‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 433 sur 1294 · NOAILLÉ · texte numérisé non relu

NOAILLÉ

1. NOBILIBUS (Christophe de), augustin déchaussé, né à Milan, mort vers l'an 1715, a laissé : 1° Opuscula arlestia, five explanatio in Cantica cantworum ; M ilan , 1677, in-4° ; — 2» Prediche per l'Avvento; ibid., 1688 : — 3° Discorsi sacri ; 1690; in - 4°; — 4° Prediche quaresimali; 1696 , 2 vol. in-4* ; — 5» Discorsi sopra i dolori di Maria Virgine; 1702 , in-4» ; — 6» Discorsi sopra le eccellenze del santissimo rosario; ibid., 1711, in-4». Voy. la Biblioth. Scriptor. Mediolan.

a NOBILIBUS (Roberto de). Voy. NOBILI, n» III.

NOBILISSIME se disait autrefois, dans le cours des études Ihéologiques en Sorbonne, de celui qui était le premier de la licence ou du cours, non par la science, mais par sa naissance. Voy. le Diction, de l Académie française. I

I. NOBLE (Eustache LE), baron de Saint- Georges et de Tenelière, né à Troyes l'an 1643, mort à Paris en 1711, était procureur général au parlement de Metz. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Dtssertution chronologique sur l'année de la naissance de Jésus-Christ; Paris, 1693, 1698, in-12; — 2» une Traduction det Psaumes, en prose et

réflexion

en vers, avec le texte latin et des 1 vol. in-8° à trois colonnes; — 3° un ouvrage intitulé dans quelques éditions : Le Bouclier de la France , ou les Sentiments de Gerson et des canonistes touchant les différends des rois de France avec les Papes, et dans d'autres : L'Esprit de Gerson. Voy. le Journ. des Savants. 1685, 1690, 1094, 1699 et 1707. Richard et Giraud. Feller, qui donne la liste des divers écrits de Le Noble, et un aperçu de plusieurs de ces écrits.

II. NOBLE (M. LE), écrivain, a remporté en 1722 le prix d'éloquence proposé par l'Académie et dont le sujet était : Qu'il vaut i

française,

être repris par un homme sage que d'être réduit par les diteours des insensés, selon les paroles de l'Ecclésiaste , vu, 6. Ce discours, qui est excellent et qu'on ne saurait trop lire, a été imprimé à Paris, 1722, in-4°. Voy. le Journ. de* Savants, 1702, p. 664.

III. NOBLE THÉOLOGIEN (Henri de VICQ dit le), écu'yer, seigneur d'Oosthovc, etc., mort à Armentiè'res en 1596, était issu d'une ancienne famille de la Flandre occidentale. Il a composé un grand nombre d'écrits, qui l'ont fait appeler le Noble Théologien. On a de lui, entre autres : 1° un Traité sur les images , en français ; — 2* De Sacramentorum Numéro , ofhciis et natura; Louvain, 1572; — 3° De Descensu Jesu Christ i ad inferos ex Symbolo Apostolorum; Anvers, 1586; — 4° Controversiarum hujus temporis, etc.; Arras, 1596; — 5° Consilium de alio opère substituera in in scholis theologicis, in tocorum libri sententiarum Pétri Lombardi; Douai, 1595. Voy. Mayer, Annal. Fland., 1. XII, p. 127 de l'édit. d'Anvers, et p. 148 de l'édit. de Francfort. Valère-André, Biblioth. Belg., édit. de 1739.

NOBLES, NOBLESSE. Jésus-Christ ne fait acception de personne dans son Eglise : Petro successorem queerimus, non Augusto, dit la Glose sur le chap. Quoniam , 24, q. 1. Grégoire IX. déclarant valide la collation que son légat avait faite à un roturier d'un canonirat de Strasbourg, dit, dans la fameuse décrétale Venerahtlis de Prab. et dignit, etc. .* Non igitur attende*tes quod non generis, sed virtutum nobili tas vita*que honestum gratum Deo faciunt et idoneum servitorem : ad cujus regimen , non multos secundum carnem nobdes, et patentes elegit, sed tgnobiles, ne pauperes, eo quod non est personarum acceptio apud ipsum, et vix ad culmina dignitatum

i nedum pratbendas) viri eminentes scientia vacant reperiri, exceptiones hujus modi non duxtmus admittendas. Abbas dit sur ce même chapitre : Nobilitas sola est qwe animum moribus omat. Il semble que , d'après ces principes , on ne peut introduire, ni même conserver sans abus dans une église la règle de n'admettre aux charges et bénéfices que (lés nobles, et telle est, en effet , l'opinion des canonistes Barbosa , Félin, etc. Cependant les règlements qui attachaient autrefois des prérogatives à la condition et à la noblesse n'avaient rien que de légitime . d'utile et même de nécessaire. Le savant Thomassin, après avoir rappelé l'usage de l'Eglise de Lyon, où en 1345 il y avait soixante-quatorze chanoines, dont un lus d'empereur, neuf de rois , quatorze de ducs , trente de comtes , et vingt de barons, dit : « 11 est fort vraisemblable

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