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terminer chacun de ces oracles partiels, et d'assigner Tépoque à laquelle il aurait été composé. Il faut remarquer que ces écrivains sont loin de s'accorder entre eux sur ce point; ce qui rend déjà leur principe commun fort contestable. Mais on peut le combattre par des preuves directes et positives, comme nous croyons l'avoir fait ailleurs. Voy. D. Calmet, Didion.de la liibte. J.-B. Glaire, Introduction, etc.,tom. IV, p. 70-84, où il est traité du sujet et du plan des prophéties de Malachie , de leur authenticité , de leur divinité, de leur caractère poétique, enlin des principaux commentaires qui ont été composés pour les expliquer.
III. MICHEE, fils de Samarias, avertit les princes de Juda que Baruch avait lu dans le temple, devant le peuple assemblé, les prophéties de Jérémie, qui était alors en prison. Voy. Jérémie. xxxvi, 11, 12,13.
* MICHEL. Comme ce mot .s'applique à des homonymes divers, nous avons place d'abord celui qui est mentionné dans la Bible, puis les Ordres de chevalerie et les abbayes qui portent le nom de Michel , enlin les autres homonymes qui n'appartiennent à aucune de ces catégories.
I. MICHEL (Saint), en hébreu Michdéi, c'està-dire qui est comme Dieu, semblable à Dieu, est honoré par l'Église comme l'archange , le premier et le principal des anges, le chef de la milice céleste. Le nom de Michael ou Michel est donné dans l'Ancien Testament à plusieurs hommes; mais, dans le prophète Daniel, il désigne l'ange tutélaire de la nation juive; dans l'Epitre de saint Jude, il est appelé archange ou chef des anges , et dans l'Apocalypse il est dit : Michel et ses anges. De là vient le culte particulier que l'Eglise lui rend. Quelques-uns croient que ce fut saint Michel qui apparut à Moïse dans le buisson ardent, à Josué dans la campagne de Jéricho, à Gédéon, à Manué , père de Samson , et qu'il conduisit les Hébreux dans leur voyage du désert. L'Église chrétienne célèbre trois apparitions de saint Michel : 1° celle de Chones ou Colosses, en Phrygie, et dont on ne sait pas positivement l'époque ; ja fête de cette apparition a été fixée, dans l'Église d'Orient, au G septembre; 2° celle du mont Gargan, aujourd'hui mont Saint- Ange, en Italie, dans le royaume de Naples, et qui eut lieu, croit-on, à la lin du \* siècle, sous le pape Gélase I"; on a placé au 8 mai la féte de cette apparition , et au 29 septembre celle de la dédicace de la caverne dans laquelle saint Michel apparut; 3° celle qui eut lieu vers l'an 706, en présence d'Autbert, evéque d'Avranches, à l'endroit où était située l'abbaye de Saint-Michel, dans le golfe qui se trouve entra la Normandie et la Bretagne. On célèbre la mémoire de celte apparition le 16 octobre. Voy. Exode, xxiu, 20. Daniel, x, 13, 21, et xu,l. Jude, Epttre IX. Apocalypse, xit, 7. D. Calmet, Diction, de la Bible, et Comment, littéral rur t Exode, xxiii, 20. Richard et Giraud.
IL MICHEL (AILE DE SAINT-), Ordre militaire. Voy. Aile, n« II.
III. MICHEL (SAINT-), Ordre militaire français institué l'an 1469 par Louis XI, dans le château d'Amboise. Les chevaliers portaient un collier d'or fait de coquilles entrelacées sur une chaîne d'or, où pendait une médaille représentant l'archange saint Michel terrassant le démon. L'église du Mont-Saint-Michel, en Normandie, fut destinée par Louis XI à célébrer les offices divins et les cérémonies de l'Ordre ; plus tard Henri II les transféra à la Sainte-Chapelle de Vincennes, et, l'an 1643, Louis XIV les transportaaux Grand s-Cordeliers de Paris. Voy.
Favin, Théâtre ff honneur et de dtevalerie. Le P. Hélvot, Histoire des Ordres monast. et milit., tom. VIII, p. 370. Statuts de TOrd.de S. -Michel : Paris, 1725, dernière édit., in-4». Hermant, Histoire des Ord. de chevalerie, p. 340-347. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Gaet. Moroni,vol. XLV, p. 16-19.
IV. MICHEL (SAINT-), Ordre militaire qui, selon Aubert le Mire, fut fondé par Ferdinand I", roi de Naples. Le P. ilélyot ait que cet Ordre est supposé, et qu'Aubert le Mire l'a apparemment confondu avec celui de Y Hermine, que ce prince avait institué. Voy. le P. Hélyot, Hist. des Ord. monnst., tom. VIII, p. 441.
V. MICHEL DE COXAN (SAINT-), en latin Sanctus Michael ÇoXûtUt, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans le Rôussillon , au diocèse de Perpignan. Elle fut fondée vers l'an 855 par quelques prêtres de la ville d'Urgcl qui s'établirent d'abord dans un lieu appelé txalat, dans la vallée de Contient, prés de la rivière de Tet; le monastère qu'ils y bâtirent fut placé sous l'invocation de saint André, et, l'an 871, Charles le Chauve conlirma cette fondation. Cette abbaye ayant été ruinée, vers l'an 878, par les inondations du Tet, elle fut transférée la même aunée dans la terre de Coxan, et elle reçut le nom de Saint-Germain-l'Auxcirois, qu'elle
Îuitta plus tard pour celui de Saint-Michel ; elle épendait de la congrégation de Tarragone. C'est à l'abbaye de Saint -Michel de Coxan que Pierre Urséole, doge de Venise, se retira pour faire pénitence. Foy.Moiviï. I). Vaissette.t. VII, p. 351. La Gallia Christ., tom. VI, col. 1094, et Append., ihid.. p. 477 et suiv.
VI. MICHEL-DE-TONNERRE (SAINT-), en latin Sanctus Michael Tornodorettsis , abbaye de l'Ordre de Saint -Benoit située à Tonnerre, en Champagne, au diocèse de Langres. On ignore l'époque de sa fondation; mais il est certain que, dès le milieu du ix* siècle, elle était desservie par des moines. Elle fut ruinée, et il parait, d'après une charte, que Widi ic, évèque de Langres , et Milon , comte de Tonnerre , qui y prit l'habit, la rétablirent vers l'an 980. Plus tard on l'unit à la congrégation de Saint-Maur. Voy. la Gallia Christ., tom. IV, col. 712.
VU. MICHEL -DD- MONT (SAINT-). Voy.
Mont-Saint-Michel.
VIII. MICHEL EN L'HERME (SAINT-), eu latin Sanctus Michael in Eremo, ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, de la congrégation de Saint-Maur, située dans le Poitou, au diocèse et à deux lieues de Luçon. Elle fut fondée vers l'an 880 par Ansoald , évèque de Poitiers; détruite par les guerres de l'an 877, elle fut restaurée par Eblius ou Ebulus, évèque de Limoges, et, vers l'an 990, le comte Guillaume IU ou IV chargea Robert, abbé de Saint- Florent, de la rétablir; la dédicace en fut faite l'an 1047; enlin, l'an 1671, Clément X ordonna que les revenus de la mense abbatiale de cette abbaye fussent unis au collège de Mazarin à Paris. Voy. la i, allia Christ., tom . II, col. 1419.
IX. MICHEL EN THIÉRACHE (SAINT-), en latin Sanctus Michael in Terraciu, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située en Picardie, dans le pays de Thierache, au diocèse de Laon ; elle fut fondée l'an 940 par Ilersende, femme du comte Eilbert, et unie à la congrégation de Saint-Vaunes en 1661. Voy. la Gallia Christ.. tom. IX, n. 600.
X. MICHEL (Augustin), chanoine régulier d'Understorir, professeur en théologie et en droit, né en 1661 , mort l'an 1751 , a publié plusieurs ouvrages, entre autres : Wiur etjustitiajuridico-
MICIÎ - 1MH) — MICY
theologice tractata; Augsbourget Dilhnffen,4697, în-4», — 2» Théologien canonièn - morafts ; 3 vol. în-fol. Voy. Feller, Biogr. univers.
XI. MICHEL (De), chanoine d'Embrun, abbé commendataire de Saint- Marcel et secrétaire du concile d'Embrun, vivait au xviu» siècle. 11 a donné une Relation de ce qui s'est passé dans le concile provincial d'Embrun au sujet de la condamnation des écrits de M. l'évéque de Scnez et du jugement prononcé contre ce prélat ; 1728, in-K
XII. MICHEL (Jean), le Vénérable, natif de Beauvais, mort le 11 septembre l'an 1447. après avoir été secrétaire de Louis II , roi de Sicile, embrassa l'état ecclésiastique, et devint chanoine d'Aix. en Provence, puis d'Angers. Il fut élu malgré lui évéque de cette dernière ville, qu'il édifla autant par sa sainte vie que par ses prédications. On a de lui des Statuts et des Ordonnances pour le règlement de la discipline dans son diocèse. Voy. Y Abrégé de la vie, flu *n!te °t des miracles du bienheureux Jean Michel, ééque f Angers; 1739, in-8*. La Gallia Christ., tom. XIV, col. 580. Feller, Biogr. univers. La Nfiim. Biogr. génér.
XIII. MICHEL (Jean), jésuite, né près de Bar-le-Duc en 1629, mort à Pont-a- Mousson en 1705, a laissé : 4° Panégyriques des saints fimdateurs de divers Ordres ; Pont^-Mousson. 1700 et 1705; — 2° Éloges des grandeurs de Jésus, de Marie et de Joseph; ibid., 1699. Voy. D. Calmet, Bifoiioth. Lorraine.
XIV. MICHEL (Pierre), maire de Toul, né dans cette ville en 1703, mort en 4755, a laissé quelques ouvrages, entre autres : 4° Système thi-onologique sur les trois textes de la Bible, avec thisioire aes anciennes monarchie* expliquée et rétablie; Tool, 4733, in-4»; — 2» deux Réponses aux journalistes de Trévoux, qui avaient critiqué le Système chronologique; 4733, in-4»; — '& Continent aire sur Daniel, avec une Dissertation sur ht septante semaines de ce prophète; — 4» Wotes critiques sur l'Ancien Testament. Voy. D. Calmet, Bibliath. lorraine. Le Joum. des Savants. 1735, p. 699. Richard et Giraud, qui Indiquent les autres écrits de Michel.
XV. MICHEL CERULARIUS, patriarche de Constantinople, écrivit, en 4053, & l'évéque de Trani une lettre dans laquelle il rappelait avec acrimonie les griefs, futiles du reste, que les Grées reprochaient aux Latins; le pape Léon IX v répondit d'une manière savante , et envoya aes cardinaux i Constantinople pour ramener le patriarche à des sentiments pins modérés; mais les cardinaux sévirent contraints d'excommunier Michel, qui, à son tour, excommunia les légats et effaça le nom du pape des diptyques ou registres sacrés. En 1057, Michel se brouilla avec Isaac Comnène au suret de la puissance respective de l'Église et de l'Etat, et le patriarche allait être dépose, lorsqu'il mourut. Il a laissé : 4* Decisio synodica de nuptiis in septimo gradu ; De matrimonio prohihito, en grec et en latin, dans Leunclavius, Jus gt-axo-romanutn, tom. III et IV; — 2° Enistolee II ati Petrnm Antiochemtm, en grec et en latin, dans Cotelier, Eccle*. Grœca* Monumenta, tom. II ; ces Lettres ont pour but d'exhorter le patriarche d'Antioche à se joindre à loi contre l'Église romaine; — 'à* De Sacerdotis Uxore adulterio poltuta . dans Cotelier, Patres Apostol.; — 4» Edichtm synodale adversus LatinoSfSeu de excommun ira tione a Latints légat is in ipsum ab ipso in legatos vibrato, anno 4054, die septimo tunii factum, dans Léo Allatius, De Librit ccclenast. groxorum. Voy. Baronius, ,4nmt.M ami. 4063, etc. Richard et Giraud. Fel-
ler, Biogr. univers. IaSouv. Biograph. yénéralf.