‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 430 sur 1294 · N1ZÉ · texte numérisé non relu

N1ZÉ

mide, au diocèse d'Antioche. Les Grecs l'appelaient d'abord Antiochin Mygdonia. D'après saint Jérôme, Eueèbe de Césarée et saint Ephrem dtdesse, cette ville est la même qa'Achad, dont il est question dans la Genèse. Jovien ayant rendu Nisibe aux Perses, ce siège passa de la juridiction du patriarche d'Antioche à celle du catholique de Chaldée. Les erreurs de Nestorius s'y répondirent, et on établit à Nisibe une école nestorienne, dont l'impie Barsumas fut le premier maître. On no connaît que deux évéques de ceux qui ont siégé à Nisibe sous les patriarches d'Antioche; le premier fut saint Jacques, qui siégeait sous Constantin et au commencement de la persécution de Dioclétien, et le second, Volagesus, à qui on attribue une Lettre dans laquelle il rapporte comment la ville de Nisibe fut délivrée par les prières de Jacques , eoii prédécesseur, du siège que Sapor, roi de Perse, en disait l'an 350. Nisibe a eu quaranteun évéques, qui ont gouverné sous les catholiques de Chaldée; le premier fut Barsumas, qui siégeait sous Phéroze et Cavade, rois de Perse. Les jacobites ont eu aussi dans cette ville des évoques de leur communion ; on en connait quatre, dont le premier, Abraham, assista en 63t au sacre de Jean I", patriarche des jacobites. D'après une lettre publiée par Assemani . on est porté à croire qu'un concile a été tenu a Nisibe en 646. De Commanville dit que Nisibis n'est plus qu'un gros village dans le Diarbékir , sous le Turc, tout habité d'arméniens et de nestoriens. qui y ont chacun un évéque de leur communion. Ce n'est aujourd'hui qu'un simple archevêché in parti bus. Voy. Lequien, Ortens Christ., tom. II, p. 995, 1196, 1589. Assemani, Bibtiotn. nnent., tom. II. p. 403 et seq., et tom. III, p. 142. Le P. Mansi, Supplém. à ta Coiiect. des Conciles, tom. I, col. 477. Richard et Giraud. De Commanville, l" Table olphabét., p. 472. Gaet. Moroni, vol. XLVIU, p. 43-44. Le Diction, de la théol. cothol.

MSIER ou NICET (Nieetius), archevêque de Lyon, né vers l'an 513, mort en 573, fut ordonné prêtre par saint Agricole, évéque de Châlonwr-Saéne, en 543. L'an 551, if succéda à son oncle, saint Set dot, sur le siège épiscopal de Lyon, et gouverna son église avec une vigilance et une charité vraiment apostoliques. On vit briller en lui toutes les vertus chrétiennes; mais celle dans laquelle il semble avoir excellé est la chasteté. Il assista, en 567, au concile de Lyon, et il mourut universellement regretté. Les Martyrologes le mentionnent au 2 avril; mais on célèbre sa féte i Chalon-sur-Saône le 4 de ce mois. Voy. Bollandus. Richard et Giraud.

NISSA, MISA ou NESSA (Naissus, Nessut, Nisum), siège épisc. de Lycie, au diocèse d'Asie, sous la métropole de Myre. On n'en connait qu'un évéque, Georges, qui assista et souscrivit au vu* concile. Voy. Lequien, Oriem Christ., tom. I, p. 988.

HITHART. Voy. Nidard.

NITRE , sorte de sel ou de salpêtre qui était fort commun dans la Palestine. Les Hébreux, qui l'appellent néther, se servent de ce terme pour désigner un sel propre à ôter les taches des habits et même celles du visage. On faisait dissoudre le nitre dans du vinaigre lorsqu'on voulait s'en servir. Jérémie dit en parlant d'une épouse intidèle : « Quand tu te laverais avec le nitre, tu es trop souillée pour pouvoir te nettoyer. » Voy. Proverb., xxv, 20. Jérémie, il, 22. D. Cal met, Diction, de la Bible.

NITRIA Voy. Neitra.

NITZSCH (Charles-Louis), protestant, né A

Wittemberg en 1751, mort l'an 1831 , devint successivement prédicateur i Bencha, surintendant à Borna et âZeitz, surintendant général et professeur à Wittemberg, puis directeur du séminaire des prédicateurs fondé dans cette ville. Ses principaux ouvrages sont : 1* De Bevelntione reliaionis externa eademque pubtica; Leipzig, 1818, in-8°; — 2» Sur le Salut du monde, sa bom et ses proqrès; en allemand ; Wittemberg, 1817, in-8*; — îr Sur le Salut de l'Église; en allemand ; ibid., 1822, in-9»; — 4» Sur le Salut de la théologie par la distinction de la révélation, gui est le moyen, et de la religion .qui est le butj en allemand; ibid., 1830, in-8», — 5* De Discriminatione révéla ticmù imperatoriat et didactic* ; Wittemberg, 1831, 2 vol. in-8». Voy. la Nom». Biogr. yénér.

NITA. Voy. Nfcv*.

NIVARD ou NIVOlf (Saint), archevêque de Reims, mort l'an 669, selon les uns, ou en 673, selon quelques autres, était frère de Bilihilde, reine d'Austrasie, et femme de Childebert II. Plus recommandable par sa vertu et sa piété que par sa naissance, il vécut d'abord dans un monastère, qui est. i ce que l'on croit, celui de Luxeuil, puis à la cour d'Austrasie, qui se tenait à Metz , où il vécut d'une manière irréprochable. L'an 649, il monta sar le siège épiscopal de Reims, et il rétablit dans son diocèse la bonne discipline, en y faisant renaître la science et la piété. Il se distingua surtout par son amour pour les oauvres et pour les reli-

Sieux. On célèbre sa féte le \m septembre. Voy. i. Mabillon, Acta Sanctor. Le P. Le Cointe, Annales. Richard et Giraud.

NIVARDE DEL RICGIO, abbé de l'Ordre de Citeaux, né a Florence, ci -devant lecteur au collège de Saint-Vincent et de Saint-Anastase d'Acqua Salvia ou des Trois- FonUi nés de la ville, ensuite abbé de l'abbaye de l'Ordre de Citeaux du même lieu. Nous avons de lui: Tncologia scholastica de Deo ad extra, seu creatore, sive de angelis et operibus sex dierum; Florence, 1772, in-8*.

i. NIVELLE, petite ville du Brabant espagnol

et du diocèse de Namur, située à cinq lieues de Bruxelles. L'an 1200, on y tint un concile sur l'interdit de France. Voy. Labbe, tom. XI. Hardouin.tom. VII.

IL NIVELLE (Gabriel-Nicolas), prêtre, né à Paris en 1687, mort l'an 1761, fut nommé prieur commendataire de Saint-Géréon , dans le diocèse de Nantes. Il termina ses études théologiques au séminaire de Saint-Magloire, et devint un des partisans les plus zélés de la secte des Appelants. Il a laissé : 1* La Constitution Unigemtus déférée à l' Eglise universelle, ou Recueil général des actes d'appel interjetés au futur concile général de cette constitution et des Lettres Pastoralis officii; Cologne, 1757, 4 vol. in -fol.; — 2* Rela tion de ce qui t'est passé dans les assemblées de la faculté de théologie au sujet de h eorurtitution Vnigenitus ; 7 vol. in-12. il a édité, en outre, deux ouvrages posthumes de Petitpied : 4» Examen pacifique de l'acceptation et du fond de la constitution Vnigenitw; 1749, 3 vol. in-12; — 2* Traité de la liberté ; 1754, 2 vol. in-12. Voy . Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.

HIVERNA, NIVERNUM. Voy. Nevers.

NIV0N. Voy. Nivahd.

N 1ZÉRI A , autrefois karia, et aujourd'hui Nicaria ou fticouri, île de la mer Égée avec une petite ville épisc. du même nom, sous la métropole de Rhodes. On en oonnalt six évéques, dont le premier, Jean, mourut en 1353. Voy. Lequien,

NO Al

NOBE

Onm* Christ., tom.in, p. 1064. Richard et Giiaad.

N1ZIER, augostin déchaussé de Lyon. On a 4e lai : Imatruetkm pour F intelligence et ? usage de* calendriers grégorien et julien , propre à les perfeetimner, et nécessaire aux chronoiogistes ; Lyon, 173». in -12.

1. HO, dans le texte hébreu des prophètes, est une d« principales villes d'Egypte. Elle est touj.iur- nommée Alexandrie dans la Vulgate ; ainsi dm Jérém., xlvi, 25. Ézéch., xxx, 14-16. Nahuro. m, 8. Dans quelques-uns de ces textes, l'hébreu la nomme No Ammon , ce qui peut signifier «frweau-*, habitation d'Amman. D'où l'on peot penser que c'est la ville appelée par les Grrcs tkoepolts, c'est-à-dire fille de Jupiter; car Ammr* était le Jupiter des Égyptiens. Les Septante ont traduit par Diospnlis', dans Ézéchiel , xn, 14 et 16. Au verset 15, ils ont mis Mernphu; mis c'est probablement parce qu'au Heu de l'hébreu Noa, ils ont lu Sopfi, qui se trouve m vers. 16. et qui, comme Moph, signifie Memfhis.

II". HO - AMMON. Voy. No, »• I.

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