MISS
Mission. Les membres de cette congrégation doivent travailler à l'instruction et an salut des peuples de la campagne ; ils s'obligent à ne prêcher ni i administrer aucun sacrement dans les villes où il y a archevêché, évéclié, etc., si ce n'est en cas de notable nécessité. Ils s'engagent à entretenir et à cultiver diverses œuvres de piété établies par leur saint instituteur, savoir : les séminaires, les exercices des retraites, les conférences, les confréries de dames de charité, etc. Avant la révolution française de 89, leur général, qui est à vie, résidait habituellement dans la maison de Saint- Lazare, a Paris, ce qui les a fait appeler Pères de Saint-Lazare, Lazaristes. Voy. Hermant, Hist. des Ordres religieux, et l'article Vincent de Paul. Compar. Lazaristes.
1 . MISSIONNAIRES, ecclésiastiques séculiers ou réguliers qui s'adonnent aux missions, et qui sont envoyés par les évéques pour travailler au salut des ames par la prédication, la confession, etc. L'évéque a droit d'ordonner des missions dans les cures et dans les autres églises de son diocèse, et d'y envoyer des missionnaires. Voy. les Mém. du clergé, tom. II, p. 1611 et suiv.; tom. H I, p. 1077 et suiv. Le Missionnaire apostolique, ou Sermons utiles pour les missions ; Paris, 1682. Le Missionnaire de l'Oratoire, Jean le Jeune, dit le Père aveugle; ibid., 1671. Le P. J. Tiran, Le Missiotmaire, ou l'Homme apostolique. Le P. Brullangham, Opusculum de missioni et missiunariù tractons; Metz, 1747, in-8». D. Ph. Rovenius, archevêque de Philippe, Tractatus de missioni bus ad propagandam fidem, et conversionem infidelium et hœreticorum instituendis ; ibid.. 1747, in-8°. L. Ferraris, Prompta BibKoth., aa voc. Missiones et Missionarii. Bergier, qui réfute victorieusement, dans son Diction, de théol.. les diverses attaques des ennemis de l'Église catholique contre les missionnaires. Compar. Mission, n» IL
IL MISSIONNAIRES APOSTOLIQUES. On
appelle ainsi les ecclésiastiques envoyés par le pape pour travaillera la conversion des infidèles et des hérétiques. Ce sont des espèces de légats du Saint-Siège dont les pouvoirs sont si étendus, qu'on les appelle ordinairement vicaires ou légats apostoliques. Voy., dans l'abbé André, Cours al- /thabét. de droit canon , l'énoncé textuel de ces pouvoirs.
MISSIONS ÉTRANGÈRES, Ce sont des établissements formés pour amener les peuples des pays infidèles à la connaissance du christianisme. La mission que Jésus-Christ a donnée à ses apôtres d'instruire et de baptiser toutes les nations s'étend à tous les siècles; aussi le zèle apostolique n'a jamais cessé dans l'Église catholique, et il durera tant qu'il y aura sur la terre des infidèles et des mécréants à convertir, puisque le divin Sauveur a promis d'être avec ses envoyés jusqu'à la consommation des siècles. Dans les temps même les moins éclairés, le zèle pour la conversion des infidèles a produit d'heureux effets, et il s'est réveillé à la renaissance des lettres. Plusieurs ordres religieux ont rivalisé de zèle pour l'œuvre des missions étrangères, notamment la compagnie de Jésus, qui a eu ses gloires dans l'histoire de ces missions aussi bien que dans les sciences et les lettres ; il faudrait des volumes pour dire les noms et les faits principaux de ceux de ses membres qui sont ailés porter le nom de Jésus-Christ chez les nations idolâtres. Mais, entre les divers établissements qui se sont formés dans ce même but, il en est deux qui méritent principalement l'attention. Le premier est la Congrégation et le
Collège ou Séminaire de la Propagande (De Propagonda fide) fondé à Rome par le pape Grégoire XV en 1622 ( Voy. Propagande). Le second est le Séminaire des Missions étrangères, société de prêtres établis à Paris, et qui font profession d'aller prêcher l'Évangile dans les pays étrangers. Ce séminaire fut établi par Bernard de Sainte-Thérèse, évèque de Babylone, qui, ayant
firèché avec succès dans plusieurs contrée» de 'Asie, résolut de fonder à Paris une maison destinée à éleverdes missionnaires pour le même objet. On réunit dans ce séminaire un certain nombre d'ecclésiastiques et de laïques, que l'on envoie ensuite à Ispanan pour se perfectionner dans l'étude des langues et la connaissance des mœurs du pays. Leur fondateur avait dans cette ville une maison qu'il donna à la nouvelle société pour y établir un séminaire. Ce zèle des catholiques pour les missions, quoique trèsconforme à l'ordre donné par Jésus-Christ et à l'esprit apostolique, n'a pas trouvé grâce aux yeux des protestants. 'Incapables de l'imiter, ils ont pris le parti de le rendre odieux , ou du moins suspect; ils en ont empoisonné les motifs, les procédés et les effets; les incrédules ont encore enchéri sur les reproche* des protestants. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLV, p. 25i-257. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., réfute les erreurs et les calomnies des protestants et des incrédules. L'abbé J. de La Coste, qui, dans un excellent article de YEncuclop. cathol., donne un précis historique des diverses missions qui ont été entreprises depuis six siècles sur les divers points du globe, constate leur influence tant sur les peuples qui reçoivent la lumière évangélique que sur ceux qui travaillent à sa diffusion, et indique, en terminant son article, quelques-unes des raisons qui ont jusqu'ici paralysé tous les efforts de ce genre tentés parles cultes dissidents.
MISSON (Maximilien), protestant, né à Lyon, mort à Londres en 1722, fut d'abord conseiller au parlement de Paris . charge qu'il perdit lors de la révocation de l edit de Nantes. Ayant passé en Angleterre, il fit l'éducation d'un jeune seigneur, qu'il accompagna dans ses voyages eu Hollande, en Allemagne et en Italie. On a de lui, outre ses Mémoires d" un voyageur en Angleterre :ia Nouveau voyage d'Italie, avec un Mémoire contenant des avis utiles à ceux qui voudront faire le même voyage ; La Haye,1691-1698, 3 vol. in-12; avec un Supplément d'Addisson; Utrecht, 1722, 4 vol. in-12; traduit en anglais, 16U5; en allemand, 170i; en hollandais, 1724; cet ouvrage, qui, comme tous les autres de Misson, est rempli de contes faux et ridicules sur les croyances de l'Église romaine, a été mis à l'Index (decr. 18 julii 1729; - 2° Le Théâtre sacré des Cévenncs, ou Récit des prodiges arrivés dans cette partie du Languedoc et des petits prophètes; Londres, 1707, in-8°; trad. en anglais la même année. Misson, qui s'élevait si fortement contre les miracles de l'Église catholique, raconte dans ce dernier écrit, avec le plus grand sérieux, des puérilités dont on ne trouve pas d'exemples même dans les plus absurdes légendes ; ce qui décèle un petit esprit et un faux jugement. Voy. Moréri, Diction, histor. Chalmers, General biographicul Dictionary. Feller, Biogr. univers. Michaud. La Souv. Biogr. génér.
MISSORI ou MISS0RI0 (Raimondi), franciscain, né à Barbarano, dans le diocèse de Viterbe, en 1691, mort l'an 1772, professa la théologie et le droit canon à Assise, à Urbino et à Viterbe. Il fut, dans cette dernière ville, théologien du cardinal-évèque, qui devint pape sous le nom
MITR
d'Innocent XIII. Plus tard il professa l'éloquence à Macerata, et fut chargé à Venise de la censure des ouvrages livrés à l'impression. Son principal ouvrage est intitulé : In duos Epistolai SS. rt'rmiliani et Cyprùmi adversus décret um S. Stephani, papœ I . de non iterando heereticorum baptisrno Disputationes criticee, quibus unam et altérant a Donatittis fuisse confictam, m me primo demonstrat F. Raymundus Missorius Franciscanus conventuatis ; Venise, 1733, in 4°. Le P. Saraglia, du même Ordre, a réfuté cet ouvrage dans un écrit intitulé : Germana S. Cypriani et Afrorum, neenon Firmiliani et Orientalium Opinio de heereticorum baptismate , etc.; Bologne,
1741, in-4». Voy. le Journ. des Savants, 173* et
1742. Richard et Giraud.
MISTHIE, siège épisc. de la province de Lycaonie,au diocèse d'Asie. D'après les Actes du huitième concile général et de celui de Photius, il paraît qu'il fut érigé en archevêché. On en connaît quatre évéques, dont le premier, Darius, se trouve parmi les Pères du premier concile général de Constantinople. Voy. Lequien, Oriens Christ., tora. I, p. 1088. DeCommanville, /« Table alphabét.. p. 160. Richard et Giraud. Gaet. Moroni.vol. XLV, p. 259-260.
MISTI A ou MISTLC , aujourd'hui Monte-Arachi ou Monte-Giotrtsa, ancien siège épisc. d'Italie dans la Grande-Grèce; on n'en connaît qu'un évéque, Séverin, nommé par le pape saint Grégoire I*r. Voy. Ughelli , ltalia Sacra, torn. X, col. 143.
MISUM. Voy. Mkisus.