‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 394 sur 1294 · I. NANNI (Jean). Voy. Anmus, n» I · texte numérisé non relu

I. NANNI (Jean). Voy. Anmus, n» I

II. NANNI (Michel-Archange), dominicain, né dans le diocèse d'Urbin vers 151)3, mort en odeur de sainteté à Cagli, ville du duché d'Uibin, l'an 1671, se lit recevoir docteur en théologie, professa dans plusieurs couvents de la province de Lombardie, et exerça la charge de prieur dans diverses maisons de son Ordre. 11 était fort estime des papes Alexandre Vil et Clément IX, qui voulurent l'élever à 1 episcopat. 11 se distingua particulièrement par son zèle pour le salut des Ames et par une immense charité pour les pauvres. On a de lui, entre autres ouvrages : 1° Vitû di S. Domenicn, patriarca t fondotor* dtll' Ordme dei Predicatori ; Rome ; — 2« // Bosario délia B. Vergene, madré di Dio; ibid. Voy. Marchesius,/* Uiario Domenic, au 9 août. Le P. Éclutrd, S<:riptor. Ord. Pradic, tom. Il, p. 640 et 641.

III. NANNI ou NANNINO (Pierre), en latin Nannius, chanoine d'Arias, né à Alkmaer, en Hollande, l'an 1500, mort à Louvain en 1557, >rolessa à l'université de cette dernière ville. I était très-versé dans la théologie, la critique, a giammaire, le droit et les mathématiques.

Jutre des harangues et des notes sur presque tous les auteurs classiques, il a laissé : 1" In Cantica canticorum Paraphrases et schulia ; Louvain, 1554, in-V>; — 2° Déclama tio auodhfttt'ca de œternitute mundi; ibid., 1550, in -Pi; — 3° Athenugora demortwn urn Résurrection* yrace et latine; ibid., 1541, in -4°^ — 4" Âthanasii Magni Opéra latine; Bàle, 15o6, 4 vol. in-fot.; cette traduction a été souvent reproduite ; — b°A. Prudentti Opéra; Anvers, 1564 , in-8". Voy. Le Mire.Valère-André.mA/io/A. /ic/y.Nicéron, Mémoires, tom. XXXVII. Richard et Chaud. Paquot , Mémoires pour servir à i'/tist. tittér. des Pays-Ras. Feller. Muhaud.,au mot Nannius.

IV. NANNI (Remigio) ou Bemi de Fto dominicain, ne à Florence vers 1521, mort l'an 1581, se distingua par sa science et par sa piété, et fut élevé dans son Ordre à dilTéi entes dignités. Il alla au secours de ses compatriotes pendant la peste qui désola Florence en 1547; et. l'an 1509, il fut appelé à Rome par le pape Pie V pour surveiller 1 impression des œuvres de saint Thomas d'Aquin. Outre quelques ouvrages purement littéraires, il a laissé : 1° Eptstole e Evan-

e/i, cou onnotazioni morali , Palerme,1575, 1584, 507, 159U, 1639. in-4»; Turin, 1582, in-fol ; — 2° Instituzione del buono e beuto vivere, de Marco olarulo ; Païenne, 1580, 1610, in-4° j — 3° Summa de' casi di conscienzn de Bart. Fumi : ibid., 1588, in -4°; — 4° De Summi Pontifici* Àutoritate, de episcoporum residentta et beM/iciorvm pluralitate; ibid., 1562, 2 vol. in-4°; c'est une collection de traités de saint Thomas d'Aquin , de Cajetan. de Nacchianti, etc.; — 5° Historié universufi ai Villani, avec des commentaires, des noies et des tables: Venise, 1559, in-4°. Voy. Nicéron , Mémoires , tom. XXXI V. Le P. Êchard, Scripior. Ord. Pratdic, tom. II, p. 259, 325. Negri, Fiorentini Scrittori. La Suuv. Bwgr. génér. NANNING. Voy. Nasni, n» III.

NANNIUS. Voy. Nanni, n« lit.

NANT (Santum), abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit, située dans le Rouergue, au diocèse et a quatre lieues de Vabres. Kilo fut fondée en sous l'invocation de Saint-Pierre, par Hul-

garde et sa femme. Ce n'était d'abord qu'un.

frieuré dépendant de l'abbaye de Vabres. L'au 134, Innocent II l'érigée en abbaye ; et, en 1336, Urbain V la soumit à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. Voy. la GalHu Christ., tom. I, col.

NANTES (Satine tir, fiannetes, fiannetum Cowdovicum), ville épisc. de France, érigée en évèché dans le m* siècle, sous la métropole de Tours. Son premier évéque fut saint Clair. Il y a eu cinq conciles à Nantes ; le 1" fut tenu l'an 655 ou peu après, sous l'évéque Salappius ou Salapus,et le 5*, l'an 1431 , sous l'évéque Jean II, dit de Château-Giron et de Malestroit. Voy. Richard et Giraud, tom. XXVIII, p. 440 et suiv. La Unifia Clirisit., vet. edit., tom. II, part. II, p. 760 et seq. Chenu, ArcJiiep. et episc. Galliœ, p. 140 et seq". Labbe, tom. IX, XL Hardouin, tom. VI. D.Mabill on, Annal. Bened., tom. VII. Lobineau, Hist. de Bretagne, tom. I, p. 202, 204. Travers, Hist. abrégée de Sautes, tom. Vil des Mém. de littér. et d%ist. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XI.VII, p. 162-103.

NANTEUIL-EN-VALLÉE f JWofam in Veille), abbaye de l'Ordre de Saiut-Benolt, située dans le Poitou, au diocèse de Poitiers, et fondée, d'après ses anciens titres, par Charlemagne. 11 est certain qu'elle existait avant l'an 1003, car à cette époque saint Abbon , abbé de Henry, y passa lorsqu'il se rendait à son monastère de Squirs. Nous voyons par la chronique de Mail-; lezais que cette abbaye fut rebâtie en 1046 par Adhémar de la Rochefoucauld; et on sait que dans le même temps Clément II exempta le monastère de Nanteuil de la juridiction de l'évéque de Poitiers, et le soumit immédiatement à l'archevêque de Bordeaux. Voy. la Gallta Christ., tom. IL

NANTUM. Voy. Nant.

NAPHAR, siège épisc. de la province patriarcale, au diocèse des Chaldéens, uni aux de Nil, de Naamanie et de Badaïa. On en nait trois évèques , dont le premier, Maraname, fut ordonné en h90. Voy. Lequien,Orièfw Christ., tom. Il , p. 1179. Richard et Giraud.

NAPHEG , iils de David. Voy. 1 Paralip., xiv, 6.

NAPHIS, hls d'Umaël. Voy. Genèse, xlv, 15. 16.

NAPIER ou NEPAIR, NEPER, baron de MER- CHISTON (John), mathématicien, né au château de Merchiston, près d'Edimbourg, en 1550. mort l'an 1617, se rendit célèbre par l'invention des logarithmes. Il se livra pendant quelque temps à l'étude de la théologie, et prit une part active à tous les synodes presbytériens. Il a donné une interprétation mathématique de l'Apocalypse, et a publié son ouvrage sous ce titra: A ptikte DUcovery of the whole Révélation of S. John , set down in two trtaties; (he ohc tear* chmg and proving the true interprétation therevf ; Ute other applying tint same paruphrasticaltic and historicallic to the text, etc.; Edimbourg, 15ÎAJ, in -4°, et Londres, 1611. Cet ouvrage, dane lequel Napier désigne le Pape comme i'aut#christ, devait trouver beaucoup de faveur parmi les protestants. C'est pour cela qu'ils l'ont traduit en plusieurs langues. La version française est intitulée : Ouverture de tous les secrets de l'Apocalypse , ou Révélation mise en français pur (ieorge ïftomson ; La Rochelle, 1602, in-8». Voy.

Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. Feller, au mot Neiek.

NAPIONE DE C0CC0NAT0 (Gian-Franc GALEANI, comte), littérateur, né à Turin en 1748 , mort l'an 1830 , était docteur en droit. 11 devint conseiller d'Etat, attaché aux

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