‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 423 sur 1294 · XIV. NICOLAS-LEZ-ANGERS (SAINT-), en · texte numérisé non relu

XIV. NICOLAS-LEZ-ANGERS (SAINT-), en

latin Sanctus Nicoiaus Andeyateusis, abbave de l'Ordre de Saint-Benoit située dans la ville d'Angers. Fondée au xi* siècle par Foulques Nerra, comte d'Anjou, elle fut unie dans la suite a la congrégation de Saint-Maur.

XV. NICOLAS (Le bienheureux), surnommé en latin de Hu/ie, anachorète, né en . uisse, dans le canton d'Untcr\vald,en 1417, mort'e 21 mars 1487, montra dès son enfance les plus heureuses dispositions. Il éleva ses dix enfants dans la plus grande crainte de Dieu ; et ayant pris deux fois les armes pour la défense de sa patrie, il sut, par son exemple et ses exhortations, retenir tous les soldats dans les bornes d'une juste modération et d'une honnête discipline. Plus tard il se retira dans une solitude où il vécut dans d'incroyables austérités, et il acquit une telle réputation de sainteté qu'on accourait en foule pour entendre ses instructions. Dieu l'honora du don des miracles avant et après sa mort. Les continuateurs de Bollandus mettent sa fête au '22 mars. Voy. Richard et Giraud.

XVI. NICOLAS DE LONGOBARDI (Le bienheureux), frère laïque dans l'Ordre des Minimes, né le (i janvier 1049, mort le 12 février 1709, reçut de ses parents une instruction solidement chrétienne. Aussi, dès sa première enfance, il donna des marques de la plus tendre piété. En cultivant la terre avec ses parents, il sanctifiait son travail par la prière et la méditation, jeûnant au pain et à l'eau tous les vendredis et tous les samedis. Mais désirant s'unir plus étroitement à Dieu, il entra comme frère laïque chez les Minimes institués par saint François de Paule dans la Calabre Citéricure. Après avoir passé quelques années dans ce couvent, où il édifia tous ses frères par sa piété, son humilité, son obéissance et ses austérités, il se retira à Rome avec la permission de ses supérieurs. Pendant son séjour dans cette ville, il fit le voyage de Lorette,et il revint de ce sanctuaire vénère avec un surcroit de ferveur admirable. Depuis ce moment il mena une vie semblable a celle des anges. Toujours absorbé dans la prière, il en rapportait les plus intimes communications dont Dieu favorise les âmes privilégiées, il avait même reçu le don des miracles. 11 jeûnait rigoureusement, et châtiait sa chair par toute sorte d'autorités. Souvent allli^é de cru. Iles

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maladies, U les supportait avec une patience et i une résignation qui édifiaient. Aussi vit-il arriver la mort avec la paix et le calme du juste. Nicolas fut déclaré bienheureux par le pape Pie VI le 12 septembre 1786. Voy. Gaet. Moroni, vol. XLVIU. p. 6-7.

XVU. NICOLAS FATTORE (Le bienheureux), Frère Mineur de l'Observance , né le 29 juin 1530 à Valence en Espagne , où son père, Syracusiùi, habitait depuis quelque temps, mort dans la même ville, au couvent de Jésus, le 23 décembre 1383, se montra dès son enfance d'une piété et d'une gravité ordinairement inconnues acetige. 11 jeûnait régulièrement trois jours par .semaine, et ses austérités augmentèrent toujours arec lâge. U se distingua surtout par son amour pour les pauvres et les malades, qu'il assistait selon ses moyens, se privant même souvent de sa nourriture' pour eux. Son père ayant voulu le placer dans le commerce, et lui ayant proposé un mariage avantageux, il le refusa respectueusement, et pria son père de disposer en faveur des pauvres d'une partie considérable de la somme qu'il avait destinée pour l'établir. En 1537 il entra au couvent des Observantins de Valence, y fit son noviciat, reçut les ordres sacrés, et il 'se livra ensuite à la prédication avec un grand succès. Plus tard il fut appelé à Madrid pour y diriger les religieuses déchaussées nommées Beales. 11 recueillit dans ce nouveau ministère les éloges les plus mérités. Mais , quelles que fussent ses occupations extérieures , il était toujours uni à Dieu par la prière et la méditation , ce qui lui valut des faveurs extraordinaires et surnaturelles. Il revint à Valence, où il mourut. Quand il se vit près de sa lin, U s'occupa du lieu de sa sépulture, et, par un sentiment d'humilité, il demanda à être enterré dans une étable. La grande réputation de sainteté dont il avait joui pendant sa vie ne diminua pas après sa mort ; car le roi d'Espagne Philippe U, les magistrats et le peuple de Valence présentèrent en 1506 une supplique au pape Sixte V pour obtenir sa canonisation ; Pie VI le mit au nombre des bienheureux le 26 août 1786. Voy. Gaet. Moroni, vol. XLVIII, p. 5-6.

\\ ill. NICOLAS, évéque de Modon, dans le Péloponèse , vivait au xi* siècle, et était un des hommes les plus distingués de son temps. Il a laissé : 1° Ltbetlus de corpore et sanguine Chri- 'ii , inséré en grec et en latin dans la BibHo- Patrum de du Duc ; 1624, în-fol.; — 2° Réfmlahem de Tlnstitution théologique de Proclus le Platmteien . en grec, édit. VVœmel; Francfort, Ik25. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

XIX. . NICOLAS, évéque de Métone dans le xil* siècle . a composé : 1° un Traité de VEucharistie, qui se trouve dans les Bibliothèques des Pères; — 2* trois Traités de la Procession du èktmt- Esprit , contre les Latins; ils sont restés manuscrits dans la bibliothèque Vaticane.

XX. NICOLAS, capucin, né à Dijon, mort à Lyon en 1694 . remplit dans son Ordre les fonctions de détiniteur et de provincial. Il a laissé : 1" un Avent intitulé : Pharaon réprouvé, etc.; 16H3, in -4»; — 2° Octave du Saint- Sacrement ; ltv« , in-8» ; — 3» Octave de t Ascension de Nôtre- Seigneur ; 1687, in-8* ; — 4» Sur les Évangiles du carême; 16*8, 3 vol. in-8»; — 5° Sur les Mystères de Sotre - Seigneur ; in-8°; — 6* Sur les Mystères de ta suinte Vierge; 1688, in -8°; — 7° Sermons préchés pendant t Avent; in-8°; — 8» Sermons pmr les quarante^ heures , contre te

in-8" ; — 9* Panégyriques des saints , 3 vol. in- M.; — 10" Sermons sur ks Évangiles de tous les

dimanches de l'année; 1694, 3 vol. in -8°; — 11° Sermons pour les vétures et professions religieuses; 1695, in -8°; — 12° Octave des morts; 1696, in -8°; — 13° Lettre contenant l'analyse de la nouvelle théologie mystique de Molinos ; Dijon , 1688, in-12; son Carême a été traduit en italien ; Venise , 1730, 2 vol. in-4«. Voy. Denis de Gênes, Biblioth. des Capucins. Papillon, Biblioth. des Aut. de Bourgogne, tom. III, p. 112.

XXI. NICOLAS (Henri), hérésiarque hollandais, né à Leyde, vivait du xv* au xvi* siècle, et prétendait qu'il était appelé à fonder une religion nouvelle, qu'il appelait la maison d amour. Moïse , disait-il , avait enseigné l'espérance ; Jésus - Christ avait prêché la foi , et lui apportait la charité ; ce qui ne l'empêchait pas d exclure du ciel tous ceux qui ne croyaient pas en lui. Il trouva dans le bas peuple de Hollande des adhérents, que l'on appela Nicolaïtes. Ses ouvrages sont : 1° Evangelittm regni; — 2° Sententiœ documentâtes; — 3° Prophetia spiritus amoris, et plusieurs autres qui tous, comme ces trois , sont à 17w/ex de Clément VHI. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

XXII. NICOLAS ARMELLE. connue aussi sous le nom de la Bonne- Armel le , née le 19 décembre 1606 dans la paroisse de Campénéac, près de la ville de Ploërinel, dans le diocèse de Saint-Malo, morte à Vannes le 24 octobre 1671, était généralement regardée comme sainte , même de son vivant. Son père et sa mère étaient de simples paysans, mais animés de sentiments religieux qui leur servirent de règle pour élever leur lille. De son côté, Armelle répondit parfaitement aux soins que ses parents prirent d'inculquer dans son àme les principes des vertus chrétiennes. Dans la profession de domestique, qu'elle exerça toute sa vie, elle montra une piété et une charité ardentes qu'on ne voit guère briller que dans les saints consommés dans la perfection. C'est là ce qui lui attira tout naturellement la réputation de sainteté dont elle jouissait parmi tous ceux qui la connaissaient. La Vie ascétique de cette pieuse lille, Vie écrite avec beaucoup d'onction , et qui contient les principaux événements de sa vie, peut être considérée comme son œuvre propre, puisque c'est elle-même qui l'a dictée a la religieuse dont le nom figure sur le titre comme nom d'auteur. Or voici le titre de l'ouvrage : Le Triomphe de l'amour divin dans la vie d une grande servante de Dieu, nommée Armelle Nicolas, écrite par une religieuse du monastère de Sainte-Ursule de Vanncs(Jeanne de la Nativité); Vannes, 1676, in-8», et 1707, in-12. D. Échallard, bénédictin, prieur-curé de Montchamps, en a publié un abrégé sous le titre de : Les Sentimetds et les pratiques de ta Bonne Armelle; Nantes, 1683, in-12. Le P. de la Marche, jésuite , en a fait un autre abrégé dans un recueil publié à Nantes en 1756. Enfin , ce qui atteste encore d'une manière éclatante la renommée de sainteté qu'avait acquise Nicolas Armelle, c'est qu'un écrivain protestant , Pierre Poiret , a cru devoir en faire le sujet d'un de ses ouvrages, en publiant sa Vie, qu'il a pourtant arrangée à sa façon , et qu'il a mise au jour dans son style habituel d'illuminé. 11 a intitulé son livre : L'École du pur amour de Dieu ouverte aux savants et aux ignorants dans la vie merveilleuse d'une ftauvre plie idiote, paysanne de naissance et servante de condition , Armelle Nicolas , vulgairement appelée la Bonne Armelle, décédée en Bretagne, par une fille religieuse de sa connaissance , nouvelle édition , augmentée d'un avant-propos; Cologne (Hollande), 1701, in-12.

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Cet avant-propos renferme une des erreurs de poireU c'est le principe que toutes choses sont possibles à ceux qui croient, principe duquel il lire cette conséquence, que, si un fidèle croit que le corps de Jésus-Christ est dans 1 Eucharistie, il y est réellement pour lui, comme aussi il n'y est pas pour celui qui refuse de croire à la présence corporelle. Voy. Michaud, Biogr. univers., au Suiip/ém.

X XIII. NICOLAS ADXIMANUS , de l'Ordre des Frères Mineurs, né dans la Marche d'Ancône , llorissait vers l'an 1430. On a de lui : 1° une Somme de cas de conscience; Venise, 1484; — 2° Interrogatoire des confesseurs ; ibid., 1480; — 3* Commentaire sur lu règle des Frères Mineurs; — 4° Abrégé du drott canon ; — 5* des Sermons. Ces trois derniers ouvrages n'ont pas été imprimés.

XXIV. NICOLAS BARJAN , ermite de Saint- Augustin, né à Plaisance, vivait au xv* siècle. Il a laisse : 1° un Carême; — 2° soixante-dixsept Questions quodlit4tiques sur des matières

Îrédfti !>/•■<,; ces ouvrages ont paru à Bologne, 501 ; — 3° Sur les Monts-de-Piétè ; Crémone , 1VJ6; — 4° un ouvrage dans lequel il défend la préséance de son Ordre sur celui des Frères Mineurs; ibid., 1500.

XXV. NICOLAS DAMASCÈNE ou DE DA- MAS, philosophe, poète et historien , né à Damas vers l'an 74 avant Jésus-Christ, fut élevé avec le plus grand soin par son père, Antipater. Aussi fit -u les plu6 grands progrès dans les lettres. 1) cultiva avec succès la musique, les mathématiques et la philosophie. Parmi ses divers écrits nous citerons seulement son Histoire universelle, en 144 livres. Les fragments qu'on a de cet ouvrage nous sont parvenus, avec d'autres de ditlérents écrivains , par un manuscrit de Peiresc apporté de l'ile de Chypre; ils ont été publiés par Henri de Valois, Paris, 1034, in-4°. On y trouve des événements de la plus haute antiquité consignés dans l'Ecriture sainte , tels que le déluge, l'arche de Noé, etc. Il dit simplement, en parlant de l'arche , qu'elle s'arrêta sur une montagne d'Arménie, où les débris s'en conservèrent longtemps. M. Coray a donné le texte le plus correct des fragments dans son Prodrotnos Biblutthecat graxa; Paris, 1805, in-8°, Voy. Feller. Michaud.

XXVI. NICOLAS D'AMIENS, philosophe tcolastique, né probablement à Amiens, d'où son surnom d'Amiens , mort après l'204, parait avoir été un des disciples de Gilbert do la Porrée. On voit par une lettre du pape Alexandre 111 que, vers 11G5, il ne possédait encore aucun benélice. Une prébende avait été promise à Nicolas par Thierry, évoque d'Amiens. Cet évéque étant mort , le papr ordonna que Robert, son successeur, acquittât au plus tôt cette promesse. On a de Nicolas ; 1° une Chronique, signalée par Montfaucon dans la bibliothèque du Vatican ; — 2' un traité inédit que possèdent la même bibliothèque et celle de Paris, sous le titre de : Ars fidei caHvilitce. Le but de l'auteur, daua cet ouvrage, est d'opposer une barrière à l'envahissement des hérésies; mais il déclare qu'il n'emploieia pour les combattre que des arguments puisés dans la logique. Voy. B. Hauréau,

3ui,dansluA (< Biogr. gènér. tdonne un aperçu e ce traité de Nicolas.

XXVII. NICOLAS DE ADTRICOURT (Nicolaus de Autncuia)K docteur de Paris, vivait au XIV* siècle. On lui doit : I des Propositions, dont soixante ont été condamnées en 1348 par l'université, d'après l'ordre du Saint-Siège; l acle de cette censure a été mséré dans la fli-

Uiotlièqm dès Pères; on trouve aussi ce* propositions et leur censure dans M. d'Argentré, Coileetio Judmorwn de novis errorxbus , tom. I, p. 355; — 2° une lettre latine, adressée a un nommé Bernard, et dans laquelle il s'explique sur quelqnes-unes de ces propositions; elle a été insérée dans le même ouvrage de d'Argentré. Pow.Moréri , édit. de 1750. Richard etGiraud.

XXVII I. NICOLAS DE CLAIRVAUX, bénédictin , né en Champagne , mort vert l'an 1180, embrassa la vie monastique dans l'abbaye de Moutier-Ramey , près de Troyes, puis il se rendit à Clairvaux en 1145, et devint secrétaire de saint Bernard. Il a laissé : 1e des Uttres, qui ont été publiées dans la Bibliotlièque des Pères , tom. XXI; on en trouve deux dans Baluse, Œuvres mélangées, tom. II; — 2* dix-neuf Ser»mons, que l'on trouve dans la Bibliothèque de Citeaux, tom. III. Voy. Manriquex , Jh Annal. Cistcrc. A. C. 1145, 1148.1151 et 1171. UHist. Uttér. de m France, tom. Xlll, p. 553. La Souv.

XXIX. NICOLAS DE CURBIO. franciscain, vivait au xur» siècle. Il fut chapelain et confesseur du pape Innocent IV, et devint évéque d'Assise. U a laissé ; Vita Innocenta papee I V, etc.; ellu a été insérée dans Baluxe, Slwxilanea , tom. VII. p. 353-405.

XXX. NICOLAS DE COSA ou DE COSEL, DE CUSS (Cusanus), cardinal, né à Cusa, dans le diocèse de Trêves, en 1401 , mort 4 Todi, dans l'Ombrie, vers l'an 1464, était fils d'un batelier nommé Jean Chryflls ou Krebs. Il entra au service du comte de Manderscheid , qui l'envoyai Doventer pour y faire ses éludes, et, après avoir visité les plus célèbres universités de l'Allemagne et de l'Italie, il se fit recevoir docteur en droit canon à Padoue. Il était très-versé dans les langues hébraïque et grecque, ainsi que dans, les mathématiques, l'histoire de l'Église et I Écriture sainte. Il entra che» les chanoines réguliers de Tartemberg, assista en 1431 au concile de Bàle en qualité d'archidiacre de Liège, et devint légat d'Eugène IV, qui l'onvoya 4 Constantinople, en Allemagne et en France, où il réforma plusieurs monastères. L'an 1448 il fut nommé par Nicolas V cardinal , puis évéque de Brixen, dans le Tyrol, légat a iatere, et cest en cette dernière qualité qu'il se rendit vers les princes d'Allemagne , afin de les déterminer i déposer les armes. Dans cette dernière mission, le cardinal de Cusa mérita l'estime et la vénération de l'Allemagne. On lui doit un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° !>■• Concordantia cathotica : — 2° Dialogue de Deo abscondito; — .! />■ Visione Det; — 4° De Pace fidei; • — 5° De Vanattone tapi entut ; — 6" De Quierendo Deum; — 7° De Fil tatione Dei; — 8° Sermones per toturn annum. Ses Œuvres complètes ont paru à Bàle, 1565, 8 vol. in-fol. Voy, Trithème. Bellarmin, De Seriptor. écoles. Sponde et Raynaldi , Annstf, Le P. Gaspard Hartxeim, Vie du cardinal de Cuxa , en latin ; Trêves, 1733. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. Le Diction, de la théoi. cathol. La Nouv. Biogr. génér., au mot CUSA. Gaet. Moroni , vol. XIX , p. 63-64

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