I. KELLER (Jacques Cellarius), jésuite, né à
Seckingen en 1568, mort à Munich Van 1631, professa la théologie et la philosophie dans divers collèges de son ordre, fut recteur des collèges de Ratisbonne et de Munich, et confesseur du prince Albert de Bavière. Il montra beaucoup de talent et de zèle dans ses controverses avec les protestants-, dans le colloque de Neubourg, tenu en 1615, il réduisit au silence le ministre luthérien Jacques Heilbrunner. On u de lui un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Papatus catholicus , seu demonstratio fundamentalis veritatis Ecclesiœ catholicœ romanar; Munich, 1616, 2 vol. in-fol.;
— 2° Tyrannicidium, seu scitum calholkorum de iyranm internecione, adversus calumnias in Societ. Je su jactatas; ibid., 1601, in-4*; — 3° Fasciculus sohdus quinquaginta flosculorum, id est absurditas prœdicantium in collnquio Ratisbonnensi; 1604, in-4». Voy. Alegambe, Bibliolh. Soc. Jesu. Feller, Btoor. univers. Richard et Giraud , qui indiquent plusieurs autres écrits du P. Relier, et la Nouv. Biogr. génér., qui en donnent la liste complète.
KELLER (Victor), bénédictin de Saint- Biaise, né dans le grand duché de Bade l'an 1760, mort en 1827, professa dans son couvent l'histoire du droit ecclésiastique. Il fut appelé à diverses cures; mais, ayant énoncé en chaire des opinions très-hardies, il fut accusé d'hérésie. 11 a travaillé aux Archives pour servir aux conférerices pastorales de l'évéché de Constance, et a laissé en outre quelques ouvrages , parmi lesquels on cite surtout : 1° Catnolicon, ou V Unité pour tous sous chaque forme, en allemand ; Aarau , 1832 ; — 2* Feuilles pour l'édification et la méditation; Fribourg, 1832, 2 vol. également en allemand. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
KELLERMANN (Georges), évêque de Munster, né en 1776 dans la petite ville de Freckenhorst, dans la principauté de Munster, mort le 29 mars 1847, au moment où il était préconisé à Rome , a laissé : 1° Sermons pour les dimanches et fêtes de Tannée; Munster, 1830-1836, 3 vol.: — 28 Sept Sermons de Carême; ibid., 1833-1837; — 3" Deux Discours de première communion; ibid., 1841; — 4° Histoire de t Ancien et du Nouveau Testament à l'usage des écoles allemandes, extraite du grand ouvrage d'Overberg, et accompagnée de notes ; ibid.; elle a eu 55 edit.; — 5° Extraits du Grand et Petit Catéchisme dOverberg ; ibid., 1845. Kellermann a publié en outre : Instruction sur quelques points de doctrine de l'Église catholique ; Stolberg, 1842 , et Clément-Auguste , archevêque de Cologne, Sermons, Méditations et Instructions; ibid., 1846. Voy. le Diction, de la théol. cathol.
KELLISON (Matthias ou Matthieu ) , docteur en théologie, né dans le comté de Northampton vers I an 1560, mort en 1641, passa tour à tour dans les collèges anglais de Douai, de Reims et de Rome; en 1589 il fut appelé à Reims pour y professer la théologie , puis il revint à Douai en 1613, et devint président du collège anglais de cette ville. On lui doit : i" Surtvy of the new religion ; Douai , 1603, in-8° ;
— 2° A Reply fo Sutcliffe's answer to the survey of the new religion; Reims, 1608, in -8°; — 3° Examen reformationis , prœserttm calvinisticœ; Douai, 1616 in-8"; — 4° Comment, in tertiam partem Summœ S. Thoma ; 1622, in - fol.;
— 5° A Treatise of the hierarchy of the Chvaxh ; agaimt the anarchy of Calvin; 1629, in-8°; — 6* The Right and jurisdiction of the prince and prelatc; 1617, in-8°. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.
KXUP
KENN
KELMOELLECK ou KELMOELLOCK, ville d'Irlande aujourd'hui détruite, dans. laquelle on tint un concile en 1210 ou 1211. Voy. Mansi, Supplém. à la colleet. des conciles, tom. II, col. 817 et 818. Richard et Giraud.
KEMP (Jean-Théodore VAN DER), missionnaire protestant , né à Rotterdam en 1748, mort l'an 1811 , étudia les langues orientales, la théologie et même la tactique. Il entra ensuite dans un régiment; puis, rentré dans la vie civile, il étudia la médecine à Edimbourg, et la pratiqua à Dordrecht. Sa femme et sa fille s'étant noyées par un malheureux accident, Kerap ne pensa plus qu'à la religion. Il composa alors un ouvrage intitulé : La Théodicée de saint Paul; [cet ouvrage a paru l'an 1798. Voy. la Nouv. Biogr.
I. KEMPE ( André ) , fanatique suédois, mort à Altona en 1689. Après avoir été soldat il se lit médecin: exerça huit ans en Norvège, et s'établit en 1675 à Hambourg. Il publia divers écrits remplis de fables, entre autres : Les Langues du Paradis, où il soutient que le suédois est la première langue du monde, et un pçtit livre allemand (1688) où il annonçait aux Juifs la conversion universelle de leur nation, et qui lui valut la peine de l'exil , le sénat l'ayant trouvé plein d'hérésies. Voy. Moeller, Cimbria litterata, tom. II. La Nouv. Biogr. genér.
II. KEMPE (Étienne), né à Hambourg, mort en 15(0, entra d'abord chez les capucins; puis il embrassa les doctrines de Luther, et il devint premier pasteur de Hambourg. Il a laissé : Hambourg évangélique; ouvrage publié en haut saxon par Mayër; Hambourg, 1003, in-12. Voy. la Nouv. Biogr. genér. Le Diction, de la theol. catlvd.
KEMPH (Nicolas), chartreux, né à Strasbourg en 1307, mort l'an 1497, obtint à Vienne en Autriche le grade de maitre ès arts, et devint prieur dans plusieurs maisons de son Ordre , entre autres à Chemnitz. 11 a bissé un grand nombre d'ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1° Tractutus triparti tus de studio theowgiœ moralis, inséré dans D. B. Pez, Bibliotheca ascelien , tom. IV ; — 2° Tractatus de discretione, dans le tom. IX du même ouvrage; — 3° Alphabetarium divim amoris; — 4° De Mystica Theologia ; — 5° De Modo perveniendi ad perfectam Dei et proximi dilectionem ; — 6» Sermones in Evangelia totius anni ad reformandos religiosorum mores; — 7° Uber sermonum super Epistolas et Evangelia totius anni; — 8° Tractatus super Oratvmem dominicam, Symbolum apostoiorum et Decaloaum ; — 9° CoUationes seu sermones brèves super Evangelia Dominiealia, de sensu anagngico perducente ad unionem mentis cum Deo , in -4°. Voy. Richard et Giraud, qui donnent la liste complète des écrits du savant religieux.
KEMP I S (Thomas A-). dont le nom de famille est Hœmmerchen ou Wemmerlein . en latin Malleolus, chanoine régulier, né à Kempen, dans le diocèse de Cologne , vers l'an 13:50, mort en odeur de sainteté en 1 »71 , fut reçu en 1399 dans le monastère des chanoines réguliers du mont Sainte -Agnès , près de Zuol, de la con-
Srégation de Windesem , au diocèse d'Utrecht, ont son frère ainé était prieur. Thomas se distingua par son éminente piété , une ardente charité et une application continuelle au travail et à la prière. Outre l'admirable livre de Vlmitatinn de Jésus -Christ, qui a été traduit dans presque toutes les langues, et dont les éditions sont innombrables, Thomas A-Kempis a laissé un grand nombre d'ouvrages en latin, parmi lesquels nous citerons : 1° trente '"
et devint avec la ville de Kempten le parde la Bavière. Voy. le Diction, de la theol.
novices ; — 2° trente-six Discours sur incarnation;— 3* Soliloques de l'âme; — 4* Exercices spirituels ; — 5° Le Doctrinal ou le Manuel des jeunes gens ; — 6° De la Componction du cœur ,
— 7° Manuels des moines et des petits ; — 8» De l Humilité; — 9» Vies des saints de son Ordre, Les meilleures éditions de ses Œuvres sont celles de Paris, 1549; de Cologne , 1680, et d'Anvers , 1607. Quant à V Imitation de Jésus-Christ, on l'a beaucoup contestée à Kempis; mais est-ce légitimement? On peut voir à ce sujet M«r Malou , Recherches sur le véritable auteur de l'Imitation, et la Nouv. Biogr. génér., où on trouve un excellent abrégé de l'ouvrage de Me Malou. Voy. aussi Richard et Giraud. Feller, Riogr. univers. Gaet. Moroni, vol. XXXVI, p. 13-15. Compar. Gersejj.
KEMPTEN (Campidono, Campidunum), abbaye princière de Souabe dont Théodose, disciple de saint Gall, jeta les premiers fondements l'an 616, mais dont l'existence réelle et bien établie ne remonte qu'a 752. Ainsi ln première fondation n'est pas due à Charlemagne ni à sa femme Hildegarde , bien que cette princesse ait donné des terres considérables au couvent, et qu'elle lui eût procuré les corps des martyrs Gordien et Épimaque. L'abbaye alla toujours croissant jusqu'au moment où, la ville de Kempten ayant passé tout entière au protestantisme , le monastère fut dévasté. En 1632 il fut encore ravagé par les Suédois. Il se releva cependant, et se maintint jusqu'à l'année 1802, époque à laquelle l'abbaye fut sécularisée, " tage cathol.
KEN (Thomas), anglican, évéque de Bath et Wells, né à Berkhamstead en 1637, mort à Longleat l'an 1711, fut d'abord chapelain de révéque Morley, qui, en 1669, lui ht obtenir une des prébendes de l'église de Westminster. Il passa plusieurs années à Rome , prit à son retour le degré de docteur en théologie , devint chapelain de Charles II , puis évéque. Sous Jacques II il protesta contre la déclaration de tolérance, qu'il regardait comme la négation de l'Eglise anglicane. On lui doit : 1° des Sermons;
— 2° des Traités de morale; — 3° des Poésies; ses ouvrages réunis ont paru , après sa mort , à Londres en 1721 , 4 vol. in - 8°. Voy. Feller , Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
KENET, lieu d'Êcosse où Ton a tenu un concile en 8i0. Voy. Dav. WiUtins, Concilia Magnœ Britanniat et Hiberniœ.
KENICIUS ( Pierre), protestant, évéque de Scaren , né à ulméa , en buède , l'an 1555, mort en 1636, se lit connaître comme prédicateur, professaàStockholm,puisàUpsal,et fut nommé évéque. Parmi ses principanx ouvrages on cite : 1° De Uno et vero Deo , atterno Pâtre , Filio et SptVt7uSanct.:Upsal,1593; — 2° Thèses synodales debaptismo; ibid., 1614, in-4°; — 3» Ecclesiœ Liber manuatis; ibid., 1614, in-4°; — 4° Thèses synodales de œterna prœdestinatione; ibid., 1626", in -4». Voy. la Nouv. Biogr. génér.
KENNESRIN, siège épisc. iacobite de Syrie, situé au diocèse d'Antioche. C est dans le même endroit ou aux environs qu'est le célèbre monastère de Kennesrin, d'où sont sortis tant de patriarches. On n'en connait qu'un évéque , Sévère , qui siégeait en 630. Voy. Richard et Giraud.
I. KENNET (Basile), anglican, né à Postling, dans le comté de Kent, en 1674, mort l'an 1714, fut chapelain de la factorerie anglaise de Livourne. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi