‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 5 sur 1294 · KENT · texte numérisé non relu

KENT

KERI

lesquels nous citerons : !• An Exposition of the Apostlescreed . a fier Dr Pearson; 1706; — 2» An Eisay towards a paraphrase on the Psalms, in verte; 1706 . in-8° ; — 3e Sermons on various occasirms ; 1715, in- 8". Voy. Chalmers , General biographical Dictionary. Chauffepié, Nouveau Diction, histor. La Nouv. Biogr. génér.

II. KEN NET (White), anglican, ëvêque de Péterborough et frère du précédent , né a Douvres en 1(360, mort Tan 1728, se montra toujours l'adversaire des catholiques. On lui a reproché une grande versatilité dans ses opinions, et une théologie qui s accommodait trop facilement aux circonstances politiques. Outre plusieurs livres de controverse, il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : i« Parochial Antiuuities attempted in the history of Ambrosden , Burcester, and others adjacent parts in the counties of Oxford and Bucks ; Oxford, 1695; — 2° Account of the Society for propagating the Gospel in foreign parts; 1706, in-4*. Voy. Wood, Athenœ Oxomenses, tom. II. Chalmers, General biographical Dictionary. Chauffepié , Nouv. Diction, histor. La Nouv. Bioqr. génér.

KENNICOTT (Benjamin), anglican, né à Totness, dans le Devonshire, en 1718, mort à Oxford en 1783, se livra spécialement à l'étude de la langue hébraïque, qu'il professa au collège d'Exeter ; il reçut le grade de docteur en théologie , et devint chanoine de l'église du Christ à Oxford, puis pasteur de Culham. Il est surtout connu par ses travaux sur le texte hébreu de l'Ancien Testament. On a de lui : 1* The State of the hebrew text of the Old Testament considered; Oxford, 1759, in-81 ; — 2° The State of the printed hebrew text of the Old Testament considered; ibid., 1759, in -8»; — 3° Methodus varias lectiones notandi et res scitu necessarias describendi a singulis hebraicorum codicum tnanuscript. Vet. Tcstam. collectoribus observanda; ibid., 1763, in -8°; — 4° Vêtus hebraicum Testamentum cum variis lectionibus, ibid., 1776 et 1780;

— 5° Editionis Vet. Testant. hebraKi cum variis lectionibus brevis Defensio contra Ephemeridum GœHingensium criminaliones ; ibid., 1782, in-80;

— 6° Critica Sacra , or a sfiort Introduction to hebrew criticism; Londres, 1774, in -8°. Il y a de l'exagération à dire , comme l'a fait Tyschen, que le travail critique de Kennicott n'est nullement éclairé, et qu'il est absolument inutile ( Opus ingens eut lumen ademptum , quodaueomni prorsus usu caret); cependant on est forcé de reconnaître que le savant anglais n'a pas été assez exact m assez diligent dans la confrontation des manuscrits, que beaucoup de variantes qu'il donne comme telles ne sont réellement (lue des fautes de copistes, et que la plupart des autres ne sont pas d'une grande utilité pour corriger le texte hébreu , sans compter que , comme le P. Houbigant, il a souvent abusé des lieux parallèles, et qu'il donne trop d'autorité au texte samaritain. Voy. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. I, p. 272, 280, 281. La Nouv. Biogr. génér., qui contient d'utiles réflexions sur les travaux do Kennicott.

I. KENT (Cantium)y province d'Angleterre où, l'an 617, on tint un concile contre les Saxons. Voy. la Regia , tom. XIV. Labbe, U V. Hardouin, tom. 111. Richard et Giraud.

II. KENT (Jean), franciscain, né dans le comté de Kent, en Angleterre, au xin» siècle, professa d'abord le droit à Angers, puis il embrassa l'état monastique, et devint provincial de sa province ; Innocent IV le nomma légat en Angleterre. On a de lui : 1° De Casibus ; Paris;

— 2° un Traité des rubriques. Voy. Pitseus, De lllustribus Anglias Scriptoribus. Richard et Giraud. • .

KÉPHALÉ0N0MANCE ou KÉPHALÉ0N0- MANCIE, sorte de divination qui se pratiquait en faisant diverses cérémonies sur la tôte cuite d'un âne.

KÉRAN. Voy. Kiarak.

KÉRAUN0SC0PIE ( Kcraunoscopia) , art de deviner par l'observation de la foudre.

KERBECH (Antoine de), de l'Ordre des Augnstins, né à Louvaiu, mort en 1629, a laissé : 1* Traité des sacrements de Tancienne et de la nouvelle loi; Mayenoe, 1600; — 2» Conférence avec un calviniste; ibid., 1602; — 3° une traduction des Sermons de Panigarolle et de la Vie de sainte Thérèse, en latin.

KERCKHERDtRE ou KERKHERDÈRE (Jean- Gérard), théologien et philologue, né à Fauquemont, près de Maëstricht, vers l'an 1678, mort en 1738, professa successivement les belles -lettres et l'histoire ; il fut nommé en 1708 historiographe de l'empereur Joseph 1". Il a laissé : 1* Systema Apocalypticum : Louvain, 1708, in-12; — 2" Prodromus Danielicus, sive novi conatus historici, critici, in celeberrimas difficultates historiœ Veteris Testamenti,monarchiarum Asiœ, e\c..,acoree~ cipue Daiùelem prophetam; ibid., 1711, in-12; — 3° De Monarchia Roma* paganœ secundum concordiam inter prophetas Damelem et Joannem, etc.; ibid., 1727, in-12; — 4« De Situ Paradùi terrestre; ibid., 1731, in-12. Voy. Feller, Biogr. univers. La Saur. Biogr. génér.

KERCKHOVE (Jean-Polvander VAN DEN), protestant, né à Metz en 1568. mort en 16tt>, fut successivement pasteur de l'Église française à Leyde et à Dordrecht. L'an 1611, il occupa à Leyde la chaire de théologie, vacante par la mort d'Arminius; et, l'an 1618, il assista «a synode de Dordrecht, et il fit partie de la commission nommée pour réviser la traduction hollandaise de la Bible. On a de lui, entre autres écrits : 1° Accord des passages de f beriture qui semblent être contraires les uns aux autres; Dordrecht, 151)9, in-12; — Miicellonece Tractationes theologicœ , in quitus agitur de pradestirtatione et cana Domini; Leyde , 1629, in-80; — 3° Prima Concertatio anii-socintana; Amsterdam, 1640, in-8»; — 4° De Essentiali Christi existentia Concertatio, contra Johannem Crellium ; Leyde , 1643, in-12. lia édité, en outre, les Commentant in Proverbia Salomonis de Thomas Cartwright, et il a participé à la publication de la Synopsis purioris Théologie; Leyde, 1625, iu-8°. Voy.foppens, Biblioth. Be/gica. Paquot , Mémoires pour servir à tllist. littér. des Pays-Bas, tom. V. La Nouv. Biogr. génér.

KERI et CHETHIB , mots chaldéens dont le premier signifie ce qui est lu (lectum ), et, par extension, ce qu'il faut tire (legendum), et, le second, qui est écrit (scriptum). Or, quand les Massorèthes croient que la leçon qui se trouve écrite (le Chetlab) dans le texte biblique est fautive, ils mettent en marge celle qu ils jugent être la véiitable.en y ajoutant le mot Keri. Les rabbins prétendent que le Keri doit être préféré au Çhethib; mais comme les Massorèthes n'étaient pas infaillibles, nous devons nous-mêmes soumettre leurs jugements aux lois d'une saine critique, soit en comparant leurs Keris avec l'analogie de la langue et le contexte, soit en les rapprochant des endroits parallèles, soit en les confrontant exactement avec les bons manuscrits, sans négliger les anciennes versions chaldaïqucs, grecques et latines. Vou. J.-B. Glaire, lutnd., tom. I, p. 276, 277, et Principes

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