‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 422 sur 1294 · I. NICOLAÏ (Atfonso). Voq. NicCOLAL · texte numérisé non relu

I. NICOLAÏ (Atfonso). Voq. NicCOLAL

II. NICOLAÏ (Christophe -Frédéric), protestant, littérateur, né à Berlin en 1733, mort l'an 1811, étudia les langues, la philosophie, l'histoire et b?s mathématiques. Il a laissé en allemand un grand nombre d'ouvrages dans lesquels il montre une indépendance d'esprit qui va souvent jusqu'à l'excès. Il juge sévèrement et même avec injustice les institutions catholiques. Dans la Bibliothèque allemande universelle il n'attaque pas de front le christianisme, mais il le mine sourdement. Nous ne citerons de lui qu'une dissertation d'un mérite d'ailleurs assez médiocre, et intitulée : Essais sur les accusations portées contre l'Ordre des Templiers et sur ses mystères, avec quelques observations sur l'origine de In franc-maçonnerie; Berlin , 1782, 2 vol. in-8° ; 1783 ; trad. en français ; Amsterdam , 1782, in-12. Voy. Michaud, Biogr. univers., où Nicolaï est

Justement apprécié au point de vue religieux, .a Nouv. Biogr. génér., qui donne une longue liste, quoique incomplète, des écrits de Nicolaï.

III. NICOLAÏ (Érasme), évèque de Vesteras, en Suède, mort en 1580, fut du nombre des théologiens suédois qui se prêtèrent aux vues de Jean III, fils de Gustave Vasa, pour le rétablissement de la religion catholique en Suède ; et il fut installé dans son diocèse suivant le rit romain. Sa carrière épiscopale fut très -orageuse , et il mourut peu regretté. On a de lui : Patdéwn Mathéma, seu b revis ratio discendi theologiam; Wittemberg, 1561. Voy. Michaud, Bioor. univers.

IV. NICOLAÏ (François), évéque de Capaccio , dans le royaume de Naples , a publié une dissertation sous le titre de : Dissertatio historico-canonica de episcopo visitatore , seu de antique regimine Ecctesia vacantis ad intelligentiam verborum in registro epistolarum S. Oregorii Mugni : Visitator accédas. Autore Franc. Sicolai

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episcopo Caputaquenst ; Rome, 1710, in-fol. Voy. le Journ. des Savants , 1710, p. 608.

V. NICOLAl (Jean), domicicain. né à Monta, près de Stenay, au diocè$e de Verdun, en 1504, mort à Paris l'an 1673, se fit recevoir docteur en théologie, et professa cette science pendant vingt ans dans une maison de son Ordre, dont il fut nommé prieur en 1661 . Il est auteur d'un certain nombre d'écrits, parmi lesquels : l°/«dicium seu censorium sujffragimn de propositiotuy Antnnii Arnuldi : De fuit uratia Petro; Paris, 1056, in-4°; ouvrage publie en français sous ce titre : Avis délibératif: 1656; — 2« S. Thomas Aquinatis Expositio continua super quatuor Evangelùtas, etc.; Paris, 1657, in-fol.; Lyon, 1670, in-fol.; — 3" S. Thomœ Aquinatis prœclarissima Commentaria in IV libr. setUenUarum P. Lotnttardi , avec des notes ; Paris , 1659 , 4 vol. in« fol.; — 4° S. Thonut Aquinatis Commentarius posterior sujtcr libros Sentent iarum, elc; ibid., 1060, in-fol.; — 5» S. Th. Aguinntis quodlibetales Quastiones, etc.; ibid.. 1660, in-fol.; — 6» Summa théologien S. Th. Aquinatis accuratius reeognita , etc., avec des notes; ibid., 1663, in-fol.; Lyon , 1685 et 1686 ; — 7» De Jejunii christiani et christiantt abstinentia? vero ac légitima Ritu Dissertât m, etc.; Paris, 1667 et 1775, in-12; — 8» De Rnptiwn nntiquo Usu ab Eeciesia instituto, etc.; ibid., 1067, in -12; — 9° In Catenam auream S. Thomœ ne P. Nicolai editionem novam apolo-

Stica Prcefatio; ibid., 1668; — 10» une édition i la Théologie latine de Rainier de Pise , avec des corrections et des suppléments; Lyon, 1655, 1670, 3 vol. in-fol. Voy. le P. Échard, Seriptor. Ord. Praidic., tom. H , p. 647. Le P. Nicéron , Mémoires , tom. XXIV. Richard et Giraud, qui donnent la liste des autres ouvrages de Nicolai. Feller, Biogr. univers. \j& Nouv. aiogr. génér.

VI. NICOLAI ou NICOLAS (Jean), ont iquaire allemand, né à lltn , en Saxe, Tan 1665, mort en 1708, fut nommé professeur d'antiquités à Tubingue en 1702. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, entre autres : 1* Demonttratio qua proliatur gentilium theoiogiam , deos . sacrifiria ex fonte Scripturat oriy i nttn traxisse; Helmstasdt, 1681, in-8*; ouvrage condamné par la S. Congrégation de l'Index (decr. 14 aprilis 1682); — 2* De Nimbù antiquorum imagmibus deorum, imperatorum ofim et nunc Christi , Apostolorum et Mariai capitis adpictis: Iéna , 1600 , in-12; — 3° Sagan, seu vicarius Pontihcis perpétuas, non datur in Scrivtura, sed rabbinorum figmentum est; ibid., 1009, in-4»; — 4» De Juramentis Hebrœorum , Gra*:orum, Romanorum alio~ rumqur ptfpuiorvni ; Fraucfurt, 1700, in-12; — 5* Antiquttales ecclesiatticat in çuibus mores christianurum veterum mstenduntur ; Tubingue, 1705, in-12; — 6e De Seuuichris Htbrœorum ; Leyde, 1706, in-4»; — De Mose Alpha dicto; ibid.. 1704, in-12; ouvrage dans lequel, comme le remarquent judicieusement Richard et Giraud . l'auteur réfute une ancienne calomnie des gentils contre Moïse, qu'ils appelaient Alpha, par une allusion maligne au mot grec alphô, qui signifie lèpre ou gale , faisant entendre que Moïse avait été lépreux ; calomnie fort ancienne, puisque Justin, Tacite. Diodorede Sicile, M a néthon , Chssrémon , Lysimachus, Apion , ont prétendu que Moïse et les Israélites n étaient sortis de l'£g\pte que parce qu'on les en avait chassés comme' affectés de la lèpre et d'autres maladies sales et contagieuses; — De Luetu christianorum , seu de ritibut ad sepulturam pertinentibus: ibid., 1739; - » Adnotationes ad ltbellum D. de Flewy : De Moribus Patriarcharum; ibid., 1740, in -8». Voy. le Journ. de* Sa-

vants, 1706. Sax, Onomasticon, tom. V, p. 270. Richard et Giraud. Michaud , Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér., qui donne la liste complète des écrits de Nicolaï.

VIL NICOLAI ( Jean- Frédéric ), protestant, orientaliste, né à Querfurt, dans la haute Saxe, vers l'an 1639, mort en 1683, professa pendant quelque temps à l'université d'iéna, puis devint pasteur de Lunebourg, et ensuite surintendant a Lauenbourg. 11 a publié : 1* De Utterù Hebraorum, Grœcorum et Latinorum qui bus dam mnemonicis ; Iéna , 1670, in-4» ; — 2» Hodegeticum orientale harmonicum quod complectitur /encan linguarum ebraicar, chaldaicee, syriaear, arabica, atthiopicœ et persicar ; ibid., 1670, in-4*; — 3» Fasciculus ftorum phitosophicorum ; ibid ., 1671 . Voy. Michaud , Biogr. univers, au SuppJém. La Nouv. Biogr. génér.

VIII. NICOLAI < I eurent ). jésuite, né en Norwége , mort à Wilna en 1622 . professa la théologie dans le collège de Stockholm , et fut envoyé de Rome en Suède afin de travailler au rétablissement de l'orthodoxie dans ce royaume. Il a donné une savante Apologie pour la foi catholique , contre les écrits de deux luthériens. Vou. Maimboorg, Hùt. du luthéranisme.

IX. NICOLAÏ (Philippe), luthérien, né i Hengershausen, dans le Landgraviat de Hesse, en 1556, mort l'an 1608, exerça les fonctions de pasteur à Hambourg. Il s'est t'ai t remarquer par une sorte de fureur fanatique contre les catholiques et les calvinistes. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages de controverse roligieuse, parmi lesquels on distingue surtout deux libelles dont la grossièreté égale la violence. Le soin avec lequel les amis de l'honnêteté publique les ont supprimés les a rendus rares, surtout le premier. Ces libelles sont : 1° De Duobus Antichnsti», Mahumete et pontifice romano; Marpurg, 1590, in-£»; — 2* De Antichristo romano perdit ionis fi/io conflictus; Rostock, 1609, in-8». Les Œuvre» complètes de Nicolaï ont paru à Hambourg, 1717, 6 vol. in-fol. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Bioqr. génér.

I. NICOLAlTES, nom d'une des plus anciennes sectes d'hérétiques. Dieu dit dans l'Apocalypse que les actions des Nicotaltcs lui sont odieuses : Faeta Nkolaitarum , qua et ego oéi. Ces hérétiques sont ainsi nommés de Nicolas, un des sept premiers diacres de l'église de Jérusalem. Cependant on ne sait au juste si ce Nicolas est Fauteur et le chef de la secte des NicolaRes. Saint Irénée , saint Êpiphane , Tertu 11 ion et saint Jérôme le pensent; mais Clément d'Alexandrie, qui témoigne beaucoup d'estime pour Nicolas, dit qu'on a pris trop i la lettre une parole que ce diacre prononça sans réflexion. Cet auteur rapporte que Nicolas ayant une femme dont on le disait jaloux, la fit venir en présence de l'assemblée, et permit de l'épouser à quiconque la voudrait; il n'avait pas réellement l'intention de la donner en mariage à personne : mais il voulait seulement confondre ceux qui l'accusaient de jalousie. Quelques débauches ayant saisi ce prétexte pour mépriser les règles du mariage, formèrent une hérésie à laquelle ils donnèrent le nom de Nicolas. Cette hérésie consistait seulement dans une conduite peu réglée. Plus tard il y eut de nouveaux Nieolaïtes, qui : 1» niaient la divinité de Jésus- Christ par l'union h y pos ta tique, et disaient que Dieu avait seulement habite en lui ; 2* prétendaient que les plus illégitimes voluptés du corps étaient bonnes et saintes; 3* reconnaissaient plusieurs espèces de puissances ou de divinités, et los honoraient par les actions les plus infîmes ,

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les appelait - on Barborile* ou Bourbeux, c'est-à-dire sales et obscènes ; ce qui n'empêcha pas ces hérétiques de prendre le nom de Gnostiquex et de Ptnbùmistes , qui signifie savants et ferma dans les scient**. Ils se divisèrent en d'autres sectes qui furent appelées Stratiotiques et Uvtttifuet. Au xi* siècle , l'hérésie des NÎcolaïtes fut renouvelée par l'incontinence de quelques clercs qui voulurent se marier; maïs le cardinal Pierre Damien contribua puissamment à l'eitirper. Voy. Apocal., tl, 6, 15. Ignat., Epiit. ad Trallens. et ad Philadelph. Iren., Advert, karts., 1. I, c. xxvii, et 1. III, c. il. Clément d'.4Jei., Stromat., 1. III. Eusèbe, Hist., 1. III. S. Epiphan., Harres. 25. Théodoret, Hceret. Fab., I lîl. Baronius, ad ann. 68, 1069 et seq. Richard et Giraud. Pluquet, Diction.de* hérésie*. D. Massuet. Dissertations sur saint lrénéc,p. 66-67. Bergier, qui, dans son Diction, de thévl., réfute les erreurs de Gocceios, d'Hoffman, de Witringa et de plusieurs autres critiques protestants sur les Sicvlaites.

II. HICOLÀlTES. partisans d'Henri Nicolas. Voy. Nicolas , n« XXII.

' NICOLAS. Ce nom étant commun à un grand nombre d'homonymes divers, nous avons placé d'abord un personnage mentionné dans la Bible, puis les papes, ensuite les saints, soit hommes, soit lieux, après, les bienheureux, enfin le reste des homonymes qui n'appartiennent à aucune de ces catégories.

L MCOLAS, prosélyte d'Antioche qui, de païen s' étant fait juif, embrassa ensuite la religion chrétienne, et fut, comme on le lit dans les Actes des Apôtres, choisi pour être un des premiers sept diacres de l'église de Jérusalem. La mémoire de ce diacre a été obscurcie par l'accusation intentée contre lui d'être l'auteur de ia secte des Nicolattes, ou du moins d'y avoir donné occasion. Vay. Actes, vi, 5. Feller, Biogr. u*nert. Compar. Nicolaïtes, n8 I.

II. NICOLAS I« (Saint), surnommé le Grand, pape, né a Home, mort en 867, succéda à Benoit LU l'an 858. 11 sut, par sa science et son lubileté, démêler les affaires les plus difficiles, soutenir les intérêts de la religion et défendre avec fermeté les droits de l'Église. Il maintint en faveur de saint Anschaire l'union des églises de Brème et de Hambourg, confirma la doctrine je au sujet de la grâce et du libre ar-

bitre, envoya des légats à Constantinople pour examiner 1 affaire de saint Ignace, patriarche de cette ville, déposa l'usurpateur Photius dans b? concile tenu a Rome en 863, excommunia Loti jure, roi de Lorraine, s'éleva avec force contre quelques hérétiques qui renouvelaient les erreurs des Théopaschites, travailla à la conversion des Bulgares, et assembla plusieurs synodes pour la réforme des mœurs, il nous reste de Nicolas 1er des Lettre* f qui ont été insérées dans les éditions des Conciles. Adrien II lui succéda. Votp. Anastase le Biblioth., ht Vita Nicol*i I. Mura tort, Scriptor. rerum Uni., tom. III, r. IL Hardouin, tom. V. Mansi, Supplem. Coi- Coneit., tom. XV. Baronius, Annal., ad 861 , 863. Platina , In Vitas summorum ponm opus. Duchesne, Hist. des papes. D. Ceil- Hiet. des Aut. sacr. et ecctés., tom. XIX, p. 160. Voy. encore Richard et Giraud. Feller. •lichaod. Le Diction, de la théol. calhol., et la Nouv. Biogr. yenér., qu'on peut consulter pour les papes suivants.

VU. NICOLAS 11 , pape, né au château de Chevron , en Savoie, mort à Florence en 1061 , se nommait Gérard de Bourgogne. D'abord évéque de Florence, il succéda à Êtienne IX en 1058, et,

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dans un concile assemblé à Sutri, U déposa lanti-pape Benoit X. L'an 1059, il célébra à Rome un concile dans leqoel Bérenger rétracta ses erreurs. On y Ut aussi de sages règlements pour prévenir les troubles qui pourraient survewr à l'élection des papes. Alexandre II lui succéda. Il nous reste do Nicolas U ; 1* neuf Lettres, que l'on trouve dans Labbe, Collection des Conciles, tom. IX, p. 1092-1097 ; — 2° Hecueil de canons ou d'ordonnances, daté de l'an 1060, qui a été inséré dans les Mélanges, tom. VIII. Le Décret de Nicolas II sur l'élection des papes a été publié dans G. d'Eckhard, Corpus historiée medti cevt, tom. III. On a publié : Epistola Stephani IX, iïicolai II et Atexandri 11, pontiAcum romanorum, ad Gervasium, Bemenscm archiepiscopum, etc.; Paris, 1610, in-8». Voy. Baronius, Annal., ad ann. 962, n. 3, seq.: ad ann. 1059, n. 72, seq. Hardouin, tom. VI. Muratori, Scriptores rerum liai., tom. II, par. II, et tom. III, par. L D. Ceillier, Hisi. des Aut. mer. et ecclés., tom. XX, n. 417 et suiv.

IV. NICOLAS III, pape, né à Rome, mort d'apoplexie à Surien , prés de Viterbe, en 1280, se nommait Jean-Gaétan Ornai; il était cardinal-diacre et inquisiteur de la foi. U succéda à Jean XXI en 1277, et se distingua par sa science, sa prudence et sa gravité. Plein de zèle pour la conversion des païens et le retour des senismatiques, il envoya a cet effet des missionnaires en Tartarie, puis des légats à Michel VIII, empereur d'Orient. Il obligea Charles d'Aniou, roi de Sicile, à renoncer au vicariat impérial de Toscane, parce que ce titre ne lui avait été conféré par le Saint-Siège que pendant l'interrègne, qui n'existait plus .l'empereur Rodolphe ayant été reconnu chef de l'empire romain. U l'obligea à renoncer aussi à la dignité de gouverneur de Rome, que le pape Clément IV lui avait donnée pour dix ans, terme qui était échu. Nicolas, par une nouvelle constitution, déclara qu'à l'a* venir aucun prince étranger ne serait revêtu de cette dignité. Dès ce moment les habitants de Rome le proclamèrent lui - môme gouverneur; mais il en fit remplir la charge en son nom par ses parents. Nicolas eut Martin IV pour successeur. On lui attribue un traité intitulé De Electione dignitatum. Voy. Platina et Duchesne, Vie de Nicolas III. Sponde. Bzovius. Raynaldi.

V. NICOLAS IV, pape, né à Asooli, dans la Marche d'Ancône, mort en 1292, se nommait Jérôme d'Ascoli, appartenait i l'Ordre de Saint- François, et était cardinal-évèque de Palestrine lorsqu'il succéda à Honoré IV, en 1288. Savant philosophe, bon théologien et habile politique, il gouverna l'Église avec sagesse, apaisa les querelles qui troublaient ses États, pacifia les rois de Sicile et d'Aragon, ainsi que quelques autres

firinces, et mit tout en œuvre pour convertir es infidèles et recouvrer la Terre -Sainte. Ses Lettres ont été publiées par Bzovius et Wading. On lui attribue des Commentaires sur l'Écriture sainte et sur le Maître des Sentences. On a im» primé séparément : Bulla Nicolai papa? IV ad Cluniaceuses monachot, dans Bu lice très romanorum Pontificum pro reformatione et ohservantia régula ri monachorum Ord. S. Benedicti abbatis; Paris, 1016, in-8°. Célestin V lui succéda, l v.y - Bzovius. Sponde. Raynaldi. Wading, Annal, Mmor.

VI. NICOLAS V, pape, né i Pi se en 1398, mort l'an 1455, s'appelait Thomas Parentucel/i ou Thomas de Sarsane, parce que son père avait longtemps habité cette ville. Il était cardinal de Sainte-Suzanne et évéque de Bologne lorsqu'il succéda à Eugène IV, en 1447. U rendit la paix

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à l'Église en déterminant l'anti-pape Félix V à renoncer à la papauté et en recevant à la communion le célèbre cardinal d'Arles, que son prédécesseur avait dépose. Dans le jubilé de l'an 1450, il canonisa saint Bernardin de Sienne, et, deux ans après, il couronna à Rome l'empereur Frédéric IV, avec son épouse Éléonore de Portugal. Doux, libéral, pacilique, bienfaisant, protecteur des savants et savant lui-même, il montra toujours le plus grand zèle pour la gloire de la religion, le bien du peuple et la prospérité des lettres. Calixte 111 lui succéda. Voy. Sponde. Raynaldi. Duehesne. D. Georgi, Vie de Nicolas V. en latin ; Rome, 1742, in-4°.

VIL NICOLAS V, anti-pape. Voy. Jean, no XXVII.

VIII. NICOLAS (Saint), évéque de Myre, en Lycie, vivait au iv« siècle. On pense communément qu'il assista au concile de Nicée en 325, et que son corps fut transporté a Bari , en Italie, au xi« siècle, puis dans un bourg de Lorraine appelé Suint-Steolas-du-Port,\ieu célèbre par le concours annuel des pèlerins. Les Actes de saint Nicolas ont été publiés par M. Falconi, archevêque de Sainte-Séverine, sous ce titre : S. Confessons , pontificis, et celebei rimi thaumaturyi Sicotai Acta primigenia , nu/*r détecta et eruta ex unteo et veteri codice inembraneo Vaticano, per Nicolaum Carminium Falconium, ab eodt'm latine reddita , et eu m recentioribus a/iis saucti Ni'-o/ai actis yraeo-latine, cum suis notis, édita; Naples, 4751, in -fol. Mais d'après ces Actes, saint Nicolas serait un archimandrite, qui devint évéque de Pinara, en Lycie, et qui mourut au vi* siècle. Voy. Richard et Giraud.

IX. NICOLAS (Saint), studite ou archimandrite du monastère de Stude, né à Ganée, en Candie, vers l'an 793, mort le 4 avril 8(58, fui élevé à Constantinople , dans le monastère de Stude, gouverné par saint Théodose Studite, qui l'éleva au sacerdoce malgré sa résistance. Nicolas convertit son frère lite.et voulut être le compagnon de captivité et u'cxil de saint Théodose , qui était cruellement persécuté par l'empereur Léon l'Arménien , fauteur de l'hérésie des iconoclastes. Rappelés de leur exil à la mort de ce prince, Nicolas et Théodose vécurent ensemble dans la solitude; mais les religieux du monastère de Stude ayant perdu leur supérieur, obligèrent Nicolas à se charger de leur conduite. Il se retira de nouveau dans la solitude trois ans après; mais il eut à souffrir une nouvelle persécution sous l'empereur Michel 111,

Ïiarce qu'il avait refusé de communiquer avec e fameux Photius, intrus sur le siège de Constantinople. Rendu à la liberté par la mort de l'empereur, il reprit le gouvernement de son monastère, à la sollicitation du saint patriarche Ignace. L'Église célèbre sa fête le 4 avril. Voy. Bollandus. Baronius, Annales, depuis l'an 814. Richard et Giraud.

X. NICOLAS (Saint), un des Frères-Mineurs martyrs, et compagnon de saint Daniel. Voy. Daniel, n° VI.

XL NICOLAS DE TOLENTIN (Saint), ermite de Saint-Augustin, né à Saint-Ange, près de Fcnno, dans la marche d'Ancùne, vers l'an 1239, mprt le 10 septembre, vers 1306, montra dès sa jeunesse une grande inclination à la vertu. Nommé chanoine de Saint -Sauveur dans son pays, il voulut mener une vie plus retirée et

{dus sainte encore ; aussi cntra-t-il bientôt chez es Ermites de Saint-Augustin, où il éditia ses frères par la sainteté de sa vie. Ses supérieurs le firent changer souvent de maisons, afin de mettre sous les yeux de tous les religieux un si

rare exemple de vertu, et ils fixèrent définitivement sa demeure a Tolentin, ville dont saint Nicolas a pris son surnom. Il y termina ses jours dans les sentiments de la pénitence et de la plus tendre dévotion. Il fut canonisé sous le pape Eugène IV, et l'Église honore sa mémoire le 10 septembre. Voy. Surius, Ki7* Sanctorum. Richard et Giraud.

XII. NI COLAS -AUX BOIS (SAINT-), en latin SoncttU Stcolatts in Bosco, abbaye de l'Ordre de Saint -Benoit et de la congrégation de Saint- Maur située en Picardie, dans les bois de Couci, entre Laon et la Fère; on rapporte sa fondation à la fin du XIe siècle.

XIII. NICOLAS-DES-PREZ (SAINT-), en latin Sanctus Sieolaus a Pratit, abbaye de chanoines réguliers de l'Ordre de Saint-Augustin, située dans la ville de Verdun. Elle fut fondée, en 1219, par Jean d'Apremont, évéque de Verdun, qui y tit venir des chanoines de Saint-Victor de Paris, et leur donna un terrain nommé le Pré-l'Êvé-

2ue, et tjui était situé hors des murs de la ville, e fut d'abord un simple prieuré, mais, en 1252, on lerigea en abbaye. Elle était unie à la congrégation de Saint-Sauveur. Voy. VHisl. de Lorraine.

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