‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 417 sur 1294 · NEVE · texte numérisé non relu

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qu'à un autre , ni en attendre un effet infaillible et certain. Voy. Bergier, Diction, de théot.

I. NEUVILLE (Charles FRET DEVjésuite, né dans le diocèse de Coutances l'an 1603, mort à Saint -Germain -en -Laye en 1774, où il s'était retiré après la dissolution de la compagnie de Jésus. 11 professa les belles- lettres et la philosophie, et acquit une certaine réputation comme prédicateur. On a de lui , outre plusieurs Oraisonsfunèbres, des Sermons; Pans, 1777, 8 vol. in-12; Lvon, 1778,8 vol. in-12; trad. en allemand; vienne , 1777-1780 , 8 vol. in -8°; Augsbourg, 1841 , in-12; en espagnol ; Madrid, 1784; en italien ; 1774, 1786, 1793. Us biographes ont souvent confondu cet écrivain ecclésiastique avec son frère Pierre-Claude et avec le P. Anne Joseph de La Neuville. Voy. Augustin et Aloïs de Backer , Bibtioth. des écrivains de ta cotnpugnie de Jésus, 1" série, p. 519-920. La Souv. Biogr. qénér.

II. NEUVILLE (François de) , abbé de Grandmont, vivait au xvi« siècle. II a laissé : Traité des hommes illustres de ta généalogie de Jésus- Christ : Paris , 1577.

III. NEUVILLE ( Jean de), écrivain qui vivait en 1550, a laissé : 1° Traité de la beauté de râme, contre les épicuriens et les athées; Paris, 1554 ; — 2° Commentaire sur les sept psaumes de In pénitence; ibid., 1556.

IV. NEUVILLE (Jean de la), jésuite du xvin* siècle. On a de lui : Le Livre de Judith, avec des réflexions morales sur tous les versets, et des notes critiques sur tous les endroits les plus difficiles ; Paris , 1728 , in - 12.

V. NEUVILLE (Pierre -Claude FRET DE), ésuite.né à Grandville en 1692, mort à Rennes 'an 1775, était frère de Charles Frey de Neuville. Il fut provincial de son Ordre, et se distingua comme prédicateur. 11 a publié : 1° Sermons ; Rouen, 1778,2 vol. in-12 ;— 2° Observations sur F Institut de la société de Jésus; Avignon, 1761, 1762, 1771, in-12; — 3» Lettre d'un ami de la vérité à ceux qui ne haïssent pas la lumière, ou Réflexions critiques sur les reproeftes faits à la société de Jésus relativement a la doctrine; in-12. Voy. Augustin et Aloïs de Backer, Bi- Uioth. des écrivains de la compagnie de Jésus. La Souv. Biogr. génér.

NEVE ou NINÈVE, NÈBE, NIBA et NI VA, ville épisc. de la province d'Arabie, au diocèse d'Antioche, sous la métropole de Bostra. L'itinéraire d'Antonin la place sur la route entre Damas et Sevthopolis. Elle fut érigée en évéché au v siècle. On en connaît trois évéques,dont le

Srcmier. Petronius, fut excommunie pour s'être éclaré contre le concile d'Éphèse. Voy. Lequien , Onens Christ., tom. II, p. 863. De Commanville, I" Table alphabet., p. 170. Richard et Giraud.

NEVERS (Sevirnum, Nivenur, Sivernum, Vindtcasstum Augustonometum) , ville épisc. de France , érigée en évéché sous la métropole de Sens, au ur siècle selon les uns, au iv* selon les autres. De Commanville dit qu'on ne la voit

Eas dans les Notices romaines , mais qu'elle ne lissa pas que d avoir des évéques dès le IV* siècle. Le même écrivain fait remonter l'érection de Nevers au ni siècle. Cependant il n'y a pas eu d'évéque antérieur à Tauricien, qui souscrivit au concile d'Épaone en 517. Quelques catalogues, il est vrai, marquent avant lui saint Austremoine et Évotie ; mais il parait qu'on s'est trompé de siège sur la conformité de noms. Quoi qu'il en soit, le siège de Nevers fut sup-

Ïirimé en 1801, et rétabli par le concordat en 817. Voy. De Commanville, 1» Table alphabet.,

p. 172. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , Fume XLVII, p. 298-299.

NEVIZAN (Jean), jurisc, né à Asti en Piémont, mort l'an 1540, professa le droit à l'université de Turin. Outre quelques ouvrages sur le droit civil , parmi lesquels Sylva* nuptialis /l'on sex, mis à V Index par Clément VIII avec la

clause Donec corrigatur, il a laissé : 1» Volumen conciliorum; Lyon, 1559, in-fol., Francfort, 1563; Venise, 1573; — 2° Index Scriptorum m ut roque jure ; Lyon, 1522; ouvrage souvent réimprimé. Voy. Gui Pancirole, De Claris legum Interpretibus. Le P. Nicéron , Mémoires , tom. XXFV, p. 175 et suiv. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud. Michaud , Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.

NEWC0ME (William), prélat anglican, né à Barton -le-Clay, dans le comté de Bedford, en 1729, mort à Dublin l'an 1800, s'était livré à une étude approfondie de l'Écriture sainte. Il occupa successivement les sièges épiscopaux de Dromore, d'Ossory et de Waterford; il devint en 1795 archevêque d'Armach et primat d'Irlande. On a de lui : 1* Ân Harmony of the Gospels; Londres, 1778, in -8»; — 2° Observations on ourLord's conduct as a divine in.structor;ilf^, in-12; — 3° An Attempt touards an improvrtl version of the prophet Ezekiel ; 1788, in -4°; — 4° An Historical View of the English biblicat translations; Dublin , 1792, in 8° ; — 5» Attempt towards revising our English translations of the Greek Scriptures , or the new covenant of Jesiu- Christ. Voy. Feller. Michaud. La Août'. Biogr. gén.

NEWMARKET, ville d'Angleterre a vingt lieues de Londres. L'an 1161 on y tint un concile contre l'antipape Victor. Voy. La Re$ria, t. XXVII. Labbe, tom. X. Hardouin, tom. VI. H. Spelman. Concilia Magna Britanniœ et Hibernia», ed i t . de Dav. Wilkins. Gaet. Moroni, vol. XLVII . p. 299-300.

I. NEWTON (Isaac), un des plus grands génies, né à Woolsthorpe, petit village du comté de Lincoln, en 1642, mort à Londres Fan 1727, a laissé , comme on sait, des ouvrages scientifiques qui ont fait l'admiration du monde entier. Nous n'avons pas à nous en occuper dans ce dictionnaire ; nous citerons seulement : Observations upon the prophecies of Hnly II rit, particularly the prophecies of Daniel and the Apocalypse of S. John. Cet ouvrage, comme on Fa déjà remarqué, prouve que Newton croyait à la révélation divine; mais il prouve en même temps que les plus grands génies ne savent pas toujours se tenir à l'abri des plus grandes faiblesses, et qu'aveuglés par certains préjugés vulgaires , ils se réduisent aux proportions des esprits les plus étroits. C'est le sentiment qu'on ne peut pas ne point éprouver quand on voit le grand Newton affirmer avec tout son sérieux qu'il voit clairement dans l'Apocalypse que le Pape est l'antechrist, et les autres chimères que quelques protestants des plus passionnés y ont découvertes contre l'Église romaine. Voy. Feller. Michaud, mais surtout Ferd. Hoefer, dont l'article dans la Nouv. Biogr. génér. est vraiment remarquable.

II. NEWTON (Richard), anglican, chanoine de l'église du Christ à Oxford, né vers l'an 1676, mort à La vendon -Grange, dans le comté de Ruckingham, en 1751, se lit recevoir docteur à l'université d'Oxford, où il remplit avec distinction l'emploi de répétiteur. On a de lui. outre une traduction des Caractères de Théophraste: 1° Pluralities itutefensible ; 1744, in-8°; ouvrage dans lequel l'auteur a pour but de réfuter Henry Wharton,qui avait pris la défense de la pluralité des bénéfices; — 2° Sermons; 1784, in-8n.

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imprimés après sa mort. Voy. la S'ouv. Biogr. génér.

lll. NEWTON (Thomas), anglican, évêquode Bristol, né à L'ichfleld Tan 1701, mort à Londres en 1782, se ût recevoir docteur en théologie. Il devint successivement chapelain du roi, prébendier de Westminster, précenteur de l'église d'York, doyen de Saint-Paul, puis évéque. Il se distingua par sa charité et son érudition. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Dissertations on the prophéties whirh have reniarkubly beeri fui' filled a*d are at this Urne fulfilling in t/iis world; Londres. 1754-1758, 3 vol. in-8«; trad. en allemand et en danois. Ses Œuvres complètes ont paru a Londres. 1782, 3 vol. in-4°; 1787, 6 vol. i/i-S» Pbv. la .Vomi;. Biogr. génér.

NEZ (Noam , nares). Les Hébreux mettent communément la colère dans le nez. Dans plusieurs contrées de l'Orient, les femmes mettent des étoiles d'or à une de leurs narines, et Salomon, faisant allusion à cette coutume, dit « qu'une femme belle, mais insensée, est comme un anneau d'or au grouin d'un pourceau. » On mettait aussi des anneaux aux naseaux des bœufs rl des chameaux pour les conduire. Voy. II Rois, xxn , 9. IV Rois, xrx, 28. Prov., xi, 22.

NEZENIUS (Abel), florissait en 1610. Il a lawstrdes Exercitations sur le Pentateuque, Josué, lei Juge*, But h. les Livres des Bois et les ParalipOMrywM. Voy. Kœnig, Biblioth. vêtus et nova.

HIBA. Voy. Nève.

I. NIC AI SE (Saint), en latin Sicasius. On l'appelle aussi Sigaise (tfigashts). C'est un martyr mort le II octobre, vers Tan 275; il est regardé comme V apôtre du Vexin français, où l'on croit qu'il prêcha l'Évangile dans le temps que saint Denis le prêchait à Paris. 11 soufTrit le martyre sur les bords de la rivière de l'Epte, en compagnie de saint Quirin ou Cerin, sainte Pientie ou Pienche, et saint Scubicule ou Scuvicule, que nous appelons saint Êgobile. Le lieu de leur martvre est appelé Vadiniac , et l'on pense que c'e$t le village de Gany-sur-l'Epte, situé à une demi-lieue environ de la Roche-Guyon. L'Eglise célèbre leur féte le 11 octobre. Voy. Tillemont, sur fHutotre de saint Denis. Le P. Pommeroye, Hist. des arçhev. de Boum.

H. NICAISE (Saint), en latin Nicasius, évéque de Reims et martyr, mort le 14 décembre 407, succéda à Sévère sur le siège épiscopal de Reims, vers la lin du iv* siècle. On dit qu'il fonda dans cette ville la première église en l'honneur de la sainte Vierge, et qu'il y transféra le siège de l'évéché, qui était auparavant à l'église des Saints-Apôtres. Lors de l'invasion des Vandales, saint Nicaise exhorta son troupeau à fléchir la colère divine et à mourir en chrétien». U soufTrit le martyre avec beaucoup de courage, et avec lui périrent Eutropie, sa sœur, le diacre Florent et le lecteur Joconde. On célèbre le 14 décembre la féte de ces saints martyrs. Voy. Suri us, Vit ce Sanctorum. Richard et Giraud.

III. NICAISE ( SAINT-), en latin S. Wcasitit, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans la ville de Reims. Elle devait son origine a une église qui fut bâtie en 340 en l'honneur des saints apôtres Agricole et Vital, par Jovinius, général des armées romaines dans les Gaules. On croit qu'elle a porté le nom de Saint-Niçoise depuis le vi* siècle. On ignore à quel Ordre appartenaient les religieux de ce monastère; mais comme il était tombé en ruines, Gervais, archevêque de Reims, le fit rétablir au xn* siècle, et y mit des religieux de l'Ordre de Saint-Benoit. L'an i631, on y introduisit les religieux de

la congrégation de Saint-Maur. Voy. Richard cl Giraud.

NICANDRE et MARCIEN (Saints), martyrs, morts le 17 juin, au IVe siècle. Ils servaient dans les armées de Dioctétien et.de Maximien ; mais éclairés par la lumière de l'Evangile, ils se convertirent et menèrent une vie des plus saintes. Dénoncés au gouverneur Maxime, ils furent condamnés à avoir la téte tranchée. Ils moururent avec joie pour Jésus -Christ, et l'on croit que Darie, femme deNicandre,qui avait exhorté son mari à demeurer fidèle à la foi, fut martyrisée avec son fils trois jours après. L'Église célèbre le 17 juin la féte de saint Nicandre et de saint Marcien. Voy. Tillemont, Persécut. de Dioctétien, art. G. Richard et Giraud.

I. NICANOR, fils de Patrocle, général, était ami de Démétrius I" roi de Syrie, dont il partagea la captivité à Rome. De retour dans ses Etats, ce prince nomma Nicanor éléphantarque ou maitre des éléphants, une des plus hautes dignités militaires, puis il l'envoya à la téte d'une armée nombreuse contre les Juifs, qui combattaient sous les ordres de Judas Machabee- Nicanor n'ayant pu par trahison s'emparer du chef Asmonéen , lui livra bataille à Capharsalem ; mais l'armée syrienne éprouva de graudes pertes dans celte rencontre. Peu après, elle fut complètement taillée en pièces dans la seconde bataille, qui eut heu près de Béthoron, et Nicanor périt les armes a la main. On lui trancha la téte et on lui coupa la main droite, qu'il avait insolemment étendue contre le temple ; les Juifs les suspendirent a la vue de Jérusalem , et ordonnèrent que dans la suite ce jour serait célébré comme une féte dans Israël. Voy. I Machab., m, 38, 39; vu, 26, 27. II Machab., vm, 9, 14 et 15, etc. Joseph, Antiq., 1. XII, c. xvu. D. Calmet, Diction, de la Bible.

IL NICANOR ou NICATOR. Voy. Démétrius, n° IL

III. NICANOR (Saint), martyr dans l'île de Chypre , était un des sept premiers diacres qui furent établis à Jérusalem. Les Grecs célèbrent sa féte le 27 août, et son nom se trouve dans les Ménées au 28 décembre. Dans le Martyrologe romain , il est mentionné le 10 janvier. Voy. Actes, VI, 5, 6. D. Calmet, Diction, de la Bible.

NICARETE (Sainte), vierge de Constantinople, vivait du m« au ive siècle, et appartenait à l une des plus illustres familles de Ni comédie, en Bithynie. Elle vint à Constantinople, où elle fit profession de vivre dans une virginité perpétuelle; et, pleine d'humilité, elle refusa la charge de diaconesse de l'église de Constantinople, que son évéque, saint Jean Chrysostome, la pressa d'accepter, et elle ne consentit jamais à sechar-

5er de la conduite des vierges ecclésiastiques e la ville. Ses vertus et rattachement qu elle eut toujours pour ce saint évéque lui attirèrent | de nombreuses persécutions, et elle quitta Constantinople après avoir perdu la plus grande partie de ses biens. Le Martyrologe romain moderne marque sa féte au 27 décembre. Voy. Sozomène, Hist. ecclés., 1. VIII, ch. xxm. NICARIA. Voy. Nizema.

NICASIUS. Voy. Nicaise.

NICASTRO (N'eocastrum), ville épisc. située vers les frontières de la Calabre citérieuresous la métropole de Reggio. Son premier évéque, Henri, siégeait en 1091. De Commanvillc croit qu'elle fut érigée en évéché du rit grec au vm» ou au IX* siècle, également sous la métropole de Reggio. Voy. Ughelli, Ital. Sacra, tom. IX, col. 400. De Commanville , Jn 7n6/e alphabet., p. 169. Gaet. Moroni, vol. XL VII, p. 303-305.

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