‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 345 sur 1294 · MON A · texte numérisé non relu

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trum clericorum reguiarium XIV Ehgia ; Padoae, in-»»; Milan . 1021 . in-8°; — 2* In Adores et spectatores comœdiarum nostri temporis Partenesis; Padoue, 1621, in -4»; — 3° Horat subcisivœ; ibid., 1625, in-4°; — 4» De Paupertate evangelica; Borne, 1614, in -fol.: — 5° De Fitlei Vnitate, tib. ///, Pari», 1648, infol. Voy. L. Allatius, De Vnisillusir. Mongitore, Biblioth.Sicul h , toi ri. I. Uomim illust ri delta Sicilia, t. IV. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

MONALDE ( Monaldus), de l'Ordre des Frères Mineurs, vivait au xiv» siècle. On a de lui : Ie une Somme de cas de conscience, appelée Somme dorée; Lyon, 1518; — 2° des Question* sur les Sentences , manuscr.; — 4° des Sermons, également manuscr.

MONARCHIE (CINQUIÈME). On lit dans le prophète Daniel une prédiction touchant les quatre numarchies qui devaient se succéder. Or, profitant de la faculté accordée à chaque individu d'entendre et d'expliquer l'Écriture selon ses idées particulières, des fanatiques anglais formèrent, sous Cromwell, une secte qui prétendait que Jésus-Christ allait descendre sur la terre pour y fonder un nouveau royaume, et, dans cette persuasion , ils conçurent le dessein de bouleverser le gouvernement et d'établir une monarchie absolue. C'est de là que leur est venu le nom d'hommes de la cinquième monarchie, Y oii. Bergier, Diction, de theol.

MONARCHIQUES, hérétiques du w siècle, ainsi nommés parce qu'ils n'admettaient qu'une seule personne dans la Trinité; ce qui leur faisait dire que le Père s'était incarné, qu'il avait été crucifié, etc. Ils tiraient leur origine de Praxéas. contre qui Tertullien a écrit.

MONASTERE, maison destinée à loger des religieux ou des religieuses, soit abbaye ou

ftrieuré, ou autre sorte de couvent. Autrefois es monastères étaient des espèces de villes où les religieux trouvaient tous les métiers et toutes les autres choses nécessaires à la vie, telles étaient les abbayes de Saint-Gall, de Saint- Fulde , de Clitny, de Citeatix et de Clairvaux , et de nos jours celle de la Trappe. Pour fonder un monastère il fallait le consentement de 1 Yvéqne diocésain, celui des parties intéressées, c'est-à-dire des habitants, des curés, des supérieurs des monastères déjà établis dans le lieu, des maires, des patrons et des intendants des pauvres, la permission du roi par lettres patentes données en connaissance de cause, et l'enregistrement des lettres patentes au conseil d'Etat. Dans l'origine, les monastères étaient soumis aux puissances temporelles et spirituelles ; mais bientôt les princes leur accordèrent des privilèges d'exemption des charges publiques, et les evéques les émancipèrent, pour ainsi dire, en les soumettant immédiatement soit au Saint-Siège, soit à leur archevêque, soit à celui des évèques qu'ils voudraient appeler pour leur service. Enfin les Papes les favorisèrent aussi , et saint Grégoire le Grand , dans le concile assemblé à Rome en 601 , fit en faveur de tous les moines une constitution d'après laquelle il défendait généralement aux évéques de faire aucun règlement dans les monastères, et leur ordonnait d'en laisser l'entier gouvernement aux abbés. Cependant le concile de Trente ordonne aux évéques de visiter les monastères exempts ou non exempts , avec celte différence qu'ils doivent faire la visite des monastères exempts, auctoritate apostolica,el celle des monastères non exempts , auctoritate propria. Voy. le conc. deChalcéd., can. iv. Le conc. de Trente, VU, cap. vin; sess. XXI, cap.vni; sess. XXIV,

cap. x ; sess. XXV, cap. m. D. Calme t , Préface de son Comment, sur la Règle de Saint- Benoit. p. 35. L. Ferrari*, Prompta Biblioth. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol., art. Moines, § 3. Gaet. Moroni, vol. XLVI, p. 71-85. L'abbé André, Cours alphnhét. de droit canon.

MONASTÉRIENS , hérétiques du xvi* siècle, ainsi nommés de Monasterium , c'est-à-dire Munster, parce qu'ils se rendirent maîtres de cette ville , où ils commirent d'horribles profanations. Ils étaient disciples d'un tailleur nommé Jean Bochetdi, surnommé Jean de Leyde. Ce sectaire, qui fut un des chefs des anabaptistes, se faisait appeler roi de justice et d'Israël; étant tombé au pouvoir de l'évéque de Munster, il périt, l'an 1535. avec ses principaux partisans.

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