‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 384 sur 1294 · Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LVII , n. IW · texte numérisé non relu

Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LVII , n. IW

MYLER (Nicolas), protestant publiciste, né à Urach, en Allemagne, en 1iil0. mort l'an 1677, fut chargé de plusieurs missions importantes par le duc do Wurtemberg, et devint en 1659 conseiller intime, puis directeur du conseil ecclésiastique. Outre quelques ouvrages purement littéraires, il a laissé : De Jure ast/lomm tam ectlesiasticotvm quant sarutarium ; Stuttgart, 1663, in-4°. Voy. la Mme. Biogr. gêner.

MYLIUS (Jean-Christophe), protestant, biograplie et bibliographe, né à Buttstxdt, dans la principauté de W'eimar, en 1710, mort l'an 1757, fut nommé en 1738 conservateur de la bibliothèque de l'université d'Iena, puis professeur adjoint de la faculté de philosophie. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1* De Veris et fictis btnonnnitms in Scriptura; Iena , 1738; — S» De Quihusdnm Vitin sermonis Scriptura inique impact ihid.,1738; — 3° deux éditions corrigées et augmentées de la Clnvis Hnguee sanetœ de Stock, l'oy. la Nouv. Bingr. génér.

MYNDE, ville épisc. de la province de Carie, au diocèse d'Asie, située près d'Halicarnasse , entre les golfes Ceramicus et Jassius. On en connaît quatre évèques , dont le premier, Archclaus, assista et souscrivit au I*r concile d'Ephèse. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 917. Richard et Giraud.

MYNSTER (Jacques- Pierre), protestant, né a Copenhague en 17 <5, mort en 185V, fut nommé en 1831 archevêque de Seeland et primat de Danemark. Parmi ses nombreux écrits, qui traitent principalement de dogmatique, de théologie pratique et de matières touchant l'exéèse du Nouveau Testament , on remarque : • Dissertation sur l'auteur de f kpttre aux Hébreux ; 1808 ; — frDe l'Emploi que Justin, martyr, a fait des Evangiles; 1809; — 3» De la Notion de la foi ; 1*20 ; - 4» L'Idée de la dogmatique chrétienne; 1832; — 5° De la Dogmatique; 18>'!3; plusieurs de ces ouvrages, écrits en danois , ont été trad. en allemand ; — 6e Sermons et discours a" 'ordination , trad. en allemand par Kœller: 1813. Vntf. la Nom. Biogr. génér.

MYRE ou MIRE, MIRRE (Myra, Myrra), ville considérable de la Lycie. Dans le texte grec et dans la version syriaque des Actes des Apôtres (xxvn, 5), il est dit que saint Paul, venant par mer de Cilicie et de Pamphilie, aborda i Myic. Au heu de Myre , la Vii^ate porte Lysfre, ville de Lycaonie, comme il est dit dans le même livre des Actes (xiv, 6). D'où plusieurs interprètes ont conclu qu'il y avait une faute dans la Vulgatc, tandis que, selon d'autres, quoique Lysire soit en Lycaonie . la Lycie se prend ici dans un sens étendu . et comprend la Lycaonie. Quoi qu'il en soit , cette ville , qui n'était d'abord

Ïu'un simple évéché sutlragaut d'iconium ou ogni, fut érigée en métropole de la nouvelle Lycie sons l'empereur Théodose le Jeune. Elle était presque entièrement ruinée sur la fin du

xt' siècle. Le lieu où elle existait s'appelle aujourd'hui Irumeta ou Strumita. Le premier évêque de Myre fut Nieander, saint martyr dont il est fait mention dans le ménologe des Grecs le 4 novembre. Ko»/. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 965. De Commanville. /•* Tabte alphabet, p. 165. Richard et Giraud.

MYRICIUM, ville épisc. de la seconde Galatie, sous la métropole de Pessinonte ou Pesséne, Pessin (PetsinusY H parait, par quelques actes des conciles , qu elle s'appelait aussi 77iermas S. Agirpii vel Agapeti , et qu'elle a eu pour évèques : Ëlpidius, qui assista au concile de Chalcédoine ; Ëlpidius II, qui souscrivit les canons in Trullo ; Michel, qui se trouva au concile pour le rétablissement de Photius. l'oy. Lequien , Oriens Christ., tom. I, p. 497.

MYRINE (Miryna ou Mirinà), ville épisc. de la province et du diocèse d'Asie, sous la métropole d'Éphèse. Ce n'est plus aujourd'hui qu'un simple évéché in partibw, toujours suffragant de l'archevêché titulaire d'Éphèse. On connaît quatre évèques de Myrine, dont le premier. Dorothée, assista et souscrivit au concile d'Ephèse. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, j p. 705. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, volume XLV, p. 212-213.

MYRIOPHTTUS, ville épisc. de la province d'Europe sous la métropole d'Héraclée. Curopalate et Cedrenus disent qu'elle fut renversée par on tremblement de terre en 565. Un de ses évèques , dont on ignore le nom , se trouva au concile tenu sous le patriarche Jérémie. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1152.

MYRON , terme grec qui signifie en général un parfum ou une huile pour se parfumer. Dans l'Église grecque , on se sert de ce même mot pour désigner le saint chrême. Voy. Judith., X, 3. D. Hacri Hierotexicon , ad voc. Myiucii. Comnar. CHRÊME, n° I.

MYRRHE (Myrrha). Les Hébreux étaient dans l'usage de donner aux criminels du vin mêlé de myrrhe pour amortir en eux le sentiment de la douleur. C'est dans ce but que les Juifs en offrirent a Jésus-Christ pendant si passion. Mais l'Évangile nous apprend que le divin Sauveur refusa d'en boire ; c était certainement pour ne rien diminuer des maux qu'il voulait souffrir. On a prétendu trouver du désaccord sur ce point entre saint Matthieu et saint Marc; tince dernier dit que Jésus-Christ ne voulut point boire le vin mêlé de myrrhe, tandis que saint Matthieu affirme qu'il en goûta. Mais cette piftendue contradiction n'est qu'apparente. Le* mots i/ en goûta, ajoutés par saint Matthieu, sont seulement un détail omis par saint Marc , et qui n'ôte rien à la vérité du récit érangolique, dont le fait principal est le refus que fit Jésus -Christ de boire le vin qu'on lui présentait. Or ce fait est également attesté par les deux évangélistes. Voy. Mat th., xxvu, 94. Marc, xv, 23.

MYRUM. Voy. MÈRE, n* I.

MYSIE, province de l'Asie Mineure dans laquelle , selon les Actes des Apôtres , saint Paul prêcha l'Évangile. Or cette province se trouvait entre la Bithynie au septentrion, la Troade au midi, la Phrygie à l'orient, et l'Hellespont au couchant. Voy. Actes, xvi, 7 et suiv.

MYSTÈRE. Ce mot signifie en général quelque chose de caché, de secret, de sublime, de divin. En ce sens on appelle quelquefois les sacrements les sacrés mystères. Mais il signifie pins particulièrement toute vérité que la foi nous enseigne, et qui est au-dessus de la raison humaine. Telles sont l'unité d'an Dieu en trois

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