NEMO
Pour Nt\son, dans la révolution qui éclata en Angleterre au milieu du xvii* siècle , il refusa de prêter serment à Guillaume , et se joignit aux catholiques, dont il embrassa le culte. Mais en 1709 il rentra dans la communion de l'Église anglicane.il a laissé plusieurs ouvrages de piété, parmi lesquels on cite surtout : The Practice of truc décote* ; Londres, 1708, in-»». Vot/. Feller, Biogr. univers . Chalmers, Geneml Btogr. Dietionarv. La Souv. Biogr. genér.
NEMAUSUS ou NEMAUSUS VOLCARUM AREC0MIC0RDM Voy. Nîmes.
HÊMÉSE (Saint), martyr et compagnon de sainte Svrnpnorose, sa mère. Voy. SVMPHOROSE.
SEMÉSl ou NÉMOSIA, ville épisc. de file de Chypre , la même que Napoli , ville épisc. du diocèse d'Antioche. Nëmési est aujourd'hui un simple évèché in partibus. Voy. Gaet. Moroni,
I. NÉMÊSIEN (Saint), martyr, vivait au m* siècle, et était évêque de Thubunes, dans la Mauritanie césarienne. Il assista au grand concile assemblé à Carthage , et Pan 257, pendant la per-sécution que l'empereur Valérien excita contr« l'Église, il fut pris avec huit autres étèques, savoir : Félix , éveque d'Utrines, dans la province proconsulaire; Littée, évêque de Gèmelles, dans la Numidie; Polien, évêque de Mine ou de Milève, dans la même province; Victor, évêque d'Assur, dans la province proconsulaire; Jader, évêque de Midile , apparemment dans la Numidie; Datif, évêque de Badée, dans la Mauritanie césarienne. Tous ces évéques avaient assisté au concile de Carthage, et y avaient confirmé avec les autres prélats de l'Afrique le sentiment de saint Cyprien touchant le baptême des hérétiques , dans les mêmes dispositions cependant que saint Augustin attribue a saint Cyprien leur patron. Némésien et ses compagnons forent condamnés à travailler aux mines. Ils écrivirent trois lettres à saint Cyprien pour le remercier des secours qu'il leur avait procurés. On célèbre leur fête le 10 septembre. Voy. Tillemont, Mémoires, tom. IV, Vie de ntnt Cyprien, art. lv et lvi. Richard et Gi-
II. NÉMÊSIEN (Saint), enfant, souffrit le martyre en Afrique. L'ancien calendrier de l'Eghse d'Afrique mentionne , le 30 décembre, un saint Némésien que les uns ont pris pour le saint évêque de Thubunes, mais qui, selon les autres . est le jeune enfant dont il est parlé dans saint Augustin. Voy. Richard et Giraud.
NEMESION (Saint), martyr au iv siècle, fut brûlé pour la foi de Jésus -Christ. Sa fête est marquée au 19 décembre dans les Martyrologes d Adon, d Usaard, dans le romain et les autres
NEMESIUS , philosophe chrétien d'Émèse en Syrie, et, selon quelques-uns, évêque de cette ville, vivait vers la tin du iv* ou au commencement du v« siècle. Il a laissé en grec : De Sutura hominù; Oxford, 1671; il a été inséré en grec et en latin dans la Bibliothèque des Pères, edit. de Lyon, tom. VIII; trad. en latin; Halle, 1K02, in-»»: en italien; en anglais; Londres, 1636, in -12; en allemand ; Salzbourg , 1819. in-8» , en français ; Paris , 1844, in-8°. Nemesius combat dans ce traité les manichéens, les apollinarisLes et les eonoméens; mais il y établit les sentiments d'Origènc sur la préexistence des Âmes. Voy. Athanas., Quttst. in S. Script., dans la BtMiftÛt. des Pères, édit. de Paris, tom. VI. Chaulîepié, Diction, histor. Feller, Biogr. imiter». La iVow. Btogr. génér., qui donne un aperçu de l'ouvrage de Nemesius.
NEMONICI UM. Voy. Napoli, n« IV.
NENN
NÉMOSIA. Voy. Némési. Compar. Napoli, n° IV.
NEMRA, ville forte de Palestine, sur le Jourdain, dans la tribu de Gad. Voy. Nombres, xxxn . 3.
NEMRIM , ruisseau ou torrent des Moabites qui coule dans la mer Morte. Voy. Isaïe , xv, 6. Jérém., xlviii, 34.
NEMROD , fils de Chus , commença , dit l'Écriture , à se rendre puissant sur la terre . et fut un puissant chasseur devant l'Éternel. Non content de chasser les bêtes sauvages, il assujettit les hommes, et jeta à liabylone les fondements de son empire. Plus tard il étendit sa domination sur le pays voisin, et régna à Arach, a Achad et à Chalanne , dans la terre de Sennaar. Il y a apparence qu'il fut un des plus ardents entrepreneurs de la tour de Babel, et, qu'y étant resté après la dispersion des hommes, il bâtit Babylone à l'endroit où était cette fameuse tour. Quelques rabbins expliquent en bonne part ce qui est dit de Nemrod , qu'il fut un grand chasseur devant l'Éternel, en disant qu'il offrait au Seigneur le gibier qu'il prenait, mais la plupart des interprètes prennent ces mots : devant le Seigneur, en mauvaise part; de même qu'en parlant des habitants de Sodome , l'Écriture dit qu'ils étaient de grands pécheurs devant le Seigneur. Pour nous , il n'est pas douteux que l'expression devant le Seigneur, dans des phrases de cette nature , soit une des manières dont les Hébreux rendaient le superlatif. On sait en effet que, pour porter la qualité d'une chose à son plus haut degré , ils y ajoutaient le mot Dieu; ainsi ils disaient : Montagne de Dieu , somttteU de Dieu , pour : Montagne extrêmement élevée, sommeil le plus profond. De même : Grand chasseur devant le Seigneur veut dire : chasseur extrêmement habile; les mots devant le Seigneur fortifient l'idée de chasseur, mais ne lui donnent pas une autre signification. Ces mêmes mots, dans la phrase : Les habitants de Sodome étaient de grand* pécheurs, n'expriment nullement par eux-mêmes la criminalité des habitants de Sodome ; ce qui l'exprime, c'est le qualificatif grands péclunirs. On dirait parfaitement en hébreu : Médecin devant le Seigneur, pour dire : Un médecin excellent. Voy. Genèse, x, 8, etc.: un, 13. D. Calmet, Diction, de la BUUe. Richard et Giraud.
NENNICHEN (Matthias), jésuite, né en Prusse, mort l'an 1656, a laissé : 1° un traité de controverse intitulé : Où est-il écrit? ou De l'Autorité des traditions ; — 2» un Traité de la communion sous les deux espèces; Glogon, 1626.
NENNIUS, selon plusieurs , abbé du couvent de Bangor. disciple d'Elbodus ou Elvodug, écrivit vers 858 un ouvrage intitulé : Historia Britonum, et cite comme la source où il a puisé : Annales Romanorum, Chronica S. Patrum et scripta Scotorum Anglorumque, et traditio veterum. Plus tard cette histoire, intitulée aussi Eulogium Britanniœ, fut interpolée, et c'est ainsi, comme il parait, qu'elle nous est parvenue. Il en existe au Vatican un manuscrit de la main de l'anachorète Marc, qui l'aurait copié vers 945; ce manuscrit ne contient pas la plupart des interpolations qui se trouvent dans les exemplaires imprimés. Mais tout le monde n'admet pas l'authenticité de ce manuscrit. Quoi qu'il en soit, cet ouvrage , qui au fond n'est pas sans importance, fut publié pour la première fois par Cale , dans sa collection des historiens anglais, 161)1 , in-fol., tom. I. Bertram réimprima le texte de Gale à Copenhague, 1757, in -8". Le R. P. W. Gunn, recteur d'Irstead, en a donné
tfÉON
une nouvelle édition avec une traduction an-
flaise et un commentaire sous le titre de ! The listoria Dritonum, commonty attrilmted to Senniuti from a manuscripf lately discovered in the library of the Vatican Palace, at Home, edifed in the tenih centurv by Mark the Hermit; rrith an english version : Londres , 18t9, in-8». Depuis, J. Stevenson a publié d'après plusieurs manuscrits une nouvelle édition. Voy. Wright, Hi<>graphia Britanica literaria , tom. I. Le Dictinti. de la théol. cathol., où l'on trouve un aperçu historique de YHistoria lititonum.
NEOCASTRUM. Voi/. Nicastro.
NÉOCÉPHA. Vny. C£pha.
1. NÉOCÉSARÉE, appelée aujourd'hui parles Grecs ffiktnra, ville épisc. et métropole du Pont Polcmoniaque , située sur la rivière de Lycu*. Elle fut éii^ée en évéché au m» siècle, elle devint métropole au iv« et exarchat au t«. Son premier évéque , saint Grégoire leThaurnatur^e, était originaire de cette ville. Ncocésarée a eu aussi un évéque arménien, nommé Niersés, qui assista au concile de Sis. Vers l'an 313. on tint à Néocésarèe un concile qui fut présidé par Vital d'Autioche, et dans lequel on fit qui nie canons sur la discipline. Vmi. Lequien , Oriens Christ., tom. I, p. MU) et 1137. Lal.be, tom. 1. Hardouin, tom. L La Regia, tom. II. De Commanville. /" Tnhle nlphnM., p. 160. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVII, p. 266.
IL NÉOCÉSARÈE ou A R IST A , ville épisc de la première Rithynie, sotis la métropole de Ni* comédie. Philippe de Chypre lui donne, dans sa Notice, le titre de métropole, mais sans snf» fragants. On en Connait cinq" évéques, dont le premier, Olympius, assista au premier concile général de Constantinople. Voy. Lequien, Orieus Christ., tom. I, p. 628.
III. NÉOCESARÉE, ville épisc. du diocèse d'Anlioche, dans la province de l'Euphrate, sous la métropole d'Hiérapolis. On en commit cinq évéques, dont le premier, Paul, assista au concile de Nicée, puis à celui d'Antloche en 341. Voy. Orieus Christ., tom. II, p. 9*7. Procope, liv. Il des Édifices, ch. IX.
NÉOMÉNIE, mot dérivé du grec, veut dile nouvelle lune; c'est le nouveau rrtois et lè pie» mier jour du mois lunaire. L'auteur de la Vul-
Sate, accommodant son langage à la coutume es Romains, donne le nom Je Calendes au premier jour de chaque mois des Hébreux , ou à la néoménie. Moïse avait ordonné que ce iour fût Consacré à Dieu par certains sacrifices. Il parait que, dès le temps de Satil4 oit faisait ce jour-là
Îuelques repas de famille et de réjouissantes, loïse insinue qu'outre les victimes, offertes au nom de la nation, chaque particulier faisait aussi des sacrifices de dévotion. La néoménie s'annonçait au son des trompettes; mais la plus solennelle était celle du commencement de l'an, née civile , dans les premiers jours du mois de tizrit et celle-ci était chômée. Dans le royaume des dix tribus, les gens de bien se réunissaient quelquefois, aux jours de néoménie, cheî les prophètes, pour entendre leurs instructions. Éréchiel dit nue les holocaustes s'offraient les jours de néoménie aux frais du roi. Aujourd'hui les Juifs regardent la néoménie comme une fête Je dévotion. Vny. Nombres, x, 10. Lévitiq., XX!!!, 24. Isaïe , ! , 13, 1*. Judith , Ttlt, 6. Psaume lxxx, 4. D. Calmet, Diction, de ta Hihle. Bergier, Diction, de théol. J.-B. Glaire, Introd. histor. et crit., tom. H, p. 373-374.
I. NÉON (Saint), martyr en Cilicie, était compagnon de saint Claude. Voy. ClaI'De, n» IV. I
NÊPH
II. NÉON (Salnf), martyr à Rome, étaM compagnon de saint Hippol)1e. PoT/.HiPi>oLVTfc,nôÏI.
III. NÉON , historien du n« siècle, a composé les Actes du martyre des saints frèreà Speutippe et Méieusippé t qni ont été insérés dans Stirrus. On croit que cet Ouvrage avait été écrif en grec, et que nou9 n'en possédons qu'une traduction latine. Voy. Baronius, in Annal, gurius, tom. I , au 17 janvier.
NÊOPATRAS. Voy. PaT*â*.
NEOPACENSIS ECCLESIA, église qu'on ne connait que parce qu'elle a eu, au XIV» siècle, quatre évéques latins, dont le premier, N..., siégeait en 1345, sous Clément VI, et le quatrième? en 1394, sous Bonifae* IX. Voy. Lequien, Oriens Christ, jom. m, p. KHI.
I. NEOPHYTE (Ncophytus), mot dérivé dtt grec, et qui signifie nouvelle plante. On a appelé nêophyM les nouveaux baptisés, parce que le baptême est, par rapport â celui qui le reçoit, une naissance spirituelle qui le fait chrétien et enfant de Dieu. On a aussi donné ce nom à ceux qui étaient nouvellement reçus dans l'étal ecclésiastique ou dans un Ordre religieux. Les néophytes ou nouveaux baptisés portaient des aube* bu habits blancs pendant huit jours, et les uittaient le samedi appelé in ûtbu deponitis. aint Paul défend d'élever les néophvfes h 1*6piscopat pour leur faire éviter les piégés de l'orgueil, et les Pères leur cachaient «vec soin les plus secrets mystères de la religion. L'état de néophyte, qui s'entend communément de nouveaux convertis à la foi . produit l'irrégularité. II y a néanmoins dans l'histoire ecclésiastique
Îuelques exemples do contraire, comme saint tnbroise lorsqu'il fut élevé à l'épiscopat; mais ces exemples sont rares, et ils n'avaient lieu que dans des circonstances extraordinaires, et du ns des occasions où la volonté de Dieu semblait se manifester d'une manière toute particulière. Voy. I Timoth., lit, 0. Chrysost., fîô- Ttill. V in / arl Timoth. Le pape Zozirae, Lettre à Pntrocfe. Moléon, Voilage liturgique , p. 306. L'abbé André, Cours alplml/ét. de droit canon. Gaet. Moroni, vol. XLVII, p.267-276. Le Diction, de In thenf. m thaï.
IL NÉOPHYTE, prêtre et moine grec qui vivait vers l'an 1190. On lui doit : 1» un Ointscute/iistorimie sur les malheurs de Plie de Chypre, qui était tombée au pouvoir de« Anglais ; on le trouve dans Colelier, Erefetioy Gnecte Mo» nwuenta, tom. II, p. 457-162; — - 2* des Sermons; on en trouve trente parmi les manuscrits de la Biblloth. Colberline. Voy. .Moréri, édit. de 1759.
NÉOPLATONISME. Voy. Platonisme.
NE0S0LI0, ville épisc. de Hongrie appelée aussi Seusvhl. Elle a été érigée en évècné put le pape Pie VI, l'an 1776. à la demande de l'im-
f>ëratrice reine Marie-Thérèse. Neosolio est sufragantde l'archevêché de Strigonie. Voy. Gaet. Moroni, vol. XLVII, p. 276-277.
NEPER ou NEPAIR. Vny. NAPIKR.
NEPERGHELTUM, siège épisc. d'Arménie sous le catholique de Sis. On n'en connaît qu'un évéque, Nuntius, qui assista au concile de Sis. Vmf. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1440.
NEPHAT D0R, canton dé Palestine situé aux environs de la ville de Dor, sur la Méditerranée (III Rois, iv, 11). C'est probablement ce que la Vtilgate appelle ailleurs (Josué.xil, 3; xui,23) tn rnntrée. ta province de Dor.
NEPHEO, lils de David. Voy. II Rois, v, 15. NEPHEL1S, ville épisc. d'Isaurie située au, diocèse d'Autioche, sous la métropole de Sélencie. On n'en connait qu'un évéque, Antoine, que Basile, son métropolitain, représenta au concile