‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 418 sur 1294 · NICÉ - 1586 - NICE · texte numérisé non relu

NICÉ - 1586 - NICE

NICATOR. Voy. DÉMÊTBIU9, B* II.

NICAULÊ , nom que l'historien Joseph donne à la reine de Saba. Il dit que cette princesse était en même temps reine de l'Egypte et de l'Ethiopie. La reine de Saba , appelée dans l'Evangile la reine du Midi, tint A Jérusalem, attirée par la réputation extraordinaire de Salomon; elle proposa à ce prince diverses énigmes, et Salomon la satisfit de telle sorte, qu'elle avoua que sa sagesse surpassait de beaucoup Sa réputation. Elle rat ravie de l'ordre qui régnait dans le temple, ainsi que dans le palais de Salomon, et elle retourna dans ses Etats après avoir fait & ce prince et avoir reçu de lui les présenti les plus magnifiques. Vov. III Rois, x , f , 2, 3, etc.Matth., xn,42. Luc, xi?31. Joseph, Antiq., 1. VIII, c. ». D. Calmet, Diction, de la Bible.

NICCOLAl ou WICOLAI(Alfbnso), jésuite, né è Lucques en i706, mort à Florence l'ah 1784j, professa l'Écriture sainte à Rome, et devint théologien impérial en Toscane,sous les grandsducs François et Léopold. Il a laissé en italien quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Dissertations et Leçons sur f Écriture sainte; Rome, 13 vol. in-4°; — 2» Mémoires historiques sur saint Biaise, évoque et martyr: ibid., 17G2, in -4% — 3» Entretiens sur la religion; Gènes, 4770, 8 vol. in-8»; — 4° Panégyriques et pièces en prose tt>scane; Florence, 1753, tn-4*. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

NICÊCE ou NI CET (Saint), en latin Nicetius, évèque de Trêves, qui vivait du vau vi« siècle, fut élevé dans un monastère dont il devint abbé. Nommé à l'évéché de Trêves en 527, il gouverna son diocèse avec zèle et fermeté, assista au concile d'Auvergne tenu l'an 535, puis au cinquième concile d'Orléans, en 549; mais il fut exilé par Clotaire, qu'il avait excommunié. Rappelé par Sigebert en 561 , 11 reprit ses fonctions éniscopalesà la grande satisfaction du peuple. Il écrivit à l'empereur Justinien pour le rappeler à la foi commune de l'Église ; il écrivit aussi vers le même temps à la reine des Lombards pour l'engager à travailler à la conversion de son mari, qui était arien. On trouve ces deux Lettres parmi les conciles; saint Nicet a, en outre, composé deux petits traités : l'un Sur les veilles des serviteurs de Dieu, et l'autre Sur l'utilité de la itsalmodie; ils ont été insérés dans D. Luc d'Achéry, Spinlegmm, tom. III. Un Martyrologe manuscrit qui a plus de 600 ans de date , attribue aussi à notre saint le Te Deum; mais ce célèbre cantique est plus ancien ; on l'attribue généralement à saint Ami- 1 oise. Quelques Martyrologes ont placé sa fête au 1" octobre; mais le romain moderne mentionne ce saint évêque le 5 décembre. Voy. saint Grég. de Tours, Vies des Pères de France, c. xvii. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecciés., tom. VI, p. 365 et suiv. L'Hist. littér. de la France, tom. III . p. 291. La Gtdlia Christ., tom. XIII, p. 380. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér. Gaet. Moroni, vol. XLV1I. p. 314-316.

N 1CÉE { Nicœa ), ville épisc. de la Bithynie, sous la métropole de Nicomédie. au diocèse du Pont. Strabon dit qu'elle s'appelait auparavant Antigonia, du nom d'Antigonus, son fondateur, et que ce fat Lysimachus qui lui donna celui de Sicée. Les empereurs Valens et Valentinien ayant divisé la Bithynie en deux provinces, première et deuxième, la ville de Nicéc devint métropole de la deuxième Bithynie, tant pour lu gouvernement civil, que pour la juridiction ecclésiastique. Cette ville est dovenuc fort cék-bré par les deux conciles généraux qui s y

sont tenus. Celui de 325, qui est le premier concile oecuménique de l'Eglise, fut célébré sous le pontificat du pape saint Sylvestre et sous l'empire du grand Constantin. Trois cent dix-huit évéques y assistèrent. Le concile dressa contre Arius un symbole de foi dans lequel il définit que Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, est consubstantiel au Père. Ce symbole, souscrit par tous les évéques, moins dix-sept, qui se réduisirent è cinq et ensuite à deux, oui furent exilés par l'empereur avec Arius , est le même que le Symbole de Nii-ée qui fait encore aujourd'hui partie de la liturgie de l'Eglise. On y fl«a la Pàque au dimanche après le 14 de la lune de mars, parce que Jésus-Christ ressuscita le dimanche qui suivit la Pâque des Juifs. Ce concile fit aussi plusieurs canons de discipline. Le deuxième concile général de Nicée, qui est lé septième œcuménique de l'Église, eut lieu l'an 787, sous le pape Adrien 1" et sous l'empereur Constantin, fils de l'Impératrice Irène; il s'y trouva trois cent soixante-dix-seftt évéques d'Orient. Ce concile fut tenu pour réformer les décrets de celui de Constantinople qui , sous Constantin Copronyme, en 754. avait condamné le culte et l'usage des images. La plupart des évéques qui avaient assiste au concilé de Constantinople et souscrit à ses décrets, se rétractèrent a Nicée. On trouve dans les Actes du second concile de Nicée, outre les décrets contre les Iconoclastes, vingt-deux canons de discipline. Ce concile fut un certain temps sans être reçu par les évéques de France, qui donnaient surtout pour motif de leur refus qu'il n'avait pas été assemblé de toutes les parties de l'Église, et que sa décision n'était pas conforme à la décision de l'Eglise universelle. Les Grecs répondaient que le pape y avait assisté par ses légats. Ces diverses raisons font la matière des livres appelés Carolins. On conçoit jusqu'à un certain point la résistance des évéques français, qui avaient été trompés par une mauvaise version des Actes du concile. Mais depuis la lettre d'Adrien Ier à Charlemagne, lettre dans laquelle ce souverain Pontife répond aux livres composés par son ordre ( Voy. Carolins), , ils ne pouvaient plus objecter la prétendue décision du concile. Voy., pour les diverses questions qui se rattachent aux deux conciles , De Vtta Constantini , 1.111, c. vi, vin, IX. Athanas.. Episl. ad Afros., c. n. Sozomen., Hist. eccles., I. L c. x. Socrat., Hist. eccles., L 1, c. vni,tin. Théodoret, Hist. eccles., 1. I, c. vn. Rufln, Hist. eccles., 1. 1, c. iv, v. Lequien, Oriens Christ., tom. L p. 640. Hardouin. tom. I, p. 345, 422; tom. Il, p. 2W>; torn. IV, p. 21-23, 26 et suiv» Mansi, Sn/m/c>n. Collect. Concit.. tom. Il, col. 604.696,690,702, 759,806, 882-897, 91H, 906, 919, 993, 1082. Richard et Giraud. Bergier, qui, dans son Dktion. de thévl., répond aux objections contre le culte des Images, objections tirées do prétendu concile œcuménique de Constantinople tenu l'an 754. Héfélé, qui, dans le Diction, de la théoi. cathol., rapporte, outre des détails historiques très-Importants, les canons des deux conciles de Nicée. Gaet. Moroni, vol. XLV1I, p. 305-342. Compar. Abiajïirme.

L NICÉPHORE (Saint), martyr, né i Antioche, mort en 260, était intimement lié avec un prêtre nommé Saprice. Cependant leur amitié se changea en haine ; mais Nicéphore, rentrant en lui-même, tacha par tous les moyens de se réconcilier avec Saprice. Ce dernier résista à toutes ses instances, et, ayant été arrêté comme chrétien, fut condamné à perdre la téte. Comme il se rendait au lieu du supplice, Nicé-

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