‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 373 sur 1294 · MOUT · texte numérisé non relu

MOUT

MOYA

des Père» contre les païens , awe la traduction de la Thérapeutique de Theoaoret , où l'on voit l'abrégé de ces fameuses controverses , ibid , 1712, 2 vol. in-8». Foy. le Joum. des Savants, 1702 et 1713. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud. Sabotier de Castres, Trois siècles de la littérature fmanse. Feller. Micbaud. La Souv. Biogr. aémér.

L MODSON ou MOUZON i Mnsomum ), ville de France en Champagne, au diocèse de Reims. On y a tenu trois conciles , de l'an 918 à l'an 1185.' Vof. la Regia, tom. XV. Labbe, tom. IX. Hardouin, tom. Vl. Mansi , Supplém. à la collect. des conciles, tom. II, col. 719. Richard et Giraud.

II. MOUSON ou MOUZON (Mosomum), abbaye de bénédictins de la congrégation de Saint- Vannes, située dans la ville du même nom , au diocèse de Reims. Ce Tut d'abord un monastère de filles sous l'invocation de Notre-Dame ; mais les guerres l'ayant complètement ruiné, Herveus, archevêque de Reims, eu rebâtit l'église, qu'il lit desservir par douze chanoines. Mais ces chanoines étant tombés plus tard dans un grand relâchement, l'archevêque Adalbéron les remplaça par des religieux de l'Ordre de Saint- Benoit, en 971. L'année suivante, Jean XIII et le concile assemblé au Mont-Sainte-Marie, dans le diocèse de Soissons , approuvèrent ce changement. Voy. la Gallia Christ., loin. IX, col. 258.

L MOUTIER-EN-ARGONNE (Monastenm Aigotu*), abbaye de l'Ordre de Citeaux située an diocèse de Châlons-sur-Marne. Fondée en 1134 par Gode f roi I", évêque de Chalons , pour des chanoines réguliers; elle fut unie vers l'an 1148 a l'Ordre de Citeaux. Elle était de la filiation de Trois-Fontaines. Foy. la Gallia Christ., tom. X.

EL MODTIER-EN-DER IDervum ou Monastertum im Dervo), abbave de l'Ordre de Saint- Benoît au diocèse de Châlons-sur-Marne, dans la forêt de Der, dans le voisinage de Puisie (Puteoius). Elle fut fondée en 073 par saint Bercaire, premier abbé de Hautvilliers, sous le roi Childéric II, oui céda le lieu où le monastère a été bâti et y ajouta la terre de Puisie, dont l'abbaye de Moutier-en-Der portait d'abord le nom. Plus tard, saint Berça ire fonda à une lieue de cette abbave un monastère pour les filles , qui n'existe plus depuis longtemps; le lieu où il était situé s'appelle encore Pellc-Moutier ( Puçllare Mcmastenum). Sous Charles-Martel, les religieux de Moutier-en-Der se sécularisèrent; mais, en 827, Louis le Débonnaire leur lit repreridre la vie monastique -«jus la re'le de Saint- Benoit. Au x* siècle, cette maison était tombée dans on si grand relâchement , qu'on y envoya des moines de l'abbaye de Saint-Envi e de Toul pour y rétablir le bon ordre. En lbl6, l'abbaye de Moutier-en-Der dépendait encore de la congrégation de Saint- Denis, et, l'an 1659, on Pu i lit a celle de Saint- Vannes. Voy. la Gallia Christ., tom. IX, col. 906. Richard et Giraud.

DX MOOTIER- LA -CELLE (Monasterium ad CeÛam), abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit dans b Champagne , au diocèse et à une demi-lieue àe Troye>. Elle fut fondée, vers l'an (3(30, par saint Frobert ou Frodobert, chanoine de l'église de Troyes. C'était d'abord un petit oratoire entouré dt quelques cellules; mais le nombre des

Utficnx s étant promptement augmenté, saint Frobert fil construire une plus grande église, qui fut consacrée sous l'invocation de saint Pierre. Le monastère prit alors le nom de Samt- Pxrre-de-la-OU' , et, après la mort de saint Frobert on /'appela La Celle de Saint-Frobert.

Bohin , évêque de Troyes , ayant augmenté les bâtiments et les revenus de celte maison, on la nomma Celle de Bobin, et plus tard on l'appela définitivement Moutier- la - Celle. Les religieux suivirent d'abord la règle de l'abbaye de Luxeuil; mais, dans la suite, ils adoptèrent celle de Saint- Benoit. L'an 1(355, cette communauté reçut la réforme de la congrégation de Saint -Vanne. Foy. La Martinière, Diction, gébgr., au mot Celle. Richard et Giraud.

IV. MOUTIER-NEUF ( Monasterium Novum), abbaye régulière de l'Ordre de Saint-Benoit, de la congrégation de Cluny, située à Poitiers. Elle fut fondée vers l'an 1073 par Guillaume VII, duc d'Aquitaine. D'après l'ordre de Grégoire VII, saint Hugues, abbé de Cluny, y envoya vers l'an 1076 dix- huit religieux, sous la conduite d'un abbé. Voy. la Gallia Christ., Ion». II. col. 1263.

V. MOUTIER- RAMCT ou RAMET {Monasterium Arremarense), abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit et de la congrégation de Saint-Vannes, située dans la Champagne, au diocèse et à quatre lieues de Troyes. Elle fut fondée, vers l'an 837, par un saint prêtre nommé Aremare ou Adremare, qui avait reçu du comte de Troyes, Adeleran, une partie de la forêt de Der et quelques autres biens pour établir une communauté. Ce monastère fut alors appelé La Nouvelle-Celle-en- Der (Nova Cetla in Dervo). L'an 847, saint Prudence, évêque de Troyes, dédia l'église sous l'invocation de saint Pierre et de saint Léon , pape. Voy. La Martinière, aux mots Moutier et Moutiers. Richard et Giraud.

VI. MOUTIER-SAINT-JEAN (ReomaûsY abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située en Bourgogne , dans le pays d'Auxois, sur la rivière de Heaumier, au diocèse de Langres et à cinq lieues de Flavigny. Elle fut fondée, vers l'an 410, par saint Jean, son premier abbé, dont les anciens martyrologes font mention au 28 janvier. On suivit d'abord, dans cette communauté, la règle de Saint-Macaire, et plus tard on y introduisit celle de Saint-Benoit. Elle avait autrefois sous sa dépendance deux monastères de tilles situés dans le même pays de Langres : Puisdorbe et Rougemont. Lan 1631, l'abbaye de Moutier-Saint-Jean fut unie à la congrégation de Saint-Maur. Voy. la Gallia Christ., tom. IV. Richard et Giraud.

MOUTIERS. Voy. Monstiers.

MOUTON (Jean-Baptiste-Sylvain), prêtre janséniste, né a la Charité-sur-Loire en 1740, mort à Utrecht l'an 1803, se retira en Hollande en 1792, et publia, de 1793 à 1803, la continuation des Nouvelles ecclésiastiques , qui s'imprimaient alors à Paris , et qui finirent avec lui. Mouton fut le dernier des Français établis en Hollande par suite de leur attachement au jansénisme , et à sa mort se trouva dissoute cette colonie formée autrefois par Poncet et plusieurs autres appelants, et soutenue successivement par d'Étéinare et Bellegarde. Voy. Feller. Michaud, Biogr. univers.

MOUZON. Voy. Mouson.

M0TA (Matthieu de), jésuite, né à Moral, dans le diocèse de Tolède , en 1607, professa la théologie à Alcala et à Madrid. 11 a publié, sous le pseudonyme d'Amadeus Guimemus , un ouvrage intitulé : Opusculum singularia universœ fere theologiœ morahs complectens ad ver sus quorumdam expostulationes contra norMullas Jesuitarum opintones morales; Palerme, 1657, in-4°; Valence, Madrid, Lyon, 1664, in-4*. Cet ouvrage fut censuré par la faculté de théologie d.- Paris, condamné au feu par Innocent XI en 1688, et mis â Ylndex par un décret en date du 11 mars

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