‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 407 sur 1294 · NAVA · texte numérisé non relu

NAVA

NAXI

sertation sur Us années de Jésus-Christ, insérée dans les Mém. de TAcadém. des inscript., t. IX. Von. le Jaurn. desSavanù, 171», 1733, 1730,1741 et 1743. Michaud, Riogr, univers. Uiïouv. Biogr. génér^ art. La Nauze.

I. NAVJEUS (Joseph), docteur de Louvain, né i Viesme, près de Liège, en 1651, mort dans cette même ville l'an 1706, était intimement lié avec Opstraet, Arnauld et le P. Quesnel. Son principal ouvrage est intitulé . Le Fondement de la vie chrétienne, selon les principes que la foi nous en donne dans f Ecriture sainte et la doctrine de l'Église. Voy. l'abbé Ladvocat, Diction, histor. Feller, Biogr. univers., où sont indiqués les autres écrits de Navasus.

ILNAVffiUS (Matthias), docteur en théolotie, né à Liège vers l'an 1590, mort à Tournai en 1600, fut successivement curé de Saint-Pierre de Douai, chanoine dp Seclin, puis de la cathédrale de Douai , et censeur ; il montra toujours le plus grand téle pour le culte de saint Joseph. On a de lui : 1* Sponsus Virginis decoratus rorona trigmta gemmarum splendoribus coruseante, sive Encomium S.Josephi; Douai, 1630, in-8* — 2» Urationes très de stgno cruds et orationis cflicacxa,et D. Thomas Aqutnatis laudibus ; ibid.,16.4), in -4°; — 3° Cathesis, sive de sacramentorum institution, Confessione sacramentali, Extrema Unetione et Matrimonio , conciones sexdecùn; ibid., 1633, in-J>; — 4» Praubatio théologien in /esta Sanctorum; Tournai. 1635, in-8»; — 5» Annotationes tn Summœ theologicœ et Sacrtr Scripturat preecipuas dtlficuUates, et Sermones dm de sanctis fiato et Etrutherio; ibid., 1640, tn-4»; — 6° Trioetava sermonum de venerabiii Sacntmento ai sacrifieio; 1645. Voy. Valére-André, Biblioth. Beig., édit. de 17», in-4», tom. Il, p. 877 et 878, alorén,édit. de 1759.

MAVAGER0 (Bernard), éréque de Vérone et irdmal, né à Venise en 1507, mort 4

, <> i . ii ->< m' » Vérone

l'an 1565, avait d'abord exerce les charges les

Çlus importantes de la république. Le pape ie IV I envoya en qualité de légat à Trente , où il assista à la clôture du concile. Il a laissé : !• des Harangues: — 2* Vie du pope Paul IV. Voy. Augu6t. Val erio , In Vita card. Navag. Bembo, Hist., 1. X.Aubery, Histoire générale des cardinaux. Moréri, Diction, histor. tjghelli,/fah fi Sacra

' N AVARETTE ou HAV ARRÊTE. Ces deux mots «'employant indistinctement l'un pour l'autre , on devra chercher à Savarréte les personnages qu'on ne trouvera pas à Navarette.

NAVARRE (Martin). Voy. Aspii ct kta.

I. If AV ARRETE (Alonzo ou Alphonse), dominicain espagnol, mort en 1617, au Japon, où il avait été envoyé en qualité de missiounaire. Les succès qu'il obtint .ayant inquiété les prêtres japonais, il Tut condamué à avoir la téle tranchée. H a laissé quelques Lettres aux missionnaires dominicains dans le Japon. Voy. le P. Êchard, ScHptor. (Jrdin. Prœdic., tom. Il, p. 405.

II. NAV ARRÊTE (Baltazar), dominicain espagnol , vivait du xvi* au xvii* siècle. Il professa Tes lettres et la théologie dans plusieurs collèges de «on Ordre. On a de lui plusieurs ouvrages théologiques, dout le principal est intitule Controversée m D. Thomœ tyusqm scinda defensionem . Valladolid, 1605, 160», 1634, 3 vol. iu- fol . Voy. le P. Echard, Seriptor. Urdtn. Pi œdicat., tom. II, p. 436, où sont mentionnés les autres écrits de Kavanète.

III. HAV ARRETE (Doiningo-Fernandez), dominicain, né a Penafiel, dans la Vieille-faille,

' en 1610, mort à Santo-Domingo en 4689, -

fessa la philosophie et la théologie Ordre, et parut en 1646 pour les missions de la Chine. Il prêcha la foi dans la Nouvelle-Espagne, aux Philippines, 4 Macassar, puis en Chine, d'où il fut expulsé par la persécution qui s'éleva contre les chrétiens. Le roi d'Espagne le nomma à l'archevêché de S. -Domingo, dans la Nouvelle -Espagne, et Navarrète gouverna pendant onxe ans ce diocèse avec autant de sagesse que de zèle. 11 a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons . i* Explication des vérités de la religion; — 2» un CutécJiisrne; — 3» Traité des noms admirables de Dieu ;— 4» Apologie des missionnaires; tous ces ouvrages sont écrits eu chinois. Voy. Nicolas- Antonio, Biblioth. Hisp. nova, tom, III, p. 328. Le P. Êchard, Seriptor. Ord. Prœdic., tom. II , p. 721. Le P. Touron, Hommes iliustr. de lOrd. de S.-Domtniq., tom. V, p. 627. Richard et Giraud. La Noam*. Biogr. uéuér.

IV. NA VARRÈTE (Juan-Batista), franciscain, né à Cordoue vers l'an 1550, mort en 1612, professa les humanités dans sa ville natale. Parmi ses ouvrages, qui ont tous rapport aux écrits bibliques, on remarque : Commentariusn ad Lamentntiones Jeremiar; Cordoue, 1602.

NAVARZANÀ, ancien siège épisc. do diocèse de la grande Arménie, sous le premier catholique de cette nation. Un de ses évèques, dont on ignore le nom, siégeait sons Benoit XII. Ce pape lui écrivit, en 13*1, d'engager le catholique d'Arménie à tenir un concile pour condamner les erreurs qu'on attribuait à sa nation. Voy. Raynald., a un. 1341, n* 46. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1437.

NAVAS Y PINEDA (Ferdinand de), dominicain, ué a Cordoue, vivait au xvi* siècle. Il denveura quelque temps en Belgique, et passa ensuite à Naples.ll a publié, en espagnol : 1° Traite de la Confrérie du nosaùe ; imprimé en Belgique. 1571 : — 2° Traité de la Confrérie du saint finrm de Dieu ; Naples, 1578. Voy. le P. Échard, Scnptor. Qrdin. Prœdic., tom. II , p. 247.

NAVÉ, nom que les Grecs donnent à Nun, père de Josué. Voy. Ecclésiastique, XX VI, 1. Jo-

NAVECHA ou N AVECHUM . siège épisc. d'Arménie sous le catholique de Sis. On n'en connaît qu'un évéque, Grégoire, qui siégeait du temps des empereurs Basile et Constantin, et qui se montra toujours zélé défendeur de la foi catholique. Voy. Lequien, Oriens ClirisU, t. 1, p. 1440.

NAVETTE (Savicula, naveta), petit vaisseau de métal dans lequel on met l'encens qu'où brûle à l'église, et qui a la forme d'un petit navire. Voy. De Vert, Expucal. des céremon. de l'Église, tom. 111, p. 60.

NAVIRE (ORDRE D0). Voy. Caotsaairr, et Caet. Mowmi, vol. XL VI 1 . a. 249.

N AXERA (.Emmanuel de), jésuite, né a Tolède en 1605, mort vers l'an 1075, a laissé: 1" Commentaires littéraux et moraux sur Josué, Lis Juges et le l" Uvre des Mais; Lyon , 1672 ; — 2* des Sermon* pour le Carême: iu-4°.

NAXI A ou NAX0S , N ASS0 , NASSIA, siège épjbc. et ile de la mer jtgée, est la plus grande dé toutes les Cyclades, Ce sie^e était placé sous la métropole de Rhodes, et avait *ous sa j« diction le siège de Paros; maie, en 1083, on a du ces deux églises un seul évéché, qui, e le nom de Pwvnnxut, a été érigé en métropole. D y a deux archevêques : l'un grec, et l'autre latin : ce dernier est nommé uar le pape. Max*» a eu trois évèques, dont le premier, Baraehus. assista au concile de CaiaicédoM* ; Paros eu a

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eu également trois, dont le premier, Athanase, assista au premier concile d'Ephèse, puis à celui de Chalcédoine, Enfin le premier évoque grec de Paronaiia siégeait en 1151, et le premier évéque latin de cette ville fut nommé en 1315,

Kr Clément VI. Voy. Lequien , Orient Christ., m. I, p. 937 i tem. 111, p. 1002. De Commanville, h Table alphabet., p. 1G7-1G8. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol, XLVH, p. 251-253.

NAXIVAN (N'axfoom/m), ville arehiépisc. de la grande Arménie, située au pied du mont Ararat, à trente lieues d'Erivan; l'archevêque réside au monastère d'Abreuor pu Abaraner, situé dans les environs; ce prélat est nommé par les Arméniens catholiques et confirmé par le pape. Le premier évéque de Naxivan , Thomas de Cihaux, fut sacré 6ous Innocent VI, en 135fi. Voy, Clem. Galanus, Conciliât. Jiccl. An*, cum H "i/., loin. I. p, 521. Lequien. Orient Clirist., tom. III, p. 1403. De Commanville, /" Table alphaM., p. 168. Richard et Giraud, Gaet, Moroni. vol. XLVII, p. 250-251.

NAXOS. Voy. Saxu.

siècle, et était lils de sa ni te PerpéW. H renonça au monde, se fortifia dans la foi , et quitta son pats pour aller prêcher la foi aux Gentil*. Il vint à Milan, où U fut arrêté et condamne à mort avec un enfant, nommé Celse ou Céo|$. Ils furent enterrés hors de la ville, et, vers l'an 305, saint Ambroise, évéque de Milan, trouva leurs corps. Le culte de saint Nazaire est fort ancien en Bretagne. On célèbre ht fête de saint Nazaire et de saint Celse le 28 juillet, fpy, Tillemout, i/r m. eccle't., tom. IL

II. SAZAIRE uu NAZARE (Saint), martyr de Rome, fut rompagnun de saint Basilfoc. Voy. Basiuoe.h' M.

III. «AZAihE (Jean-Paul), en latin Sasarm, dominicain, né à Crémone en j556Lmoi't à Bologne en odeur de sainteté l'an if>'u>, pfécha fit professa avec succès dans les écoles de son Ordre, Il fut chargé, en 1502, par Clément VIII, d'accompagner en Bohême «e nonce a j » ■ > - r . , lique, afin de travailler à extirper les erreurs des \Viclefites, des Hussites et des Luthériens. En 1504 il revint en Italie, professa la théologie à Milan , et fut nommé par les états de cette ville ambassadeur près de la cour d'Espagne. On lui doit ; 1° des Commentaires sur la Somi/w de saint Tlutmas : — 2* plusieurs Traites iheotoyiques: 9 vol. in-fol. Voy. le P. Eciurd, 6nj>lw . ttrd. I Wic. tom. H, p. Le P. Tour on, Hommes illustres de l Ordre de ixitHt'Domintque, tom. V, p. 258.

NAZARÉAT ou NAZI RÉ AT, mot* dérj véa d'un verbe hébreu qui selou les uns signifie rigoureusement être séparé, consacré , et, selon «Tau- Ures, faire un vœu OU garder ton wu. il.iis , quoi qu'il en soit de la signification primitive de son nom, le Nazaiéut avait été ù^tituc par Dieu lui-même. U consistait en irot» cftoses principales : 1° a s'abstenir de vin et ih autre liqueur enivrante ; 2° a ne point se u>ti la téte ni à faire sa barbe, mais a la laisser croître , ainsi que les cheveux ; 3° à éviter <L toucher les morts et de s'en approcher. Or il y avait chez les Hébreux deux sortes de naviréat : l'un perpétuel , et qui durait toute la vie, l'autre passager, qui ne oui ait que pendant un certain tempe, et quelquefois ce temps était très-court, comme un mois , une semaine. On Voit dans le livre des Nombres ce que devait foire a le fin du Nazaréat celui qui s'y était (engagé. Quant aux Juifs qui faisaient le v«u hoi s

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ter au Temple à U fin de leur vœu. ils se Élisaient raser la téte à l'endroit où ils se trouvaient, et remettaient a un autre temps l'accomplissement des autres cérémonies. C'est tout a fait à tort que Spencer , dans son Traité de* lois cérêmonietles des Hébreux, et d'autres critiques ont prétendu que la coutume de nourrir la chevelure des jeunes gens à l'honneur de

?uelque divinité, et de U lui consacrer ensuite, tait commune aux Égyptiens, aux Syriens, aux Grecs, etc„ et que îifnse n'avait fait que puri

fier cette cérémonie en l'imitant, et en la destinant à honorer le vrai Pieu. B âbord nous défions ces critiques de prouver par des documents authentiques que cet usage fût pratiqué par les païens du temps de Mm>e. £n second heu, la coutume des païens n'avait rien de commun «vec le Nazarénl des Hébreux. Les jeunes Grées nourrissaient four chevelure jusqu'à l'âge de puberté ; alors les cheveux les auraient embarrassés dans la lutte, dans l'action de nager et dans d'autres exercices : ils les consacraient donc à Hercule , qui présidait à |a lutte, ou aux nymphes des eaux, protectrices des nageurs; ils les suspendaient dans les temples et les conservaient dans des boites; ils ne les Initiaient pas. Leur motif était donc tout différent. Sous un climat aussi chaud que la Palestine, la chevelure était incommode; c était une moi tification de la garder, aussi bien que de s'abstenir du vin, etc. voy. Nombres, vi. Juges, xm,5, 7. I Rois, i, 11. Luc, j. 15. Actes, xvi, 18; xxi, 215, 27,34.

L NAZAREEN . en latin Nazarnus, se lit onze fois dans l'Ancien Testament et nue fois dans le Nouveau. Or, 'Luis l'Ancien Testament, il signifie généralement celui qui s'était lié par le vœu dg Manu en I ( my. ce mot ) ; excepté dans la Genèse ( xux , 26 ) et dans le Ueutérouotae k Kxxu , io ), ou il a très -probablement le sens de élevé en dignité, chef; sens qu'ont rendu les

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