NEES
as été- martyrs. Voy. le Pi Manillon , Annales Mnédict., tom. 111, p. 76. Le P. Le Brun, Ex* plient. île la A/M», tom. IV, p. 114. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de tnéol. Compar. Con* FESsrrn , n* I.
NÉCROMANCIE ou MAGIE NOIRE consisté à évoquer les flmes des trépassés. L'Ecriture parle de l'apparition de Samuel h Sàfll, mais ellè n'emploie pas le mot de nécromancie. Moïse défend de consulter les devins , ainsi que ceux qui évoquent les morls, et, en exécution de celte loi , Safll chassa les nécromanciens. Lés rabbins croient gué les néeromânclens employaient surtout le crâne des morts pouf faire leurs évocations ; mais on ne voit pas que là nécromancienne d'Endor ait usé d'autre chose
que de paroles. Yût[. I Rois, XXvllt, 7 et suit.
Paralip., x , 13. II Paralip., xxxiii, 6, etc. D. Calmet, bifsertat. M tappfc
Deutéron., xvii
rit. de Samuel, en téte de son Comment, fttf li livre des Bois. Richard et Giraud. Bergier, Die tion. de thènl.
I. NECTAIRE ( Sectdr1u$)i patriarche de Constant iiiople, mort en 397, fut le successeur de saint Grégoire d»» Natiartïe et le prédécesseur de saint Jean Chryso*tome. Il n était pas encore baptisé lorsque Théodose le choisit pour occuper le siège de Gonslahtinople , et il fut déclaré évéque avant d'avoir quitté la robe du néophyte. Appelé aussitôt ft présider le cOhCilé assemblé en 381 , il s'associa aux mesuré* nui y furent prises contre les ariens, d'où il devint odieux à ces hérétiques. Cé fut finis Ce même concile qu'on décréta que l'êvéque de Cunstantinople viendrait en dignité aussitôt après celui de Rome, et occuperait la première place parmi les prélats d'Orient. Nectarius a composé une Homélie de saint tModnsé , hmrtuf, dont l'original grec est perdu ; on en possède une traduc* tion latine qui a été publiée avec quelques f/omélies de saint Jean Chrysostome ; Pans, 1554. Voy. la jWc. Bmgr. yfnér.
II. NECTAIRE (NectarinsY patriarche de Jérusalem, né à Candie vers 1 an 1('MC>, mort à Jé* rusalem en 1074, entra chez les moines du mont Sinal. Élu en 1GC0 évéque du mont Sinaï, il se rendit à Jérusalem pour y être sacré , mais il succéda au patriarche Paisins, qui venait dé mourir. A l'aide des aumônes qu'il recueillit, il restaura l'église de la Résurrection et presque tout son monastère, fonda à Rama, en Palestine, un hospice destiné aux pèlerins de sa communion, abdiqua le patriarcat en 1672, et assista cette même année au concile tenu à uethléhem
Car Dosilhéc, son successeur, contre Cyrille ucar et les calvinistes, qui prétendaient que les Orientaux pensaient comme eux touchant là foi. Nectaire a laissé : 1° C'unfutatio imperii Pu/)* in Ecr/esuim, en %rec; Jassy, 1082, in-8»; tfad. en latin; Londres, 1702, in -8°; ouvrage qui a été mis à V Indes (decr. 4 martii 1709) • — 2» un traité en grec contre les principes de Luther et de divin sur l'Eucharistie, trad. en latin par Eusèbe Renaudot, qui le publia, en grec et en latin, avec d'autres ouvrages de divers auteurs sur le même sujet , sous ce titre : Gennadii, patriarcliœ Constantinopolitani f Homiliee de Eu* charistia, Mtletii Alexandrin! , Nectar ii Hierosolymitani, Metetii, Syrigi, et alinrttm de êtrfem argumento opuscula; Paris, 1769. in-40; accompagné d'un commentaire, de notes et de dissertations pour mieux faire connaître la véritable doctrine de l'Église grecque, et d'un abrégé de la vie de ces divers auteurs, Voy. la Nouv. Biogr.
yéne'r.
NEEF (Jean), en latin Ncevitts, de l'Ordre des
Ermites de Saint - Augustin , tiè à Matines en 1576, mort l'an 1656, fut successif ement prieur, déflntteuf ét provincial pour la Flandre et la province de uôlogne. On a de lui : 1" Vtta 8. Monictr; Anvers, 1638; — 2* Ihrologiutn monrt* stltoe pérfectiohis; Louvàin , 1690; — 3» De Terlinrils Ordinis S. Augustini I Anters, 1631; 4* Rremwi Augustmiana ftoribus hottorfé et son* ctitatis vernans ; Louvain , 1638; in -4* ; 5* Le Nouveau Testament ^ en flamand. Voy. Vâlère- André, Biblinth. Belg., tom. II, p< 700, édit. de Bruxelles, 1739. in-4». Richard et Giraud.
NÉÉLA ouNÉHËLA, ÉLA, ALANA, et peut* être ELEALE chez les Moabites, siège épise. d'Arabie , sous la métropole de Bostra , au patriarcat d'Antloche. On n'en connaît qu'un évéque, Gautier, pour lequel Constantin, métropolitain de Bostra, souscrivit au concile de Chalcédoine. Voy. Act., vi, Leqnien, ('rien* Chrift., tom. II, p. K67. Çompar. ElÉalÊ.
NÉELLE, en Vermandois, où l'an 1200 on tint un concile, conciltum Niyelknse. Voy. le bù ti»n. des concile*. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVI1, p. 261.
NEERCASSEL (Jean de),oratorien, déjà mentionné au mot Castoiue, mais dont nous compléterons ici l'article, naquit a Corcum en 1623, et mourut à Zwoll l'an 1686. Il professa la théologie à Matines et à Cologne, et devint Archidiacre d'Utrecht, puis évéque de cette ville sous lê titre dVfeW de Castorie. Il administra son diocêsê avec une extrême sollicitude, et v rétablit la discipline eccléslà&tiquè. Il étui en correspondance avec Bossuet,qui estimait beaucoup ses ouvrages; et, d'un autre côté, il avait les liaisons les plus intimes avec les chefs du parti janséniste. On a de lui . 1» De Snnctorvm ét pra-eipue B. Mariai Cultu ; Utrecht.1075, in-8°; trad. en français par l'abbé Lé Roy; Paris, 107'J, in-8°; — 2° frac ta tus de lectione Scripturarum , inouo ptotestdntitim ens legendi praxisrefellitur, catholicorum vero statdlitur; Emmerich, 16T7, in-8°; trad. en français; Cologne, 1680. in-8*;— » 9* Amor pvniten*, seu de recto uni clavtnm ; Emmerich, 1683, in-12; cet ouvrage ayant été mis i V Indes, l'auteur en donna une nouvelle édition corrigée ; on en a publié une traduction fran* çaise; Utrecht, 1741, 3 vol. in-12. loi». Valère- André, Biblinth. Belg. tom. H, p. 701 et suiv., édit. de Driixelles, 1739, ln-4-. Richard et Giraud. Feller, Bingr. univers., où on trouve quelques détails sur la personne de Neercassel ét sur «on Amor p&nitens.
NÊERDA . ville de la Uabylohle ou de ta Mésopotamie dans laquelle les Juifs avaient une écolé célèbre. Les deux frères Asinée et Anilêe, dont parle Joseph , étaient originaires de cette ville, et les Juifs de Mésopotamie, persécutés à cause d'eux, furent contraints de se retirer à Nisibe et à Néerda vers l'an 40 de l'ère vulgaire. Voy. Joseph, Antm., 1. XVIII, c. lit. D. Calmet, Diction, de la Bible.
NEESSEN (Laurent), théologien , né à Saint- Trond, près de Liège, vers lan 1611, mort à Malines en 1679, prit ses degrés à Louvain, professa la théologie au grand séminaire de Matines, et devint chanoine théologal, examinateur
Snodal et censeur des livres du diocèse. Ses uvres complètes ont paru sous ce titre : Univerm Thtologin ad mentem SS. Augustini et Thoma? eTjxtsita: Lille, 1603, 2 vol. in fol.; Anvers, 1707; maigre son titre d' universelle, cette théologie ne fait qu'effleurer les matières de dogme; plusieurs personnes trouvent l'auteur trop sévère sur quelques points de morale. Voy. I abbé Ladvocat, Diction, nistor. Feller, Biogr. univers.
NEGR
NEGR
Paquoi, Mfmrires pour servir à FHitt. tittir. des P<i>/f-Bfl<,tom. XVI.
NEETIUS. Vov. Neft.
HET D'EGLISE (Pronaas, pronom), ainsi appelée parc» qu'elle a la forme d'un navire renversé, est cette partie de l'église qui s'étend depuis le portail jusqu'au chœur.
NEGELEIH ( Joachim), protestant érudit, né à Nuremberg en 4675, mort en 1749, remplit diverse* fonctions ecclésiastiques , et professa l'éloquence et la langue grecque. Parmi ses principal ouvrages, nous citerons : La Doctrine sur if ministère du prédicateur, en allemand; Nuremberg, 1738. in-4». Negelein possédait, entre mires curiosités , un très-ancien diptyque sur lequel son ills, Gustave-Adolphe, médecin distingué, a écrit une dissertation curieuse intitulée : De Diptycho consutari et eccieriastico; Altorf, Mm.
NÉGOCE (Segatium, negotiatio, mercimoniurn). Voy. Commerce.
NEGRAlf . Voy. N A OR AN.
SEGREPONT. autrefois CUBJE ou CHALCIS, ile de l'Archipel située près de la côte septentrionale d*? la Livadie. La ville principale de Hic, qui s'appelle aussi Ségrepont, a eu des évéques grecs sufTragants de Corinthe, puis d'Athènes. Les Latins s'étant rendus maîtres de l'ile au xiii* siècle, y établirent des évéques de leur rit. Négrepontâ eu six évéques latins, dont le premier, Théodore, évèque grec, s'unit à l'ÈtritM? romaine, et fut confirmé par le légat du Saint-Siège. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. III. p. 816. Ikluz., Epistolce Innocenta papa III, t. II, p.
NÈGRES Ces peuples ont donné lieu i deux questions qui tiennent à la théologie : 1* Les nègres sont-ils d'une espèce diiïérente de celles des blancs, c'est-à-dire ont-ils avec ces derniers une origine commune? 2° L'état d'esclavage dans lequel on les retient est-il légitime? Nous avons repontln à cette seconde question au mot Esclavage, nous ne nous occuperons donc ici que de la première. Plusieurs savants naturalistes ont prétendu, il est vrai, que trois choses surtout, le crâne ta membrane pigmentale et les cheveux laineux des nègres, ne permettaient pas de leur assigner une origine commune avec les blancs. Mais celte prétention n'est nullement fondée. On se rappelle que dans la discussion qui eut lieu à la Chambre des communes, en Angleterre, au sujet de l'émancipation des nègres, plusieurs orateurs non • abolitionistes reproduisirent une opinion déjà ancienne , savoir que les nègres n'appartiennent pas, à proprement parler, à l'espèce humaine, ou plutôt qu'ils sont, dans l'échelle zoologique, plus voisins du genre rx-nng-outang que de l'espèce humaine. Ce fut a cette occasion qu'un des plus célèbres anatomistes de notre époque, Fiedemann, publia un mémoire sur le crâne et le cerveau de l'Européen comparé* nu crâne et au cerveau du nègre. Or il résulte de ce travail qu'il n'y a aucune différence notable entre la capacité crânienne du nègre et celle de l'Européen. Quant k la membrane pigmentai", qui constitue la couleur foncée du nègre, quelques anatomistes l'ont considérée comme un caractère spécifique qui formerait du nègre, non pas une race, mais véritablement une espèce particulière, distincte de l'espèce européenne. Mats cette opinion, insoutenable sous d'autres rapports, si elle était admise rendrait inexplicables des faits incontestables qu'on peut observer tous les jours, et que nous avons cités dans les livres saints vengés. D'ailleura cette prétendue membrane pigmentale du nègre
n'existe pas, ainsi one le prouvent les recherches des anatomistes les plus modernes, tels que Henle, Purkinje, Mûller, Simon. Ce qui colore la peau du nègre , ce n'est pas une membrane particulière, mais simplement une matière colorante ou pigment contenu dans les cellules du réseau muqoeux de Malpighi , situé au-dessous de l'épiderme. Or ce pigment se trouve aussi dans certaines taches de naissance, de couleur foncée, dans l'auréole mammaire, dans la mélanosc, chez les Européens. Toutes ces colorations normales de la peau, remarque le docteur Simon, ont beaucoup de rapports avec les colorations normales ou naturelles que nous offrent chez le nègre l'ensemble de la surface du corps, et chez l'Européen certaines parties seulement de cette surface; et de plus elles forment une espèce de transition h cette affection générale de l'enveloppe cutanée qu'on désigne sous le nom de r7ie7ono»e,nflection dans laquelle, comme l'a prouvé Millier, il y a production de cellules pigmentaires, production qui augmente ou diminue, selon les progrès de l'état maladif. — On a donné les cheveux, dits taineuc, du nègre, comme un caractère spécifique; mais on rest également trompé à ce sujet. Car c'est aujourd'hui un fait acquis à la science, que, si l'on examine avec soin, au microscope, les cheveux du nègre, on restera pleinement convaincu que ce sont de véritables cheveux ; des cheveux tortillés, il est vrai, et recourbés sur eux-mêmes, mais qui ne peuvent en aucune façon être assimilés à la laine, comme l'a démontré le savant Pritchard. La conclusion toute naturelle de l'exposé que uous venons de faire, c'est qu'il n'y a dans le nègre aucun caractère suffisant pour constituer une espèce particulière. Enfin, ce qui prouve d'une manière incontestable que les nègres appartiennent à la même espèce animale que les Européens, c'est qu'ils peuvent se féconder réciproquement et donner naissance i des élres humains (muMtres)} qui eux-mêmes sont aptes à se reproduire indéfiniment; car c'est la le caractère fondamental d'une espèce, soit dans le règne animal , soit dans le règne végétal. Voy. Fiedemann, dans les Annales d"anatomie et de physiologie publiées par Laurent; Paris, 1839. H. Pritchard, Hist. natur. de l'homme et des différentes races humaines; Paris, 1813, in-8», tom. I (trad. de Roulin).C. Starck, Observationes médicinales de febribus intermittentibus. J.-F. Blumenbach, De generis humani Varietate nativa. P. Royer, Traité théorique et pratique des maladies delà f*au; Paris, tom. III, p. 653. Simon , Ueber die Structur der Wurzen und ùber Pigment- Bildung in der -Haut, dans \es Archiv. de Muller, 1840, p. 189. J.-B. Glaire, te* Livret saints vengés, tom. I, p. 111 et suiv., où dans le paragraphe intitulé De l'Unité de l'espèce humaine considérée sous le raptmrt physiologique , on trouve réunis les passages de ces divers auteurs sur la question relative aux nègres en particulier. Bergier,qui, dans son Diction.de théol., traite de l'origine et de l'esclavage des nègres.
I. NEGRI ( Giovanni -Francesco ), peintre et antiquaire, né à Bologne en 1593, mort l'an 1U59, a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : !• Prima Crociata, overo lega di mitizie cristiane libératrice del sacro Sepolcro; Bologne, 1658, in-fol.; — 2» Basitica Petronianat overo Vita di S. Petronio, con la descrizione delta chiesa a lui dedicata; ibid.. 1680, in -4». Ko^r. Orlandi, Bibliotheca Bologn. Michaud,fltoor. univers. La Noui'. Biogr. génér.
IL NEGRI (Salomon), en arabe Soleyman Alsadi, philologue grec, né à Damas, mort à
NÉHti
NELS
Londres l'an 1729. Instruit par les missionnaires jésuites dans les langues grecque et latine, il vint à Paris, où il suivit pendant quelque temps les cours de la Sorbonne. Il se rendit ensuite à Londres, puis à Halle, où il professa l'arabe. De la il passa à Constant! nople, où il fut ordonné prêtre de l'Église grecque. Enfin il se iixa définitivement à Londres. Il y obtint un emploi d'interprète pour les langues orientales. Ses principaux ouvrages sont : 1° une traduction arabe des Psaume*; Londres,1725, in-8°; — 2° une traduction arabe du Nouveau Testament; ibid., 1727, in-48. Ces deux versions, qui ont été publiées sous les auspices de la Société anglaise pour la propagation des Livres saints, ont été vivement et justement critiquées par le savant Reiske; elles contiennent, en effet, beaucoup d'inexactitudes, dont quelques-unes ont été évidemment commises pour favoriser les doctrines protestantes. Koy. Rotermund,Sup/*/e'»i. au Dkt. de Jœcher. Mi chaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér
lll. NEGRI (Virginie-Angélique-Paule-Antoinette). religieuse du monastère des Angéliques de Saint-Paul, née à Milan en 1508, morte en 1555, devint maîtresse des novices dans sa communauté. Pleine d'ardeur pour le salut des âmes, elle parcourut Vicence, Udine, Padoue, Vérone et Brescia , préchant la pénitence et la purelé des mœurs. Elle opéra de nombreuses conversions, ce qui n'empêcha pas ses ennemis de la faire passer pour visionnaire et de la faire enfermer dans le couvent des Clarisses ; mais la fausseté de ces accusations fut bientôt reconnue. Elle a laissé : Lettere spiritual* delta devota e religiosa Angelica Paida Antonio de' Negri; Venise, 1547, in-4°; Milan, 1563, in-8»; Rome,1570, in-12. Ces lettres, au nombre de 76, ont pour objet les principales solennités de l'année; elles sout pleines d'onction et de l'esprit de Dieu. Le concile de Trente les lit examiner par le P. Jacques Lainez, général des Jésuites, et par d'autres pieux et savants théologiens , qui en approuvèrent l'impression. On lui attribue : Escrcizioparticolare d'una serra del Signore; Brescia, 1577, in-12. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
NÉHÉLA. Voy. NÉÊLA.
NEHÉLESCOL, terme hébreu qui signifie Torrent de la grappe. C'est le nom donné au torrent de la Terre Promise où les espions de Josué coupèrent la grappe de raisin qu'ils rap-
Kortèrent aux Israélites au camp de Cadès. Voy. ombres, xm, 21, 25. Compar. Escol . n° III. NËHÉLAMITE , épithète donnée par Jérémie au faux prophète Sédécias. Néhétamite vient certainement de Néhéiom ; mais on ne sait si ce mot est un nom de famille, ou de lieu. Voy. Jérém., xxix , 24, 32.
NÉHÉMIE, célèbre Israélite, né à Babylone pendant la captivité, et fils d'Helcias, était échanson du roi de Perse Artaxercès, qu'on croit généralement être le même qu'Artaxercés surnommé Longue-Main , lorsqu'il obtint de ce prince le gouvernement de la Judée et la permission de rebâtir les murs de Jérusalem. Malgré l'opposition des Samaritains, des Arabes et des Ammonites, il acheva son entreprise eu cinquante-deux jours, fit la dédicace des murs, des tours et des portes de Jérusalem avec beaucoup de solennité , réprima la dureté des riches, lit rompre les mariages des Juifs avec les femmes étrangères, rétablit l'observation du sabbat, et renouvela l'alliance avec le Seigneur. Cette cérémonie eut lieu dans le Temple, et l'acte qu'on en dressa fut signé par les principaux des prêtres et du peuple. Tout ce qu a fait Néhémie a
a été consigné dans un livre appelé le Second d'Esdras, parce qu'autrefois, chez les Hébreux, il n'en formait qu'un avec le premier. Mais on le nomme encore le livre de Néhémie, non-seulement parce qu'il contient l'histoire du gouvernement de Néhémie. mais parce que la plupart des interprètes s'accordent a le regarder comme l'auteur de ce livre. On honore la mémoire de Néhémie et celle d'Esdras le 13 juillet. Voy. I Esdr. et II Esdr., passim. II Mach., il , 13, 14. D. Calmet, Préface sur le Second livre d'Esdras. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr., t. I, p. 108 et suiv. J.-B. Glaire, qui, dans son Jntrod. histor. et crit., etc., combat Spinosa, qui a prétendu que ce livre avait été fabriqué par quelque sadducéen longtemps après Judas Machabee, et les critiques d'Allemagne, tels que Bertholdt, de Wette.etc, qui en attribuent seulement une partie à Néhémie. Le Diction, de la théol. cathol., qui répond aussi à plusieurs difficulté* opposées à l'authenticité de ce livre.
NÊHIEL. ville de la tribu d'Aser. Voy. Josué, xix, 27.
NEITRA ou EREITRA (Nilria), ville épisc. de la haute Hongrie , située sur la rivière de Neitra , d'où elle a pris son nom. Elle est suffisante de Gran ou Strigonium. De Commanville et plusieurs autres disent qu'elle fut érigée en évéché l'an 1000 par Etienne l*r, roi de Hongrie; mais Gaet. Moroni fait remarquer qu'elle fut établie guffragante de Moravia en 880 par le pape Jean VIII. Voy. De Commanville, ln Tnhlc alphaM.. p. 172. Gaet. Moroni, vol. XLVIII . p. 45, et XLVI , p. 201.
NÉKAN (Alexandre). Vou. ALEXANDRE, xlviu.
NELIA, ville épisc. de Thessalie, au patriarcat de Constantinople. On n'en connait qu'un évéque, Pierre, qui siégeait sous Urbain V, en 1303. Voy. Daniel a V. M..S/*c. Cannel., t. II , p. 049. Lequien. Oriens Christ., t. IX, p. 1135.
NELLER ( Georges - Christophe ), canoniste , né à Aub, dans l'évéché de VVurtzbourg , en 1710, mort à Trêves l'an 1783, entra dans les ordres , professa le droit canon a Trêves , où il fut pourvu d'un canonicat, devint conseiller de l'électeur, et fut nommé comte palatin. On a de lui un certain nombre d'ouvrages, entre autres : 1° Principia juris publici ecc/esiastici calhjjlicorum ad statum Gcrnwniœ accommodata : Francfort, 1746 et 1768, in-8» ; — 2» De Juribus parochi primitivi; 1752; — 3» De Sacro elechoni* procès su ; 1756; — 4° Dissertatio de varietate residentiai-um canonicalium ; 1750; — 5° Collectio methodica sanctorum canonum ; — 6» Exercitiunt juridicum.. thesibus ex jure vario pratpositis, un a cum Apologia historico-canonica pro Sartcta Provincia Rornunn , Johnnnem Xli papam , ut apostatam anno 963 reprobante, et coram Ottone M. Imperatore, Henricol. Treviren., aliisgue German te et Ualice A rchiep. et Episcopis, Leonem VI II canonice eligente ; ouvrage mis à V Index (decr. 25 maii 1767); — 7* plusieurs autres écrits indiqués par Feller dans sa Biogr. univers. On ne saurait se dissimuler que cet homme savant n'ait eu un certain penchant pour les idées systématiques et paradoxales. Voy. Meusel, Lexicon. La Nouv. tiiuyr. génér.
NELSON (Robert), anglican , né à Londres en 1656, mort a Kensington l'an 1714, déploya un
Îtrand zèle pour la propagande chrétienne, et ônda plusieurs établissements de bienfaisance. Il mérita, tant par le caractère de ses ouvrages que par sa conduite , le surnom de Pieux. 11 épousa à Rome lady Theophila Lucy, que Bossuet avait convertie à la religion catholique, dans laquelle elle eut le bonheur de mourir.