MOUT
MORT
vi ait même pas la vie civile par l'adoption d'un bénéfice, par la sécularisation de son monastère ou par la promotion à l'épiscopat. Aujourd'hui que le gouvernement ne reconnaît plus de vœux perpétuels, ceux qui les contractent ne peuvent être privés de leurs droits civils. Voy. Richard et Giraud. Delvincourt, Court de Code civil, t. I, p. 215, édit. de 1819. L'abbé André, Cour* alpha bét, de droit canon. V Encyclop. cathol.
VII. MORT DE JÉSUS CHRIST. La mort de Jésus-Christ est un des principaux articles de notre foi eontenu dans le Symbole des Apôtres, par lequel nous faisons profession de croire que Jésui-Cbrist est véritablement mort,c'est-â-dire que son âme a été séparée de son corps, quoi-
au'en vertu de l'union hypostatiqtie la divinité e Jésus-Christ n'ait été séparée, ni de l'âme, qui descendit aux enfers, ni du corps, qui fut mis dans le tombeau. L'Ecriture nous apprend que Jésus-Christ est mort généralement pour tous les humains, qu'il a satisfait pleinement pour tous les hommes , et le concile de Trente déclare qoe tous ne reçoivent pas le bienfait de sa mort, mais seulement ceux auxqueU le bienfait de cette mort est communiqué. Voy. I Jean, u, 2. Conc. Trident., sess. VI, c. m. Le Diction, ecclés. et canon, portulif.
VIII. MORT MYSTIQUE DE L'ÂME, terme par lequel le* mystiuut s entendent un détachement général du péché, soit mortel, soit véniel, des mauvaises habitudes, des défauts, des imperfections, de toutes les choses périssables et créées, qui rend l'âme comme insensible â leur égard, et qui fait qu'elle m vit que ponr Dieu et en Dieu, selon ces paroles de l'apôtre saint Paul : « Je vis, non plus moi, mais le Christ vit en moi... Vous êtes mort, et votre vie est cachée avec lo Christ en Dieu. » Voy. Galat., u, 20. Coloss., m, 3.
MORTEMER (Mortuum Mare), abbaye de l'Ordre de Citeaux située dans la Normandie, au diocèse de Rouen. Elle était de la filiation d'Orcamp et de la ligno de Clairvaux. Les religieux de Mortemer habitèrent d'abord le monastère de Notre-Dame de Delmont, fondé en 1130 par Robert de Candos, cliâtelain de Gisor», et ils y suivirent la règle de Saint-Benoit; mais, l'an 1134, ils s'établirent â Mortemer, où quelques ermites habitaient déjà; et, s étant tous réunis, ils embrassèrent en 1138 la règle de Citeaux. Henri 1", roi d'Angleterre et duc de Normandie, est regardé comme le fondateur de cette communauté. Voy. la Gail. Chrùt., t. II, Col. 307. Richard et Giraud.
MORTIER (Pierre-Nicolas du), général des clercs réguliers, né à Tournai en 1039, mort à Rome vers l'an 1710, professa la théologie dans cette dernière ville. 11 a publié : Etymologiœ grteco-latinm, sru e gracia / ont i bus depromptœ, m qui bus omnia penevocabutuab Uellade oriunda, ad ttteologiam positivant , scholasticam et moralem spectantia in didicticis , polemicis et hieroistoricis mugis obvia explicmtw, enuc/eantur, variis erudittonibus illustrateur, etc.; Rome, 1703, in-fol. Cet ouvrage, d'ailleurs fort incomplet, est rempli d'étyinologiea forcées, quand elles ne sont pas entièrement arbitraires. Voy. les Archives de Louvain. Hélyot, Hi$i. de» Ora. religieux, tom. IV, p. 263-274. Le Joum. des Savants, 1704. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.
MORTIFICATION (Mortificatio , macérât»).
On entend par ce mot ce qui peut réprimer non - seulement les appétits déréglés du corps, la mollesse , la sensualité , la gourmandise , la volupté, comme le fait la macération, mais en-
core les vices de l'esprit, la curiosité, la vanité, la jalousie, etc. Par la mortification, on renonce non-seulement aux plaisirs illicites, mais même à ceux qui sont permis, pour l'amour de Dieu, afin d'expier ses péchés et d acquérir de plus grandes grâces. 11 faut n'avoir jamais lu l'Évangile ou les Épitres de saint Paul pour mettre en doute la nécessité de la mortification, c Si quelqu'un veut venir après moi , dit le divin Sauveur, qu'il renonce â lui-même, qu'il porte sa croix et me suive. » Instruit â son école, le grand Apôtre s'écrie : « Si c'est selon la chair que vous vivez, vous mourrez ; mais si par l'esprit vous mortifiez les œuvres de la chair, vous vivrez... Je châtie mon corps et le réduis en servitude, de peur qu'après avoir prêché aux autres je ne sois moi-même réprouvé.» Les premiers chrétiens suivirent cette morale â la lettre. « Pour nous, dit Tertullien, desséchés par le jeûne, exténués par toute espèce de continence, éloignés de toutes les commodités de la vie, couverts d'un sac et couchés sur la cendre, nous faisons violence au Ciel par nos désirs, nous fléchissons Dieu. » Voy. Matth., xvi,24,etc. Rom., vin, 13. I Corinth., ix; 27. TertuU., Apo- Inyet.y c. XL, sub fin. Bcrgier, qui, dans son Diction, de théol., répond victorieusement aux objections des protestants et des incrédules contre la mortification. V Encyclop. cathol., où on lit d'excellentes considérations sur la mortification. Compar. MACÉRATION.
MORTON ( Thomas ), prélat anglican , né â York en 1504, mort à Easton-Mauduit, dans le comté de Northampton , l'an 4669 , professa la logique à Cambridge, et devint successivement doyen de Glocester et de 'Winchester, évéque de Chester, de Coventry et de Durham. U laissa la réputation d'un prélat savant, pieux et charitable. Parmi ses ouvrages nous citerons : !• Apologia eatholica ; Londres , 1605-1606, in-4» ; — 2° An exact Discorery of Romish doctrine in the case of conspiran/ and rébellion; ibid.. 1605, in - 4° ; — 3» A Catholike appeaie for protestants oui of the confessions of the Romane doctors; ibid., 1610, in-fol.; — 4» Of the institution ofthe sacrement by some rnUed the mass; ibid., 1631 , 1635, in-fol.; — 5» Confession» and proofs of protestant divines; Oxford , 1644, in-4* ; — 6° Ezekief» Wheel»; Londres, 1653, in-8». Les écrits de Morton sont estimés des théologiens anglais, mais peu connus hors de l'Angleterre. Voy. Feller, Biogr. univers. La S'ouik Biogr. génér.