‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 38 sur 1294 · LAID · texte numérisé non relu

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Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. XXXVII. p. 133-1G5, où sont cités plusieurs auteurs qui ont traité spécialement des conciles de Latran.

II. LATRAN (CHANOINES DE) ou DE SAINT- SAUVEUR, congrégation de chanoines réguliers dont le cher-lieu est l'église de Saint-Jeande-Latran. Quelques auteurs ont prétendu qu'il y avait eu à Rome, depuis les apôtres, une succession continuelle de clercs vivant en commun et attachés à cette église; mais ce ne Tut que sous Léon III, ver» le milieu du vin» siècle, qu'il se forma des congrégations de chanoines réguliers vivant en commun. On ne peut donc

£as prouver que les clercs de Saint-Jean-deatran aient possédé cette église pendant 800 ans, et jusqu'à Bonifaoe VIII, qui la leur ôta

ejor mettre à leur place des chanoines réguliers, ugène IV, cent cinquante ans après, y rétahlit les anciens possesseurs. Aujourd'hui une partie de ces chanoines sont des cardinaux. Voy. Bergier, Diction, de théol.. et Compar. l'art, précéd.

LATRIE, culte religieux dù à Dieu seul, parce qu'on le lui offre eomme à l'Etre suprême pour reconnaître sa majesté souveraine et son empire absolu sur toutes les créatures. Ce culte a ses actes intérieurs et extérieurs : les premiers consistent dans l'adoration proprement dite, par laquelle on honore Dieu en esprit et en vérité comme l'Etre souverain ; les seconds consistent dans les sacriiices, qui ne peuvent être offerts qu'a Dieu seul, parce qu'ils ont pour but d'avouer publiquement son souverain empire et notre dépendance. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de la Bible, et Compar. Culte, n» I. Sacrifice , n» L

LATTAIGNAN, jésuite, a laissé : 1° Les Méditations de David, ou les Psaumes réduits à la manière ordinaire de méditer ; Paris, 1713, in-12; — 2° L'Esprit des saints Évangiles, ou le Véritable Dessein que chaque évangéliste se propose; Paris, 1714, in-12. Voy. le Journ. des Savants, 1713, p. 421; 1714, p. 95. Richard et Giraud.

LATTE BU R (Jean), de l'Ordre des Frères Mineurs, est auteur d'un Commentaire moral sur les fomentations de Jérémie; 1482.

LATUIN ou LAIN (saint), premier évèquc de Séez , en Normandie , né dans la Grande-Bretagne, mort le 20 juin de l'an 110, se rendit à Rome, où il fut ordonné évêque par le pape et envoyé ensuite dans les Gaules avec saint Taurin , saint Lucien et saint Nicaise. Saint Latuin vint à Séez, où il jeta les premiers fondements du christianisme ; il y convertit un grand nombre de personnes. I) fut obligé de quitter momentanément son troupeau, à cause des outrages auxquels il était en butte de la part des païens. De retour dans son église, il ordonna plusieurs prêtres, qui le secondèrent dans ses travaux apostoliques. Voy. la Nom. Biogr. gén.

LATUSSIM , second fils de Dadan. Voy. Genèse, xxv, 3. I Paralip., i,32.

LAUBACH (Laultacum). Voy. LAYBACH.

LAUBESPINE. Voy. Aubeshne.

LAUBRUSSEL (Ignace de), jésuite, né à Verdun en 1603, mort en Espagne l'an 1730, professa la rhétorique, la philosophie et la théolo-

S'ie. Il devint plus tard recteur du collège de trasbourg et provincial de la province de Champagne ; eniin il passa en Espagne, où il fut précepteur dti prince des, Asturies. On lui doit, entre autres écrits : 1° Eclaircissement historique et dogmatique sur le fait et le droit d'une tftèse soutenue chez les Jésuites de Beitns le \" août 1098; in-12; — *> Traité des abus de la critique

en matière de religion ; Paris, 1710, 2 vol. in-12; — 3e Vie du R. P. C/iarles de Lorraine, de la Compagnie de Jésus; Nancy, 1733, in -8e; c'est une apologie de la religion contre les attaques des incrédules et des hérétiques. V»y. les Slétn, de Trévoux, novembre 1710 et mars I7;î5. Le Journ. des Savants, 1711, p. 385, 1'* édit., et p. 333. 2» édit.

LAUBBT (Maurice), jurisc, né â Reims en 1745, mort l'an 1803, fut nommé, en 1782, chanoine de Reims, puis vice-^éi-ant de l'oflicialité diocésaine et promoteur métropolitain. Il a laissé : 1» Traite des unions de bénéfices; Paris, 1778, in-12 ; — 2» Traité des érections de bénéfices ; ibid., 1782, in-12. Voy. la Souv. Biogr. génér.

LAUD (Guillaume), archevêque de Cantorbéry et ministre d'Etat sous Charles I*', né à Rea'ding, en Angleterre, l'an 1573, mort décapité en 1645, fut successivement chapelain de Jacques I", évêque de Saint-David, de Batli, de Londres, de Cantorbèry. On lui attribue le règlement fait en 1022 par le roi Jacques pour défendre aux prédicateurs de traiter en chaire les questions de la prédestination et de la préro-

Sative royale. Il fut accusé par le parlement 'avoir voulu introduire la religion catholique, ■ d'avoir entrepris de réunir l'Eglise romaine j avec l'anglicane, et renfermé pour cela dans la Tour de Londres, et plus tard décapité. Nous citerons parmi ses ouvrages : 1° Apologie de l'Église anglicane, contre Fisher ; Londres, 1639, in-fol.; — 2° sept Sermons; 1651, in -8°. Voy. Chauffepié, Nouv. Diction, htstor. relier, Biogr. univers. Michaud, Diction, univers. La Souv. Biogr. qénér. Le Diction, de la théol. cat/ud.

LAUDA SION. C'est ainsi qu'on appelle la prose qui se chante à la messe du saint Sacrement, parce qu'elle commence par ces mots. On l'attribue généralement à saint Thomas ; on peut dire sans hésitation qu'elle est digne du talent de cet illustre docteur. Cette belle prose nous offre un traité du dogme eucharistique, où l'enthousiasme de la Toi et l'élan lyrique se trouvent admirablement unis à l'orthodoxie la plus rigoureuse; en sorte que le Laudu Sion peut être regardé comme un chefd'œuvre de la poésie religieuse du moyen âge. Dans plusieurs diocèses de France, d'Allemagne et de Belgique, le prêtre donne pendant la messe la bénédiction du très -saint Sacrement avec l'ostensoir, au moment où on arrive à la strophe Ecce panis angelorum. Voy. le Diction, de là théol. cathol.

LAUDEN0T (Louise), dite en religion la Mère de Saint - Jacques , morte saintement le 27 mai 1636, était tille d'un médecin du roi , et recomroandable par sa piété. Elle entra chez les bénédictines de l'abbaye de Montmartre, y lit profession, et s'y distingua par sa régularité et ses vertus. Elle avait reçu une éducation soignée , et, comme elle avait du talent, elle écrivait avec facilité. Louise fit tourner à la gloire de Dieu ces heureuses dispositions en composant divers ouvrages de spiritualité propres a édifier. On lui doit : 1e Catéchisme des vices et des vertus; — 2° Méditations *ur les Vies des Saints pour toutes les fêtes de l'année, et sur les principales fêtes de Notre - Seigneur et de la Vierge; — 3° Exercices pour la commurtion et pour la messe, etc. Vou. Feller, Biogr. univers.

LAUDES, seconde partie de l'office ordinaire du bréviaire qui se dit après Matines. Autrefois on appelait Laudes l'office du matin, ou Matines, parce qu'on les disait le matin, et ce que nous appelons aujourd'hui Matines s'appelait Nocturne on Office de la nuit. Les Laudes sont prin-

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