INSTRUMENTS DE MUSIQUE CHEZ LES HÉBREUX
Gaet. Moroni, vol. XLVIL p. 133 et suiv.
II. MUSIQUE DANS LES EGLISES, MU- SIQUE SACREE. La musique peut être employée dans les églises aux louanges de Dieu, mais celle-là seulement qui élève jusqu'à lui et porte à la piété. Le concile de Trente recommande aux évéques de bannir de leurs églises toutes sortes de musiques dans lesquelles, soit sur F orgue, soit dans le simple chant, il se mêle quelque chose de lascif et d'impur. Il faut bien en convenir, on entend souvent dans les églises certaines musiques indignes de la maison de Dieu, et qui, au lieu d'édifier, scandalisent les vrais et pieux fidèles. Pourrait-on nier que les airs si graves et les mélodies si majestueuses de la liturgie catholique n'aient fait place à des airs et à des mélodies profanes, qui, par une inconvenance prodigieuse, les convertissent, pour ainsi dire, en théâtres mondains? Cet abus, déjà si déplorable, tend malheureusement à se propager chaque jour de plus en plus; des paroisses des grandes villes il se répand aujourd'hui jus-
Îu'aux paroisses les plus humbles. Voy. Conc. rid., sess. XXII, Decretum de observandts et evitandis in celebratione AÊissœ. Bergier, art. Chant ecclésiastique. L'abbé André, qui, dans son Cours alphabét. de Droit canon, rapporte la circulaire que le cardinal vicaire a publiée pour les États de l'Eglise, le 18 novembre 1856, et l'instruction donnée par le même cardinal aux maîtres de musique. Ces règles et cette instruction , si sages , comme le remarque judicieusement l'abbé André, conviennent à toutes les églises catholiques; d'ailleurs l'autorité si haute et si digne de respect qui les donne , doit en faire comprendre l'importance et engager à les mettre à exécution. Voy. Gaet. Moroni, vol. XLVII, p. 133 et suiv.
MUSITES. Voy. Musi.
MUSSABJD (Pierre), protestant, né à Genève, mort à Londres vers lan 1680, fut ministre à Lyon, puis pasteur de l'église française à Londres. Il a laissé • 1* Les Conformitez de* cérémonies modernes avec les anciennes, où il est prouvé par des autoritez incontestables que les cérémonies de l'Église romaine sont empruntées des paient; La Haye, 1667, in-12; trad. en anglais, en allemand , 1695 et 1703, in-8»; cet ouvrage, dont les protestants ont fait beaucoup de bruit, est bien au-dessous de sa réputation; la faiblesse des raisonnements ne saurait être rachetée ni par l'érudition ni par l'esprit , qu'on ne peut d'ailleurs refuser a l'auteur; nous dirons de même de ses autres écrits de controverse ; les préjugés de secte dont il était imbu l'ont souvent empêché de saisir les choses sous leur véritable point de vue ; — 3° Sermons sur divers textes ; Genève, 1674, in-8°; — 4° Jugement de Messieurs de la Propagation de la fou sur le Traité du Purgatoire de M. A. Bobye ; ibid., 1662, in-8». Voy. \iSom. Bioar. ge'nér.
MUSS0 (Cornelio), en latin Mussus Comeltus, cordelier, né à Plaisance en 1511, mort à Rome l'an 1574, se fit recevoir docteur en théologie à Padoue, et acquit une grande réputation comme
Îrédicateur. 11 parut avec éclat au concile de rente, et occupa successivement les sièges de
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Bertinoro et de Bitonto. Parmi ses ouvrages, on cite surtout : Ie des Sermons, en latin et en italien ; Venise, 1582-1590, 4 vol. iu-4°; — 2» De Visitation* et de modo visitandi, sive Synodus Bitontina: Venise, 1579, in-fol.; — 3° De Historia divina Ko. V; Venise , 1587 ; — 4° un Commentaire latin sur /" Kpltre de saint Paul aux Romains; Venise, 1581 et 1588. Voy. Ughelli, Italia Sacra, tom. II, p. 614; tom. VII, p. 689 Ghilini, Theatro /TUomini letterati, 1" part. Richard et Giraud. La Souv. Biogr. génér.
MUSSON (Gabriel), docteur en théologie de la faculté de Paris. On a de lui : 1° Lectiones theoiogicm de religione; Paris, 1743, 3 vol. in-12 ; — 2° Lectiones théologien de sacramentis ; ibid., 1745. 4 vol. in-12.
MUSSUS. Voy. Musso.
MUSTIOLE (Sainte), martyre en Toscane, fut compagne de saint lrénée, diacre. Voy. Irênée (saint). n° II.
MUSULMAN , mojt arabe qui signifie livré entièrement à Dieu. Ccst le titre que se donnent les disciples de Mahomet. Voy. Mahométisme.
MUSZKA (Nicolas), jésuite, né à Schellitz,en Hongrie, l'an 1713, mort à Neusel vers 1780,
[>rofessa la rhétorique, la philosophie et lathéoogie à Vienne, devint provincial de son Ordre, et fut nommé , en 177b, grand prévôt de l'évéché de Neusol. Il a laissé, entre autres écrits : 1° De Legibus, seu peccatis et peccatorum pœna lihri III; Vienne, 1759, in-ifl; — 2° plusieurs autres Traités de théologie et de morale, qui, comme tous les ouvrages du savant jésuite, réunissent à la fois l'ordre , la clarté et l'élé-
Since ; ibid. Voy. Feller, Biogr. univers. La Souv. iogr. génér.
MUTI (Gianmaria), dominicain, né à Venise vers 1650, mort après 1716, a laissé de nombreux ouvrages, parmi lesquels on remarque surtout : 1» Le Isole fortunate délia religione; Venise, 1679, in-8»; — 1° La Magia de' Carotte* i ; ibid., 1682, in-12 ; — 3» La Sacra Lega ; ibid., 1688, in-4°; — 4° L'Accademia sacro -politico ; Milan, 1695, in- 4°; — 5° Le Gemme ael Vaticano, paneyiri sacri ; Venise, 1705, in-12. Vuy. Echard, Biblioth. Prœdic., tom. U , p. 793. La .Vomi-. Bioor. génér.
MUTIA. Voy. Ma/.io.
MUTIANUS. Voy. Mucianus.
MUTINA. Vou. Modène.
MUTSAERTS Voy. Ml dzaerts.
MUTYLA. Von. Motula.
MUYART DE VOU GLANS (Pierre-François ), avocat au parlement de Paris, né à Moirans, dans la Franche-Comté , en 1723, mort à Paris l'an 1791, a laissé quelques ouvrages sur le droit criminel; il a publié en outre : 1° Motifs de ma foi en Jésus-Christ, ou Pointe fondamentaux de la religion chrétienne, suivant les principes de l'ordre judiciaire; Paris, 1776, in-12; ouvrage nui valut à l'auteur un bref de félicitation de Pie VI, et qui a été traduit en. espagnol; — 2° Preuves de t authenticité de nos Évangiles, etc.; Liège et Paris, 1785, in-12. Voy. Feller, Biogr. univers. Sabatier de Castres, Trois Siècles de la iittér. franc. La Nouv. Biogr. génér.
MUZARABES. Voy. Mozarabes.
MUZIO ou MUTIO (Girolamo ou Jérôme), littérateur, né à Padoue en 1496, mort à Pareneta ou Paneretta , près de Florence . l'an 1576, et dont le vrai nom était Xuzio, qu'il lui plut de changer en Muzio. Il combattit avec beaucoup de zèle les doctrines de Luther. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages dans les genres les plus opposés; nous citerons entre autres : 1 " ûifesn ttelln messn de' stinti et det pnpato;
Pesaro , 1565 et 1568 . in-8» ; — 2» Istoria sacra ; Venise , 1570 , 2 vol. in-8« ; — 3° // Coro pontificale; nel quale si leggono le vite di S. Gregorio papa e di 12 altri sancti vescovi ; ibid., 1570, in-4° ; —4» Letterecattoliche ; ibid., 4571, in-4* ; — 5° Tre Testimoni fedeli, Basilio. Cipriano et Ireneo; Pesaro, 1555, in-8°. Voy. Tiraboschi , Storitt dellu letterotura Italiana , vol. VII, part. I. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.
MUZZARELLI (Alfonso), jésuite, né â Ferrare en 1749, mort à Paris l'an 1813, fut appelé a Rome par Pie VII . qui le nomma théologien de la Pénitencerie. U devint membre de l'Académie catholique, et acquit une grande réputation de savoir en tout ce qui touchait les matières de piété et de controverse. 11 a écrit un grand nombre d'ouvrages et d'opuscules en latin et en italien. Nous citerons seulement : 1" De t Autorité du Pontife romain dans les conciles généraux; Gand, 1815, 2 vol. in -8°; — 2» Dissertations choisies ; Rome, 1807, in -8°; il y en a quatre : la première , sur la règle des opinions morales; la seconde, sur l'origine et l'usage des offrandes; la troisième, sur le règne de mille ans de Jésus-Christ, et la quatrième, sur le pouvoir du Pape de destituer un évèque malgré lui ; elle a été traduite en français et publiée sous le titre de : Dissertation sur cette question : Ije souverain Pontife a-t-il le droit de priver un évéque de son siège dans un cas de nécessité i»)ur l'Église ou ae grande utilité ? Paris, 1809, in - 8»; — 2° Dm Bon Usage de la l/>gique en matière de religion ; Foligno, 1787, 3 vol. in -8"; 17811, 6 vol.; 1810, 10 vol.; — 4» L'Année de Marie; ibid., 1791, S vol. in-12; — 5° Recherches sur les richesses ilu clergé; Ferrare, 1776, in-88. Voy. Tipaldn, Biografia degli Ituliani illustri, tom. I. relier et Michaud, qui donnent la liste presque complète des écrits de Muzzarelli. Gaei. Moroni, vol. XLV1II, p. 152- 153. I.a Souv. Biogr. génér.
MYA ou MIA, bourg de la (ribu de Gad, audelà du Jourdain. Il est mentionné dans I historien Joseph. C'est peut-être le même que 'lia, dont parle Eusèbe, et qu'il met à quinze milles de Philadelphie, vers l'occident. Voy. Joseph, Antiq., I. XX, c. I, Euseb., Onomast., au mot Zêm. Reland, Paia?st. iUuttr., p. 807. D. Calme t. Diction, de la Bible.
MYER (Paul), écrivain du xvii" siècle, a laissé un ouvrage curieux sous le titre de : Mémoires touchant l'établissement d'une mission chrétienne dans le troisième monde, appelé Terres Australes; Paris, 1763, in-8". Voy, relier, Biogr. univers.
MYGALE , animal impur chez les Hébreux.
Le mot mygale , d&ns la Vulgate, et mugalé dans les Septante, désigne un animal qui tient du rat et de la belette , la musaraigne. Mygale ou migale est. en effet, composé de mus, rat, et du avec galé, belette. Le terme hébreu que saint Jérôme a rendu par migale est anàqrl, qui trèsvraisemblablement désigne le lézard étoilé que les Latins appelaient stellio; car il dérive du verbe lUiaq , qui signifie pousser des gémissements, des cris perçants ; ce qui convient parfaitement au stellio, dont Pline a dit : Est enim hic p/euus lentigine. stridoris acerbi. Cependant les uns ont pris cet animal pour un hérisson , d'autres pour une sangsue, d'autres pour une salamandre. Voy. Lévit., xi, 30. Pline, Htst. nat., 1. XXIX, c. IV, J.-B. Glaire, Inlrod. histor. et crit.. etc., tom. 11, p. 71.
MYGDONE (Saint), martyr et domestique de 1 empereur Dioctétien, mourut à Nicomédie avec plusieurs autres pou r la foi de Jésus-Christ en 303.
MYKE
MYLASSE ou MÉLASE , MILASE , MILASSE
(Mt/asa, Mylaso, My lassa) , ville épisc. de la province de Carie, sous la métropole d'Aphrodisiade, au diocèse d'Asie. On en connaît six évèques, dont le premier, saint Éphrem, est monlionné dans la vie de sainte Eusebie, vierge romaine, et mis par Allatius au nombre de ceux qui ont composé les hymnes de l'Église grecque. Mtftas.se est aujourd'hui un simple évéché in partions, sous l'archevêché également in partions de Stauropolis. Voy. les Acta Sanctor., au 21 janvier. Lequien , Oriens Christ., tom. I, p. '.fil. De Cointnanville, /rt Table alpltabét.,