MON A
dans \t concile de Trente, qne tout le bien, juîqu'aui premières dispositions de la conversion do pécheur, rient d'une ordce excitante et
pmT/Ujnir yin n rsi prccruer par aucun même, et avoir ensuite prononcé : t Si quelqu'un dit « qu'on peut croire, espérer, aimer et faire péni- « tence sans la grâce prévenante du Saint-Es- « prit, et que cette grâce est nécessaire pour t aire plus facilement le bien , comme si on < poomt le faire . quoique plas difficilement, « san» ce secours, qu'il soit anathème. » Voilà comme rEgiise romaine tolère un pélagianlsme ttxiptsr rt tout crud, pendant qu'elle en arrache jasço'un moindres fibres en attribuant à la frice jusqu'aux moindres commencements du alut : et on ne vent pas revenir de calomnies a atroces et ensemble si manifestes. Foi/, le «ne de Trente, sess. VI, cap. v, can. u et m. Bossuet , Deuxième Avertissement sur les Lettres i* M. Jvrieu, tom. XXI, n. xvin, édit. de Versailles.
MOLINOSISME, doctrine de Molinos. Voy.
Fart, précéd.
MOLINOSISTE, disciple de Molinos. Voy.
MotlNOS.
MOLIWS. Voy. Moulin , n° V.
MOLINUS (François), professeur en droit à Lehda. virait an x vit* siècle, lia laissé : 1* Traité <fo brus séculier, ou du secours qu'il doit donner à rÊalise; — 2» De la Perte de Fimmunité par rkommdr; Barcelone , 1607; — 3° Des Cérémonie* du noces et des contrats de mariage, ibid., *6'6.
HOUSITJS. Voy. MOLESME.
I. MOLLIR ou MŒLLER ( Henri ) , luthérien , né Ters QB à Hambourg, où il est mort l'an 15®, était très-savant dans les langues. 11 professa pendant longtemps l'hébreu a l'académie de Wittemberg. Ayant refusé de signer les articles de foi dressés par le synode de Torgau , il perdit son emploi , et revint dans sa ville natale On a de lui, outre des poésies latines : !• des Commentaires en latin sur Isaïe, Osée, Mafacme, les Psaumes; son Comment, sur les Prrvmea paru à Wittemberg, 1573, 3 vol. in-8°; a Genève, 1603, in -fol.; il y a ajouté une tradoction dont Bèze s'est servi pour faire sa paraphrase en vers ; — 2* Dissertutio in cœna Dom*i; — 3» Scholia in omnes prophetas; — 4» Adkoriatio ad cogn'jseendam linguum hebrœam, etc. Voy. Michaad, Biogr. univers.
!!. MOLLER (Jean). Voy. Mœller.
MOLLESSE (Moltttics, pollutio) incontinence secret* ; c'est un péché mortel de sa nature , puisque . selon saint Paul, il exclut du royaume des cieux , et qu'il est contraire aux lois et i la fin de U nature. Voy. Collet, Moral., tom. VI, et les théologiens en général , dans le 7V«iïe' du Dé*~*togue.
M0L0CH ou MELCHOM, dieux des Ammonites a qui les Juifs rendaient aussi quelquefois un culte impie et cruel en faisant passer leurs enfants par le feu. On ne sait s'ils se contentaient de faire sauter ces enfants au-dessus d'un feu consacré à Moloch . ou s'ils les faisaient passer entre deux feux mis vis-à-vis l'un de l'autre, ou s'ils les brûlaient réellement, comme l'Écriture semble le marquer, quand elle dit que les Juifs immolaient quelquefois leurs enfants aux démons, à Moloch . aux dieux étrangers. On prétend assez généralement que cette divinité n'était autre que Saturne , i qui ou offrait aussi des enfants tuants. Voy. Lévit., xvin, 21; xx, M Psaume cv, 37. Isaïe, lvu, 5. Ezéch., xvi, H. D. Cilmet, Dissertât, sur Moloch , en tète de Mn Comment, sur le Lévitique. Mémoires de l'Aca-
démie de* inscriptions, tom. LXXI.p. 179 suiv. Bergier, Diction, de théol. J.-B. Glaire, Introd. htstor. et crit., etc., tom. II , p. 409. MOLOÉ, Voy. MÉI.OÉ.
MOLOME on MOLOSME (Molosmum), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans la Champagne, au diocèse de Langres. Elle fut, dit-on, fondée par le prand Clovis, et bâtie d'abord dans le bourg de Molome, dont elle a conservé le nom. Plus tard on la transféra à trois lieues de là, près d'un bourg appelé Saint-Martin, et qui est près de Tonnerre. C'est pour cela qu'on la nommait aussi Saint- Marttn près de Tonnerre, quoiqu'elle fût dédiée à Saint- Pierre. Cette abbaye avait été réformée et presque entièrement rebâtie par les religieux de la congrégation de Saint-Maur, qui y avaient été introduits en 1067. Voy. la Ôallia Christ., t. IV, col. 720. Bichard et Giraud.
M 0 M B 0 1 R Voy. MAUBURNE.
MOMBRIZIO (Bonino), en latin Monbvilius, hagiographe et philologue, né à Milan en 1124, mort vers l'an 1482, devint professeur d'éloquence à l'académie de sa ville natale. Outre un poème latin sur la Passion de Jésus- Christ et une traduction en vers latins de la théogonie d'Hésiode, il a laissé : Sunctuarium , sîve Vitar sanctorum; Milan, vers 1479, 2 vol. in -fol.; ce livre est généralement estimé. Voy. Saffl , Histor. topograph. Mediol., p. 146. Argellati, Biblinth. Scnptnr. Mediol., I part., p. 939. et II part., p. 2007.
MOMIERS, nom donné par dérision aux protestants qui, inconséquents aux principes du libre examen, refusent aux pasteurs de Genève le droit de se séparer aujourd'hui de Calvin , tout en déclarant que Calvin a eu à son époque le droit de se séparer de l'Eglise romaine. Voy. Bergier, Diction, de théol., où l'on trouve des détails sur la séparation des Momiers, et les discussions auxquelles elle a donné lieu.
MOMMIUS (Evangéliste), né en Toscane, vivait au xvu* siècle. On a de lui : 1» Le Directoire des réguliers; Pistoie ,1644; — 2° Sermon* pour le Carême; ibid., 16W.
MOMMOLEIN ( Saint ), en latin Mummolenus, évéque de Noyon et de Tournai, né à Constance en Souabe, mort le 16 octobre 6)^5, quitta son pays avec deux jeunes gens , Ebertran et Bertin, et tous trois se rendirent à l'abbaye de Luxeuil en Bourgogne , où ils prirent 1 habit monastique en 633. Ordonnés prêtres en 639, ils furent employés au ministère évangélique par saint Orner, évéque de Térouane, qui leur donna, quelques années plus tard, le monastère qu'il avait fait bâtir a Sithiu. Mommolein en fut le premier abbé, et il édifia tous ceux qui l'approchaient par sa mortification et sa charité. Contraint en 659 de succéder à saint Êloi sur le siège épiscopal de Noyon , il marcha sur les traces de son prédécesseur, et gouverna son diocèse pendant vingt-six ans. On célèbre sa fête le 16 octobre. Voy. D. Mabilton , Vies de saint Orner et de saint Bertin, II» et m* siècles bénédict. Richard et Giraud.
MON ( Mono ). Voy. M an.
MONACHO ou MONACO (Francesco- Maria del), de la congrégation des Somasques, né à Trapani en Sicile l'an 1593, mort a Paris en 1651, professa à Vicence et à Padoue, et vint en France en qualité de provincial. Nommé confesseur du cardinal Mazarin , il prêcha avec succès devant la cour, et il mourut au moment où il venait d'être appelé à l'archevêché de Reims. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Pn-