XXXII. NICOLAS DE H AN APS ou HAN
NAPES. Voy. Hannapes.
xx xiu. Nicolas de inckelspdel, recteur de l'université de Vienne, né en Souabe', vivait au xv* siècle ; il assista aux conciles de Constance et de Bàle. Il a laissé : 1» onxe Seri — 2° Discours sur le ltècaloom , rOrtiisxn
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, les trou parties de la pénitence , les béatitudes, les sept péchés mortels et le confeannal . ces outrages ont paru à Strasbourg, 1516. XXXIV. H1C0LAS DE LYRE ou DE LYR.A
(Lyrama), cordelier, né à Lyre, au diocèse d'É-
, mort en 1340, .-tait né de parents juifs. 11 entra, en 1291 , cher les cordeliers de Ver-
neuil, vint à Paris, où il professa longtemps, et parvint, grâce à son mérite, aux premières de son Ordre. On a de lui : 1» Postules Commentaires sur toute la Bible; la édition est celle de Lyon, 1590; — 2» Des Différences de t Ancien et du Nouveau Testaient ; Rouen, in-8*; — 3° Commentaires moraux sur t Ecriture : — 4» une Dispute contre les Juif»; — 5» Traité contre un rabbin qui se servait du Nouveau Testament pour combattre la religion chrétienne ; — 6* Commentaires sur les Psaumes, le* Cantiques et les Hymnes de toute Tannée; — 7* Explication des préceptes du Déca
togue: — 8° Traité de celui qui donne et qui reçoit le très-saint Sacrement de /We/:-- 9» De TArt de bien vivre et de bien mourir -Paris, 1517; — 10» De Cura clericah ; ibid., 1513:— U9 Pastilles sur tes Épitres et les Évangiles du Carême; Venise, 1516; — 13» G lassa in Apocatypsim; — 13* un Comment, sur te livre des Sentences, et autres ouvrages qui n'ont pas été im- Voy. Trithème et Bellarmin, De Script*
ecct. Wading , Btblioth. et Annal. Minor. Le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. uni». Francise.,
\\\ \ Nicolas de s ici le Voy. Tudeschi.
XXXVL NICOLAS EYMERIC, dominicain, né à Girone, en Catalogne, vers l'an 1820, mort en 1S.M. devint inquisiteur général sous Inno» cent V/. puis chapelain de Grégoire XI, oui le nomma juge des causes d'hérésie 11 a laissé plusieurs ouvrages, dont le principal est intitulé Directoire des inquisiteurs; Rome, 1587; Venise, 1596; ces éditions, qui sont les meilleures , renferment les corrections et les scolies de Penna. Voy. le P. Echard, Scriptor. Ordin. Prtrdic., tom. I, p. 709. Richard et Giraud. Feller, Hioqr. univers.
XXXVII. NICOLAS LE GRAMMAIRIEN, surnommé Musalon , patriarche de Constantinople. mort en 1111, succéda, en 1084, à Eustatius. Il a laissé : 1° des Décrets ; — 2» une Epitre synodale ; — 3° quelques Constitutions sur le mariage. Voy. Zonara et Baronius, Annal. Photius, Nome*-., tit. XIII. c. Il, in Concil. Antioch.. c. m.
XXWI il NICOLAS LE MYSTIQUE, patriarche de Constantinople, vivait du iv au x* siècle. U a laissé quelques Lettres adressées aux papes , elles ont été insérées dans les Collections des Conciles.
NICOLE (Pierre), fameux janséniste, né à Chartres en 16*25, mort a Paris en 1695, était très -versé dans les langues latine et grecque, ainsi qoe dans la philosophie et la théologie, il se retira à Port-Royal , où il travailla avec Arnaud à plusieurs ouvrages que ce dernier publia pour sa défense. En 1677, il adressa au pape Innocent XI une lettre contre le relâchement des casutstes; mais cet écrit excita contre lui «u tel orage, qu'il fut obligé de se retirer & Bruxelles, puis â Liège ; il ne revint à Paris
3 n'en 1683. Nicole a laissé un grand nombre 'ouvrages anonymes ou sous des noms empruntés, en latin et en français, tous bien écrits dans l'une et l'antre langue, et qui prouvent le génie profond et la vaste érudition de l'auteur; mais qui ont été réellement plus nuisibles qu'utiles à l'Eglise; nous citerons seulement : 1° Disquisitiftnes ter Patth Irrruri ; 1658; — 2» Ln Perpétuité
de la fbi 4e T Église catholique touchant T Eucharistie; Paris, 1664, in -12; l'auteur reprit cet ouvrage sur une plus large échelle , et publia ; La Perpétuité de la foi, etc., contre le hure du ministre Claude; 1669, 1672, 1676, 3 vol. in-4°; les tom. IV et V, publiés en 17U et 1713, sont de l'abbé Renaudot ; — 3° Imité de la foi humaine; 1664, in-4e; — Préjugés légitimes confie les calvinistes; Paris, 1671, m-8°; — . 5° Les Prêt tendus Réformés convaincus de schisme; ibid,, 1681 ; — 6» Essaù de morale et Instructif tltéo* Itigiaues; ibid., 1671 et ann. suiv., 25 vol. in«12j 1741 et 1744; — 7° Explicution des principQles erreurs des quiétistes; ibid.. 1695, iu-12; «• 8* Traité sur la grâce générale; 1699; — 9e une Traduction latine des Lettres provinciales, avec des notes; nous en parlerons à l'art. Provinciales. La Vie de Nicole a été publiée sous le titre de THist. de la vie et de* ouvrages de Nicole; Paris, 1733, in-12, par l'abbé Goulet, qui est souvent plus panégyriste qu'historien, ot dont les éloges sont l'effet de son enthousiasme
Jour tout ce qui tenait au parti janséniste ; p<w érôme Besoigne , dans VHist. de Port - Royal, lom. IV: par Alexandre Savcrien. dans lés Vies des philosophes modernes. Voy. Nicéron , JfeV moires, tom. XXIX, où sont énuinérés 88 écrits. Richard et Giraud, qui en indiquent 39. Feller, Mi chaud. Le Diction, de la théol, cathot, La Nouv. Riogr. gêner.
NIC0LET (Gabriel-François), est auteur d'un ouvrage intitulé le Parfait adorateur du sacré Carnrde Jésus, ou Exercices très-nécessaires pour les associés à la dévotion du sacré Cotur de Jésus; Paris, 1754, in-12.
NIC0LLE (Vincent), dominicain, né dans lus Pays-Bas, professa la théologie, et fut provincial de sa province. On a de lut : Synopsis variarum resolutionum in historiam sacram Veteris et Novi Testamenti, per capita, articulas et qua-stiunculus digesta et exposita , et ta modum catechismi redacta, ad usum sacra Theologia candtdatorum. Adjecta est Appendix variarum propositionum a summis Pontincibus damnatarum; Douai, 1725,
NICOLUCCI (Jean-Dominique), dominicain, né à Forli, uurissait dans le xvu« siècle. C'était un savant cauoniste; ses écrits le prouvent. Il a laissé : 1* Scrutinium sacerdotale ; — 2° No vus Ttutsaurus sucerdotum ; Macéra ta, 1676; — 3° Tractatuf theolugicus , de iustificatiane impii; Bologne, 1601, in-4»; — V De Paupertjtte religiasarum ; Forli, 1693, in-4«. Voy. le P. Echard, Sersptor. Ont. PkhHc., tom. II, p. 734.
NIC0MÈDE (Saint), prêtre et martyr à Rome, vivait, comme on croit, sous ûomitien. Pendant la persécution qui s'éleva sous cet empereur, Nicomède. non content de venir au secours des iidèles en leur procurant tous les secours nécessaires, avait encore soin de les ensevelir après leur mort. Ayant été pris dans l'exercice de la charité, et ayant refusé d'adorer les idoles, il périt sous les coups de bâton. Dans le Sacramentairo de aint Grégoire le Grand et dans les Martyrologes de saint Jérôme, de Bède, etc., son nom est marqué au 15 septembre.
NICOMEDIE (Nicamedia, Olbia, Olbium), aujourd'hui Imikmid, métropole de la première Bithynie, située sur la cota de la Propontide ou mer de Marmara. Avant la division de la Bithynie en deux provinces, elle était métropole de toute la Bithynie. Cette ville reçut la foi une des premières, et le yrand nombre de martym
2ui y ont versé leur sang lui adonné un nouvel clat. Son premier évéqua, Prochorus, fut un des sept diacres que les apôtres établirent a Jérusalem. Nicomédie a eu, en outre, trois é»é-
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ques latins, dont le premier, N..., fat élu en 1208, sous le pape Innocent III; mais il mourut l'an 1211 , sans avoir été sacré. Nicomédie est aujourd'hui un archevêché m ]tarttbtts, ayant pour suffragants les évéchés de Basilopolis et d'IIélénopohs, également in purtibus. C'est aussi la résidence d'un métiopolitain grec et d'un archevêque arménien, lut/. Actes, vi, 5. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 581, et tom. III, p. 1018. liai. Sacr., vet. edit.De Commanville, /" Table alphabet., p. 171. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVIII, p. 20-22.
I. NIC ON (Saint), solitaire et missionnaire évangélique, né dans la province du Pont appelée Polémoniaquc, mort dans le Péloponèse, vers l'an 998, fut surnommé Metanoéit», c'est-à:dire faites pénitence, parce qu'il commençait ordinairement ses sermons par ces paroles. Il se retira dans le monastère de Pierre-d'Or, situé sur les limites du Pont et de la Paphlagonie. 11 y vécut douze ans dans une rigoureuse pénitence, puis il alla travailler à la conversion des Arméniens. L'an 962, il fut envoyé dans l'ile de Candie afin d'y rallumer la foi, et, après y être demeuré vingt ans, il visita le Péloponèse, l'Achaïe et l'Epire, où il opéra de nombreuses conversions. Les Grecs honorent sa mémoire le 20 novembre ; les Latins les ont suivis sur ce point. Cependant quelques-uns remettent le jour de sa féte au 27 du même mois. On lui attribue : 1° un Traité sur la religion des Arméniens, contenant un abrégé de leurs erreurs, traité
3ue Cotelier a donné en grec et en latin, avec es notes, dans \ei Monuments des Pères apostoliques; — 2° des Sermons, qui se trouvent dans deux exemplaires des Pandectes des choses- saintes conservés a la bibliothèque du Roi. Voy. Baronius, Annal., tom. X.Surius, Vitat Sanctor., au 27 nov. Richard et Giraud. Feller, Biogr. uni-
II. NICON, patriarche de Russie. Vou. Nikon. 1. NICOPOLIS ou CASSIOPÉA, aujourd'hui
PRÉVESA, ville épisc. et métropole de l'ancienne Épire. L'apôtre saint Paul y prêcha l'Évangile, et il la mentionne dans son Êpitre à Tite. Au ix* siècle, les droits métropolitains de Nicopolis furent transférés à Lépante. Son premier évêque, Héliodore, souscrivit la Lettre du concile de Sardique aux églises. Cette ville a eu , en outre, douze évèques latins, dont le premier, Luc , eut pour successeur Pierre, qui fut nommé en 1390. Voy. Lequien , (Mens Christ., tom. II, p. 131, et tom. III, p. 998. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLV1U, p. 24.
IL NICOPOLIS, ville épisc. de la première Palestine, sous la métropole de Césarée, au diocèse de Jérusalem. Elle s'appelait autrefois Kmtnaûs ou Ammaus. L'ancien Itinéraire de Jérusalem la met à 176 stades de cette ville. Elle est par conséquent différente du village d'Emmaus dont parle saint Luc (xxiv, 13), et qui n'était éloigné de Jérusalem que de 60 stades. Elle a eu quatre évèques, dont le premier , Longin, souscrivit en 325 au concile de Nicée. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III , p. 590. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVIII, p. 24. Compar. Emmaus, n" et 11 , et Ammaus, n° I.
III. NICOPOLIS ou NEUROCOPUS ou USTO- DIZO , ville épisc. de la Thrace située près du mont Hemus, sous la métropole de Philippopoli. Au xii' siècle, elle fut érigée en archevêché. Selon saint llilaire, on l'appelait Sicu, Sice ou Nicée, et les Ariens s'y assemblèrent pour dresser une profession de foi et la proposer ensuite aux lideles sous le nom de celle qui avait été faite à Nicée de Bilhynie. Cinq évèques
ont siégé. Le premier, Polycarpe, fut transféré du siège de Sexantapriste a celui de Nicopolis. Vou. Socrate, Hist. ecclés., 1. VII, c. iv. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1169. Richard et Giraud.
IV. NICOPOLIS, ville épisc. de la Mésie inférieure, sous la métropole de Marcianopolis , dans l'exarchat de Dace, en Bulgarie. Elle était située, à ce qu'on croit, à l'endroit où le fleuve Jatri se joint au Danube. Il y a aujourd'hui dans le même pays une ville appelée Nigeboli et Seclero,et qui est partagée en deux par le Danube ; c'est la résidence d'un archevêque. Nicopolis a eu quatre anciens évèques, dont le premier, Marcel, souscrivit la Lettre du concile de la Mésie inférieure à l'empereur Léon, et le quatrième, N...,fut envoyé par le sultan des Turcs à Vienne, avec le prince de Valachie, sur la fin du xvi» siècle, pour traiter de la paix avec l'empereur. Aujourd'hui l'évèché latin de Nicopolis est suffragant de l'archevêché de Sofie ou So-
Rhia. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. I, p. 1224. e Commanville, /'* Table al phaltet.. p. 171. Ri-
chard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVIII, p. 22-24.
V. NICOPOLIS, aujourd'hui GIANICH, ville épisc. de la Première Arménie, dans l'exarchat de Pont, sous la métropole de Sébaste, et située près du mont Argée. D'après les lettres de saint Basile, on pourrait croire que cette ville a joui de quelques droits métropolitains. On en connaît huit évèques , dont le premier, Théodote , siégeait en 372. Un concile a été tenu à Nicopolis cette même année. Voy. Basil., Epist. 193 et 194. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 428. Le P. Mansi, Supnlém. à la Coller t. des Conciles, tom. I, col. 231. Richard et Giraud. Gaet. Moroni. vol. XLVIII, p. 24-25.
NICOPSIS, siège archiépisc. de la province de Zichie. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I,
NICOSIE (Nicosia ou Leucosia), ville épisc. de l'ile de Chypre. Ce n'était d'abord qu'un évéché sous Salamine nommé Leuctra ou Leucothéta, Leuchotcon ; mais elle devint métropole ecclésiastique et civile sur la lin du xn* siècle, sous Guy de Lusignan, premier roi de Chypre. De l'an 1206 à l'an 1560, Nicosie a eu trente archevêques latins. Philippe Mocenico, mort en 1577, fut le dernier prélat qui ait occupé ce siège; car, dès l'an 1571, les Turcs s étaient rendus maîtres de l'ile de Chypre. Deux conciles ont été tenus à Nicosie : l'un en 1313, et l'autre en 1310. Nicosie est aujourd'hui un archevêché in partibus,el a pour suffragants Famagouste et Némèse. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III,
6. 1202 et suiv. La Regia, tom. IX. Labbe, t. XI. ardouin, tom. VI 11. De Commanville, 1" Table alphabét., p. 171. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVIII, p. 2V-26.
NICOSTRATE (Saint), martyr à Rome, fut compagnon de saint Claude. Voy. Castor, n» I, et Claude, n* V.
NICOTERA, ville épisc. située près de la côte de la mer de Toscane et du golfe Gioai, sous la métropole de Reggio,dansla Calabre ultérieure. Cet évéché existait avant l'an 000; mais la ville eut beaucoup à souffrir surtout des Sarrasins de Tunis, qui firent les habitants esclaves. En 1392, le pape Boniface IX rétablit l'évèché de Nicotera, et y nomma pour premier évêque Jacques de San-Angelo, de l'Ordre de Saint-Augustin , aussi distingué par son savoir que par sa piété. En 1818, Pie VII réunit le siège de Nicotera à celui de Tropea , d'où l évêque a dù prendre le double titre de Nicotera et de Tro-
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