II. MISAËL. compagnon de Daniel. Vny
Misach.
MISENA. Voy. Meisseh.
M ISENO (Misemtm), ancienne ville épisc. d'Italie, située au golfe des Bayes, entre Pozzuolo et Cumes. Les Sarrasins ayant détruit Miseno, son évéché fut uni à celui a'A versa. On en connaît sept évéques, dont le premier, Concordais, assista aux conciles tenus à Rome, de l'an 501 à l'an 504, sous le pape Symmaque. Voy. Ughelli, liai. Sacr., tom. X, col. 141. De Commanville, fr Table alphabét., p. 160. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLV, p. 213-214.
MISÉRABLE. Voy. Pauvre.
MISERAY (Miseroyum), abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin, située dans le diocèse de Bourges , sur le territoire de Buzançois. Elle fut fondée, au xi* siècle, par quatre gentilshommes, qui cédèrent à Girard et Godefroi, pieux solitaires, un terrain qu'ils possédaient dans la forêt d'Ogne pour l'établissement de ce monastère, qui plus tard fut occupé par les chanoines réguliers de l'étroite observance. Voy. la Galtia Christ., tom. II.
I. MISÉRICORDE (Misericordia), vertu qui nous inspire de la compassion pour le prochain, et qui nous porte à le secourir dans ses besoins. Ce terme se prend en outre : 1* pour les grâces et les bienfaits que nous recevons de Dieu ou des hommes; 2° pour la probité, la justice, la bonté et la piété ; 3* enfin pour l'aumône. Dans l'Écriture, la miséricorde et la vérité sont ordinairement jointes ensemble pour désigner la bonté qui prévient, et la fidélité qui accompagne les promesses, ou bien une ponté, une clémence, une miséricorde constante et fidèle. Voy. Genèse, xxrv, 27. Proverbes, xvi, 6.
IL MISERICORDE. On nomme ainsi, dans quelques églises, l'avance de bois qui tient à chaque stalle des chaires du chœur, et sur laquelle on est, pour ainsi dire, assis lorsque la stalle est levée; de là lui vient le nom de miséricorde, parce que c'est un soulagement.
III. MISÉRICORDE, nom donné, chez les Chartreux, au lieu où l'on met les habits, et au repas que les Chartreux font, une fois par semaine, au pain et à l'huile. On dit aussi, dans le même Ordre, qu'un prieur demande miséricorde lorsqu'il désire être déchargé de sa supériorité, ce qui arrive tous les ans. Dans certains Ordres, on appelle aussi miséricorde quelque récréation qu on accorde aux religieux ,
' que la mesure de vin plus grande que la
mesure ordinaire qu'où leur donnait, et qni
s'appelait juste ou justice.
IV. MISÉRICORDE (ŒUVRE DE LA), association qui a son symbole, ses observances et ses emblèmes, et qui s'est surtout révélée par un livre intitulé : Opuscule sur des commvnim— fions annonçant Tijiuvrc de ta Miséricorde. Cet opuscule est l'exposé des communications surnaturelles qui auraient été faites à un habitant de Rilly-sur-Seulles , diocèse de Bayeux, nommé Pierre-Michel Vintras; on y lit que le monde a vécu sous l'emnire de la crainte depuis Moïse jusqu'à Jésus-Cnrist ; sous le règne de la qrûcr, depuis Jésus-Christ jusqu'à nos jours; ei qu'il va passer sous le règne de Yamour dans l'GEawr de ta Miséricorde. C est dans cette troisième période que le Seigneur choisit pour organe Pierre- Michel Vintras, qu'il charge de recevoir, d'écrire et de répandre ses communications divines au sujet de l'alliance qu'il va renouveler avec les hommes, en les régénérant par le Saint-Esprit De là le chef de l'association , simple laïque . choisit, parmi ses adeptes, des apôtres chargée de répandre ce qu'il nomme VOEuvre de la Misér'corde, leur donne une sorte de consécration par l'imposition des mains et l'onction du baume de la croix. Le 8 novembre 1841 , l'évéque de Baveux, dans une lettre adressée a son clergé, déclara que Yopusntle contenait des principes contraires à renseignement et à la foi de l'Église catholique; que les révélations et les miracles dont on voulait se prévaloir ne pouvaient venir de Dieu ; que l'évéque réprouvait et condamnait l'association établie pour la propagation de ces révélations et de ces principes. Cette circulaire, en dévoilant l'imposture et l'extravagance de la nouvelle secte, détacha de Vintras plusieurs de ses partisans, et un jugement du 20 août 1842, qui condamna ce visionnaire à cinq années de prison pour délit d'escroquerie, en diminua encore le nombre. Cependant la secte subsiste toujours, et elle publia, sous le titre de la Voix de In septaine, une série d'opuscules au moyen desquels elle cherche à propager ses dangereuses illusions. L'CEutrre de tu Miséricorde a été condamnée par un bref du pape Grégoire XVI, adressé, le 8 novembre 1HW, à l'évéque de Baveux. Voy. ce bref dans le Diction. de théoi. île Bergier, art. Misérjcowik (oeuvre de la).
V. MISÉRICORDE (religieuses de Notre- Dame de LA), Ordre fondé a Aix, en Provence, l'an 1637, par le P. Yvan de l'Oratoire . et par Marie-Madeleine de la Trinité. Ces religieuses n'avaient à lire que le petit Office de la sainlf Vierge. Outre les trois vœux ordinaires, elles en faisaient on quatrième, qui était de recevoir sans dot les filles de qualité qui ne pouvaient entrer dans les autres ordres, et elles suivaient la règle de Saint- Augustin. Cet institut fut approuvé en 1612 par Urbain VIII, et, en 1648, par Innocent X. Voy. Gilles Gondon, Vie du P. Yvan. Le P. Groset, Vie de la Mère Madeleine de ta Trinité: Lyon, 1606. in-8». Le P. Alex. Pyny, Vie de la même; ibiu., 16>0, in-8».
MlSERICORDIA, terme de bréviaire qui désigne le deuxième dimanche qui suit Pâques, parce que l'introït de la messe de ce jour commence par ce mot.
MISINUM ou MIZINUM , autrefois Drusijxira ou Drusypara, ville épisc. de la Thrace, sous la métropole d'Héraclée. Elle a eu cinq évéques latins, dont le premier, François, mourut vers l'an 1307. A l'article Druzipara, Richard et Giraud ne donnent à cette ville épiscopale que
,Th r
et sonscmn an r» concile général, et le second, Cvr\aque,au septième concile général. Voy. Lenuien, Ohm Christ., tom. 111, p. 971. Compar.
Ml SNA <» MISNE , MISCHNA , root hébreu qui signifie répétition de la loi ou seconde loi, et «ne le? Grecs ont traduit par Deutérosis, qui a » même «-lanification. La Mischna est, à proprement parler, le code ou le recueil du droit de* imfs, qu'Us appellent encore la Loi orale. Ce fifre est ainsi appelé parce que les Juifs Dien . en donnant la loi écrite à i donna une autre non écrite, qui se ■ par la tradition jusqu'au temps du fai rabbin Judas le saint, qui la rédigea vers f in 1&) de J.-C Ellisy, dans ses Remarques sur b Mischna, dit que l'étude de ce livre est d'une frwde utilité pour l'éclaircissement des saintes toitoresjon trouve ces Remarques dans l'outrage intitulé : Fortuita sacra, quihus subjieitur emmentarius de eymbnlis- Rotterdam, 1727, m-*. Voy. D. Calrhat, Diction, de la Bible. Tillemont, mémoires, tom. II. Le P. Lamy, Traité d* la hiave des Juifs. Guillaume Surenhusius, Hmédit. de la Mischna; Amsterdam, 17(13, 6»ol. in-tol. Bartolocci, Bihlioth. rabbiniq., t. III. Voisin, Traité de fa Mischna.). Buxtorf., Lexicon thr.himntnt, talmudieum et rabMnimtn, col. S47W75. Domn. Petrns Guarin,qui, dans sa Grvmmntien heàraica et chaldaica, tom. H, fait bes-bien connaître la nature de la Mischna, par q«i et quand elle a été rédigée, quelles en sont les différentes parties ou quels sont les divers tnités dont elle se compose, etc. Le chevalier P.-L.-B. Drach , rabbin converti , De r Harmonie mire t Église et la Synagogue, tom. I, où l'on trouve aussi des notions sur la langue de la H'arkrm et les éléments dont elle se compose, 4e même que sur son plan, sa division, etc.
M1S0R, rille de la tribu de Ruben qui fut «tonnée aux lévites de la famille de Mérari. Voy. Jw«oé, xxi 36.
■ISPHAT (FONTAINE DE), lieu appelé aussi f«rfe«. Fom. Genèse, xiv, 7.
MISSEL on MESSEL (Missale). livre d'église qai contient, outre les messes différentes nui se disent totts les jours de l'année, toutes (es prières et les rubriques nécessaires pour dire U messe. Ainsi , il renferme : 1» les rubriques générales ; 2» la préparation à la messe et les prières que récite le prêtre en revêtant chacun des ornements sacerdotaux ; 3» les prières après la messe ; *• l'ordinaire de la messe ; 5° le propre de tontes les messes de l'année ; 6" les préfaces ; 7* le canon ; 8* le commun des saints; 9» le commun des messes votives ; tel est le contenu du Mis«*l romain; mais il y en a d'autres qui renferment de plus les bénédictions diverses des objets serrant au culte ou à l'usage particulier des fidèles. — On donne aussi le nom de Missel an litre d'église à l'usage des laïques. 11 contient le missel sacerdotal, à l'exception des rubriques, des prières de préparation et d'action de grâces du prêtre et des bénédictions. Le Missel romain a été d'abord dressé ou recueilli par le pape Zacharie, et perfectionné par saint Grégoire le Grand, qui l'appela le Livre des Sacrements. Plus tard quelqoes évêques en firent pour leurs diocèses, oa adoptèrent ceux qui avaient été faits par d'autres. 11 y arait des Missels de trois sortes: ' ceux qui ne contenaient que les collectes, les
préfaces et le canon ; 2» ceux qui renfermaient, en outre, ce qui se chante dans le chœur : l'introït, le graduel, ï'alteium, le trait, l'offertoire, le 'tmetu* et la communion; 3» ceux enfin qui contenaient, de plus, les leçons, les Épttres et
les Evangiles. On appelait ces derniers Missels piéniers, parce qu'ils renfermaient entièrement tout ce qui se récitait A l'autel par les prêtres, au jubé par les lecteurs, et au chœur par les chantres. Chaque diocèse et chaque Ordre religieux a son Missel particulier. Voy. Du Gange , h Glossar. Bocquillot, Liturg. sacr. p. 203 et suiv. Richard et Giraud. Rergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. XL1V, p. 2X3-285.
I. MISSION (Missio), terme théologique qui se dit d'une personne de la sainte Trinité à l'égard d'une autre. On distingue la missirm active , par laquelle une personne en envoie une autre, et la passive, qui convient à la personne qui est envoyée. Le Père envoie le Fila, et le Fils et le Père envoient le Saint-Esprit; on bien le Fils procède du Père, et le Saint-Esprit procède du Père et du Fils; mais le Père ne procède point d'un autre. La seule mission active convient donc au Père, et la seule mission passive au Saint-Esprit; mais la mission active convient au Fils à l'égard du Saint-Esprit, et la mission passive au Fils et au Saint-Esprit, a l'égard du Père. Quant * ce qu'on lit dans Isaîe (lxi, 1) : L'Esprit de Dieu m'a envoyé, etc., cela doit s'entendre de Jésus -Christ en tant qu'homme, et non en tant que personne divine, puisqu'à cet égard il ne procède en aucune manière du Saint-Esprit. Les théologiens distinguent encore deux sortes de missions passives dans les personnes divines : l'une visible, telle qu'elle a été dans l'Incarnation, et celle du Saint-Esprit, lorsqu'il descendit sur les apôtres en forme de langues de feu; l'autre invisible, de laquelle il est dit que Dieu a envoyé r Esprit de son Fils dans nos cantrs, etc. Toutes ces distinctions et précisions sont nécessaires pour rendre le langage théologique exact et orthodoxe, pour prévenir les erreurs et les sophismes des hérétiques. Voy. Richard et Giraud. Le Diction, écrits, et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol.
IL MISSION, ordre, pouvoir, commission, envoi pour prêcher l'Évangile, administrer les sacrements et faire toutes les autres fonctions ecclésiastiques. Jésos-Christ donna la mission A ses apétres lorsqu'il leur dit : « Allei dans tout l'univers, et prêche* l'Évangile à toute créature. Comme mon Père m'a envoyé , ainsi moi je vous envoie. » Cette mission, donnée par Jésus-Christ à ses apôtres, a passé aux évéques, qui sont leurs successeurs, et le droit de la conférer réside uniquement en leur personne. Les hérétiques n'ont pas c«?tte mission divine, parce qu'ils n'ont point de commission des pasteurs légitimes, et que, n'ayant pas le don (les vrais miracles, preuves nécessaires de la vocation extraordinaire, ils ne sont envoyés ni de Dieu immédiatement , ni de son Église. Voy. Marc , xvi. 14 Jean, xx, 21. Bercier, Diction, de théol. L. Ferraris, Prompta Biblioth.,*d voc. Missions et Mission ami. Le Diction, de la théol. cathol., art. Missions.
III. MISSION, terme qui désigne aussi une suite de prédications, de catéchismes , de conférences, de prières et d'autres exercices spirituels que font des prêtres ou des religieux dans les villes et les villages pour l'instruction des peuples, par l'ordre des évêques et avec l'agrément des curés des lieux. Mission se dit encore
des établissements ou des exercices des pré' zélés qui vont prêcher l'Évangile aux infidèles.
IV. MISSION (PRÊTRES DE LA), congrégation de prêtres instituée par saint Vincent de Paul, et confirmée l'an 1086 par Urbain VIII, le titre de Prêtres de la Congrégation de la