‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 366 sur 1294 · SOHN · texte numérisé non relu

SOHN

III. MOSES MICOSTI, célèbre rabbin espagnol du xiv* siècle, est un de ceux qui ont écrit le plus judicieusement sur les commandements de la loi judaïque- On a de lui un ouvrage hébreu intitulé : Le Grand Livre des préceptes, : Venise, 1747, in-fol.

MOSETTE ou MOZETTE. C'était, dans l'origine, une espèce de manteau avec un capuchon dont on se servait au chœur pendant l'hiver. Ce manteau , auquel on donnait le nom de aimail ou cap de maille, parce qu'il était tissu de mailles, étant devenu une marque de distinction, on trouva que dans sa forme primitive il était tout à fait incommode pendant l'été. On le raccourcit donc insensiblement, et il est devenu une espèce de pèlerine appelée moseilet où le capuce ou capuchon ne (igure plus que pour la forme. Par un décret en date du 16 mars 1670, la Congrégation des Rites a décidé que les chanoines ne pouvaient porter leur mosette hors de leur diocèse : Canonici extra dicecesim jus non habent uti insignis canonicalibus. La mosette étant un des insignes propres aux évéques et aux chanoines, nul autre prêtre, dans un diocèse, fût- il doyen rural ou archiprètre, n'a le droit de la porter, même avec la permission de l'évéque ; car l'évéque peut bien nommer ce prêtre chanoine honoraire, mais il ne peut lui permettre sans cela de se revêtir d'un insigne qui n'appartient qu'aux membres du chapitre, que les canons appellent le sénat de tivéque, et qui est incontestablement le corps le plus élevé en dignité qui soit dans l'Église. Voy. Gardellini, Décréta Congr. Sacr. Rituum, tom. 111 , p. 8. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon. Gaet. Moroni, vol. XLVU. p. 27-36.

MOSHEIM (Jean-Laurent de), en latin Moshemius , protestant, théologien et historien, né à Lubeck en 1694, mort à Gœttingue l'an 1755, professa la théologie à Kiel , à Helmstxdt, puis a Gœttingue , où il eut le titre de chancelier de l'université. 11 acquit uue grande réputation

comme prédicateur, et il est regardé comme le réformateur de l'histoire ecclésiastique. Parmi ses nombreux écrits nous citerons : 1° des Sermons en allemand ; Hambourg, 1725-1739,0 vol. in-8»; plusieurs ont été traduits dans presque toutes les langues de l'Europe ; — 2° Instruction sur rart de préelter d'une manière édifiante, en allemand; Lrlangen, 1760, in-8»; 1773, in-8», 3» édit.; — 3° klenienta theologia dogmaticee; Nuremberg, 1758, in-8» ; 1781 , 2 vol. in-8» , 3» édit.; — 4» Polemische Théologie ; Bretzow , 1763 et 1764 , 3 vol. in -4»; — 5° Droit ecclésiattique général des protestants, en allemand ; 1760, in-8»; Leipzig, 1800, in-8»; — 6» Morale de t Ecriture sainte, en allemand; 9 vol. in -4°; on a publié deux Abrégés de cet ouvrage : Leiptig, 1777, in -8°; Quedlimbourg . 1771,2 vol. in-8»; — 7* Vindiciat antiquai christianorum disciplinée , adversus Tolandi Sazarenum ; Kiel , 1720, in-4» ; Hambourg , 1722 , in-8» ; — 8» Institutionum historiœ ecclesiasticee antiquioris et recentiorit Lib.IV; Francfort et Leipzig, 1726, in-8»; Helmstaîdt, 1737-1741, 2 vol. in-8»; cet ouvrage, mis à Ylndex (decr. 22 febr. 1753), a été traduit en français, en anglais, en italien et en allemand ; on en a donné une édition abrégée sous le titre de : Institutionum historiée christianee Compendium, auctore Joh. Petro Millero, et mise à V Index le 14 avril 1755; — 9» Institutions historiat ecclesice majores sœculi primi; Helmstaedt , 1739, in-4»; condamnées par la S. Congrégation de l'Index (decr. 11 sept. 1750) ; — 10» De Rébus christianorum an te Constaniinum magnum Commentant; ibid., 1753, in-4»; trad. en anglais:— 11» Essai d'une histoire impartiale et approfondie des hérétiques, en allemand: Leipzig, 1746, 1750, 2 voL in-4» ; — 12» De Beghardis et Beguim'otayibid., 1790, in-8»; — 13» Dissertati ones ad hùtoriam eccles. pertinentes; Altona, 1733, 2 vol. in-8»; mis i Y Index avec la clause Donec expurgentur. (Decr. 22 febr. et 16 raaii 1753. ) Voy. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.

MOSINOPOLIS, siège épisc. de la province de Rhodope, sous la métropole de Trajanopolis. On n'en connaît qu'un évéque , nommé Paul , qui assista au concile tenu au sujet du rétablissement de Photius. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1205.

MOSOBAB, prince dont il est question dans le I" livre des Paralip., iv, 34.

MOSOCH, sixième fils de Japhet. Selon les uns il fut père des Marques, peuple qui habite entre ribérie et l'Arménie , et, selon les autres, il donna naissance aux Moscovites. Voy. Genèse, x, 2, et les commentateurs sur ce passage.

Page 1