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iVOMt'. Bîbor. gêner. Le Diction, de la théol. ca-
VI. MORIN (Jean -Baptiste), astrologue, né à Yillefranche, dans le Beaujolais, en lof 3, mort à Paris l'an 1656, a publié un certain nombre d'ouvrages d'astronomie , dont plusieurs ont été attaqués par des savants qui ne partageaient pas ses opinions. Nous citerons seulement de fui : 1° Quod fit Deus ; cette démonstration prétendue géométrique de l'existence de Dieu parut en 1635, et lut réimprimée avec additions sous le titre de : De Vera Cognitione Dei ex solo naturce lumine per theoremata advenus atliros mathematko more démons Ira ta ; Paris, 1655, in -12: ouvrage qu'on a prétendu n'être que la reproduction du discours de Richard de Saint- Victor sur le même sujet ; — 2° Hef'utatio compendiosa erronei ac detestandi tibri De Prceadimitis; ibid. 1657, in-12. Voy. la Vie de Jean-Baptiste Morin, en latin, à la tétc de VAstrologia Gallicn , et en français ; Paris , 16G0, in-12. Nicéron, Mémoires, tom. 111. Grandjeau de Fouchy, Mimoire, dans le Recueil de ? Académie des sciences; 1737. Delambre, Hist. de l'astronomie moderne, tom. II, p. 235-274. La Souv. Itiogr. génér.
VU. MÛRIN (Pierre), érudit, né à Paris l'an 1531, mort à Rome en 1608, était très -versé dans les langues, les belles-lettres et l'antiquité ecclésiastique. Il professa le grec et la cosmographie à Vicence et à Ferrare, puis il se rendit à Rome, où, à la recommandation de saint Charles Borromée, Grégoire XIII et Sixte V l'employèrent aux éditions des Septante, de la Vulyale, de la Bible en latin, trad. des Septante, des Décrétâtes , et à la Collection des conciles généraux, qui parut à Rome en 1606. Marin a laissé en outre quelques ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1° T raité de l'aliénation des biens de l'Eglise; — 2° Exftortatinn aux Grecs, pour servir de préface au concile de Florence , — 3° Traité du bon usage des sciences; — 4° une trad. latine des Discours de saint Basile sur les
Îuarante martyrs, et de douze sermons de saint ean Chrysoslome; ces ouvrages ont paru à Paris en 1675. Voy. Richard et Giraud. Feller. Biogr. univers. La Snuv. Biogr. génér.
MORING ou MORINGE (Gérard), docteur et professeur à l'université de Louvain , né à Bommel, dans la province de Gueldres, mort en 1556, devint chanoine et curé de Saint- Trond , dans le diocèse de Liège. On a de lui : 1° Commentaire sur l' Ecctésiaste .* Anvers, 1553; — 2° De la Pauvreté des ecclésiastiques ; ibid.; — 3° Éloge de la tempérance ; ibid.: — 4° Vies de saint Augustin, de saint Trond , au pape Adrien VI, etc. Voy. Valère- André , BiblioUi. Belg. Le Mire, De Script, sar. xvi.
MORINIACUM. Voy. Morigny.
MORINS (Robert de), chanoine régulier et prieur de Dunstable.né en Angleterre, mort l'an 1242, assista en 1215 au concile de La Iran, sous Innocent III. 11 a laissé une Chronique du prieuré de Dunstaple , qui commence avec l'ère chrétienne, et qui a été continuée jusqu'en 1381 ; elle a paru par les soins de Heain ; Oxford, 1733, in-8°. Voy. Richard et Giraud.
MORLAY, lieu situé en Champagne où, l'an 678, on assembla un concile (Concilium Mor/acense). Voy. la Galt. Christ., tom. IX. p. 1001. Mabillon, Anna/es S. Bencd., tom. I, p. 541.
MORLEI ou MORLEY (Georges), évèqne anglican de Worcestcr, puis de Winchester, né à Londres en 1507, mort à Farnhara-Castle l'an 1681, fut d'abord chanoine d'Oxford. Il a laissé : l°dcs Sermons; — 2» des Lettres; — 0° des Mèuiouxif en latin et en anglais, ces ouvrage*
réunis ont paru en 1681, in-4°. Voy. Wood, Athrna: Oxonienses. Richard et Giraud. La .Vouer. Biogr. génér. *••
M0RLIN (Joachim), ministre protestant, né à Wittemberg l'an 1514, mort en 1571, fut ap-
{ielé à Kœnigsberg vers l'an 1551, à l'époque où 'on venait d'y fouder une université. Osiander ayant émis des opinions nouvelles au sujet de la justification, Morlin les réfuta de vive voix et par écrit ; aussi Osiander le fit-il chasser de Kœnigsberg en 1552. Cependant Morlin fut rappelé en Prusse l'an 1556, et devint évéque de bamland. Il a laissé, entre autres écrits : 1° Explication des Psaumes de David ; — 2" Traité du pédié originel, contre les Manichéens ; — 3° Lettres à Osiander, avec les Réponses, etc. Tous ces écrits sont en latin. Voy. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol.
M0RM0NISME, MORMONS. Le Mormonisme, secle née de nos jours aux États-Unis, reconnaît pour fondateur Joseph Smith, surnommé le Jeune, né dans la ville de Sharon ( Etat de Vermont), le 23 décembre 1805. Dés làge de quinze ans, il prélendit avoir des visions célestes et des apparitions de personnages divins qui lui apprirent que les doctrines de toutes les confessions religieuses étaient entachées d'erreur, et qu'aucune d'elles n'était reconnue de Dieu comme son Église, comme son royaume. Ensuite, dans une vision, il reçut la promesse que la véritable doctrine , le complément de l'Evangile, lui serait un jour révélé a lui-même. Cette révélation eut lieu par le moyen du livre sacré que lui remit l'ange du Seigneur. C'est sans doute d'après les instructions contenues dans ce livre que Joseph Stmlh a enseigné à ses disciples que Dieu est une intelligence matérielle organisée, qui possède un corps et des parties; qu'il a la forme d'un homme, et qu'il est en réalite de la même espèce; mais qu'il est le modèle et le type de la perfection a laquelle l'homme doit atteindre ; qu'il ne peut pas occuper deux espaces à la fois, et que par conséquent il ne saurait être présent partout. C'est sans doute encore le livre sacré qui a appris au chef des Mormons que les anges sont des intelligences issues de l'espèce humaine, que la plupart sont des enfants d'Adam et d'Évc, des êtres dieux ou fils de Dieu , doués de la même puissance, des mêmes attributs et facultés que le Père céleste et Jésus-Christ. Ai nsi le matérialisme est au fond la véritable doctrine des Mormons; aussi l'une des brochures qu'ils répandent en plus grand nombre et avec plus de soin, a pour titre : Les Absurdités de t immalérialisute. La première réunion de la secte se tint le 1" juin 1830, dans la petite ville de Fayette, et le premier établissement fut fondé à Indépendance, dans le Missouri. Là les divisions éclatèrent déjà entre les saints. Les Mormons, persécutés d'ailleurs par les sectes rivales, quittèrent le Missouri en 1838, et se rendirent dans l'Illinois, où ils fondèrent, en 183U, Nauvoo (la Bette). En 1844, Joseph Smith fut tué, avec son frère Hirara, par une multitude furieuse. Chassés de l'Illinois en 1846, ses disciples allèrent fonder en 1847 un vaste établissement, Douret (Huche d'abeilles), au sud du grand lac Salé et au nord du lac Utah. La communauté des biens et la pluralité des femmes forment la base de leur constitution. Bri^ham-Young, leur nouveau chef et le second prophète souverain des saints des derniers jours, comme ils s'appellent, a dit : Je drfic qu'on me prouve par la Bible que je n'aie pas le di-uit de prendre mille femmes, si cela me confient. Sous un pareil pontife , le Mormouismc