‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 421 sur 1294 · NICK · texte numérisé non relu

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riques et des poèmes. Fabricius, dans sa Bibltnfh. Grava, a donné la liste complète de ces publications , qui pour la plupart sont restées manuscrites. Parmi les imprimés nous citerons seulement : 1° une Histoire de Constantinople , depuis l'an 1204 jusqu'en 1311, en grec et en latin; Paris, 1702, 2 vol. in -fol.; édition qui a été reproduite avec beauconp de soin et des améliorations par Schopen; Bonn, 1829-1830, 2 vol. in -8°; — 2° Vita satwti Codrati, traduite par Reinold Dehn dans le second volume des Acta Stinctoruntf — 3° Pasrhalium correctum , dans YUranologium du P. Petau et dans sa Dtjc- Irina Temporum; tom. 111. ^ 'oy. Bellarmin. Possevin. Boivin , Vita Sic. Grtgor. dans son édit. Fabricius, Biblioth. Grtrc., tom. VII. Michaud et la Nouv. Bv*gr. génér., art. Grêgoras NicÊ-

PHORE.

NICÉRON (Jean -Pierre), barnabite, né 4 Paris en 1085, mort l'an 1738 , se livra à l'enseignement, à la prédication et à l'étude des langues. Parmi ses divers écrits nous citerons : 1° Mémoires pour servir à F histoire des hommes illustres dans la république des lettres, avec te catalogue rttisonné de leurs ouvrages ; Paris, 1727- 1745,41 vol. in-12; trad. en allemand; 1740-1777; — 2° La Conversion de l'Angleterre au christianisme comparée avec sa prétendue réformation ; trad. de l'anglais; ibid., 1729, in-8»; — 3° Géogr. phys., ou Hist. natur. de lu terre , trad. de /*««glais de M. Woodumrd par Noguis, docteur en médecine , avec la réponse aux objections de M. le docteur Camerarius ; plusieurs lettres écrites sur la même matière et la distribution méthodique des fossiles, traduites de l'anglais par le P. Nicéron; Paris, 1735. in -4°. Voy. l'abbé Goujet, Eloge de J.-P. Sicéron. à la fin des Me m. des hommes illustres , tom. L, p. 379 et suiv. Chauffopié, Nouv. Dict. hist. et crit. Les Mémoires de Trévoux, juin 1727, p. 1031-1032. Richard et Giraud Michaud. La Souv. Riot/r. génér.

I. NICET(Sainn,en latin JViw/hu, archevêque de Trêves. Voy. NlCÈCE.

II. NICET (Saint), en latin Nicetius, archevêque de Lvon. Voy. Nisier.

III. NICÉT (Saint), en latin Nicetius. archevêque de Besançon, vivait du vi« au vu* siècle. H donna l'hospitalité à saint Coloraban lorsque ce dernier, chassé des Gaules, passa à Besancon. On célèbre le 31 janvier la fête de saint Nicet, mais Bollandus a publié ses Actes au 8 février. Voy. Dunod de Charnagp, Hist. de l'Eglise de Besancon, tom. 1. La Go//i'o Christ., tom. XV, col. 12. L'abbé Richard , Hist. des diocèses de Besancon et de Saint -Claude. La Souv. Biogr. génér.

I. NICÉTAS (Saint), martyr goth, né sur les bords du Danube , mort en 372, tut converti par Théophile, évéque métropolitain des Scythes, des Sarmates et des Goths. Il périt sous Athanaric, roi des Goths, pour n avoir pas voulu adorer l'idole que ce prince barbare avait fait

f»romencr sur un chariot à travers la ville. Avec ui souffrirent deux prêtres . Barthus et Verra , un solitaire nommé Arpila et vingt-trois autres

rersonnes. Les Grecs et les Latins célèbrent le 5 septembre la ft'te de saint Nicétas. Voy. Bollandus, 15 septembre. Sozomène, Hist. ecclés., I. VI, ch. xxxvn. D. Thierry Ruinart, Acta primorum murtynnn. Richard et Giraud. Drouet de Maupr-rtuv, Les Véritables Actes des martyrs (Paris, 1732 . 2 vol. in-12), tom. II ; Remarques, p. 383. La Souv. Biogr. gêner.

II. NICÉTAS (Saint), apôtre des Daces, né i à Romatiane ou Rémésiane (Bemelianiensit ou Homatwnum civitas), en Mysie, vers l'an 341,

mort vers 414, devint évéque de sa ville natale, assista en 391 au concile de Capoue , et fit de nombreuses missions au delà du Danube afin d'y faire briller la lumière de l'Evangile. Saint Paulin, qui a composé en son honneur des vers pleins d'affection et de respect, lui donne la

3ualité de très-savant (dvetissimus). Gennade it que Nicétas a composé divers ouvrages qui lui ont fait donner rang parmi les saints Pères et les auteurs ecclésiastiques; il nomme, entre autres : 1° un Traité pour l'instruction de ceux qui se préparaient au baptême; — 2° un Traité pour aider à relever une vierge qui était tombée dans le péché. On honore sa mémoire le 22 juin , quoique son nom figure au Martyrologe romain à la date du 7 janvier. Voy. Lequien , Orient Christ. \ tom. II , p. 306. Richard et Giraud.

III. NICÉTAS ou NICÈTE ( Saint ) , abbé , né i Césarée , mort à Constantinople le 3 avril 824, s'appliqua à l'étude des saintes Écritures, et se retira dans le monastère des Arémètes de Médice, fondé sur le mont Olympe, en Bithynie,

fiar saint Nicéphore , qui en était supérieur. Il ut ordonné prêtre, et devint abbé de ce monastère à la mort de son fondateur. Exilé par Léon l'Arménien , qui n'avait pu lui faire adopter les erreurs des iconoclastes, il fut rappelé, et, sur son refus d'obéir aux ordres de l'empereur, il eut à souffrir les plus cruelles persécutions. Ces hérétiques, désespérant de le gagner à leur cause , réussirent à le tromper; mais Nicétas, découvrant la fraude dont on avait usé à son égard, se rétracta immédiatement. Déporté dans l'île de Sainte-Glycérie , située aux extrémités de la Propontide, il recouvra sa liberté sous Michel le Bègue. Les Grecs et les Latins célèbrent sa fête le 3 avril. Voy. Surius, Vitœ Sanctomm. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

IV. NICÉTAS, moine de Gonstantinople l'an 1120, a écrit pour le concile de Chalcéd contre un prince d'Arménie. Voy. Léo Alla

prince d'Arménie. Voy.

De Eccl. (ktid. et Orient, consens.

V. NICÉTAS, archevêque de Thessa Ionique qui vivait vers l'an 1200, avait d'abord été bibliothécaire de l'Église de Constantinople. Il se montra assez favorable aux Latins. Il avait composé : un Traité de la procession du Saint-Esprit , contre celui d'Hugues Etherianus ; on en

trouve des fragments dans Léo Allatius;

2" Réponse aux demandes du morne Basile ; elle a été insérée dans Leunclavius, Droit arec -romain. Voy. Léo Allatius, De Ecclet. Ôccid. et Orient. Consensu.

\h NICÉTAS ACOMINAT. Voy. Acominat,

Vli. NICÉTAS DAVID. Vou. David, no XXII

VIII. NICÉTAS PECTORATOS. moine do monastère de Stude , vivait au xi* siècle. 11 prit le parti de Michel Cerularius contre les Latins , et composa un traité qui fut réfuté par le cardinal Humbert, légat du Saint-Siège en Grèce. On l'admit à la communion de l'Église romaine après qu'il eut rétracté son ouvrage. Il avait composé encore d'autres ouvrages, parmi lesquels on cite : 1° Traité de fdme, dont on trouve un fragment dans Léo Allatius; — 2» Hymne en l'honneur de saint Nicolas. Voy. Léo Allatius.

IX. NICÉTAS SERRON, évéque d'Héraclée dans le XIe siècle, avait été d'abord diacre de l'église de Constantinople. On a de lui : Commentaires sur une partie des œuvres de saint Grégoire de Nazianze; on les trouve en latin parmi les ouvrages de ce Père. On lui attribue :

une Chaîne des Pères grecs sur le livre de , en grec et en latin ; Londres , 1G37, "

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mais plusieurs auteurs la lui contestent ; — 2* une Chaîne sur les Psaumes et une sur le Cantique des cantiques; Bàle , 1552.

NICÈTE (Saint), abbé. Voy. Nicétas, n« 111. NICHES. Le prophète Aroos dit que les Israélites , dans leur voyage du désert , ont porté la tente ou le pavillon de leur dieu Moloch , l'image de leurs idoles , l'astre de leur dieu ; saint Étienne, comme on le voit dans les Actes des apôtres, leur adresse le même reproche. D'après cela, on conjecture que Moloch et les autres divinités païennes étaient portées dans des niches, sur les épaules des hommes ou dans des chariots couverts ; car c'était l'usage des païens de mener leurs dieux en procession ou dans les marches publiques. Voy. Amos, v, 25, 26. Actes , vu , 43. Clém. Alex., Slrom., 1. V, Philon de Biblos, dans Euseh., Pixeparat., 1. 1. Sulpit. Sever., De Vita S. Martini. Herodot., Hist., L IV. Macrob., Saturnal. rfier., I. I. Tacit, De Mon but Germon. D. Cahnet, qui , dans son Diction, de la Bible, rapporte les passages des auteurs que nous venons de citer, et ceux de plusieurs autres.

NICHILIANLSTES {Nichilianistœ), hérétiques, selon Gauthier de Saint-Victor, qui niaient que Jésus-Christ comme homme fût quelque chose, et dont le chef était Pierre Abailard, qui prétendait que Jésus-Chrite/i tant qu'homme n'était nen lerat nihit). Voy. Gauthier de Saint-Victor, De* Quatre Labyrinthes de la France, Abailard , Gilbert de la Porte, Pierre Lombard et Pierre de Poitiers; il y accuse ces quatre écrid'erreor sur la Trinité et l'Incantation. \ Du Cange, Glossar., ad voc. Nihilia-

XISTjE.

VKRISOLA (Jérôme -Michel), évéque de Theano, né à Vérone, mort en 1500, entra d'abord chez les dominicains. Promu a l'épiscopat en 1557 , il assista aux sessions du concile de Trente, qui se tinrent sous le pontificat de Pie IV. On a de lui : 1* De Laudilus B. Virginu; — 2° Directorium synotii in sua ecc/esiu nabendœ. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Pra>dte.. tom. 11, p. l'J5.

NICHOLS (William), anglican, né à Donnington , dans le comté de Buckingham , en 160». mort à Londres l'an 1712, se lit recevoir docteur en théologie à Oxford, et devint chapelain de Ralph, comte de Motitague, puis recteur de Selsey, dans le comté de Sussex. Parmi ses ouvrages "nous citerons : 1° The Religion of a prtnee, sftewing that the precepls of the holy Scriphires are the ttest maxims of government ; Londres, 1704, in -8°; — 2» The Dut y of mfermrs towards their superiors , in V discour'cs; ibid., 1701, in -8"; — 3» A Conférence with a thetst in V ports; ibid., 1703, m-8°; 3» édit., augm., 1723, 2 vol. in-8°; — 4» Practical Essay on the cuntempt of the world; ibid., 1694, 1704, in-12 ; — 5» une traduction de Vhirod. à ta Vie dévote par saint François de Sales. Voy. Wood , Athenee Oxomenses , tom. II. Feller, Riogr. univers La Souv. Biogr. génir.

MCIA. Voy. NlCiAS.

N1C1AS, moine du vi* siècle, a composé : 1» un ouvrage contre sept articles que le philosophe Ptuloponus avait avancés dans son traité intitulé : L Arbitre ou le Juge; — 2° un Traité contre Sévère ; — 3" deux Livres contre les païens. V'oy.Photius, Cod., 50.

NI CI AS ou SICIOM, NICIUS, ville épisc. de la première Egypte, au patriarcat d'Alexandrie, sur le bord oriental du fleuve Agathodéraon, érigée en évéché au v< siècle. On en connaît i , dont le premier, Héraclide , fut

ordonné par Mélèce, schismatique. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. II, p. 523. De Commanville. P* Table alphabét.

I. NIC0DÈME, disciple de Jésus-Christ, était Juif de nation, et appartenait a la secte des pharisiens. L'Évangile le nomme prince des Juifs, et Jésus-Christ l'appelle tntdtre en Israël. Nicodème vint pendant la nuit trouver Notre - Seigneur, afin d'apprendre de lui la voie du salut. Il défendit Jésus contre les pharisiens, et, avec Joseph d'Arimathie, il rendit les derniers devoirs au corps sacré du Sauveur. Nicodème reçut le baptême des disciples de Jésus; mais on ne sait si ce fut avant ou après la Passion. Les Juifs le déposèrent alors de la dignité de sénateur, et l'expulsèrent de Jérusalem. Gamaliel, son oncle , le reçut dans sa maison de campagne, et l'enterra avec saint Etienne. L'Évangile apocryphe qui porte son nom est plein d'erreurs et de faussetés ; il a été composé par les manichéens. L'Église célèbre le 3 août I invention de son corps. Voy. Jean, m. D. Calmet, Dictirm. de In Bible. Michaud, Biogr. univers.

IL NICODÈME (Adam-Bu. chai d SELLY. en religion), de l'Ordre de Saint-Basile, né en Danemark, mort à Saint-Pétersbourg l'an 1746, était luthérien de naissance. L'an 1722 il vint en Russie, professa la langue latine, et l'an 1744 embrassa la religion de ce pays. On a de lui : 1» Schedtasma titferarium de scriptor ibus qui historiam politico ecclesiasticam Rossia: scriptis illustrant» t ; Revel, 1736; trad. en russe; 1815; — 2° De Rossorum Hierarchia ; 5 vol.; trad. en russe, et insérée dans l'Histoire de la hiérarchie russe, tom. I. Voy. la .Souv. Biogr. génér.

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