‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 405 sur 1294 · VII. NATURE PURE ou ÉTAT DE NATURE · texte numérisé non relu

VII. NATURE PURE ou ÉTAT DE NATURE

ÉTAT DE PURE NATURE. Par ces différentes expressions, les théologiens entendent l'état dans lequel l'homme serait créé innocent, mais sans la grâce sanctifiante et les autres dons surnaturels, sujet à la concupiscence, à l'ignorance, aux maladies et aux autres misères de notre vie présente, et destiné à une fin purement naturelle , qu'il devrait obtenir par les moyens de l'ordre naturel. Luther, Calvin, Baius, Jansenius et le P. Quesnel ont nié la possibilité de l'état de pure nature : mais elle est affirmée par tous les théologiens orthodoxes, qui appuient leur sentiment sur l'Écriture sainte, les Pères de l'Église, les papes Pie V, Grégoire XIII et Urbain VIII, qui ont solennellement condamné la doctrine de Baius touchant ce point, et sur la bulle Vnigenitus , qui proscrit cette proposition du P. Quesnel : /." d'Adam est une suite de la création , et était due à la nature saine et entière. Voy., outre le Traité de là Grâce, dans les théologiens, Romains, SI, 6. Athanas., De Incarnat. Verbi Dei, n. 4. August., De Liber. Arbitr., 1. III, c. v, n. 12, 13; De Genesi ad litter., I. XI, c. vu, n. 9; Epist. ad Paulin., c. vil, n. 22; De Dono persever.. c. xi, n. 26. clc. Bergier, Diction, de théol., art. Nature (Éi \ r de).

VIII. NATURE RÉINTÉGRÉE o:. RÉPARÉE; c'est l'état de tous ceux qui ont été lavés du péché originel par la grâce régénérante, quoiqu'ils restent sujets aux suites de ce péché, qui sont l'ignorance, la concupiscence, etc.

NAU (Michel), jésuite, né à Paris en 1631 , mort dans la même ville l'an 1683, fut choisi pour les missions d'Orient. Il visita la Mésopotamie, la Syrie, la Perse et l'Arménie, où son zèle et les conversions qu'il opéra lui valurent de cruelles persécutions de la part des musulmans. Épuisé de fatigue, il revint en France. Il a laissé : 1° Voyage nouveau de la Terre-Sainte , enrichi de plusieurs remarques servant à F intelligence de lu sainte Écriture; Paris, 1679 et 1702, in-12; — fyEcclesiaj romana- grcvcœque vera Effigies et consensus, ex vnriis tum recentibus, tum antiquis monumentis. Accessit Religio christiana contra Akoranum defetisa; ibid., 1680, in-4»; — 3° L'État présent de la religion mahométane, trad. du précédent; ibid., 1681, 1685, 1687, 2 vol. in-12,. Voy. Moréri, Diction, histor. La Biblioth. des Ecriv. de la Compag. de Jésus. Le Journ. des Savants, 1685.

NAUCLERUS (Jean), chroniqueur, né en Souabe, mort vers l'an 1510, était de la noble famille des chevaliers de Vcrgen. Après s'être fait recevoir docteur en théologie et en droit, il entra dans les ordres. 11 devint successivement prévôt de l'église de Stuttgart, puis de Tubingue, et professa le droit canon à l'université de cette dernière ville, dont il fut plus tard recteur, puis vice-chancelier. Il a laissé : 1° une Chronique, intitulée Memorubilium omnit œtatis et omnium gentium chronici Commentarii, continuée par Baselius jusqu'en 1514, et par Surius jusqu'en 1574. Tulnngue. 1501, in-fol. , 1516; Cologne, 1544, 1564, 1609 et 1614, in-fol. ; — 2° Trnclntus de simonia; Tubingue , 1500, in-4°. Cet ouvrage n'est qu'une compilation ; mais elle est plus exacte que toutes celles qui avaient paru jusqu'alors. Voy. Bellai iniu, l)e Srriptor. eccles. Possevin, In Appar. sacr. D.-G. Moller, De Sauclero; Altdorf, 1697, in-4'. Feller. Micliaud. La Soiv. Bioyr. génèr.

NAUCRATIS, siège épisc. de la première Égypte, dans le patriarcat d Alexandrie. On en connaît deux évôques : le premier, Harpocratien , assista au concile de Nicée, et le second. Isaîe, souscrivit la lettre du concile de sa pro-

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