‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 374 sur 1294 · MOYS · texte numérisé non relu

MOYS

1704. Le P. de Moya se soumit à la décision do

Kpe, et donna nne nouvelle édition de son re avec la réfutation des passages incriminés. Voy. Nicolas-Antonio, BiMioth. Hisp., tom. II, p. 93 et suiv. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La iïouv. Biogr. génér. M i chaud, au Sum>irrn.

MOYEN • MOUTIERS (Medianum Monasterium ), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans la Lorraine, au diocèse de Toul. Elle fut fondée, vers Tan 671, par saint Hidulphe, qui, ayant quitté l'archevêché de Trêves, se retira sur le mont de Vosgc, qui sépare la Lorraine de 1 Alsace. Il s'établit dans un lieu alors désert, et nui était situé entre Nancy et Colmar; niais l'éclat de ses vertus avant amené auprès de lui un grand nombre de disciples, il obtint de l'église de Sénones et d'un autre monastère quelques portions de terre ; et, sur cet emplacement, il bâtit une maison qu'il appela, à cause de sa situation, Medianum Monatterium . c'est-à-dire monastère placé au milieu de quatre antres, qui étaient : Sénones, Estival, Jointures et Bodon- Monstier. L'abbaye de Moyen-Moutiers ne tarda pas à acquérir une grande célébrité ; on y suivit d'abord la règle de Saint -Benoit et de Saint- Colomban ; mais plus tard les religieux s'attachèrent à la seule règle de Saint-Benoit. L'an MK>, cette abbaye ayant été donnée en bénéfice au comte Hilin, lès moines furent remplacés ar des chanoines; mais, vers l'an (159, on vouut y rétablir l'Ordre monastique, et on conlia le gouvernement de ce monastère à Adalbert, moine de Gorze. Moven-Moutiors s'unit en 1604 à l'abbaye de Saint-Vannes de Verdun, et donna la naissance et le nom à la congrégation réformée dite de Saint- Vannes et de Samt-Hidulphe. Voy. D. Humbert Belhomme, Historié Mediani in monte Voxago Monasterii Ordmis S. Benedicti ex connrrgat . 88. Vitonet Hidulphi; Strasbourg, 172i. IJoréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.

I. MOYSE o» M OISE (en hébreu Mowhé. en grec Môusét, en latin Voyie* ou Moses, signifie, en hébreu comme en égyptien, tiré, sauvé de t enu), législateur des Hrbroux , né en Ésyptc, était fils d'Amram et de Jocabed , de la tribu de Lévi. Il avait un frère nommé Aaron, et une sœur nommée Marie, tous deux ses aînés. Nous ne rapporterons pas ici les événements qui signalèrent la jeunesse et la vie de Moyse; on sait qu'il lit sortir les Israélites de l'Egypte, qu'il conduisit le peuple dans le désert, qu'il reçut du Seigneur les tables de la loi, et qu'il régla les cérémonies du culte. Moyse , sachant que sa dernière heure était proche, renouvela avec les anciens d'Israël l'alliance qu'ils avaient faite avec le Seigneur, composa un cantique due l'on peut regarder comme une prophétie de ce qui devait arriver à Israël, donna à chaque tribu une bénédiction particulière sur le mont Nébo, vit de loin la terre promise, et mourut. 11 fut enterré dans la vallée du pays de Moab, vis-à-vis de Phogor, et aucun homme , selon l'Ecriture, n'a connu le lieu où il a été enseveli. Selon l'Écriture, encore, il ne s'éleva plus dans Israël de prophète semblable à lui, que le Seigneur connut face à face, qui ait fait tant de miracles, ni qui ait agi avec autant de pouvoir. De là vient que les Juifs l'ont toujours appelé Ar>M nebiim, c'est-à-dire Prophète des prophètes. Le peuple pleura Moyse pendant trente jours, et il honorait sa mémoire le 23 du mois de tisri et le 27 du mois d'Adar; les chrétiens célèbrent sa fête le 4 septembre. Moyse a été regardé comme un précurseur du Messie et

une figure des plus parfaites de Jésus-Christ.

Cependant il s'est trouvé des incrédules qui ont prétendu que ce n'était qu'un imposteur ; d'antres n'ont pas rougi d'avancer qu'il n'avait jamais existé. Nous croyons avoir suffisamment justifié Moyse contre le reproche d'imposture, i l'art. Pentatbuque. Quant à la prétention aussi ridicule qu'absurde des incrédules qui veulent qu'il n'y ait jamais eu de personnage réel sous le nom de Moyse, nous nous bornerons i répondre: S'il n'y a jamais eu de Moyse, il n'y a jamais eu ni de Josué, ni de Juges, ni de Rois, ni de Temple, ni de Machabées, ni même de Juifs. Car dans la tradition de ce peuple tout est si étroitement lié, qu'il faut ou que tout soit vrai , ou que tout soit faux. Or les témoigna

des auteurs puîens prouvent à eux seuls, d'une manière incontestable, l'existence de Moyse, et il n'y a que la mauvaise foi de quelques incrédules du xvn* siècle qui ait pu essayer de la mettre en doute. Puisque nous avons nommé le Pentateuque, nous dirons, en passant, que cet ouvrage, qui, comme son nom l'indique, se compose de 5 volumes, a Moyse pour auteur, et forme le monument littéraire le plus ancien

Îue l'on connaisse. Outre le Pentateuqne , les uifs attribuent onze Psaumes A Moyse; mais les preuves sur lesquelles ils appuient leur sentiment n'ont aucun fondement solide. On lui a attribué aussi le livre de Job; mais encore sans raisons suffisantes (Compnr. Job). L'histoire de Moyse se trouve dans ses livres mêmes, mais plus particulièrement dans Exode, i et suiv. Nombr., xii et suiv. Deutéron., i et suiv.; xxxrv. On peut dire que toute la Bible est remplie de ses éloges; cependant les rabbins enchérissent encore beaucoup sur toutes les merveilles qu'elle en raconte. Les écrivains profanes ont également exalté Moyse ; mais ils ont mêlé dans leurs récits la fable a la vérité. Voy. Joseph, Antiq:., I. II-1V, et co/ifr. Appion., I. I. Phi Ion, Vita Mots, tom. II, édit. de Mangey. Diodor. SicuL, Histnr., 1. I, et Fraa. apud Phot. Biblioth. cod. 2U. Sti abo, 1. X VI. Justinus, 1. XX VI. Tarit., Annal., I. V. c. v. JuvenaL, Sat. XIV. Longin, Traité du sublime, c. VU. Et plusieurs autres écrivains profanes qui sont cites par les apologistes chrétiens, notamment par Huet, dans sa Dénwnstrn tion de l'Évangile. D. Calmet, qui, dans son Diction, de ta Bible, s'étend assez longuement sur Moyse. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Feller, Biogr. univers. Le Diction, de la théol.cathnl. La .Voui». Biogr. génér., qui renferme quelques bonnes choses, mais qui en contient beaucoup qui ne le sont pas au point de vue théologique et même critique; car l'auteur de l'article a adopté légèrement les fausses idées des rationalistes sur l'authenticité du Pentateuque et les conséquences qui découlent naturellement de ces fausses idées.

IL MOYSE (Saint), prêtre de Rome et martyr, mort l'an 251 , souffrit pour la foi divers tourments, en compagnie de saint Maxime et de plusieurs autres clercs et laïques. Ils adressèrent a saint Cyprien et aux confesseurs de Carthage une lettre dans laquelle ils les priaient d'accorder moins facilement la communion aux fidèles qui étaient tombés dans l'idolâtrie. Quelques compagnons de Moyse s'étant laissés séduire par les discours artificieux de Novat, Movse retrancha de sa communion Novatien et cmq autres prêtres qui avaient fait schisme avec lui : et, vers la fin de l'année 251, Moyse, ayant été repris, termina sa vie par une mort glorieuse. I Le Martyrologe romain moderne a placé sa fête I au 25 novembre. Voy. Eusèbe, Hist. ecclés., 1. VI.

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