‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 416 sur 1294 · NEST · texte numérisé non relu

NEST

NEHM

adopté les opinions de Nestorius, patriarche de Constant inople. IU prétendent, entre autres erreurs, qu il y a deux personnes en Jésus- Christ i que le Verbe, Fils de Pieu, ne s'est pas fait homme en prenant de lg sainte Vierge la nature humaine. m.iis qu'il e6t descendu sur l'homme né d elle; qu elle a enfanté le temple de Dieu , et non pas celui qui habite dans le Temple, et qu'ainsi elle n'est pas Mère de Dieu, mais Mère de Christ, L'union du Verbe avec la nature humaine n'est, selon eux, qu'une union morale, de bienveillance, de dignité, de communication, de puissance, une union d'inhabitalion comme dans un temple. I<es nestorient, appelés aussi lêens et chrétiens orientaux, se répandirent dans la Mésopotamie, dans l'Assyrie, dans les Indes, et jusqu'aux extrémités de l'Asie. Ils se sont réunis plusieurs fois à l'Eglise romaine, mais ces réunions n'ont pas été sincères ou n'ont pas subsisté longtemps. Vm/. B/ovius. Sponde et Rayualdi. A. C. 1217,1415. Strozza, fie Dogmatibus t/ut/dax>rum ; Home, 1017. Le P. Doucin, Hul. du nestorianiame ; 1608. L'abbé Renaudot, Prrpétudé de la foi, loin. V. Joe. Luidov. Assemani, fie Catholicis , ffiU fjat/ iatx/uitus Clmlilffocum et Nestoriunorum cutm/ieHtanw historien -ctiivnofogwus; ftome, iTL'j. L'abbé Pluquet , Dut uni. des hérésie*, au mot Ni ..-/ oiwA.Njs.Mt. Bergier, qui, dans son Diction. d$ théul,, considère l'hérésie dans son origine , et telle que Nestorius l'a enseignée , puis voit si c'est une hérésie réelle ou seulement apparente ; ensuite il l'examine sous la nouvelle forme qu'elle prit dans la Perse et dans ia Mésopotamie au v* siècle; enfin il la suit aux Indes, sur la cote de Malabar, où elle a. clé ie trouvée au xvi*.

HESTORIUS, hérésiarque , patriarche dp Conctaoliiiople, ne à Germauicie , en Syrie, mort en Lybie vers l'an Ut. se livra à la prédication . et se lit remarquer par sa doctrine et sa piété. KUfvé en 428 sur le siège de Constantinople . il combattit les ariens , les no va tiens et les macédoniens; mais un prêtre d'Antiocbe , nommé Anastase , ayant prêché qu'on ne devait poiut appeler Marie Mère de Dieu , Nestorms soutint que, de même qu'il y avait deux natures en Jésuç -Christ, il y avait aussi deux personnes, et par conséquent deux fils , l'un Dieu, et l'autre homme; d'où il résultait que Marie ne devait pas être appelée Mère de Dieu, Theotocos, mais Mère de Christ, ChrùtotoçQê, etc. Saint Cyrille d'Alexandrie combattit ces erreurs, que le pape saint Célustin condamna dans un concile assemblé à Home en 430. Le concile général d'Ephese, tenu l'année suivante, les condamna également, et déposa Nestorms. Cet hérésiarque, relégué en Egypte par Théodose le Jeune, mourut en exil, il nous reste de Nestorius : 1° des Homélies, qui se trouvent dans l'édition de Marius Mercator publiée par Carnier ; <— 2° des Lettres qui out été insérée* dans Je Recueil des Actes du concile d Éphese. Voy. saint Cyrille. Contr. Nestor. Saint Augustin , Uéj-és.. IXXXIX. Les Actes du concile dl£phèse. Daronius, ann. 428, u° 35, Vincent de Lerins, la Comm/mitor. Socrate, Hist. ecclés., 1. Vil. Evagre, Huf. eccle*., ). J. D. Ceillier, Hist. des Aut. ecclés., tom. XIII. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La A'ou i Biogr. yénér.

NESTREFIELD. lieu d'Angleterre où, l'an 703, on tint contre saint Wilfrid d'York un concile appelé ConciliuAi Sest«rkelden*e. Saint YVil- Crid, n ayant pu obtenir satisfaction, se rendit à Rome , où le pape Jean VI assembla un concile daus leouei saint Wilind fut uleiiieiiient

L lEsdr., n .22. Il Eedr.,

justifié, Voy. le Diction, portqtif des conciles. Richard et Giraud.

NETCHAEF (Innocent), archevêque de Pskof et de Riga, né en 1722, mort à Saint-Pétersbourg l'an 1799, a laissé • 1» des Sermons; 1775; — 2° De la Manière de confesser tes enfants, Moscou, 1769 et 1705, in-8»; - 3- Conseil* d'un evétfue à un prêtre pour remplir les obligations de son ministère; Saint-Pétersbourg, 1790 et 1705 j — 4° Préparation à fa mort; tract, du latin; ibid., 1793. Voy. la Nom-, Riogr. génér.

NÉT0PHATHI ou Nf~ ville voisine de Bethlél ralip. . u , 54 ; jx , 16.

vu, 26. Jérém., XL, 8.

NET0PH ATHITE (MophathitesS qui est patif ou habitant doNétophathi. Voy. Il Rois, xxur, kJ8. I Paralip., XI, 30, etc. Cumpar. NétofhsTHI.

NETTER (Thomas), plus connu sous lu ni>m de Thomas Wattlensis ou de W'aiden, carme anglais, né à W'aiden , village d'Angleterre, dans la province d'Essex , mort en 1430, fut provincial de son Ordre, servit dans diverses a «aires importantes Henri IV, Henri V et Henri VI. rois d'Angleterre, et parut avec éclat au concile de Constance , où il confondit les Hussitec et les Wiclefiteg. Son principal ouvrage est intitulé : Diftrina nntiquitatum fidei Ecclesia eut Luit- r. Voy. Tiithéme et Bellarmin, De Scriptor. ecclés. Lucius, /« Riblioth, car met. Pitseus, f)m IIlustr. Artgl. Scriptoribus.

NÊTUPHA. Voy. Nétophatui,

NEUBURG (Sovum Castrum), abbaye de l'Ordre de Citeaux , située en Alsace, sur la Morère, à une lieue et demie de Haguenau, au diocèse de Strasbourg. Elle fut fondée en 1228 par les comtes de Lutzelbourg, qui y firent venir de l'abbaye de Lutzel douze religieux, sous la conduite de Walderick, qui fut le premier abbé de Neuburg. L'abbé de ce monastère recevait ses provisions et l'investiture de l'abbé de Lutzel , sur le brevet que le roi lui accordait après l élection. Voy. La Martiuière, Diction, gi' ijr. Richard et Giraud.

NEUENAR (Hermann comte de), prélat, né dans le duché de Juliers en 1401, mort a Augsbourg l'an 1580, fut successivement prévôt de la collégiale d'Aix-la-Chapelle, puis de la calliédrale de Cologne, et chancelier de l'université de cette v ille. 1) défendit Reuchlin contre les attaques des dominicains de Cologne, et vota contre les novateurs à la diète d'Augsbourg. Outre des Discours, des lettres et quelques travaux historiques, Neuenar a laissé une traduction des Psaumes et de quelques autres morceaux de la Bible que 1 on trouve dans les Psalmi, publiés à Haguenau, 1532, in-8», Voy. la Souv. Hiorir. gêner,

WEUFCHATEAlJ (André de). Voy. Akdré.

n° XXIX.

NEUFME (Nona Nonagiiun ) , droit que les

curés prenaient autrefois sur les biens des personnes decédées. C'était d'abord la neuvième partie des meubles, mais en 1559 on réduisit ce droit à la neuviénie partie du tiers des meubles, d'où vient qu'il fut appelé tierçage; on le nomma aussi mortuage , parce qu'il s'exigeait comme un tribut sur les morts. Ce droit ét^it surtout connu en Rrelagne. Voy. RrUlon, au

mot Nt-l KMK.

NEUMAGEN (Pierre de), chapelain de Saint-

Lcouard , près de Zurich , né à Neumageu , dans le diocèse de Trêves, au xv* siècle, lut secrétaire d'André, archevêque de Crame. On lui doit, entre autres ouvrages : 1» fie de saint Nicolus Subsylvain, soliùwe; — 2» Traité des e/>-

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NEïTV

i des esprits et des fantômes • — 3» Actes du cardinal André, archevêque de Craine, au concile de Bdle, avec des Remorques qui ont été imprimées dans le xv* siècle de l'Histoire ecclésiastique de Gesner ; Zurich , 1654, in-8°. Voy. D. Cal met, Rihliotk. lorraine.

I NEUMANN (Gaspard), protestant, théologien et orientaliste, né à Breslau en 1648, mort Tan 1715, remplit dans sa ville natale diverses fonctions ecclésiastiques , professa la théologie, et devint en 1706 membre de l'Académie des : de Berlin. Il a laissé : 1» Genesi* lingwe Veteris Testamenti doems vuigo sic dirtas rmdices non esse vera Hebrteorum primitiva, ml eoees ah alto quodam rad ici lits his priore et sim-

C"nore princivia deduetas; Nuremberg, 16! Xi, 4* ; — 2* Exodus limpur sanctn* Veterit Testamenti , etc.; ibid., 1607, 16MW, 1609 et 1700, i«-4*;— 3» Bign dissertationum physioo-sacrarum de gemtnis Urtm et Thummim et de ctbo Samaricr of>seeso'; etc.; Leipzig, 1709, in-4»; — 4* Clams domus Heèer, reserans jamtam ad signifient ionem kieroglypliicam litteraturar hebraictr perspiciendam ; Brestau, 1712, 1715, 3 vol.;

— 5e De Scientia titterarum hieroglyphicarum ;

— 6* Essence de toutes les prières, eu allemand ; ouvrage qui a eu en Allemagne vingt-deux éditions, et qui a été traduit dans presque toutes les langues de l'Europe et même en quelques langues orientales; on l'a imprimé à Munich et à Sultzbach pour l'usage des catholiques; — 7° Truttna religionum; Leipzig , 1716, in -8»;

— 8° Sermon* et Oraisons funèbres • Breslau, 1707, in-8°; — 9° des Cantique*. ïl y a généralement dans tous les écrits de Neumann , mais surtout dans ses traités philologiques . beaucoup de choses hasardées; l'auteur se laissait souvent guider par son imagination. Voy. le Journ. des Savants, 1708, Supplément, et 1717. Michaud . Rinqr. univers. La Rottv. Btogr. génér.

If. NEUMANN (Jean -Georges), protestant, né à Hertr, près de Mersbourgj en 1661 , mort l'an 1700, professa la théologie a l'université de Wittemberg, et fut appelé a la dignité de prévôt de l'église du château. Outre un grand nombre de Dissertations historiques et littéraires, il en a laissé plusieurs sur des sujets théologiques; parmi ces dernières nous citerons : !• Thrrtlogia aphoristica , in qua sententia orthodoxa récent iaribus pottssimum ndvevsnriis opposita, argumentis ennfirmatur , etc.; Wittemberg, 1718, in-8»; — 2° De Retractationibus Patrum; — 3* Dissertationes de dexcensu Christ i ad inferos ; — 4é /> Passione Christi vicarin ; — 5» De Peccato sub spe veniœ commisso: — 6» De Parallelismo Srriptura? Sacra-; — 7° De Condiioriitus Symbtli npaitolici ; — 8* De Missionariis pnntificiorum. On trouve la plupart des ouvrages de Neumann dans ses Primitia> dissertationum ; "Witlemberg, 1700, I707 et 1716, in 8» et dans ses Programma ta académie»; ibid . , 1707 et 1722 , in-4». Voy. l'abbé Ladvocat, Diction, hist. prêtât. Le Journ. des Savants, 1720. Richard et Giraud, qui indiquent plusieurs autres ouvrages de Neumann.

NEUMAYER (François), jésuite, né â Municb en 1607, mort à Augsbourg l'an 1765. Apres avoir enseigné les belles-lettres et la théologie, et travaillé avec beaucoup de succès au salut des âmes, il devint prédicateur de la cathédrale d'Augsbourg, fonctions qu'il remplit pendant dix ans eu acquérant une réputation extraordinaire. H s'attacha surtout à réfuter les erreurs contemporaiues, et à écrire à la fois sur les divers sujets qui pouvaient intéresser la religion. Ses ouvrages, écrits tantôt en allemand, tantôt en

latin , ont été répandus dans toute l'Ail

et les derniers l'ont été dans toute l'Europe" catholique. On distingue particulièrement parmi ces derniers : 1* Gratia voeationis sacerdotis ; — — 2» Theatrum ascetieum ; — 3» Theairum poiittcum ; — 4* Correct io fraterna ; — 5» Exterminium acedice; — 6° Remedium melancholiat ; — 7» Virtutes theologiat. Le plus considérable de ses écrits allemands a pour titre : Sermons de controverse , 3 vol. in-4*; ils sont d'une solidité qui les a mis à l'abri de toute attaque. Voy. relier, Ringr. univers.

NE0ME (Seuma), mot dérivé du grec pnettma, qui signifie souffle , haleine. C'est un terme de plain-chant qui désigne cette longue suite de notes ne formant qu'un même son , et que l'on chante sur la dernière syllabe de Yalleluia. La neume sert à donner au diacre le temps de se préparer pour l'Évangile, de sorte que le chœur ne reste pas vide- les jours où il n'y avait pas à'alleluia . on prolongeait pour la même raison les derniers mots du graduel ; c'est ce qu'on appelait neumatiser à la tin du graduel. Voy. De Vert, Explicat. des lérém. de l'Eglise, tora. III, p. 107, et tom. IV, p. 96.

NEUMENIUS , fils d'Antiochus. Voy. I Maehab., xi< . 16.

MEUR0C0PB, siège épisc. de la province de ' Dardanie , au diocèse de Servie. On n'en connaît qu'un évèque? nommé Josaphat. Voy. Leqnien. (Yriens Christ., tom. Il, p. 326.

NEUR0C0PUS. Vny. NlCOPOLIS.

NEUSER ou NEUSSER (Brunon), récollet, né en France au xvn* siècle, se livra à l'enseignement, et fut custode de la province de Cologne. On a de lui : 1* Tractntus de horis canonicis; Mayence, 1660, in -8°; — 2° Polyanthea theologo morali canonica; ibid., 1680, in-fol.; — 3e Prodromus velitaris adverstu Histnriam pela-

Îianam Henrici de Noris ; ibid., 1676, in-fol.; — ■ Hortus floridisstmus variation sclectiorutnque discursuum preedirabilium ; ibid, 1877, 4 vol. in-4«; — 5* Enci/rlnpedia , jeu scimtia universalisconcionatorum ; ibid., 1676 , in-40 ; — 6° Summa pr&dicobilium sermonum: 1650, 2 vol. in-4°; — 7* une traduction latine dè l'ouvrage italien intitulé : Le Directoire des supérieurs réguliers et ecclésiastiques. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Rihlioih. unir. Francise., tom. I, p. 241.

KEUSTADT (Seostadium), ville épisc. de la basse Autriche, fut érigée en évéché, sous la métropole de Vienne , l'an 146X par le pape Paul II. Sur la demande de Josejib , le pape Pie VI supprima cet évéché l'an 1784, et I unit à Vienne. Voy. Y Hist. ecclés. d'Allemagne, t. IL Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XL VU , p. 297-278. Le Dicfion. de la théot. cattiol. NEl' STRIA. Voy. Normandie.

MEUTRAUX, nom donné à certains Zuin-

Î liens, parce qu'ils prétendaient qu'il était inifTérent de communier sous une ou sous deux espèces, puisqu'on ne recevait rien ni sous l'une, ni sous l'autre; il suffisait, disaient-ils, d'avoir la foi. Voy, Pratéole, lit. Neuf raies. Gaultier, xvi« siècle, ch. ci.

NEUVAIWE Œovemdùde lempus), terme d'église qui signifie l'espace de neuf jours continuels, pendant lesquels on fait quelque dévotion eu l'honneur de quelque saint pour implorer son secours dans une nécessité. Il y a des ueuvaines de messes, de prières, d oblations. d'austérités, de pèlerinage , etc. On peut licitement fixer certaines prières et certaines dévotions au nombre de neuf, pour se régler et se prescrire des bornes ; mais on ne peut ni attribuer I aucune vertu particulière à ce nombre plutôt

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