VII. MOJÎT-LIBAN. Voy. Liban, II» II
VIII. MONT-MAJOUR i Vona Major), abbaye Je l'Ordre de Saint- Benoit située dans la Provence, au diocèse et i une lieue d'Arles. Sa fondation ent lieu vers Tan 948, époque i laquelle une darne nommée Teucinde, donna cet emplacement à quelques ermites qui s'étaient retirés aux environs de la grotte ou saint Trophime avait, dit-on, coutume de se reposer des travaux de l'épiscopat. L'abbaye de Mont-Majour fut unie plus tard à la congrégation de Saint- Maur. Voy. la Gai/ut Christ, tom. IL Richard et Giraud.
IX. MONTE-MARANO (Mon* Mnranus), ville épisc. de la Principauté-Ultérieure, sous la métropole de Bénévent. Son premier évéque, saint Jean, de l'Ordre de Saint-Benoit, fut sacré sous Grégoire VIL Voy. Ughelli, Ital.Sacr.. tom. VIII, col. 332. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVLp.
X. MONT - MOREL (Mon* Morellus), abbaye •le l'Ordre de Saint- Augustin, en Normandie, au diocèse et â trois lieues d'Avranches. Vers I an 1171, ce n'était qu'un prieuré; mais, à cette époque, Jean de Subligni, un de ses principaux bienfaiteurs, le ht ériger en abbaye, et le dota nettement. Cependant on en attribue la fondation i Raoul, chanoine régulier de Saint- Victor de Ihuis, qui gouverna cette abbaye en qualité «Je prieur, puis d'abbé. L an 1659, on y introduisit b réforme des chanoines réguliers delà congrégation «le France. Voy. la Gallia Christ., tom. IX. col. 535. Richard et Giraud.
Xi. M0NT-SA1NT-ÉL0I {Mont Sancti Bligii), abha\e de chanoines réguliers de l'Ordre de Samt-Augustin, dans l'Artois, au diocèse et à deux lieues d'Arrss. Elle tirait son nom d'une chapelle que saint Êloi, évéque de Noyon, avait fait bâtir, et où il allait souvent prier. Elle était appelée aussi quelquefois le Monastère de Samt- Yindirttn. parce que ce saint y fut inhumé. Saint Eloi y réunit, dit-on, dix ou douze personnes, qui vécurent en ermites jusqu'en 880. A cette époque, ce lieu fut ravagé par les Normands; i.en 9G0, Fulbert, évéque de Cambrai, fit ce monastère, et y établit des chanoines •rs, qui furent réformés et changés, vers l'an 1070, en chanoines réguliers. Voy. la Gallia Chntt.. tom. III, col. 425. Richard et Giraud.
XII. MONT -SAINT -MARTIN (Mon* bondi Martvu ) abbaye de l'Ordre de Prémontré située dan» le diocèse de Cambrai, et fondée vers l'an 1 1 18 par Guarimbert. qui en fut le premier abbé. L an 1661, elle fut unie a rarchev.de Sens, pour dédommager ce siège de ce qu'il avait perdu par l'érection de l'église de Paris en métropole.
XilL MONT- SAINT- MICHEL ( Mon* Samti Michaeiu m ymculn maris), bourg avec une abbaye célèbre de l'Ordre de Saint-Benoit, située en Normandie, au diocèse d'Avranches, sur un rocher qui s'étend au milieu d'une grande grève que la mer couvre de son reflux. Ce mont s'api autrefois le Mont de Tombe, à cause de sa s; mais il perdit ce nom lorsque saint Miapparut, dit-on, en ce lieu, i saint Aubert, éyèque d'Avranches. Des ermites avaient originairement habite cette montagne, sur laquelle on bâtit une église en 700; saint Aubert y établit dooie chanoine* pour célébrer le service divin; mats tb tombèrent dans un tel relàcheneut, qu en m Richard l« les remplaça par des de S Ordre de Saint- Benoit. L an 1236,
on érigea un office d'archidiacre du Mont-Saint- Michel en faveur du monastère; et, l'an 1254, Alexandre IV donna à l'abbé le droit de porter la mitre, l'anneau, la tunique, etc., et de conférer la première tonsure et les ordres mineurs. Tous les princes ont rivalisé de xèle pour combler de bienfaits ce monastère, qui a donné lien à l'institution de l'Ordre militaire des chevaliers de Saint-Michel, faite par Louis XL L'an 1622, on y introduisit la réforme de Saint-Maur. Voy Moréri, édit. de 1759. La Martinière, Dicrion. de yeogr. Richard et Giraud.
XIV. MONT-SAINT-QUENTIN (Mons Sancti Quintini), abbaye de l'Ordre de Saint -Benoit située aux envii ons de Péronne, dans le diocèse de Noyon. Elle fut fondée au x* siècle par le comte de Vermandois, mais souvent ruinée. Elle fut restaurée en 1028 par Robert, comte de Péronne, et, l'an 1106, par la comtesse Adélaïde. Les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur s'y établirent en 1621. Voy. UGall. Christ., tom. IX.
XV. MONT- SAINTE-MARIE , lieu du diocèse de Reims où l'on tint, en 972, un concile dans lequel Adalbéron, archevêque de Reims, substitua des moines aux chanoines de Mousson. Voy. La Reg., xxv. Labbe, tom. IX.
XVI. MONT-SAINTE-MARIE (Mons Sandœ Maria'), abbaye de l'Ordre de Cileaux située dans la Franche-Comté, au diocèse de Besançon. Sa fondation remonte au xil* ou au xiu» siècle. Elle était de la filiation de Clairvaux. Voy. La Martinière, Diction, géogr.
MONTACOTIDS. Voy. Montaoo.
MONTAGIOLI (Cassiodoro), bénédictin de la congrégation du Mont-Cassin, né à Mudène en 1608, mort l'an 1783, professa la philosophie, et remplit diverses fonctions dans son Ordre Ses principaux écrits sont : !• Esercizi di celesti aff etti, tratti daJ Hbro de' Solmi; Rome, 1742; — 2° Traitât o pratieo délia carità cristiana in qunnto è amor verso Dio; Bologne, 1751 ; Venise, 1761 ;
— 3° Enchiridio evangelico; Modène, 1755; — 4° Maniera facile di meditare con frutto le RM*» sime cristiane; Bologne, 1759, 2 vol. in-12; — 5° Parobole del Fighuol di Dio; Plaisance, 1772 ;
— 6° // divino Sermone nel monte; Rome, 1779. Voy. la Nouv. Biqgr. gêner.
1. MONTAGNE ou MONTAIGNE ( Claude- Louis ) , sulpicien et docteur de Sorbonne , né dans le diocèse de Grenoble vers 1617, a laissé, outre un traité De Censuris, «eu Notis theologicù et de Sensu propositionum : 1° Prœlectiones theologicaf guas m scholis habuit Honorutus Tourneli ad usum seminariorwn , tive Tractatus de Deo et attributù divims ; in-12; — 2» De Sanctissima Trinitate et de Angelis; in-12; — 3° De Opère sex dierum; in-12 : — 4" De Gratia Christi Sa/vatoris: publié en 1735 et 1737, ce traité fut réimprimé avec des additions; 2 vol. in-12; — 5* De Sacramentis in génère, et in particulari; 2 vol. in-12; — 6» Compendiosœ Institutions excerpta ex cont radis Praledionibut theologicis Honorait Tourneli;2 vol. in-8». Voy. Picot, Mémoires pour servir à Thtsioire eeciés., tom. TV.
IL MONTAGNE ou MONTAIGNE (Michel de), célèbre moraliste , né au château de Montaigne, en Périgord. en 1533, mort l'an 1592, annonça dès son enfance d'heureuses dispositions, et reçut une éducation très-soignée; son père lui fit parler le latin avant le français. Montaigne, après avoir exercé pendant quelque temps la charge de conseiller au parlement de Bordeaux, s'en démit par dégoût pour celte profession. Il
Recourut la France , 1 Allemagne , la Suisse et talie; mais dans ses voyages il s'occupait
MONT
MONT
beaucoup plus de ses plaisirs que des objets
Si devaient fixer son attention. A son retour il : nommé maire de Bordeaux; après quatre ans d'exercice il se retira dans son château de Montaigne, où il se livra tout entier à la philosophie, qui chez lui était une espèce de scepticisme et une liberté de penser qui ne tenait à rien. Il s'est peint lui-même parfaitement quand il a dit : « Je suis tantôt sage , tantôt libertin ; tantôt vrai, tantôt menteur; chaste, impudique;
{mis libéral, prodigue, avare { et tout cela, seon que je me vire. » 11 ne suivait dans sa morale et dans sa conduite que la raison humaine, ou plutôt l'idée et le caprice du moment, et, fermant les yeux à la lumière de la foi, il flottait sans cesse dans un doute universel. Nous citerons de Montaigne : 1° une traduction française de la Théologie naturelle de Raimond de Seconde, auteur espagnol; in -8°; — 2° Essais, dont les éditions sont très-nombreuses , mais qui n'en sont pas moins remplis d'inconséquences et de contradictions. Le désordre y règne dans la manière aussi bien que dans les choses elles-mêmes. Ce sont des digressions, des écarts continuels, des passages grecs, latins, italiens. Sa liberté y dégénère en licence : vrai cynique, il nomme toutes les choses par leur nom , brave tout et s'égaye de tout. Le succès prodigieux de cet ouvrage révèle une perversité peu commune des mœurs publiques. 11 ne faut donc pas s'étonner s'il a été condamné par la S. Congrégation de l'Index. (Decr. 12 junii 1676.) Voy. Feller. Michaud. LEncyclop. calhol. La Souv. Biogr. génér.
MONTAGNUOLI ( Jean - Dominique) , dominicain, né à Batignano, sur le territoire de Sienne , vivait au «W siècle. Il se distingua par sa piété , sa science et son attachement à la doctrine de saint Thomas. On lui doit : Ie Defensiones theologicat ac thomisiieœ a recentioribus tfteologis untversam theologiae l). Thonue Summam complet tentes , etc.; Naples, 1610, in-fol.;
— 2° Defensiones philnsojihicœ angelica; thomisiieœ, etc.; Venise, 1609, in-fol.; — 3» De Valore et fructu JHissœ. Voij. Le P. Échard, Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. II, p. 337.
MONTAGU ou MONTAGUE , MONTAIGU.
M0UNTAGO (Richard), en latin Montacutiut, anglican , né à Dorney , dans le comté de Buckmgham, en 1578, mort à Norwich l'an 1641 , fut pasteur de diverses paroisses, prébendier de Wells, chapelain de Jacques l", doyen et archidiacre d'Hereford, chanoine de Windsor, évéque de Chichester, puis de Norwich. Il fut accusé d'avoir voulu troubler la paix de l'Église en portant les fidèles à se réconcilier avec le
Îapisme. Parmi ses ouvrages nous citerons : • The Ttco Invectives of Gregory Sazianzen against Julian ; Eton , 1610, in-4' ; — 2» On the Invocation of saints; 1621 ; — 3° Anaiecta exercitationum ecclestasticarum; Londres, 1622, infol.; ouvrage mis à Y Index le 15 janvier 1714;
— 4* Antidiatril<a: ad priorem partent Diutribarutn J.-C. Bulengeri contra 1s. Casaubonum ; Londres, 1625, in-fol.; mis également à l'Index le même jour que le précédent ; — 5» Busebii Pamphili lib. X de Demonstiatione evanoelica, gr. et ial., cum notis ; Paris, 1628, in -fol.; — u° Apparntus ad origines ccclrsiasticas ; Oxford, 1635, in-fol.; mis à 1 Index a la même date que les précédents; — 7° Origines ecclesiastica : Londres, 1636-1642, 2 vol. in-fol.; le tom. I" a été aussi mis à l'Index le 15 janvier 1714. Yoy. Wood, Atlietiœ Oxonienses. Chalmers, Général bingr. Dictionary. Chauffepié, Diction, histor. La Souv. Biogr. yen. Michaud, au mot MontaigI'.
MONTAIGNE (Jean), sulpicien et docteur de Sorbonne, né en 1750 dans le diocèse de Cahors , mort au séminaire d'Issy l'an 1821, fit ses premières études à Toulouse, et les termina en 1774 à la petite communauté de Saint-Sulpice à Paris. 11 professa la théologie i Toulouse , puis à Lyon ; devint ensuite maitre des études au grand séminaire de Paris, et enfin supérieur du séminaire d'Issy. On a de lui : De Existentia Dei, opus posthumum D. Legrand, quondam docloris sacra} facultatis parisiensis; 1832, in-8*. L'abbé Montaigu a mis en tète de ce livre une Notice sur Legrand, son confrère à Saint-Sulpice. Voy. L'Ami delà Religion et du Roi, t.XXVII, p. 153. Feller, Riogr. univers.
MONTAIGU. Voy. Montagu.
MONTALA. Voy. Mantala.
M0NTALCIN0. Voy. Mont, n« III.
M0NTALD0 (Barnabé de), de l'Ordre de Citcaux, vivait du XVI» au xvn« siècle. On a de lui : une Chronique de Clteaux: Madrid, 1602.
I. M0NTALT0 (Mons altus), ville épisc. du duché de Castro, sous la métropole de Fermo. Sixte V l'érigea en évéché l'an 1586 selon Richard et Giraud et Gaet. Moroni, mais l'an 1571 suivant De Commanville. Richard et Giraud ajoutent que Montalto fut la patrie de Sixte V; mais c'est une question fort controversée ; car plusieurs auteurs fort graves prétendent que ce pape est né à Grottammare. Le premier évéque de Montalto fut Paul-Émile Jouannin , mort en 1606. Voy. Vghelli , ltnl. Sacr., tom. Il, p. 747. De Commanville, Table alphabét., p. 762. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XLVI , p. 145-150.