CHÉE
I. MORE (Alexandre), en latin Morus, ministre protestant, né à Castres en 1616, mort à Paris l'an 1670, se livra à la prédication, et professa successivement le grec, la théologie et l'histoire. Nommé, en 1659, pasteur de l'église de Charenton, il attira une grande foule a ses prêches; mais la légèreté de sa conduite le fit interdire peu de temps après. Il a laissé un certain nombre d'écrits, entre autres : 14 De necessaria Dri gratia Disp.IV; Genève,164V,in-4*; Middelbourg, 1652 ; — 2e Cahnnus; ibid., 1648, in-4»; — 3» Causa Dei, id est de Scriptura Sacra exercitationes ; Middelbourg, 1658, in-4». Bien que tous les ouvrages d'hérétiques qui traitent de religion tombent sous la II* Règle générale de Y Index, celui-ci a été condamné par un décret particulier en date du 7 octobre 1673; — 4* Notât ad quadam locn Novi Fœderis ; Londres, 1661 , in-8°; plusieurs édit.; — 5* Sermon* choisis; Genève, 1<H»4, in-8»:— 6* Sermons sur le Catéchisme; ibid., 1695, 2 vol. in-8*. Voy. la Nouv. Biogr. génér., qui donne la liste complète des écrits de More. Feller, au mot Morus (Alexandre).
II. MORE (Hannah), anglicane, née en 1745 ù Stappleton, près de Bristol, morte 4 Clifton l'an 1833, fit preuve dès ses premières années d'une grande intelligence. Comme elle était pauvre, quelques personnes riches l'aidèrent non-seulement à compléter son éducation, mais» encore à élever une maison d'éducation pour les jeunes filles. Outre des Drames sacrés et d'autres poésies religieuses, on a de cette femme célèbre : 1» Structures on ttw modern System of femate éducation ; Londres, 1799, 2 vol. in-8*; — 2*mn/.t towards forming the character of a yoimg prineess ; ibid., 1805, 2 vol. in-8»; — 3» CoUebs hi search of a wife; ibid.. 1805, 2 vol. in-84; trad. en français, 1817, 4 vol. in-12; ouvrage devenu très- populaire; — Practical Piety; ibid., 1811, 2 vol. in-84; 8* édit.,1812;-f>CW«mi Morals;
MORE
MORE
ibid., 1812, 2 vol. in-»»; — 6» Essay on the character and writings of saint Paul: ibid., 1815, 2 vol. in -8°. Les Œuvres complètes d'Hannah More ont été publiées plusieurs fois. Voy. la A'oitr. Biogr. génér.
III. MORE (Henry), en latin Morus, anglican, hilosophe et théologien, né à Grantham, dans e comté de Lincoln, en 1614, mort à Cambridge Tan 1687, Tut admis au nombre des agrégés du collège du Christ, et refusa les plus hautes dignités de l'Église anglicane. 11 a écrit un grand nombre d'ouvrages de philosophie et de théologie, soit en anglais, soit en latin; le recueil complet n'existe qu'en latin , sous le titre de : Opéra omnia . tum quœ latine , tum qwe anglke scripta sunt, nunc vero latinitate donata ; Londres, 1679, 2 vol. in-fol. On lit dans 17»irfex tibrorum prolêihitorum . « Morus(Henricus), Cantabrigiensis, Opéra otnnia, tum qua» latine, tum quœ anglice scripta sunt. (Decr. 22 decembr. 1700, et 12 martii 1703.) » Voy. La Nouv. Biogr. yènér.
IV. MORE (Thomas). Voy. M, nu s . n» VI. M0REAO (Charles), de l'Ordre des Augustins,
vivait au xvn* siècle. On a de lui : Défense de saint Augustin et des augustiniens ; Anvers, 1650.
MORE AUX ou M 00 RE AUX (Beatti Maria de Morellis), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans le Poitou, au diocèse et à sept lieues de Poitiers. On ne connaît ni l'époque de sa fondation , ni le nom de son fondateur.
I. M0REL ( Andoche), jésuite, né à Dijon en 1599, mort à Grenoble l'an 1674, a laissé : 1° Lettre d'un ecclésiastique d'Avignon sur t année séculaire de sa compagnie; 1640; — 2° Bépome générale aux lettres répandues dans le public contre la doctrine des jésuites; 1656: — 3° Image de la noblesse chrétienne proposée dans la mort du vicomte Alexandre de Pasquier; 1638; — 4° Tractatus historiens de falso tmposita SS. Patrum ratione docendi fidèles tam in fide quam in
la eau
moribus; 1661 ; — 5° seiie Discours sur nisation de soml François de Sales; 1665; — 6e Relation de ce qui s'est passé à Saint-Pierre d'Avignon pour réprimer la licence du cartuival. Voy. Sotwel, Bibhoth. Script. Societ.Jesu.
11. M0REL (Claude), théologien, né à Chàlons, mort à Paris en 1679, était docteur de Sorbonne, prédicateur ordinaire du roi et doyen de la Faculté. Il se montra toujours fort opposé aux jansénistes. On a de lui • î° Véritables sentiments de saint Augustin et de l'Église; 1650; — 2»Co«dw te de saint Augustin contre tes Pélagiens; 1658, in-12; — 3° L'Oracle de ta vérité, ou C Eglise de Dieu contre toutes sortes d'hérésies; 1666, in-12. Voy. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.
fil M0REL (Frédéric), dit Y Ancien, théologien et imprimeur, né dans la Champagne en 1523, mort l'an 1583, se fit remarquer par une solide érudition. Il a imprimé un nombre considérable de livres, dont on trouve la liste complète dans Mattaire; et il est l'auteur des ouvrages suivants : 1» De la Providence, de Dieu, de t Ame, de t Humilité, oraisons prises de saint 'Jean Chrysostome ; 1557, in-16; — 2° Traktè de la guerre continuelle et perpétuel combat des chrestienSfOu de ta lutte chretttenne contre la chair, le monde et le diable , nos pbu grands et principaux ennemis; 1564, in-8»; — 3° Traicté de saint Cyprien des douze manières d'abus, avec moyen (fteeux corn'oer; 1571, in-8». Voy. Mattaire, Hist. Typt>graph. Parisiensu, tom. 1, p. 81. La Nouv.
B,lî?lÎ0REL (Frédéric), fils aîné du précédent, imprimeur et savant helléniste , né a Paris en 1558, mort en 1630, montra dès sa jeunesse la
plus grande aptitude pour les langues. 11 fut professeur et interprète du roi de France, et son imprimeur ordinaire pour l'hébreu, le grec, le latin et le français. On lui doit : 1" plusieurs Traités de saint Basile, de Théodoret, de saint Cyrille, qu'il publia sur les manuscrits de la biblioth. royale, et qu'il accompagna de notes;
— 2° une édition des Œuvres d'Œcumenius et ctAretas; 2 vol. in-fol. Voy. Maltaire, Hist. Tupogr. Parisiensis, tom. I , p. 192, 115. La Croix du Maine et du Verdier, Biblioth. franc., tom. I, p. 196. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
V. M0REL (Guillaume), savant imprimeur, né à Tilleul, en Normandie, l'an 1505, mort à Paris l'an 1564, a laissé un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels on cite surtout : 1° des Notes sur saint Cyprien : 1564 , in-fol.; — 2° Sur saint Ignace; 1558, in-8»: — 3» Sur saint Denys l'Aréopagite; 1562, in -fol.; — 4» Èpttret de saint Ignace, Irad. en latin et en français; 1562, in-8°; — 5° Sentent io? Patrum de venerandis imaninibus, en grec, en latin et en français; 1562, in-8"; — 6° Le Traité des images de saint Jean Damascène, trad. en français; 1562, in-8*. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
VI. M0REL (Robert), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à la Chaise-Dieu, en Auvergne, l'an 1653, mort à Saint-Denis en 1731, fut prieur à Meulan et à Saint-Crespin de Soissons, puis secrétaire du visiteur de France. 11 se distingua autant par ses vertus que par sa science. II a laissé, entre autres ouvrages : 1° Effusions de ca*ur, ou Entretiens spirituels et affectifs d'une Ame avec Dieu sur chaque verset des Psaumes et des Cantiques de l'Eglise ; Paris, 1716, 4 vol. in-12 ; — 2- Méditations sur la Règle de Saint-Benoit ; ibid., 1717, in-8»; — 3» Entretiens spirituels sur les Évangiles; ibid., 1720, 4 vol. in-12; — 4» Entretiens spirituels pour servir de préparation à la mort; ibid., 1721, iu-12;
— 5° Imitation de Jésus-Christ, trad. nouvelle, ibiJ., 1723, in-12: — 6° Méditation nouvelle sur les Évangiles; ibid., 1726,2 vol. in-12; — "'Du Bonheur d'un simple religieux et d'une simple religieuse qui aiment leur état et leurs devoirs; ibid., 1727, in-12; — 8» Retraite sur les principaux devoirs de Ut vie religieuse ; ibid., 1728, in-12;
— 9" De C Espérance chrétienne ; ibid., 1728, in-12;
— 10° Effusion de cœur sur le Cantique des cantiques; ibid., 1730, in-12; — ii« Vérités de fi» et de morale pour tous les états, tirées des seules
firoles de l'Ancien et du Nouveau Testament; vol. in-12. Voy. D. Tassin, Ht -t. littéraire delà congrégation de Saint-Maur. Moréri, Diction, histor., édit. de 1759. Richard et Giraud, qui donnent les' titres des autres écrits de Morel. Feller. Mi chaud.
M0RELET ( Laurent ), doyen de l'église de Nuits, né à Dijon en 1636, fut aumônier du dur d'Orléans et prédicateur de la reine Marie-Tnérèse. On a de lui : 1" La Galerie de Saint-Cloud et ses peintures, expliquées sur le sujet de l'éducation des princes; Paris, 1681, in-4", et 16*, in-12, sous ce titre : Traité de morale pour l'éducation des princes, tiré des peintures ae la galerie de Saint-Cloud ; — 2° De la Génération éternelle du Verbe incarné; Nuits, 1720, in-80; — 3» Deuxième Discours tiré de l'ouvrage intitulé : Théologie éloquente ou le Prédicateur de Jésus- Christ; ibid., 1720, in-8». Foy.Papillon, Bibhoth. des Aut. de Bourgogne, tom. Il, p. 94. M0RELIUS. Voy. Morelly.
MORELL ou M0RELLE (Julienne), de l'ordre de Saint-Dominique, née à Barcelone en 1594, morte à Avignon en 1653, savait les langues an
MORE
IIOBfi
ciennes et modernes, la philosophie, la théologie, la jurisprudence et la musique. Ses vertus égalaient son savoir; aussi fut-elle nommée plusieurs fois mailresse des novices et prieure. Elle a composé plusieurs ouvrages, dont les
?rincipaux sont : 1° une Retraite de dix jours sur éternité; — S* une Traduction française du Traité de la vie spirituelle de saint Vincent Ferrier ; Lyon, 1617, 3» La Règle de saint Augus-
tin, avec des notes -, Avignon, 1680. Voy. Lopès, De Vega in Lauro Apoll. André Schott, Biblioth. Hispan. Cretser, Rer. vari., 1. II, c. iv. Vincent Baron. Afmlog. de fOrd., II part. Hilarion de Coste, Eloges des femmes iUustr. Moréri, Diction.
Richard
MORELLES (Corne), dominicain, né en Cata Joçne vers Tan 1555, mort en 1636, professa la théologie a Cologne, se rendit, en 1609, à Francfort, où il eut une conférence avec quelques ministres calvinistes, fut nommé, en 1618, inquisiteur général de la foi dans les trois électorals, et sut gagner l'amitié de l'électeur de Trêves. Mais les Espagnols, l'ayant pris pour l'espion de ce prince, l'arrêtèrent et 1 enfermèrent dans la citadelle de Gand, où il mourut. Il a publié : 1» Abrégé de la Vie de saint Louis Bertrand; Cologne, 4609, in-4»; — Relation de sa mnférence avec quelques ministres protestants; ibid., 1610, in-4*; — 3* Relation de sa conférence avec un ministre calviniste nommé Bophorne; Cologne et Gravenburik; 1610, in-4«; — 4» une nouvelle édition des UEiwres de saint Thomas ; \nvers. 1612, 18 vol. in-fol. Voy. le P. Échard. Seryrfor. Ont. Prcedic, tom. II, p. 485. Richard et Giraud.
M0RÉLY. Voy. MoRELLY.
M0RELLY ou M0RÈLY (Jean-Baptiste), en latin Mortluu, théologien protestant, né à Paris rersl'an 1510, s'est rendu célèbre par ses tentatives pour ramener l'Église, disait-il, à l'organisation démocratique; mais, condamné par plusieurs synodes et poursuivi par la haine de Calvin , il fut obligé de s'expatrier: on croit qu'il se retira • n Angleterre. 11 a publié : Traict>' de la discipline et police chrestienne; Lyon, 1561, in-4°.On lui attribue : De Ecclesia ab antichristo per eius exeidium liberanda; Londres, 1589, in-8». Voy. la Soar. Riogr génér.
MORENAS (François), publiciste, né à Avignon en 1702, mort à Monaco en 1774, a laissé, outre quelques ouvrages purement littéraires : 1* Abrégé de l'Histoire ecclésiastique de Fleury, avec ta continuation jusqu'en 1750; 1750,10 vol. in- 12; — 2° Abrégé du Dictionnaire des cas de trmteienee de Pontas; Avignon, 1758, in-8°; — lit* Précis du résultat des conférences ecclésiastiques d'Angers; ibid., 4 vol. in -12. Voy. Hichard et Giraud. Michaud. Feller. La Xouv. Bi'*gr. f/ener.
MORERI (Louis), docteur en théologie, né à Bargemont, dans le diocèse de Fréjus, en 1613, mort à Paris en 1680, a laissé, entre autres écrits : 1* Pratique de la perfection chrétienne et religieuse, trad. de l'espagnol d'Alph. Rodriguez ; 16tj/, 3 vol. in-8»; — 2» Le grand Dictionnaire historique, ou le Mélange curieux de l histoire sacrée et profane; Lyon, 1674, in-fol.; cet ouvrage, qui a été traduit "en anglais, en allemand, en espagnol et en italien, a eu de nombreuses éditions; la ÎJ» et dernière a paru a Paris, 1759, 10 roi. n.-: I ; elle a été donnée par Drouet. Voy. Xicéron, Mémoires, tom. XXVII. Michaud. F' fler. La Nom. Biogr. génér.
MORES (Moré), abbaye de l'Ordre de Citeaux *itoée en Bourgogne, au diocèse de Langres, eUit tille de CJairvaux. Elle fut fondée au xu»
siècle , du temps de Samson , archevêque de Reims, qui, à la demande de saint Bernard, engagea les chanoines réguliers de Saint-Denis de Reims à céder l'église de Mores et toutes ses dépendances pour l'établissement de ce monastère. Voy. la Gallia Christ., tom. IV.
MORESCHIN (Augustin), de l'Ordre des Au-
gustins, né en Toscane, vivait au xvp siècle, in a de lui : 1» Du Purgatoire ; — 2° Du Culte des saints; — 3° Des Reliques et des images; — 4° Des Prières, des aumônes et des sacrifices pour les morts ; — 5» Du Chemin de Titernitè ; — 6» De la Patience; tous ces ouvrages ont été publiés à Naples en 1568,
M0RESTEL (Pierre), docteur en théologie, né à Tournus, en Bourgogne, l'an 1575, mort en 1658, fut successivement curé de Sauit-Nicolasde-la-Taille, au pays de Caux, en Normandie) clianoine et doyen de la Saussaye, au diocèse d'£vreux,et curé de Saint-Martin de la Corneille. Ou a de lui quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : i°Le Guidon des prélats et bouclier des pasteurs; 1634; cet ouvrage fut condamné par l'archevêque de Rouen; — 2° De Pompa ferali, seu justa funebria ; 1021 ; — 3° Methodusad acquirendas omnes scientias ; 1632. Voy. Papillon, Biblioth. des Auteurs de Bourgogne, tom. 11. La Nouv. Biogr.génér,
I. M0RET ou MURET (Murita et Muritum), bourg du fi.it in -lis situé sur le Loing, et au diocèse de Sens. On y tint un concile en 850, et Loup de Ferrières écrivit, au nom de cette assemblée, une lettre à Erconrad , évéque de Paris ; c'est la 115*épitre de cet homme célèbre. Le P. Mansi parle d'un concile tenu à Moret vers l'an 1154, en faveur des moines de Vèselise , contre le comte de Ne vers. Voy. le Père Mansi, Supplém. à la Collect. des Conciles, t. 11, col. 491. Richard et Giraud.
M0RETTI (Pierre), chanoine de l'église de Sainte-Marie , au delà du Tibre, vivait au xviii* siècle. On a de lui : 1» Patris Moretti, insignis basilicae S. Mariée traits Tiberim canonici, de ritu ostensionis sacrarum reliquiarum. a nemine hoctenus peculiari dissertatione illustrato, Dissertatio historico-ritualis ; Rome, 1721 ; — 2° De lUtu variandi choreale indumentum in solemnitate paschali apud clerum basilicarum Urbis usitato; 1732 ; — 3* Ritus dandi presbyterium papa, cardinalibus et clericis nonnullarum ecclesiarum Urbis, nunc primum investigatus et explanatus, tucubratio atneis tabulis , notis et appendicibus ornata ; guibus addenda alia et corngenda in vulgatis ante ejusdem opusculis; in-4°. Voy. \eJourn.des Savants, 1742, p. 121 et suiv. Richard et Giraud.
M0REUIL (Morolium), abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit située en Picardie, entre Amiens et Mont-Didier. Elle fut fondée vers l'an 1109, en l'honneur de saint Waast, par Bernard, seigneur de Moreuil. Ce n'était primitivement qu'une celle dépendante de l'abbaye de Breteuil ; mais, vers l'an 1140, elle fut érigée en abbaye, à condition que les religieux de Breteuil en nommeraient toujours l'abbé. Le monastère do Moreuil était occupé par les bénédictins non réformés. Voy. la Gafl. Christ., tom. X, col.
MORGAN (Thomas), célèbre déiste anglais, mort a Londres en 1743, fut d'abord prédicateur d'une paroisse non conformiste; mais sa vie extrêmement déréglée et ses sentiments bien connus pour l'arianisme lui avant fait perdre sa place , il se livra à l'étude de la médecine. Parmi ses écrits, dont les uns roulent sur la médecine et les autres sur l'arianisme , qu'il
MORI
MORI
défend, nous citerons seulement comme étant le principal : The Moral philosopher, in a dialogue between Philalethes, a Christian deirt. and Théo-
Shanes, a Christian jew ; Londres, 4737-1740, vol., qui ont paru sous la voie de l'anonyme. Dans cet ouvrage, Morgan établit un antagonisme formel entre l'Ancien et le Nouveau Testament. Il considère le Dieu des Juifs comme un Dieu purement national, subordonné, limité, tout à fait différent du vrai Dieu. Il dénature le caractère moral des plus saints personnages de l'Ancien Testament. Il ne voit généralement dans les miracles que des fourberies ou de pares légendes, bien qu'il les explique quelquefois d'une manière naturelle. Quant au christianisme, ce n'est aux yeux de Morgan qu'une doctrine morale et la restauration de la religion naturelle; et, pour les mystèrés de la foi , il les nie absolument. Enfin les sacrements ont été inventés par le clergé, qui a voulu par ce moyen se rendre nécessaire. Voy. le Diction, de la théol. cathol., qui expose plusieurs autres erreurs du déiste anglais.
MORGUES ou M 00 RGO ES. sieur de SAINT- GERMAIN ( Matthieu de) , littérateur, né dans le Velay en 1582, mort i Pans l'an 1670, entra chez les Jésuites: mais il quitta ensuite la Société, et précba à Paris avec un tel succès, que Marguerite de Valois le choisit pour prédicateur. Plus tard il devint aumônier de Marie de Médicis. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1*Ponégyriqueen l'honneur de saint Joseph, avec quelques Sermons de morale; 1665, in-4*; — 2» Us Vérités chrétiennes, connues sous le nom de Manifeste d'Angers ; 1620; — 9* Ans d'un théologien sans passion; 1626, in -4*. Voy. Le Long, Bibltoth. hittor. de la France. Richard et Giraud. Feller, et la Nouv. Biogr. génér., art. Mourgues.
MO RI A. partie de la montagne de Sion sur laquelle Salomon bâtit le temple de Jérusalem. C'est une tradition très-ancienne que cette montagne est celle où Abraham conduisit Isaac son fils pour l'immoler à Dieu ; quoique ce sentiment, selon D.Calmet, souffre quelque difficulté. Saint Augustin dit, à ce sujet, que saint Jérôme avait appris des anciens d'entre les Juifs que c'était la même qu'Isaac avait été immolé : Jeronymus presbyter scripiit se certissime a sert inri bus Judarorum cognovisse quod ihi immolâtes sit Isaac. Ce même lieu fut désigné à David lorsqu'il y vit l'ange du Seigneur et qu'il y offrit un sacrifice , sur lequel Dieu fit descendre miraculeusement un feu du ciel. Les anciens interprètes, d'après la Vulgate et autres anciennes versions expliquent le mot Moria par vision; mais les modernes l'interprètent généralement par tu de Dieu, choisi de Dieu. Voy. Genèse , xxm, 2, 14.1 Paralip., xxi, 15, 26, 28 ; PU, 1,1. II Paralip., m, 1. August., De Civit., L XVI, c. xxxil. D. Calmet, Diction, de la Bible, et Comme*/, sur le II* liv. des Paralip., chap. in. G. Gesenius, Thésaurus. Le Diction, de la théol. cathol.
MORICE DE BEAUBOIS (Pierre-Hyacinthe), bénédictin de la congrégation de Saint -Maur, né à Quimperlé, dans la basse Bretagne, en 1693, mort à Paris l'an 1750, fut chargé de l'instruction des novices, et remplit plusieurs autres emplois. On lui doit : 1° Mémoires pour servir de preuve* à f Histoire ecclésiastique de Bretagne de D. Lobineau; Paris, 1742-1746, 3 vol. in - fol.; — 2° Histoire ecclésiastique et civile de Bretagne; ibid., 1750-1756, 2 vol. m-fol.; Morice fit paraître en 1750 le premier volume de cette histoire ; la mort l'ayant surpris lorsqu'il préparait le second , D. Taillandier le publia en 17j6.
On a publié ces deux ouvrages réunis; Guingamp. 1836-1837, 2 vol. in-8°. Voy. D. Tassin, Hist. littér. de la congrégation de Saint - Maur. Moréri, Diction, histor., édit. de 1759. Le Journ. des Savants, 1741, 1742, 1745 et 1747. Richard et Giraud. Feller. Michand. La Souv. Biogr. génér.
MORIGGIA Voy. MORIGIA , n« III.
L MORIGIA (Jacques- Antoine de), fondateur des clercs réguliers de Saint-Paul, né à Milan en 1407, mort l'an 1546, entra d'abord dans une confrérie de pénitents établie à Milan , et connue sous le nom de Confrérie de rétemeUe Sagesse. 11 refusa l'abbaye de Saint-Victor, et déploya la plus grande charité pendant la peste qui désola Milan en 1525. Plus tard il fonda, avec Antoine -Marie Zacltarie de Crémone et Barthélémy Ferrari de Milan , la congrégation des clercs réguliers de Saint -Paul, ainsi appelée du nom de leur première chapelle à Milan, et qui plus tard prit celui de Barnaoites, à cause de réglise de Saint- Barnabe. Cet institut fut approuvé par Clément VII, et Morigia, qui avait reçu la prêtrise , en rat nomme le premier prévôt. Cet Ordre ne tarda pas à se répandre dans presque tous les pays catholiques. Vrn/. la Souv. Biogr. génér.
IL MORIGIA (Jacques -Antoine), évéque de Pavie et cardinal, né à Milan en 1632, mort à Pavie l'an 1708, entra cbez les barnabites, et acquit de la réputation comme prédicateur. 11 devint successivement théologien du grand duc de Toscane, évéque de San-M iniato , archevêque de Florence, cardinal , archiprétre de la basilique Libérienne et évéque de Pavie. Il a laissé, outre plusieurs Oraisons functtres : Lettere pattorali al popofo di Firenze; in-fol. Voy. Ughelli, Ital. Sacr. Argelati, Biblioth. Scriptor. Mediolanensium, toin. IL Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
III. MORIGIA ou MORIGGIA (Paul), général des Jésuates de Saint-Jérôme, né à Milan en 1525. mort l'an 1604, fit réformer les statuts de son Ordre. On lui doit un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Walendario vuigare secondo il rito Ambrosiano; Milan, 1591, 1598, 1662, in-4«; — 2» Isiorie delf origine di tut te le religioni, libri III : Venise, 1539, 1581, 1586, in-8»; — 3« Paradiso di Getua ii , nel quale si racconla Forigine delf Ordint de' Gesuati di S. Girolamo, et la vita del Giovanni Cohtmbi, fundatore di esso Ordine, con parte délie santé vite d'alcuni de' suoi discepoti. Con due tratfati, funo délia Parola di Dio, e taltro delf Eccellenza delt oratione; Venise, 1582, in-4» ; — 4»De//o Stato religioso e via spirituale ; ibid., 1559 et 1569 , in-8* ; — 6° Giaratno spintuale; Côrae, 1597, in-8°; trad. en français avec la Déclaration de la messe; Arras, 1599; — 6° Scala dei religiosi per ta quale st sa/isce al col nu ) délia perfezione délia vita spiritua/e . etc.; Pavie, 1551, in-4»; — 7» Sommario cronologieo délie vite dei ponte/ici romani; Bergame, in-4»; — 8° Elogi dei Pontefici romani , fundatori délie religioni ; ibid. Voy. Argelati , Btotioth. Scriptor. Mediolanensium. César Morigia, Vita di P. Morigia. J. Ghilini, Teatro dlomini letterati. Picinelli , Ateneo de' Letterati Milanesi. Richard et Giraud. Michaud , Biogr. univers. Lu Nouv. Biogr. génér.
MORIGNY (Moriniacum), abbaye de bénédictins non réformés, située dans la Beaaee, près d'Élampes, au diocèse de Sens. Elle hit fondée au commencement du HT* siècle. Voy. Richard et Giraud.
MORILLON (Julien-Catien), bénédictin de la
MORI
nom
igrégation de Saint-Maur, Dé à Tours en 1631 , ►rt à Rennes l'an 1694, remplit dans son Ordre plusieurs fonctions importantes. On a de lui, outre un poêrae intitulé : Joseph ou r Esclave fidèle : 1° Paraphrase sur le livre de Job; Paris, lfKi8; — sur le livre de t Ecclésiaste ; ibid., itTÎO; — > sur le livre de Tobie: Orléans, 1674; Tours, 1679. Voy. D. Le Cerf, Biblioth. hist. et ertt. des Aut. de la congrég. de Saint-Maur. La Soar. itvvfr.oenér.
M 0 RI M ON D (Morimondus) , abbaye célèbre, une des quatre filles de Citeaux, située vers les sources de la Meuse, à l'extrémité du diocèse de Langres , sur les frontières de la Lorraine. Die fat fondée . l'an 1115, par Olderic d' Aigremont, seigneur de Choiseul , et par Adeline, sa femme. L'abbé, qui était régulier et électif, avait soixante-dix abbayes sous sa filiation immédiate . et était grand d'Espagne, en qualité de supérieur immédiat des cinq Ordres de r.hevaferie établis en Espagne et en Portugal. Voy. D. Vaissette, Géogr. hist or., tom. VI, p. 289.
I. MORIN (Etienne), orientaliste et théologien protestant , né à Caen en 1625, mort à Amsterdam l'an 1700, exerça les fonctions de pasteur à Saint-Pierre-sur-Dive , près de Lisieux , puis à Caen. Plus tard il fut admis à l'académie de cette ville. Ses principaux ouvrages sont : 1° Dissertahones octo, in qui bus mutta sacra et profana; antigvtiatet manumenta explicatif ur ; Genève, 16S3, in-8* ; Dordrecht , 1700, in-»» ; — 2» Oratio maugvmhs de linguarum orientalium ad inielhqenitam Senpturw Sacra* utilitate; Leyde, 16*6, »•&*, — 3» Exercitationes de iingua priwwrwi rjusqve appendicibus , in qui bus mu/ ta wm Sacra k*a exponuntur; Ûtrecht, 1694, , — 4» Erplnnationes sacra? et philologicre m a/ûfuot Vêtent et Nom Testamenti locos ; Leyde, 10US . in-8* ; on trouve à la lin de ce volume et a la saite de son Oratio inauguraKs , une Dissert, de bons satvilkœ Passionis D. N. J. C; — 6* Vita Sam. Bocharti, en tète des Oj*ra Bocharti ; ibid., 1692, in -fol.; on trouve dans ce volume une dissertation de Morin intitulée : De Paraduo terre st ri ; — 6° Epistola II de Pentasamaritano , dans Van Dale , De Origine , Tt-i : Amsterdam , 1606, in -4° ; cet ouvra lc de Van Dale est à Y Me*. (Decr. 14 jan. 1737.) Voy. Huet, Origines de Caen. P. Franchis, B>'-nnl de discours. Nicéron , Mémoires , t. XII. Richard et Giraud. Michaud , Biogr. univers. La &o*it: . Bvtgr. gêner.
IL MORIN (Guillaume), bénédictin, né à xscornmun, dans le Gàtinais, mort à Ferriè-
res en 1640, fut grand prieur de l'abbave de Ferneres, au diocèse de Sens. 11 a laissé : \* Discours des miracles faits en la chapelle de Notre-Dame de Bethléhem, en t abbaye de Ferrteret en dastmois , avec les ont invitez de cette abbaye; Paris, 1605, in-12; 1647, in-8»; — 2* Histoire de l'abbaye de Ferrières ; ibid., 1613, in-12 ; — 3» Histoire générale des pays de Gastinois, Senonois et llurepois , etc.; ibid., 1630, in-V; cet ouvrage peut être consulté avec fruit pour l'histoire ecclésiastique. Voy. la Bibliuth. kutor. de France. La Nouvelle Biographie générale.
111. MORIN (Guy de), littérateur, né dans le Maine, mort en 1536, entra d'abord dans un couvent; mais il en sortit à la mort de son frère Miné, et suivit la carrière des armes. On a de lai une traduction d'an traité d'Érasme, traduction dont François Sagon, ami de Morin, a foaoé une édition sous ce titre : Préparatif à ta mort, hère très -utile et nécessaire à chascun ckrefien; Paris, 1537, in-16. Voy. Franç. Sagon,
Discours de la vie et mort de Guy de Morin , en tète du Préparatif à la mort. La Croix du Maine et Du Verdier, Biblioth. Franc. B. Hauréau, Hist. littéraire du Maine, tom. II, p. 345. La Nom. Biogr. génér.
IV. MORIN (Henri), fils d'Étienne Morin, né a Saint-Pierre-sur-Dive en 1655, mort à Caen l'an 1728, abjura le protestantisme, et devint secrétaire de l'évèque de Blois ; ce prélat facilita son admission a l'Académie des inscriptions. Morin a laissé quelques dissertations, parmi lesquelles on cite : 1° De tVsaue de la prière pour les morts parmi les païens, insérée d a ns les Mémoires de l Académie des belles - lettres : tom III ; — 3° De l'Usage du jeiine chez les anciens par rapport à la religion , dans les mêmes Mémoires , tom. IV ; — 3° Histoire critique de la pauvreté: ibid. Voy. De Boxe, Hist. de l'Académie des belles-lettres, tom. III; 1740, in-12. Richard et Giraud.
V. MORIN (Jean]), oratorien, né à Blois en 1591, mort à Paris l'an 1650, était issu de parents calvinistes, qui l'envoyèrent à Leyde pour y étudier la philosophie et ta théologie. De retour à Paris, il se convertit et entra chez les Pères de l'Oratoire, qui le nommèrent supérieur du collège d'Angers. En 1640, il fut appelé à Borne par Urbain VIII, qui s'occupait de la réunion des Églises grecque et latine ; et, dans les discussions qui s'élevèrent à ce sujet, Morin montra les connaissances les plus étendues. De retour en France , il s'occupa uniquement de travaux d'histoire et de critique sacrée. 11 a laissé : 1° De Patriarcharum et primatum Origine; Paris ,1626, in-4° ; — 2° Histoire de la délivrance de t Église chrétienne par l'empereur Constantin , et de lu grandeur et souveraineté temporelle donnée à l'Eglise romaine par les rois de France; ibid., 1630, in-fol.: — 3° Exercitationes ecclesiasticai in utrumque Samaritanorum Pentateuchum; ibid., 1631 , in-4° ; — 4* Exercitationes biblicœ de hebraid gracique textus smeeritate, de germana LXX interpretum translat'one dignoseenda; ibid., 1633, in -4*; 1669, m -fol. . ces deux derniers ouvrages ont été réunis sous ce titre : Exercitationes ecclesiasticaj et biblico>; ibid., 1686, 2 vol. in-fol.; — 5* Commentant historicus de disciplina in administration sacramenti pamitentiœ xm primis sœcuHs in Ecdesia occidentali , etc.; ibid., 1654, in-fol.; Anvers, 1682 ; Bruxelles, 1687, in-fol.; — 6° Commentanus historico-dogmaticus de sacris Ecclesiœ ordinationibus secundum antiquos et recen- Hores latmos, greecos, syros et babylonicos, m quo demonstratur orientalium ordinationes conciliis generalibus et summis Pontificibus ab initio schismatis in hune usque diem fuisse probatas; Paris, 1655, in-fol.; — 7° Opéra posthuma de catechumenorum expiatione , de sacramento confirmationis. de contritione et attritione ; ibid., 1 /03, in-4°; — 8» Antiquitates Ecciesiœ Orientalis clarissimorwn virorum card. Barlicrini, L. Allatii, Lucœ Holstenii, Jos. Morini, etc.. dissertationibus epistolicis enucieatœ, num ex tpsis autographis éditée. Quibus prœfixa est Joann. Morini Yita; Londres, 1682, in-12. Il a donné en outre une traduction du Pentateuque samaritain dans la Polyglotte de Le Jay ; a dirigé l'édition de la traduction des Septante, qui parut avec une version latine et les notes de Nobilius ; 1628, 3 vol. in-fol. Voy. la Vie du P. Morin, insérée à la téte de ses Antiquités de l'Église orientale. Lalouette, Abrégé de la Vie du P. Morin, imprimé dans les Extraits des saints Pères de C Église, part. IV. Colomiès, Gallia Orientalis. Nicéron, Mémoires, tom. IX. Feller. Michaud, Biogr. univers. La