MIEL
(Medaeum, Medaiwn), siège épisc.
de la Phrjtic Salutaire , sous la métropole de
5 s suivie, an diocèse d'Asie. On en connaît six évéques, dont le premier, Epiphane, assista et souscrivit «a concile de Chalcédoine. l 'oy. Le-
Siien. Ohens Chrint., t. I, p. 811. Richard et iraod Gaet. Moroni, vol. XLIV, p. 24.
L MIDDELBOURG (Middelburaum ou tfuiyvw). rille épisc. des Pays-Bas, et capitale de a ZiUnde. Le pape Paul IV érigea cet évéché m 1550, et Nicolas Castro ou du Ghastel eu fol le premier évéque ; mais ses successeurs n'ont jamais résidé a Middelbourg, parce que cette ville et la Zélande tout entière avaient embnuoè le protestantisme, Richard et Giraud. Girt. Moroni, vol. XLIV, p. 24-25.
1 MIDDELBOURG ou MIDDELBDRGO (Paul de\ évéque de Fossombi one, né à Middelbourg •d 1445, mort à Rome Tan 1534, fut chanoine
6 Saint- Barthélémy de Middelbourg, et profc-Ni dans cette ville la philosophie, la théolo- |w. la médecine et les mathématiques ; mais comme il avait attaqué les vices et les superaiUooa de se? concitoyens, ceux-ci l'onU^rent, par d incessantes persécutions, à quitter sa ville natale. Il professa les mathématiques à Lourain, puis à Padoue , et se fixa auprès du dac d'Urbino, qui le prit pour médecin et lui donna l'abbaye de Caste)- Duranti. Alexandre VI, appréciant son mérite, le nomma, en 1494, évéqwede Fossombrone, Jules II et Léon X le chargèrent de présider le cinquième concile de Latnn, qui fut assemblé en 1512, et Middelbourg ; insista pour la réforme du calendrier, ce qui ne fut accompli que sous Grégoire XII I. Son ^napal ouvrage est intitulé : Poulina, de n
cetebrntione , et de die Passionis D. N. Je** Christi ; Fossombrone, 1513, in-fol. Voy. Le Mire, Elogia Belgica, p. 28, et Scriptor. san& XVI. Sweert, Athente Belgicat. Valère-André, Btblioih. Beigtca. Fabricius, Bibltoth. Latin, mediet et infimœ eetatis, tom V, p. 641. Ughelli, Sacra, tom 11. p. 334. Le Long, Btbiioth. r. Prosper Marchand, Diction., tom. IL Fel* P o<fr. uttiter». La Nouv. Btogr. génér. IDDENDORP (Jacques de), historien, né à im, dans l'Over-Yssel, en 1537, mort * Cologne l'an 1611, se lit recevoir docteur en droit et en théologie à Cologne. 11 devint successivement chanoine et doyen de Saint-André, Puis recteur et vice-chancelier de l'université. Il a laissé plusieurs ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1« Aristee histona versas fter lxx interprétée Scriptural Sacra' , ex nus. codHbus ffrmcu et lotints restituta et commentario illustrute ; Cologne, 1578, in-12 ; — 2° Imperatomm, regwn et pnncipum c la nssimo nunq ur viroruni (/f*<tionei t néologie» , juridica* et politica?. cum fMukherrxmu responnombus , etc.; ibid., 1603, ro-12; — > Histona manastien, quœ retigiosa et eoiitanas ntat oriymem , progresttones , incrementa, et naturam, ex Scriptura Sacra, ex pontifieto et catsareo jure , ex antiquissimii historiis, ex réfèrent Patrum atquejurisconsultorum scriptis demosatrut: ibid., i603, in-12. Voy. Valère-Andr*, Btbiioth. He/g. Le Mire, De Smpfor. «wr.xvi. lUrttneim. Bibltoth. Coloniensis Foppen9, flibimth. helg. Paquot, Mémoires pour servir à rhtst. httér. des Pays-Bas. Richard et Giraud. Fellei, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
I MIDDLETOtf (Conyers), anglican, théologien et littérateur, né a Kichemont en lt>83, mort l'an 1750 à Jlildershain, professa la pliy- Boue a Cambridge et devint bibliothécaire de
Aie même |glW* «* P ^JÊ"?*"» ^ polémiques a%
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jadis son maître. Outre plusieurs écrits purement littéraires, on a de lui : 1* Lettre tur la conformité de la religion romaine avec le paganisme; il y parle des Pères de l'Église avec la plus révoltante indécence, précisément parce qu'ils sont contraires aux erreurs qu'il veut défendre; — 2« * Libre examen des pouvoirs miraculeux de f Église chrétienne; plusieurs* docteursde la haute Eglise réfutèrent des doctrines qui leur semblaient attaquer la religion révélée. Voy. Chalmers, General biograjihicat Dtctionary. Feller, Biogr. univers. La JVout/. Biogr. yénér.
IL MIDDLETON (Thomas- Fanshaw), anglican, évéque de Calcutta, né à Redleston, dans le Derbyshire , l'an 1769, mort à Calcutta en 1822, fut successivement curé deGainsborough, chanoine à Lincoln, archidiacre à Huntingdon, puis évéque. Middleton parcourut trois fois son diocèse, visita les chrétiens établis sur la côte de Malabar, et, l'an 1820, fonda â Calcutta un collège pour l'instruction des missionnaires anglicans. On a de lui : 1° The Doctrine of the greek article avplied to tlie criticism and illustration of the New Testament; Londres, 1808, in-8° ; réimprimé en 1828 et 1833, et abrégé pour l'édition de la Bible grecque de Valpy; — 2° des Sermons; 1821. Voy. La Nouv. Biogr. génér.
MIDRASCHIM. Voy. Médraschim.
MIEL, en hébreu, Debasch. Les Hébreux donnaient le nom de ;/uW : 1° à la substance liquide et sucrée que les abeilles composent avec ce
Î|u'elles recueillent dans les fleurs et sur les euillesdes plantes ;2° au sirop que Ton faisait avec des raisins, et qui s'appelle en arabe tfibe ou doubs. Selon quelques auteurs, il y avait chez les Hébreux une troisième espèce de miel oui n'était que le suc qui, à certains mois de I année, découle du palmier, du figuier, etc., et que saint Mathieu (m , 4) désigne par miel sauvage, aussi bien que le 1" livre des Rois (xi v, 21), où il est parlé d'une forêt couverte de miel. Mais ce dernier miel pourrait bien être celui que les abeilles déposent quelquefois sur les Feuilles des arbres en si gr.-mde quantité,
3u'il tombe et se répand sur la terre. Enfin 'autres prétendent que les forêts de la Palestine étaient remplies de mouches à miel qui se retiraient dans le creux des arbres, d'où le miel qu'elles y faisaient coulait sur la terre en abondance. Quoi qu'il en soit, il faut distinguer ce miel de ce que l'Écriture désigne sous le nom de miel de rocher, parce que les abeilles le déposaient dans les fentes mêmes des ruchers. Quand on lit dans les voyageurs qu'on apporte de la Palestine, et surtout d Hébron,une grande quantité de miel en Egypte, il faut l'entendre du sirop fait avec des raisin3, et dont nous venons de parler. C'est aussi le sens qu'on doit attacher au mot hébreu debasch dans plusieurs passages de l'Ecriture, notamment dans la Genèse (xliii, 1 1 1. dans Ézéchiel (xxvu, 17), et dans le second livre des Paralipomènes (xxxi,5). La loi mosaïque défendait d offrir du miel au Seigneur sur son autel, soit parce que la mouche passe pour un insecte impur, soit pour éloigner les Hébreux des usages des païens , qui avaient coutume d'offrir du miel dans leurs sacrifices. Elle ordonnait en même temps d'offrir à Dieu les prémices du miel ; mais ces prémices, qui étaient destinéesà la nourriture des prêtres, ne s'offraient pas sur l'autel. On pourrait dire encore qu'il ne s'agit pas ici du miel des abeilles, mais de celui qu'on faisait pur exemple avec des raisins; car on sait que c'étaient les pré- I mices des fruits qui s'offraient le plus généra-
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lement au Seigneur. Koy. Lévit.,n, 11-42. Hérodote, 1. II. Bochart, Hterozokon, part. 1, 1. IV, c. il. D. Calroet, Diction, de la Biole. Niebuhr, Description de l'Arabie, liv. I, ch. xxv, art. in, p. 208 de l'édit. franc. ShaW, dans ses Voy. ou Observât, sur la Syrie, l'Egypte, etc., tom. II, p. 63, note. Russel, Natural history of Alepo, p. 20. J.-B. Glaire, Ititrod. histor. et en/., etc., tom. II, n. 124-125, 136-137.
MIESGHIERTUM . siège episc. arménien , sous le catholique de Sis. On en connaît deux évéques, dont le premier, Praecursor, assista au concile de Sis. et le second, Niersès, à qui le pape Innocent XI écrivit. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. 1, p. 1436.
MI ET (Constance), religieux récollet, écrivain ascétique, né à Vesoul vers 1740, mort en Allemagne vers 1795, se consacra à la prédication et à la direction des âmes. La révolution l'ayant chassé de son cloitre, il se retira en pays étranger. On a de lui : 1° Réflexiotis morales d'un solitaire; Paris, 1775, in-12; — 2° Conférences religieuses; ibid., 1777, in-12; ouvrage destiné à ^instruction des jeunes professes de tous les Ordres. Voy. Michaud. Feller, Biogr. univers.
MIGET (Saint), archevêque de Besançon, mort vers Van 670, introduisit, dit-on, de notables changements dans la liturgie de son diocèse, et institua le premier, dans l'église de Besançon, cinq archidiacres, auxquels il donna des attributions importantes. Son nom se trouve, dans le martyrologe, au 7 août. Voy. Bollandus, au 6 juin.
MIGNAULT ou MINOS (Claude), surnommé Vir multas lectionis et éruditions, doyen des professeurs en droit canon à hms , né à Talant ,
Îirès de Dijon, vers l'an 1536, mort à Paris en 606, fut chargé, en 1600, de travailler à la réformation de l'université. Outre des discours latins, des éditions d'un grand nombre d'auteurs et des poésies, il a laissé : 1° De liberati adolescentum institution Declamationes , etc. An sit commodius adolescentes extra gymnasia quam in gymnasiis institui? Paris, 1575, in -8°; ce sont deux discours très -judicieux, prononcés à l'ouverture des classes; — 2° Panegyricus , sive retatio pro schola juris ftontificii. Voy. Papillon, Biblioth. des auteurs de Bourgogne, t. II. Le P. Nicéron, Mémoires, tom. XIV, p. 81. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Noue. Biogr. génèr.
I. MIGNOT'(Étienne), docteur en théologie, né à Paris en 1698, mort l'an 1771, était profondément versé dans les sciences sacrées et profanes; il fut reçu, en 1761, à l'Académie des inscriptions. 11 était lié avec Débonnaire et quelques autres Appelants, dont il partageait les principes. On lui doit : 1° Traités et Polémiques de la fin du monde, de la venue d'Êlie et du retour des Juifs; Amsterdam, 1737-1738 , 3 vol. in-12; — 2» Discours sur f Accord des sciences et des belles-lettres avec la religion; Paris, 1753, in-12; — 3° Parap/iraseet Explication des Proverbes de Salomon, de t Ecclésiaste, de la Sagesse et de f Ecclésiastique ; ibid., 1754, 2 vol. in-12; — 48 Paraphrase sur le Souvenu Testanumt ; 1754, 4 vol. in-12; — 5° Réflexion sur les connaissances préliminaires au christianisme ; ibid., 1755, in-12; — 6° Paraphrase et Explication desptaumes; ibid., 1755, in-12; — 7° Analyse des vérités de la religion chrétienne; 1755, in-12; - 8» Traité des droits de CEtat et du prince sur les biens du clergé; ibid., 1755 et ann. suiv., 6 vol. in-12 ; — 9° Histoire de la réception du concile de Trente dans les États catholiques; ibid., 1756,
1766.2 vol. in-12; — 10» Mémoire su» les libertés de l'Église gallicane; ibid., 1756, in-12; — il» Histoire du démêlé de Henri II avec Thomot Becket, archevêque de Cantorbéry ; ibid., 1756, in-12 ; — 12° Traité des prêts de commerce, ou de fintérét légitime et illégitime de l'argent ; Paris, 1759, 1767,4 vol. in-12. dern. édit. Voy. Lebeau, Éloge de tabbé Mignot, dans les Mém. de l'Académie des inscripi., t. XXXVIII. Michaud, Biogr. univers. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. qénér.
11. MIGNOT (Jean-André), grand chantre de l'église d'Auxerre en 1688, né dans cette ville, on il mourut l'an 1770, fit des études brillantes à Paris, à Sainte-Barbe, et entra dans la maison et société de Sorbonne. En 1708, M. de Caylus, évéque d'Auxerre, lui donna un canonicat et l'investit de sa conliance. L'abbé Mi gnol, partageant les sentiments de son évèqu«au sujet de la bulle L'nigenitus, adhéra à l'appel que ce prélat avait interjeté, et prit une part très-active aux discussions qui de son temps troublèrent l'Église. On a de lui : 1° une édition du Discours de saint Victor à la louange de* saiuts et de leurs reliques; Auxerre, 1763, in-12; — 2° Mémoires historiques sur les statues de saint Christophe; 1768, in-8»; — 3° Tradition dV f Eglise d'Auxerre, insérée dans le Cri de la foi ; 1719. Il fut aidé dans ce travail par l'abbé Le Bœuf. Mignot a aussi travaillé à l'édition du Bréviaire, du MartyrolOf/e. du Missel et du Processionnal d'Auxerre, publiés sous M. de Caylus. Voy. Feller, Biogr. univers. Chaudon et Delandine.
MIHEL (SAINT-), par corruption Saint-Michel, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans la Lorraine, au diocèse de Verdun. Elle fut fotidée, vers l'an 708, par Volfoad, maire du palais, dans une solitude appelée le Vieux-Moustier. Du temps de Louis le Débonnaire, l'abbé Smaragde la transféra sur la Meuse , où elle a donné naissance :i la ville de Saint - Mihel ou Saint-Michel, une des plus belles de la Lorraine. Voy. Moréri, édit. de 1759. D. Calmet, BJUt. de b>rraine. D. Martenne et D. Durand, Voyage littrraire, tom. I, 2* part. Richard et Giraud.
I. MILAN (Medioianum) , ville épisc. d'Italie et capitale du Milanais, située entre les rivières du Tcssin et de l'Adde ; on y célèbre l'oflice selon le rite ambroisien. Le premier évéque de Milan est saint Barnabé, apôtre, qui, selon la tradition du pays, fonda celte église l'an 40. De l'an 344 a l'an 1612, vingt-quatre conciles ont été tenus à Milan, Voy. t'ghelli, Ital. Sacr.t tom. IV, col. 11. Soiomène, I. III, c. H. Muratori, Anfiquit. Ital., col. 985. Le P. Pagi, ad ann. 1117. Labbe, tom. II, III, VI, XI, XV. La Regia, tom. II, III,. VII, XVI. XXV1I1, XXXV, XXXVI. Hardouin, tom. I, III, VII, X. Mansi, Supplém. Collect. concilior., tom. I, col. 899, 983, 1029, 1225; tom. II, in append., col. 55. 423. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLV, p. 28-86. Le Diction, de In théol. cathol.
II. MILAN (Milvus), oiseau de proie mis par Moïse au nombre des animaux impurs. Voy. Lévit., xi, 14. Deutéron. xiv, 13, où le texte hébreu rùâ parait être une faute de copiste. Voy. J.-B. Glaire, Introduct. histor. et critiq.. etc., tom. II, p. 77.
MILANAIS. Le Milanais était précédemment régi par un concordat passé, le 16 septembre 18U3, entre le Saint-Siège et le président de la république italienne, premier consul de la république française. Ce concordat était beaucoup moins défavorable à l'Église que celui de France ; mais on le viola bientôt en plusieurs points,
MILÉ
MILL
notamment pour ce qui regarde les fondations. Le gouvernement s'empara des biens, et voulut exercer dans ces pays , sur les affaires ecclésiastiques, la même domination qu'en France. Aujourd'hui le Milanais, appartenant à l'Autriche , se trouve régi par le concordat autrichien. Voy. Picot, Mémoires pour servir à fhist. ecciés. pendant /<"xvni* siècle, tom III. Compar.