III. NIL LE JEUNE (Saint), né à Rossano
dans la Ca labre citérieure , vers l'an 906, mort le 26 septembre 1002, était Grec d'origine. Après la mort de sa femme , il se retira dans un monastère dont les religieux suivaient la règle de saint Basile, et H ne tarda pas à être nommé supérieur de cette communauté. En 980, la Calabre étant menacée d'une invasion de la part des Sarrasins, saint Nil et ses religieux se retirèrent dans un monastère appelé Val-Lure, et qui dépendait du Mont-Cassin. Au bout de quinze ans, saint Nil se rendit dans un monastère situé près de Gaête, puis près de Frascati, dans une solitude où se forma le célèbre monastère qui subsiste encore sous le nom de Grotta-Ferrata. Les Grecs et les Latins honorent sa mémoire le 26 septembre. Sa Vie, écrite en grec et en latin, a été imprimée à Rome, 1624, in-4°; on la trouve aussi dans les PP. D. Martenne et Durand, Amplissimn Collectio veter. Scriptor. et monumentorum , tom. IV, p. 887 et suiv. Voy. Boilandus, au 26 septembre. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cnthol.
IV. NIL, métropolitain de Rhodes, vivait au Xiv« siècle. On a de lui une Histoire ries Conciles wcuméniques , qui a été publié avec le Xotnocanon de Pholius dans Henri Justel, BJ>lioth. juris ennonici; on la trouve aussi dans la dernière édition des Conciles. Voy. Richard et Giraud.
V. NIL, archevêque de Thessalonique dans le xrv« siècle, a attaqué la primauté du pape dans un ouvrage. Barbara , moine grec , après avoir écrit en faveur du siège de Rome, adopta l'erreur de Nil , et la soutint dans un Traité semblable pour le fond à celui de ce schématique, faute qu'il corrigea dans la suite. Ces deux Traités ont été réunis par Saumaisc et imprimés en 1645, in-4», chez Elzévir, avec des notes et quelques autres traités. Le Traité de Nil est à YIndcx de Clément Vlll. Voy. Feller. Compar. Barlaam, n" III.
VI. NIL, fleuve d'Egypte qui a sa source dans la haute Ethiopie. Il est presque toujours nommé dans l'Ecriture yeôr, c'est-à-dire fleuve. On n'y trouve qu'une seule fois le nom latin Aï/im. c'est dans le prophète Isaïe. Josué et Jérémie l'appellent le fletnv d'eau trouble. Les Grecs lui donnent le nom de Mêla, qui signiiie aussi noir ou trouble. Les voyageurs nous apprennent, en effet, que l'eau de ce fleuve est ordinairement assez trouble. Le Nil traverse la Nubie et l'Egypte, après quoi il se jette dans la Méditerranée par
| deux grandes branches , reste des sept qu'il I comptait autrefois. Voy. Josué, xm. 3. Isaïe, xxin, 3. Jérémie, H, 18. Reland,qui, dans sa Palœst. illustrata, p. 271, 274, '286,287, 301, 580, 986, rapporte ce qui a été dit de ce fleuve par les divers auteurs qui en ont parlé, aussi bien que les récits des voyageurs. D.Calmet, Diction, de la Bible, où l'on trouve aussi beaucoup de détails sur le Nil.
VII. NIL ou EL-NIL, siège cpisc.de la Babylonie.au diocèse des Chaldéens, uni aux églises de Naamauia , de Naphar et de Badraïa. On en connaît cinq évéques, dont le premier, N..., se trouva à l'élection du catholique Ëlic Ier. Voy. Lcquicn, Orienx Christ., tom. il, p. 1328.
VIII. NlL (Saint), martyr égyptien en Palestine, fut compagnon de saint Peîée. Voy. PELÉE.
NILAMMON (Saint), dit le Reclus, mort en 403. vivait dans une solitude en Êgypte lorsque les habitants de la petite ville de Gères, ayant perdu leur évéque, vinrent l'enlever pouf le mettre à sa place. Nilammon résista d'abord ; mais, pressé de plus en plus, il se mit en prière et rendit le dernier soupir. Sa féte est marquée au 6 janvier dans le Martyrologe romain. Voy.
MNG
Richard et Girand. Gaet. Moroni, vol.XLVIIL p. 33.
NIL0P0L1S, Tille épisc. du Nil. dans l'Arcadie Heptanome. Ce siège fut établi dès le m* siècle, et placé sous le patriarche d'Alexandrie. La tille ayant été détruite, on en bâtit une autre sur ses ruines , et on l'appela Mélicha. On en connaît sept évèques, dont le premier, Chaerémon. siégeait du temps de la persécution de Dèce. Aujourd'hui Nilopolis est un simple évèché m parti bus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tora. I,p. 587. De Cômmanville, In Table alphabét.,a. 172. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. IL VIII, p. 36.
AJLUS DOXOPATRIUS, archimandrite ou abbé grec vers la An du xj* siècle. A la demande de Roger, roi de Sicile, il composa un Traité des cvtg patriarcats (Rome , Antioche, Alexandrie, Jérusalem et Constantinople), qui a paru en grec et en latin par les soins d'Étienne Le Moine, théologien de Leyde, 1685, in-4°. Léo Allatius en a donné un long fragment dans son ouvrage intitulé De Consensu E ce les. Occid. et Orient. Vny. Richard et Giraud.
NIMBE (.VimAu*), c'est proprement une sorte de bandeau (vilta, fascia) d'or dont les femmes ceignaient anciennement leur front. En terme de religion , le nimbe est d'ordinaire un cercle lumineux qui rayonne autour de la tète de Jésus-Christ, de la très-sainte Vierge et des saints; c'est un signe de sainteté et du culte que l'Église rend aux serviteurs de Dieu. Quelquefois le cercle est remplacé par un triangle ; il y a même des nimbeê de forme carrée. vov. Macri Hierolexicm , ad voc. Nimbus. Gaet. Moroni, toI. XLV1I1, p. 36-37. Le Diction. d'Antiquités chrétiennes , par MM. l'abbé Jacquin et Duesberg.
VÎKES ( S'emausus ou Volcarum Arecomicorum Semausus), ville épisc. du Languedoc autrefois sous la métropole de Narbonne , et aujourd'hui sous celle d'Avignon. Le chapitre de la cathédrale a été régulier de l'Ordre de Saint-Augustin jusqu'en 1539, époque à laquelle il fut sécularisé. Cet évéché, que l'on voit déjà l'an 473, fut démembré en faveur d' A lais l'an 1694. Son premier évéque, saint Félix, est connu par un fragment de la Tie de saint Amasius, évéque d'Avignon, fragment que l'on croit ancien , et dans lequel il est dit que Félix fut massacré par les Vandales, lorsqu'ils ravageaient les Gaules sous la conduite de Chrocus, au commencement du v* siècle. Depuis l'an 386 jusqu'à l'an 1302, il s'est tenu cinq conciles à Nimes. Voy. la Gai lia Chnst., tout. VI. U Regia, tom. III, XXIV. Labbe, tom. H,IX,X, XI. Hardouin, tom. I, VI, Vil. Mansi, Supplem. Collect. Concil., tom. II, col. 147. De Cômmanville, /" Table alphabét., p. 173. Richard et Giraud, tom. XXVIII, p. 462- 467. Germain, Hist.de l'Église de Nimes ; Nimes, 1838. Gaet. Moroni. vol. XLVIU, p. 37-40.
N IN G U ARDA (Félicien), dominicain, né dans le diocèse de Corne , mort à Corne en 1595, assista au concile de Trente en qualité de procureur de l'archevêque de Saltzbourg. Plus lard il devint commissaire et visiteur général apostolique de tous les Ordres religieux en Allemagne. Grégoire XIII lui donna successivement deux èvèchés en Sicile, et, l'an 1588, il fut promu a celui de Come. Il a laissé : 1° Aster tatto fidei cathoticce adversus confessionem fidei Annteburfcruris: Venise, 1553; — 2° Defensio fidei majontrtt nostrorum; Anvers, 1575; — 3° Knchiridion de çtnsuris, irrrmiiaritate et prwilegiis; Ingolstadt, 1583; — %» Manuale vuitalorum; Rome, 15*9. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Prœdic, tom. II, p. 13.
NINIAN ouNINIEN, NINYAS. NTNIA, mort le 16 septembre 432 , eut pour père un prince des Bretons Cambriens qui habitaient les comtés de Cumberland et de Galloway, donna dès son enfance des marques d'une vertu peu commune. Il fit le voyage de Romo pour s'y appli-
auer plus facilement à l'étude et a la pratique e la religion. Après y avoir passé plusieurs années, et, à ce qu'il parait, y avoir été sacré évéque, il retourna dans son pays afin d'y instruire à fond ceux qui n'avaient du christianisme qu'une connaissance fort imparfaite, et d'arracher aux ténèbres de l'idolàtne ceux qui
Ï étaient encore plongés. Il adoucit la férocité e Tudoval , roi des Pietés , et bâtit une église de pierre dans le pays connu aujourd'hui sous le nom de Galloway. Jusque-là les Bretons n'avaient pas vu d'édifices de pierre; et ils appelèrent la ville où était la nouvelle église Candida Casa, c'est-à-dire Maison - Blanche , dans leur langue Whilehern. Le saint y fixa son siège épiscopa), et dédia, selon quelques-uns, l'église sous l'invocation de saint Martin. Il porta la lumière de la foi dans le pays des Cambriens , dans toutes les provinces habitées par les Pietés méridionaux, jusqu'au mont Grampus. L'église de Whitehern devint une école de saints et d'hommes apostoliques. Il y a eu un grand nombre de miracles opérés par l'intercession de saint Ninian. L'Église célèbre sa féte le 16 septembre, jour de sa mort. Voy. Beda, Hist., 1. c. iv. Alford, A>mnt.. .ni ann.432. Bolland., au 16 septembre. Gaet. Moroni, vol. XLVIU, p. 41. Le Diction, de la théol. cathol.
I. NINIVE, capitale d'Assyrie fondée par Assur, fils de Sem. Cette ville, qui a été une des
¥lus puissantes du monde, fut la demeure de obie. Elle est célèbre par la prédication de ■louas, qui nous apprend qu'elle était très-grande et très-peuplée. Nahum et Sophonie ont prédit d'une manière très-claire et très-pathétique la ruine de Niuive. Tobie l'avait aussi prédite. Voy. Jonas, m. Sophon. et Nahum. Tobie, xiv, 6. D. Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud.
II. NINIVE, petite ville épisc. de la cinquième province du diocèse des Chaldéens, sous la métropole de Mosul, et bâtie sur le bord oriental du Tigre, sur les ruines de l'ancienne Ninive. On en connait quatorze évèques, dont le premier, Barsohèbes, fut massacré avec plusieurs autres chrétiens parce qu'ils s'opposaient aux erreurs des nestoriens, que Barsumas, évéque de Nisibe , répandait alors dans l'Église des Chaldéens. Voy. Lequien, Orien*CAwf.,tom.II, p. 1224. Richard et Giraud.
NINOÊ MÊGAL0P0LIS. Voy. Aphrodisiade.
NINYAS. Voy. Ninian.
N 10 , ile et siège épisc. de la mer Égée , située entre Lemnos et l'Hellespont. Les Latins y ont eu des évèques de leur rit ; on en connaît quatre , dont le premier, Hector, eut pour successeur Michel Padrolo, dominicain , qui fut nommé par Eugène IV, en 1443. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 1135.
NIOLIUM. Voy. Nieuil.
NIPHUS. Voy. Nifo.
NIQUET. Voy. NiCQUET.