenda; theologia principio; 1732; — 11° De Codicibus manuscriptis biblicô-hebraicis maxime Erfurtensibus; Halle, 1706; — If» De Usu Septuaginta interpretum in Novum Testamentum; ibid., 1709;

— 13» De Ubro Coheleth, seu Ecclesiastes Salomonis; ibid., 1716: — 14° De Cantico canticorum Salomonis; ibid., 1717; — 15» Introductio historico-theologica in S. Jacobi Minoris Epistolam cntholicam; ibid., 1722; — 16» De Fera Gratia Jesu Christ i, qua proprie christiani sumus et salvamur; ibid., 1725. Voy. Richard et Giraud. Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.

VI. MICHAELIS (Sébastien), dominicain, né à Saint-Zachane, en Provence, l'an 1543, mort à Paris en 1618, était bon philosophe, excellent théologien, et profondément versé dans les saintes Écritures, l'histoire et les langues. Il travailla avec zèle et succès à la conversion des calvinistes, qui voulurent plusieurs fois attenter à sa vie , et il introduisit la réforme dans plusieurs couvents de son Ordre, dont il forma une congrégation particulière , avec l'approbation du souverain Pontife. Il devint le premier vicaire général des religieux de cette ré/orme, et fonda à Paris le couvent de l'Annonciation, dont il fut élu prieur en 1616. H est regardé comme le restaurateur de la vie régulière dans quelques provinces de France. On a de lui, entre autres écrits : 1» Démonstrations évangéliques sur la vraie généalogie de sainte Anne et

de ses trois filles les trois Maries , où il est prouvé que les saintes Maries sont vraies sœurs de Notre- Dame; Toulouse, 1590; Lyon, 1592, in-4»; sentiment qui n'a jamais été commun dans l'Eglise ni reçu parmi les savants; — 2* Homélies et consolations spirituelles sur les dimanches et féte* , depuis Pâques jusqu'à la sainte Trinité, avec des sermons pour le jour et l'octave de la féte du Saint-Saavment ; Paris.1617, in-8»;— 3» Histoire admirable de la possession et conversion d'une pénitente séduite par un magicien; Lyon, 1614, in-8°; 2» édit.;— 5* des ouvrages de controverse. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Pratdic, t. II, p. 409 et suiv. Le P. Touron, Hommes illustr. de l'Ord. de Saint- Dominig., tom. V, p. 19 et suiv. Richard et Giraud, qui donnent des détails intéressants sur la personne de Michaelis, et indiquent plusieurs autres ouvrages de ce Père.

MICHAlA, fille d'UricI de Gabaa, et mère d'Abia.roi de Juda. Voy. Il Paralip., xni, 2.

MICHAS, de la tribu d'Éphraira, était le fils d'une femme veuve, riche et superstitieuse, qui, ayant fait fabriquer pour son fils un éphod ou ornement sacerdotal omé de quelques figures de métal, le plaçai dans la maison «le Michas. Ce dernier établit prêtre un de ses propres fils, puis un jeune lévite; mais les hommes de la tribu de Dan ayant enlevé l'idole, la portèrent à Lais ou Dan, et choisirent Jonathan pour prêtre. Depuis cette époque, cette ville fut toujours un lieu de superstition, et on y vit constamment ou les téraphim de Michas ou les veaux d'or de I Jéroboam . Voy. Juges, xvn.

I. MICHEE . dit l'Ancien, prophète, était fils ( de Jemla, de la tribu d'Éphraïm. Achab ayant \ résolu cette année-là même de faire la guerre à Bénadad, roi de Syrie, demanda à Josaphat, roi de Juda , de l'accompagner dans cette expédition; mais ce prince, n'ajoutant pas foiaux promesses des prophètes de Baal, exigea qu'on fit venir un prophète du Seigneur. On appela Michée, qui prédit un échec a Achab, et le roi d'Israël ordonna que le prophète lut rais en prison. Achab périt, en elTet, le jour même du combat ; mais on ignore ce que devint Michée ; les Grecs l'honorent comme un martyr le 14 août. Voy» III Rois, xxii, 8 et suiv.

H. MICHEE. appelé le Jeune, pour le distinguer du précédent, qui était, en eltet, plus ancien que lui, tient le sixième rang parmi les douze petits prophètes dans les Bibles hébraïques et dans la Vulgate, occupe le troisième dans les Septante, qui le placent entre Amos et Joël. L'inscription de sa prophétie lui donne l'épilhète de Hammôraschtt ou te Hummorascfiite, et, selon la Vulgate, Morasthite, épithète que les uns dérivent de Mar-escha, ville de la tribu de Juda, et les autres de Môresrheth Gad, petite ville située dans le voisinage d'Éleuthéropolis. L'inscription

S joute que Michée prophétisa sous les règnes e Joathan, d'Achai et d'Ezéchias, rois de Juda. Sa vie est complètement inconnue, et son genre de mort est fort controversé. Les Grecs honorent sa mémoire le 14 août , et les Latins le 15 janvier. Michée a laissé sept chapitres de prophétie, dans lesquels il prédit les malheurs de Samarie et de Juda, la captivité et le retour des dix tribus, le règne du Messie et de l'Église chrétienne, dont la domination s'étendra jusqu'aux extrémités du monde, puis la chute de BabUone, le rétablissement des villes d'Israël et le bonheur des Israélites. Quelques critiques modernes, tels quejusli, Hartmann, Eichhom et Bertholdt, ont prétendu que le livre de Michée était un recueil d'oracles épars qui doivent avoir été écrits i des différentes. Ils ont même tenté de dé-

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