‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 325 sur 1294 · AUTRICHE · texte numérisé non relu

AUTRICHE

MILANTE (Pic -Thomas), dominicain, mort en 1749, professa la théologie à Naples avec tant de succès, qu'il fut nommé, quelque temps après, évéque de Castallamare di Statua. On cite de lui : 1° Oratio extemporanea in élections Summi Pontificis Benedicti XIII; Naples, 1724, in-4»;

— 2° Thèses tfieologico- dogmatico-polemicœ; ibid., 1734. in-4° ; — 3° Exercitationes dogmatico- morales in propositiones proscriptat ab Alexandro VII; ibid.,1738; — Ab Innocentio XI; ibid., 1739; — Ab Alexandro VIII; ibid., 1740;

— 4° Vindica* regularium in causa monasticff paupertatis; ibid., 1740, in-4°; — 5° De Viris illustrions congregat. S. Mariât sanitatis; ibid., 1745, in-4»:- 6» Orazioni; ibid., 1747, in-4»;

— 7° De Stabiis, Stabiana Ecclesia et episcopis ejus; ibid., 1750, in-4°; — 8° une édition de la Riblioth. Sancta de Sixte de Sienne, dont le premier vol. parut à Naples en 1742, infol.,avec beaucoup de remarques critiques, dont

Slusieurs sont de véritables dissertations; — 0 des Lettres pastorales. Voy. le Journ. des Savants, 1743 et 1747. Richard et Giraud. Michaud. Biot/r. univers.

MILASE, MILASSE (Milassa). Voy. Mylasse.

MILES PINCKNEY. Voy. Carr.

MILET ou MILETO (Miletum), ville épisc. de la Calabre ultérieure, sous la métropole de Reggio, située dans les terres, vers la côte de la mer de Toscane. Vers 1087, on transféra à Mili'to les évèchés de Tauriana et de Vibona. Son premier évéque, Arnould, fut sacré, l'an 1073, par Grégoire VIII. Voy. Ughelli, Itul.&tcr., tom. I, p. 942. De Commanville, Table alphabét., p. 158. Richard etGiraud. Gaet. Moroni, vol. XLV, p. 87-90.

H. MILET ou MILETO (Miletus), ancienne ville de la Natolie , aujourd'hui petit village nommé Palatcha, était un siège épisc. de la province de Carie, sous la métropole d'Aphrodisiade, au diocèse d'Asie. D'après les Actes des apôtres, il parait que la religion chrétienne y fut établie par l'apôtre saint Paul. On en connaît douze évéques , dont le premier, Césaire , est mentionné dans les Actes de saint Thyrse et de ses compagnons, qui souffrirent le martyre sous l'empereur Dèce, vers le milieu du m* siècle. On croit qu'au xir siècle, ce siège fut érigé en archevêché; car N..., qui y siégeait en 1151, est qualifié d'archevêque. Voy. Actes, XX, 17. Lequien , Oriens Christ., tom. L p. 917. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLV, p. 87.

III. MILET (Vit), docteur en théologie, né à Gemund, en Souabe, mort vers l'an 1(304, était chanoine de Breslau, doyen de Notre-Dame, et prévôt de Saint-Maurice de Mayence. 11 a laissé

Îlusieurs ouvrages, parmi lesquels on cite : ■ Réfutation de seize cents erreurs des hérétiques de notre temps sur les seuls sacrements; — 2* Réfutation de six cents erreurs que Tilman Meshusius et Jean Olearius ont faussement attribuées aux catholiques: Mayence, 1G04.

MILETOPOLISou MÊLITOPOLIS, ville épisc.

du diocèse d'Asie, située sur le fleuve Rhyndace, entre Cyzique et tiithynia ; ce fut d'abord un simple évéché de la province de l'Hellespont. sous la métropole de Cyzique ; mais plus tard

on l'érigea en archevêché, puis en métropole. Au xiii* siècle, ce siège fut transféré à Lupadium. On en connaît douze évéques , dont le premier, Philetus, ordonna prêtre saint Parthenius, évéque de Lampsaque. Milétopolis n'est plus aujourd'hui qu'un simple évéché in partibus, toujours sous la métropole de Cyzique, siège devenu également in partibus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 780. De Commanville, /" Table alphabét., p. 154. Richard et Giraud. Gaet Moroni, vol. XLIV, p. 172.

MILÈVEi Miievum et Milevis), ville d'Afrique, dans la Numidie, appelée aujourd'hui Mêla ou Méelah. On en connait onze évéques, dont le premier, Pollian, assista au concile de Carthage en 255. Il s'est tenu à Milève deux conciles : l'un en 402, sous le pape Innocent I", et l'autre en 416, sous le même Pape. Voy. la Regia, tom. IV. Labbe, tom. II. Hardouin, 1. 1. D.Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclet., t.-XH, p. 719 et suiv. De Commanville, /*• Table alphabét., p. 153. Hichard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLV, p. 90-91 , où l'on trouve la liste des évéques connus de Milève. Le Diction, de la théot. cathol.

MILFORT, lieu d'Irlande où l'on a assemblé un concile en 1152. Voy. le P. Pagi, ad ann. 1552, et Gaet Moroni, vol. XLV, p 91.

MILHAN ou ÉMILIEN DE LA GOGOLLE (Saint), en latin Mmilianus Cucullntus, curé et solitaire d'Espagne, né à Vergeye,au diocèse de Taraçone , vers l'an 474, mort vers 574. se mit, vers l'an 494, sous la conduite d'un saint ermite nommé Félix, qui demeurait à Bilibie, près de la ville de Najara. Plus tard il retourna dans son pays, d'où il se reudit dans les montagnes de Disterces, et il y mena pendant quarante ans la vie la plus austère. Informé de sa vertu, IVvèque de Taraçone l'ordonna prêtre malgré lui, et le nomma cure de Vergeye; mais son zèle et sa charité exitèrent la jalousie de ses confrères, qui déterminèrent l'évéque Didyme à lui ôter sa cure ; Milhan fut heureux de retourner dans la solitude, où il termina ses jours dans les pratiques de l'humilité, de la charité et de la pénitence. Dieu l'honora du don des miracles. On célèbre sa féte le 12 novembre. On 1 inhuma dans le monastère qu'on a appelé de son nom, Saint-Mtlhnn de la Cogolle ou de la Cuculle, à cause du capuchon qu'il portait. Voy. Manillon, Acta Sanctor, Ordm. S. Renedicti, tom. I. Richard et Giraud.

MILHEL (Arnauld), supérieur général de la Doctrine chrétienne, vivait au IW siècle. 11 a donné : Notttia Scriptura* sacra in très parte* distributa; Toulouse, 1690 et 1691, 3 vol. in-12, Vou. le Journ. des Savants, 1690 et 1091.

MILICE. La milice est défendue aux ecclésiastiques par les canons apostoliques (eau,, lxxiv). En conséquence, dans la plupart des Etats catholiques, les clercs sont dispensés du service militaire. 11 y a même des concordats qui l'ont stipulé formellement; tel est, entre autres, celui du 16 septembre 1803, passé entre le Saint- Siège et le président de la république italienne, premier consul de la république française.

MILIGH0, un des chefs des Lévites qui, sous la conduite de Zorobabel, revinrent de Babylone à Jérusalem. Voy. II Esdras, xn. 14.

MlLITANTE(ÊGLISE).Koy.ÉGUSE,n«XXVI.

MILITINE Vou. MÈLITÊNE.

I. MILL(David), oriental, et théolog., protestant, ué à Kœnigsberg enl692,mortàUtrecht l'an 1756, professa la théologie et les langues orientales dans cette dernière ville. Parmi ses ouvrages, nous citerons: !• Vêtus Testamentum ex ver-

MILL

MILL

sione LXX interpretvm secundum exemplar Bornes Vaticanum editum . denua récognition, etc.; Utrecht, 1725, 2 vol. in-8°; — 2» Dissertationes xelecter varia- Sacrarum Litterarutn et antiquitatù orienta fi* capita exponentes et illustrantes, etc.; ibid., 4724, m-8°; Leyde, 1743, in-l°; — 3» Cataiecta rabbmica, in umm schotarum privatarum édita ; Utrecht, 182S, in-8»; — 4» Miscelkmea Sacra; Amsterdam , 17.r4 , in-4«. Voy. le Joum. des Savants, 172C et 1743.

II. MILL (Jean), en latin Millius anslican, né Shap, dans le Westmorland , vers Fan 4645, mort à Oxford en 4707, acquit de la réputation comme prédicateur, devint chapelain ordinaire de Charles II, et eut un canonicat dans l'église de Cantorbéry. On a de lui : Noeum Testamentum cvtm lectionif/ut variantil/us Mss. exemplarmm, versionum, editionum, sanctorutn Patrum et Scriptorum ecclesiasticorum, et in easdetti tintir ; accedunt loca Scriptura- parallela. aliaque negetica, et appendix ad mriantes lectiones; prœmittitur dissertatio in qua de librii N. T. et ranonis constitutione agitur. Historia S. textus Sovi Fctderit ad nostra usque tempora deducitur, etc.: Oxford, 4707, in -fol.; Amsterdam, 4740. Daniel Withby a publié, au sujet de cet ouvrage : Examen variantium lecttonum J. Millit m S. T., etc.; Londres, 4740, In-fol. Mill a pris, pour son édition du Nouveau Testament , la troisième édition de Robert Estionne, et y a ajouté les leçons des manuscrits de Walton , de Fell et de plusieurs autres. Mais ce que personne n'avait tenté avant lui, il fait connaître l'âge, l'état de son manuscrit, qu'il confère, non-seulement en quelques endroits, mais d'un bout à l'autre*. 11 découvre, par un tact critique trèssûr, les additions, les insertions et les altérations qui s'y rencontrent. Il ajoute de plus les leçons des anciennes versions, et les citations des Pères de l'Église. Enfin il a mis en téte de son précieux travail de savants prolégomènes. Cet immense app'tratus, qui a coûté à l'auteur trente années de labeur, et auquel il ne survécut que de quelques jours, a ouvert une nouvelle ère & la critique du Nouveau Testament. Les trente mille variantes recueillies par Mill dans son Nouveau Testament ont enrayé un grand nombre de théologiens anglicans, qui ont craint qu'on n'en conclût contre l'autorité du texte sacré, et par conséquent celle de la révélation. De là s'éleva une vivediscussiou pour savoir si ces variantes étaient réelles ou imaginaires. La vraie question est de savoir quelle est la nature et l'importance de ces variantes. Or il est reconnu par tous les critiques qu'elles ne changent rien à la substance du texte. On sait, en elTet, qu'il n'est pas de livre profane de même volume que le Nouveau Testament, quelque correct qu'on le suppose, qui n'ollre trois rois

Rlus de leçons différentes, si ou l'examine avec > scrupule et la sévérité qu'on a mises pour les écrits des apôtres et des évangélistes. Ainsi, à notre avis, M. Nicolas a péché contre la saine critique quand il a dit, dans la Nouv. Biogr. génér. : « Il ne s'agit pas de savoir si les trente mille variantes recueillies par Mill sont ou ne sont pas dangereuses, mais si elles sont réelles ; c'est un fait a constater, et l'on ne saurait s'arrêter devant les inconvénients qui pourraient en résulter pour telle ou telle théorie théologique. » Voy. le Journ.det Savants, 4708; Suppléai., 4744. Chauffepié, qui, dans son Diction, liistor., a raconté au long la discussion relative aux variantes de Mill. Cha I mers, General biogravhicat Dietionary. Richard et Giraud. Le P. Gabr. rabricy, De» Titre» primitif* de In révélation,

tom. II, p. 544-547, oû l'on voit que le travail de Mill fournit une forte preuve de l'intégrité et de l'authenticité des livres sacrés du Nouveau Testament, et que l'incrédulité la plus opiniâtre se voit forcée d'y reconnaître sa propre défaite. Michaud,Btoor. univers. La Souv. Biogr. génér. J.-B. Glaire, Introd. histor. et crit., etc., tom. IV, p. 302.

MILLAI (Robert), maître ès arts, né en Angleterre , vivait au xvtn* siècle. On a de lui : 1* Histoire de l'Église depuis la création du monde ; 2 vol. in-8° ; — 2* Histoire de la propagation du christianisme et de la ruine du paganisme, Londres. 2 vol. in-8°;ces ouvrages sont écrits en anglais. Voy. le Joum. des Savants, 4731 et 4730.

MILLE ou M1LLIAIRE, mesure de mille pas. Les Hébreux n'avaient ni stades, ni milles, ni pieds, mais seulement la coudée, la toise et la corde; les Romains mesuraient par milles, et les Grecs par stades. Le pas était de cinq pieds, ( la stade de cent vingt-cinq pas, et le mille de ! huit stades. Il faut trois milles pour faire une lieue, l oi/. Matth., v, 41. Reland, Pafœst. illustrât», p. 396-397.

MILLE (Antoine- Étienne), avocat au parlement de Dijon, né dans cette ville, vivait au xvm« siècle. H a publié : Abrégé chronologique de t Histoire ecclésiastique, ciirile et littéraire de Bourgogne , depuis rétablissement des Bourguignons dans les Gaules jusqu'en 4772; Dijon et Paris, 4774 - 4773 , 3 vol. in-8». Voy. la Souv. Biogr. génér.

MILLEBECCUM. Voit. Meai bec.

MILLENAIRES ou CHILI ASTES . hérétiques qui soutenaient qu'après le jugement dernier les prédestinés demeureraient mille ans sur la terre avec Jésus-Christ, et qu'ils y jouiraient de toutes sortes de plaisirs permis, soit spirituels, soit temporels. Cette erreur. qui pendant plus de trois siècles a passé pour une opinion tolérée , a été soutenue même par plusieurs Pères, qui ont pris trop i la lettre les paroles de l'Apocalypse où il est dit que Jésus-Christ régnera sur la terre avec les saints pendant mille ans. Saint Denys, évéque d'Alexandrie, a combattu fortement cette opinion dans son ouvra go intitulé : Des Prome l'erreur des millénaires a été universellement rejetée. D. Le Nourrv, savant bénédictin, distingue deux sortes de millénaires : les hérétiques , tels que Marcion , Cérinthe , Nepos et Apollinaire, qui se promettaient les plaisirs les

[dus infâmes pendant le régne de mille ans, et es catholiques, tels que Papias, évéque d'Hiérapolis, saint Irénée, etc., qui n'admettaient pas ces sortes de voluptés. Pratéole parle, d'après quelques anciens, de certains millénaires, ainsi nommés parce qu'ils disaient qu'il se faisait une cessation de peine de mille ans en mille ans dans l'enfer. L erreur des millénaires s'est renouvelée parmi les piélistes d'Allemagne. Voy. Épiphane, Hieres., lxxx. Théodor.. Htst. eccïés., I. IV, c. il. Eusèb., Hist. ecelés., 1. VII, c. xxiv. August., De Heer., c. lvh. Philastre, llafres., xii et xiii. Saint Jérôme, In Prophetas, Baronius, ad ann. 264 et 373. Sander, H an**., LUI. Tillemont, Mémoires. Le P. Mauduit, Analyse de l'Apocalypse. D. Le Nourry, Apparu tus ad BiUioth. Max. Veterum Patrum et Antiq. Scrtptor. eccles. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Pluquet, Diction, des Hérésies. Stockmari , Lexicon.

I. MILLES (Saint), martyr et compagnon de sainte Pherbutheou Tarbulê. Voy. pHtiiBUTHE.

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