MIND
les autres écrits de Milner. VBncyclop. cathol. La Nouv. Biogr. genér.
MILO. Voy. Mélos.
MILON , bénédictin, mort en 872, était ccolâtre de l'abbaye de Saint-Amand. On a de lui, outre plusieurs poèmes : 1° une Vie de Saint- Amand, en vers, qui a été insérée dans le recueil de Bollandus au 5 février; — 2° un Supplément, en prose , inséré dans Surius au 6 février ; — 3° deux Sermons sur saint Amand, donnés par Mabillon et Bollandus ; on les trouve aussi dans les Œuvres de Philippe, abbé de Bonne-Espérance;— 4° Homélie sur saint Principe , publiée par Surius. Vou. Trithemius, De Scriptor.eccles., c. cclxxxih. Mabillon, ^n«o/.Sigebert,/n Catal. vir. iitustr., c cvi,et In Chronic. Possevin, Apl mi ru t. sac. Uom Rivet, Hist. littér. (te ta France, tom. V, p. 401). La Nouv. Biogr. génér.
MIL0P0TAM0 ou MELLIPOTAMO (Milopotamus ou Auiopotamus ), que Fou croit être la Puntomatrium des anciens, ville épisc. située dans la partie septentrionale de l'Hc de Crète, dans l'exarchat de Macédoine, sous la métropole de Candie, érigée en éveché au i x siècle, mais dont le siège a été réuni dans la suite à l'évéché de Retino. Mellipotamo a eu quatorze évéques latins, dont le premier, Michel de Vérone, qui siégeait en 1344, fut transféré a l'église de Chiozza , dans l'État de Venise. Milopotamo est aujourd'hui un simple éveché in partibus, suffragant de Gortina, archevêché également in partibus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III. j
6,935. DeCommanville./' Table alpltaljét.,p.i^S. ichard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLIV, p. 173-174.
MILTIADE (Saint), pape. Voi/. Melchiade.
MILTITZ ou MILTIZ (Charles), prélat allemand, né en Misnie,mort l'an 1529, devint chanoine de Maycnce, de Trêves et de Meissein, catnérier de Léon X , et fut envoyé , l'an 4518, en Allemagne, avec la qualité de nonce, pour apaiser la querelle que Luther venait de soulever à propos des indulgences. L'habileté et la douceur de Miltiz triomphèrent d'abord des fureurs de l'hérésiarque , qui linit par repousser toute proposition (raccommodement. Miltiz a laissé des Mémoires et des Lettres qui sont disséminés dans plusieurs recueils, tels que la Be formations-Historié de Cyprian, les Nachrichten de Riederer, le Ailes und Nettes von iheologischen Sachen, etc. Voy. la Souv. Biogr. génér. Le Diction, de la théol. cathol.
MILTON (Guillaume de). V ou. Meliton, n« IV.
MILTON (John ou Jean), célèbre écrivain anglican, né à Londres en 1608, mort l'an 1674, fut successivement puritain , indépendant, anabaptiste, et, sur la lin de sa vie, se détacha de toutes les communions ; il n'excluait du salut que les catholiques romains. Outre son poème intitulé Le Paradis perdu, des Discours, un ouvrage intitulé Tenure, où il traite des droits des rois et des magistrats, et qui a été condamné en 1683 par l'université d'Oxford, Milton a laissé sur les matières ecclésiastiques quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Traité de la réformation de l'Église anglicane , en anglais; 1641, in-4»; — 2° quatre Traités sur le gouvernement de T Église en Angleterre; 1641 ; — 3» De la vraie religwn,de l'hérésie, du schisme, de In tolérance, et des meilleurs moyens qu'on puisse employer pour prévenir la propagation du papisme; — 4° De la Prélature épiscopate, où Ton examine si elle vient des apôtres; — 5° De l'Origine du gouvernement ecclésiastique contre la prélature épiscopale; — 6° Traité de la puissance cin le dam les matières ecclésiastiques, etc. Tho-
mas Birch a donné un ReeueU complet des Œuvres historiques, politiques et mêlées de Milton: Londres, 1738. Voy. Richard et Giraud. Feller. Michaud.
MILWANCHIA. ville épisc. dans le territoire de Wiskonsin ou Ouisconsin, aux États-Unis d'Amérique. C'est Grégoire XVI qui l'a érigée en évéché l'an 1843, et l'a mise sous la métropole de Baltimore. Mais, en l'érigeant, ce pape lui a donné la juridiction spirituelle sur tout le territoire de Wiskonsin. Voy. Gaet. Moroni, qui, dans son vol. XLV, p. 145-146, donne des détails utiles sur ce nouveau siège.
MIMATA ou MIMATE. MIMATUM GABA- LORUM. Voy. Mende.
MIMDS. Voy. Bateleur.
MINANO (D. F. Fcrnandez de), jurisc. espagnol du xvil* siècle, a laissé : Basis pontificiœ jurisdictionis et potestatis suprema:,.; Madrid, in-fol.; cet ouvrage traite de 1 origine, du fondement et de la succession continuelle de la puissance et de la juridiction ecclésiastique ; l'auteur y attaque la sainte ampoule qui sert au sacre des rois de France. Voy. le Journ. des Savants,
HINARD (Louis-Guillaume), curé de Bercy, né à Paris en 1725, mort l'an 1798, entra dans la congrégation de la Doctrine chrétienne, où il remplit plusieurs emplois importants, puis il se retira à Bercy. Il était encore dans cette retraite lorsque là constitution civile du clergé fut publiée; il y adhéra, et écrivit même en sa faveur. Il avait prononcé le Panégyrique de saint Charles Borromée, panégyrique dans lequel on trouva des traces de jansénisme qui furent dénoncées à M. de Beaumont, archevêque de Paris. Les amis du P. Minard prétendent que ce panégyrique a été la cause de son interdit, « M. de Beaumont, disaient-ils, ayant cru y trouver des leçons auxquelles il ne s'attendait pas de la part d'un inférieur. » La Sorbonne condamna aussi le panégyrique. On doit encore au P. Minard : 1° Avis aux fidèles sur le schisme dont l'kgiisede France est menacée: Paris, 1795, in-8»; — 2» Supplément à l'Avis aux fidèles ; ibid., in-8-| c'est une réponse au P. Lambert , dominicain ,
?ui avait attaqué VAvis aux fidèles, etc. Voy. eller. Michaud. La Noue. Biogr. génèr., et compar. Lambert, n° IX.
MINCHA ou MINHA, terme hébreu qui désigne les olfrandes de farine, les gâteaux et les beignets que l'on offrait dans le temple du Seigneur. Les Septante ont quelquefois conservé ce terme dans leur traduction , mais en l'écrivant Afrinao , qui était sans doute la prononciation usitée de leur temps. On prouverait aisément par des considérations prises de la physiologie, que cette prononciation est mieux fondée que celle qui a généralement prévalu. Mannn est pris dans le même sens dans Baruch, 1,10. Malachie. parlant du sacrifice de la loi nouvelle, lequel doit s'offrir en tout lieu, se sert du mot Minha (i, 10, 11). Voy. D. Calmet, qui, dans son Diction, de la Bible, cite les divers passages de l'Écriture où les Septante portent Maiiaa.
MINDEN (Minda), ville épisc. et capitale de la principauté du même nom, située à la gauche du Weser, à quinze lieues de Hanovre. Charlemagne y établit, vers la fin du viii* siècle, un évéché, qui fut sécularisé en 1658, et cédé à l'électeur de Brandebourg. Les catholiques y ont cependant conservé le libre exercice de leur religion. Le premier évêque de Minden est saint Erembert, qui fut sacré en 785. Voy. De Corn-